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CAPC> Comprendre la politique chinoise

« Elle constitue un modèle universel »

000azq 1Dans un programme du centre de presse Chine Afrique, les journalistes participant à la quatrième édition 2017 de ce centre ont suivi un enseignement sur les bases de la politique chinoise. Le professeur Wang Yiwei de l’université Renmin University of China explique que la Chine n’est pas un cas isolé dans ses méthodes, mais qu’elle croit plutôt au changement, au progrès grâce au travail. C’était le lundi 27 février 2017.

Professeur au School of international studies, directeur à l’Institute of international Affairs, directeur au Center for european studies, et professeur à ladite université, Wang Yiwei fait savoir qu’il faut comprendre la politique chinoise sur les quelques angles suivants. La Chine est-elle unique ou universelle ? Comprendre le système politique chinois et les quelques questions que l’on peut se poser sur la Chine.
La Chine est la seule civilisation datant de 5 000 ans, n’ayant pas été colonisée, le pays le plus entourée avec 20 pays limitrophes, le plus peuplée du monde, trois chines dont la Chine traditionnelle, la Chine moderne et la Chine en mondialisation. Le professeur explique en citant Charles de Gaulle qu’avant tout, la Chine n’est ni une nation ni un Etat-nation, mais plutôt une civilisation unique et profonde. Les européens croiront quant à eux que la Chine est l’empire romain qui continue son expansion jusqu’au temps moderne. Une longue histoire autour de la Chine

La stabilité politique entraîne la stabilité économique.000azq 2

 

 

Le professeur explique que certains ne comprenne

nt pas comment une telle civilisation est parvenue à se doter d’une gouvernance stable.

 Il explique avant tout que la stabilité politique entraîne la stabilité économique.
« On a toujours constaté que les pays qui n’ont pas pu maintenir une bonne gouvernance tombent toujours en faillite. En Chine, on croit en un seul dieu, c’est le travail et le communisme ». Certes, on a beaucoup de partis politiques en Chine, comme le comité révolutionnaire du Kuomintang chinois (RCCK), la ligue démocratique chinoise (CDL), le parti national démocratique pour la construction (CNDCA), l’association chinoise pour la promotion de la démocratie (CAPD), le parti démocratique des paysans et des travailleurs chinois (CPWDP) et le China Zhi Gong Dang (CZGD), mais ce ne sont pas des partis d’opposition comme on pourrait le dire, mais plutôt des partis qui aident au progrès et au travail suivant les mêmes idéaux pour le bien de la nation. Le CPC reste le parti communiste chinois, parti au pouvoir et fixant la loi. L’Etat possède toutes les terres et c’est à l’Etat de les distribuer à la population. Avec plus de 50 groupes ethniques, il serait difficile que chacun vienne avec ses lois. Les traditions sont là, mais tous doivent le respect à un seul chef et à un seul parti au pouvoir. La loi est établie et est suivie par toute la population chinoise sans exception. On a compris que, dans l’unité, on oublie nos différences, on s’applique au travail, en comptant que toute cette grande population doit survivre. Devenir riche et stable est le rêve de tout chinois. D’où notre progrès aujourd’hui.

On ne copie pas, on rend chinois ce qui ne l’est pas
000azq 3Certains ont tendance à dire que les chinois copient. Pas du tout, déclare le prof Wang. Nous détenons des industries de haut niveau. Nous sommes un pays très développé en ce sens. Nous fabriquons nos propres marques en Chine. Les autres les fabriquent chez eux. Nous sommes contre l’interférence. Nous protégeons ce qui nous appartient pour éviter l’invasion. Ce qui est chinois est chinois et non étranger.
En ce qui concerne les religions, M. Wang se dit satisfait de voir que la Chine n’a pas été colonisée. Ce qui fait qu’elle a gardé sa tradition. Cela ne veut pas dire que les religions que le bouddhisme, majoritaire, sont interdites, mais elles doivent se pratiquer dans leurs églises et non au travail. On n’a pas besoin de religion au travail, c’est pour cela, que même les dimanches, les chinois travaillent. « Notre seule religion, c’est le travail pour subvenir aux besoins des milliers de chinois qui attendent beaucoup de leur gouvernement », conclut-il.
La formation se déroule à Beijing en Chine et rassemble des journalistes de vingt-neuf pays africains, communiquant en anglais.

Blandine Niyongere

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