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SECURITE ALIMENTAIRE> Atelier de redynamisation des groupes de travail

Un taux de 58 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de la malnutrition chronique

 

butoSous le haut patronage du Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, ila été organisé, le mardi 31 janvier 2017, un atelier de redynamisation des groupes techniques de travail de la plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et de nutrition (PMSAN), et de sensibilisation de leurs membres à la fortification. A cette occasion, les participants ont fait le point sur la situation nutritionnelle au Burundi.

 

L’atelier a été organisé au moment où le Burundi n’a pas été épargné des perturbations climatiques de ces derniers jours qui ont causé une sécheresse qui a occasionné la destruction des cultures, sans oublier également les insectes qui ravagent les cultures. Aujourd’hui, le taux de malnutrition chronique chez les enfants de moins de cinq ans est de 58 %.
Face à cette situation, le gouvernement du Burundi est en train de faire tout ce qui est de son pouvoir afin de prévenir la menace de l’insécurité alimentaire. C’est pourquoi, d’après Joseph Butore, le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a procédé à l’élaboration et la validation d’un Plan stratégique multisectoriel de sécurité alimentaire et de nutrition (PMSAN) 2014-2017 ainsi que la formalisation de la coordination multisectorielle de haut niveau à travers la plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et la mise en place de dix Groupes techniques de travail(GTT).
Selon M. Butore, ces groupes de travail ont été constitués par centre d’intérêt, le domaine d’intervention et selon quatre orientations stratégiques. Ainsi, les quatre premiers GTT interviennent dans le renforcement du leadership et la coordination multisectorielle. Le cinquième GTT est appelé à proposer les mesures ou les actions, tandis que les GTT 6,7 et 8 sont orientés vers la promotion et le renforcement de la sécurité sanitaire des aliments, la sécurité alimentaire et la fortification des aliments. Les deux derniers GTT sont chargés de la promotion et du renforcement de stratégies sensibles à la nutrition.

Les agences des Nations unies engagées à apporter leur appui au gouvernement burundais.

Le représentant du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), Bo Viktor Nylund, a salué les efforts du gouvernement du Burundi qui s’est engagé dans la lutte contre la malnutrition au Burundi. Il a, en outre, réitéré l’engagement des agences de l’Organisation des nations unies à continuer à apporter leur appui au gouvernement du Burundi et aux parties prenantes.
Selon l’enquête CFSVA 2014, 32% des ménages sont en insécurité alimentaire dont 7% en insécurité alimentaire sévère et 25% en insécurité alimentaire modérée. Cela équivaut à plus de 600 000 ménages en insécurité alimentaire, soit un peu moins de trois millions de personnes. Comparée à 2008, la situation semble s’améliorer en termes relatifs, néanmoins avec l’accroissement galopant de la population, le nombre de personnes en insécurité alimentaire est en hausse.
Selon toujours l’enquête, la malnutrition aigüe globale affecte 5,5% des enfants de 6 à 59 mois avec 0,9% de malnutrition aigüe sévère. La malnutrition chronique est depuis plus de 20 ans un problème sérieux de santé publique et de développement au Burundi.
Le retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans est l’un des plus élevés au monde avec un taux qui tourne au tour de 49% et des pics qui peuvent aller jusqu’à 59 %, précise le rapport.

Eric Mbazumutima

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