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Editorial> Renforçons notre esprit patriotique

Comme il l’a toujours fait à pareille occasion, le président de la République, Pierre Nkurunziza, s’est adressé à la nation, à la veille du nouvel an, dans le cadre d’un message. La fin de l’année 2016 a offert au chef de l’Etat une précieuse opportunité d’apprécier les actions réalisées au cours de l ‘exercice écoulé avant de fixer les grandes orientations pour l’année 2017. En somme, beaucoup de projets gouvernementaux ont été réalisés dans une large mesure comme ils avaient été arrêtés, même si des difficultés se sont dressées sur notre route. Dans son message du nouvel an, le président de la République a invité tous les Burundais à adhérer au programme d’actions que le gouvernement aimerait voir exécutées au terme de cet exercice commençant. Il est à préciser que la consolidation de la paix, source d’un développement durable, restera la toile de fond des actions que le gouvernement orientera dans toutes les directions.
Pour répondre aux aspirations et aux exigences évolutives de la marche du peuple burundais, le président de la République a émis le vœu le meilleur pour tous les Burundais d’aimer véritablement leur pays car personne, a-t-il souligné à gros traits dans son message, ne peut prétendre mieux l’aimer que les Burundais eux-mêmes. Ce disant, le chef de l’Etat avait toutes les meilleures raisons de nous l’indiquer, car s’l y a quelque chose d’inacceptable, c’est de s’appeler Burundais et ne pas aimer le Burundi. Posons-nous ces questions : sans patriotisme, la quête permanente d’une paix véritable et d’une sécurité toujours grandissante est-elle possible ? Sans patriotisme, pouvons-nous sauvegarder jalousement notre souveraineté ? Sans patriotisme, où trouverions-nous notre capacité à dénoncer et à décourager tous les agissements négatifs qui essaieraient de faire obstacle aux efforts déployés par les institutions démocratiquement élues pour parer aux insuffisances qui enfreignent le processus de développement global national ?
C’est tous ensemble, dans un esprit patriotique, que nous découragerons et combattrons les actes d’agression et d’ingérence de certains Etats membres de l ‘Onu. Ceux qui ont utilisé, à travers leurs rapports mensongers et insultants, les difficultés de notre pays et qui croient consolider leur position en devenant intouchables, seront combattus par le même esprit patriotique. Ces gens –là ont commis la faute la plus grave contre un Etat de droit. Cela s’appelle terrorisme politique et intellectuel, manipulation des masses. Cela s’appelle mépris pour le peuple burundais et faute professionnelle. Rien n’y a fait. Le pays est resté debout.
Sur le plan diplomatique, la position du gouvernement reste et restera inchangée. Ce qui veut dire que le peuple burundais demande aux pays voisins et à toute la communauté internationale de le soutenir dans ses efforts de consolidation de la paix et d’y contribuer dans ses aspects politique, diplomatique, économique et social. Aider le Burundi et son peuple, ce n’est pas les isoler, ce n’est pas leur imposer des sanctions. Aider le peuple burundais, c’est le réconcilier durablement et non le contraindre à adopter des solutions élaborées en dehors de lui, en bafouant sa souveraineté. Le peuple burundais reste et restera attaché à tout ce qui est de nature à contribuer à consolider sa paix. Il répondra volontiers aux invitations dans ce sens pour autant qu’elles rechercheront le bien des Burundais et que personne ne prétendra lui imposer des solutions toutes faites.
Sur le plan de politique intérieure comme sur le plan de politique extérieure en matière de consolidation de la paix, le rôle du peuple burundais est déterminant, car rien ne peut se décider sans lui et en dehors de lui. C’est cela que feignent d’ignorer les pays qui lui ont imposé injustement des sanctions, lesquelles sanctions desservent son processus global de paix au lieu de le servir, alors qu’il s’agit d’un gage de réussite de l’entreprise de relever ses défis. Mais il reste à espérer que 2017 sera mieux que 2016.
Louis KAMWENUBUSA

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