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Editorial> Fête de l’Unité : Rompons radicalement avec notre douloureux passé

Le peuple burundais célèbre, ce mercredi 5 février 2020, le 29e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité nationale approuvée, le 5 février 1991, lors d’un vote référendaire massivement exprimé par des Burundais de toutes les ethnies, de toutes les régions et de toutes les religions désireux de vivre enfin authentiquement réconciliés après les séismes sociaux de 1965, 1972 et 1988. Il n’en fut pas malheureusement ainsi, car les violences inter-ethniques de 1993 d’une rare gravité allaient mettre à rude épreuve la paix et l’unité dont le peuple burundais avait énormément soif, de même qu’il avait soif de la démocratie fort heureusement réinstallée par le parti CNDD-FDD, dès son avènement au pouvoir, à l’issue des élections démocratiques pluralistes de 2005 qu’il remporta haut la main. C’est cette même démocratie qui va être consolidée grâce à l’échéance électorale prochaine, qui montrera à suffisance la maturité politique et démocratique du peuple burundais

.C’est dans ce climat plutôt sain et rassurant, de nature à dissiper les craintes des uns et des autres, que la fête de l’Unité est en train d’être célébrée ce mercredi 5 février 2020, à travers tout le pays où la population est satisfaite des résultats progressivement obtenus en matière de renforcement de la paix, de la sécurité et de la démocratie, nous orientant vers un avenir meilleur, reposant sur une unité sans faille entre tous les Burundais appartenant au même pays, le Burundi, à une même langue, le Kirundi, priant le même Dieu, Imana et partageant la même culture, émanant des mêmes ancêtres. Les Burundais sont en possession d’atouts immenses leur ouvrant largement les portes d’une réconciliation authentique et durable, après un lourd passif des années 1965, 1972, 1988 et 1993, le responsable en chef étant, sans conteste, l’administration coloniale belge qui inocula le venin de la haine dans le tissu social burundais.Vingt-neuf ans après l’adoption, par voie référendaire, de la Charte de l’unité nationale, un véritable sceau scellé entre les Burundais eux-mêmes pour se réconcilier de façons authentique et pérenne, des actions efficaces sont en train d’être développées par la Direction politique, ne ménageant aucun effort pour qu’aujourd’hui et demain soient mieux qu’hier.

Les séances de moralisation de la société burundaise régulièrement animées par le président de la République Pierre Nkurunziza en sont une excellente illustration. Ayons toujours à l’esprit que le Premier responsable de la  Nation ne cesse de nous appeler à méditer profondément sur notre pays pour savoir d’où l’on vient et où l’on va. C’est en plaçant le patriotisme au-dessus de toutes les valeurs citoyennes que le chef de l’Etat nous appelle à cette profonde méditation. Quel citoyen burundais peut-il, en effet, se prévaloir d’œuvrer pour l’unité du peuple burundais sans aimer sa patrie ? En créant la Journée nationale de la solidarité locale célébrée le dernier samedi du mois de juillet de chaque année, la Direction politique n’est guidée que par le souci majeur de voir tous les Burundais, main dans la main, édifier une même communauté humaine de destin dans l’unité, la paix et la solidarité. Aussi, sied-il de rappeler que tous les messages présidentiels sont rassurants en ce qui concerne l’unité du peuple burundais en direction de laquelle la Commission Vérité et Réconciliation est en train de réaliser un travail remarquable en dépit des défis qui ne sont pas faciles à relever.En même temps que nous nous préparons sereinement aux élections démocratiques pluralistes tant attendues par nous-mêmes, car bien organisées par nous-mêmes, sans aucune main étrangère, cherchons à asseoir notre unité que notre passé amer a profondément affecté. C’est en toute certitude, dans la paix et l’unité que nous nous présenterons aux différents scrutins qui nous attendent depuis le 20 mai prochain.

Louis Kamwenubusa

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