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PERIODE ELECTORALE> Code de conduite des médias et des journalistes

L’objectif est de permettre d’assurer une couverture médiatique professionnelle


Au moment où le Burundi se prépare à la tenue des élections générales (prévues à partir du mois de mai 2020), le Conseil national de la communication (CNC) vient de se doter d’un code de conduite des médias et des journalistes pendant cette période très irréfutable.

  Comme le souligne ce Code, l’objectif est de permettre aux journalistes d’assurer une couverture médiatique professionnelle.
Il n’est plus une hypothèse qui nécessite des démonstrations pour prouver que les médias burundais ont déjà démontré plus d’une fois qu’ils sont capables de conduire efficacement ce genre d’activités en période électorale. Comme le montre son préambule, le code  de conduite des médias et des journalistes en période électorale 2020 veut également aider les professionnels des médias à s’armer déjà en leur montrant ce à quoi ils s’engagent, leurs droits, leurs obligations ainsi que les sanctions auxquelles ils s’exposeraient en cas de manquement ou de défaillance aux principes et règles à respecter avant, pendant et après les élections. Le Code de conduite rappelle aussi aux journalistes le devoir de sauvegarder la paix sociale et la cohésion nationale pendant la période électorale.

Des droits et obligations des médias et des journalistes

Comme le stipule l’article 2 de ce Code, les journalistes ont droit au libre accès aux sources d’information ; à la sécurité de leur personnel et de leur matériel ; aux conditions favorables à l’exercice professionnel de leur métier.Selon l’article 3, les professionnels de ce secteur ont l’obligation de diffuser des informations équilibrées dont la véracité, l’exactitude et l’objectivité sont établies. « S’interdire la calomnie, la diffamation, l’injure, la discrimination raciale, les accusations sans fondement, les arguments basés sur la région, l’ethnie et la religion des candidats aux différentes élections », précise l’article 4.Les journalistes ont également le droit de s’interdire de promouvoir les discours et les propos favorisant le mensonge, l’achat des consciences et les incitations à la fraude électorale. Ils doivent s’interdire tout commentaire malveillant à l’égard des partis politiques et de leurs projets de société et tout dénigrement des partis politiques ou des candidats.

Les journalistes  doivent bannir toute forme de discrimination en garantissant l’accès juste et équitable aux organes de presse.Les journalistes sont appelés, selon l’article 8 de ce Code, de se munir toujours de leurs cartes de presse une fois déployés sur le terrain. « Travailler dans le strict respect de la loi sous peine de s’exposer aux sanctions qui peuvent aller jusqu’au retrait de la carte de presse », avertit également l’article 9.Il est aussi interdit de publier ou de diffuser par quelque canal que ce soit, l’internet compris, les résultats provisoires ou définitifs d’une élection autres que ceux annoncés officiellement par la Commission électorale nationale indépendante ou de ses démembrements.Selon l’article 11, les journalistes étrangers accrédités au Burundi pour la couverture des élections de 2020 sont soumis au respect des dispositions de ce Code. Il importe de citer enfin l’article 13 qui stipule que : « Pendant la période électorale, les médias et les journalistes s’abstiennent de toute incitation à la haine ethnique, régionale, religieuse, raciale et au trouble à l’ordre public ».

Exploité par Moïse Nkurunziza

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