Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Conseil des droits de l’Homme> La population de Kamenge s’exprime

A  propos de la prolongation du mandat de la commission d’enquête sur  Burundi

 

Du 9 au 27 septembre 2019, il s’est tenu à Génève en Suisse , la 42e session du Conseil des droits de l'Homme, dont le quatrième point à l’ordre du jour était la présentation du rapport d’enquête sur le Burundi. A terme de cette session, le mandat de la commission sur le Burundi a été prolongé. Certains habitants de la zone urbaine de Kamenge  disent qu’il semble que pour le Conseil des droits de l'Homme, parler des mensonges sur le Burundi et prendre des mauvaises décisions est un beau passe-temps.   

 

Après deux mandats successifs de la commission d’enquête sur l’état des lieux des droits de l’Homme au Burundi, la 42è session du Conseil des droits de l’Homme vient de prolonger son mandat, pourtant cette commission n’est pas reconnue par le gouvernement du Burundi. Votre rédaction s’est entretenue avec certains habitants de la zone urbaine de Kamenge, dans la municipalité de Bujumbura, qui s’inscrivent en faux à la fois contre ce mandat et le rapport bourré de mensonges et insultant, que la commission a présenté. Selon ces habitants qui selon eux, parler inutilement du Burundi est un passe-temps évident pour le Conseil des droits de l’Homme. Ils s’indignent que là où se commettent des exactions, cette commission reste muette ou semble être distraite. « Pourquoi cette commission ignore des milliers de vies qui se perdent souvent dans la Méditerranée parce que ses pays riverains ont fermé leurs frontières ? Pourquoi elle ne tourne pas son regard vers le Proche-Orient où des agressions s’obsèrvent au quotidien ? Mais pour le Burundi, un pays tranquille, elle s’amuse à diaboliser son peuple et ses autorités », s’indignent-ils. 

Pour eux, la Commission d’enquête veut semer la haine au Burundi

Ces habitants de Kamenge s’insurgent aussi contre le rapport plein de mensonges et qui insulte les autorités du pays depuis le président de la République, élu par le peuple burundais.       « Oser dire qu’au Burundi, le Gouvernement actuel et le CNDD-FDD se sont appuyés sur les personnes d’ethnie hutu, et que le refus par un Hutu de démontrer son allégeance au Gouvernement ou au CNDD-FDD est perçu comme une trahison, et que la persécution de ces personnes  n’est que plus sévère, c’est une lourde injure ». Ils ajoutent que ce rapport ment en affirmant  qu’au Burundi, des propos ayant une dimension ethnique sont entendus ici et là. « Ce rapport, en affirmant délibérément que  des propos ayant une dimension ethnique qui, pour certains contenaient une dimension haineuse, ont pu être entendus dans diverses circonstances, notamment lors de la commission d’exactions ou encore lors de présentations de l’histoire du Burundi revisitée par certains membres du Gouvernement et du CNDD-FDD, laissent voir une volonté d’instrumentaliser le sentiment d’appartenance ethnique à des fins politiques, et notamment garantir le soutien de la communauté hutu au CNDD-FDD et lui permettre de se maintenir au pouvoir, la commission veut semer la haine entre les Burundais qui entretiennent de bonnes relations sociales ». 

Les organismes de l’Onu devraient gagner la confiance des peuples

Les habitants de la zone Kamenge s’inscrivent aussi en faux contre la culpabilisation du service de renseignements et des Imbonerakure du  CNDD-FDD, qui pour la commission, se substituent aux Forces de défense et de sécurité. Pour eux, les Imbonerakure sont désormais groupés dans des coopératives et ne songent qu’au développement de leur pays. « Ceux qui croient qu’ils nous induiront encore en erreur doivent se ressaisir. Nous sommes déterminés et nous demeurons vigilants, ces propos mensongers ne vont ni nous distraire ni nous décourager », ont-ils confié à la rédaction. Pourtant ils demandent aux organismes de l’Onu d’agir en sorte qu’ils gagnent la confiance des peuples. Sinon, ils constituent leur propre ruine. Concernant la prolongation du mandat de la commission d’enquête sur le Burundi, les habitants de Kamenge partagent le même avis que l’ambassadeur  Rénovat Tabu , représentant permanent de la république du Burundi à Genève, à l’occasion du dialogue interactif sur le Burundi quand il disait : « La délégation du Burundi profite de cette occasion pour demander à la communauté internationale de se rendre compte que les trois mandats successifs de cette commission ont été une peine perdue et une ruine financière pour le Haut commissariat des Nations- unies pour les doits de l’Homme, et qu’il est grand temps d’y mettre fin ».

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

Ouvrir