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COMMENTAIRE > Santé : Le développement du pays en dépend

Au moment où nous rédigeons ce commentaire se tient à Bujumbura, capitale économique, la première Conférence nationale sur la santé, officiellement ouverte par le Deuxième vice-président de la République Joseph Butore, en présence notamment du ministre en charge de la Santé publique, de plusieurs responsables sanitaires venus de tous les coins du pays, de ceux de l’OMS et de ceux de l’Unicef. L’événement est de taille, en témoignent les allocutions de circonstance prononcées à l’ouverture qui ont toutes mis l’accent sur la santé comme facteur majeur du développement. Le Deuxième vice- président de la République a même indiqué que la santé occupe une place de choix dans le nouveau Plan national de développement. Il a rappelé la politique de la gratuité des soins en faveur des enfants de moins de cinq ans et des femmes qui accouchent, politique initiée et efficacement poursuivie par la Direction politique à la grande satisfaction de toutes les couches sociales de la population burundaise. C’est en s’inscrivant dans la logique de  cette politique que le ministre en charge de la santé publique a mis l’accent sur l’accès facile, rapide et à moindre coût de la population aux soins de santé ; l’OMS et l’Unicef quant à eux promettant  de continuer d’appuyer et d’accompagner le programme gouvernemental en matière de santé. Ne dit-on pas que « quand la santé va, tout va ?». C’est essentiellement pour cette raison que le Gouvernement a accordé une place méritoire à la santé dans le nouveau Plan national de développement. Ce dernier indique clairement les idées directrices et les choix qui orienteront l’action du Gouvernement en matière de la politique de santé, dans une démarche tenant résolument compte de l’urgence requise pour la solution à apporter aux problèmes posés à la santé. En donnant à la santé toute sa place dans le nouveau Plan national de développement, le Gouvernement est conscient du fait que le pays ne peut qu’être solidement bâti par des citoyens ayant un corps sain et un esprit sain. Il convient donc que les services de santé soient attachés sans relâche à l’écoute de la population, souffrante ou non souffrante, en conformité avec la formation reçue, l’éthique et la déontologie et exclusivement en faveur de la vie. Le Gouvernement peut-il, à lui seul, réussir sa politique en matière de santé sans l’appui et le soutien de la population ? La réponse ne peut être que non, tant la contribution de la population est indispensable dans la prévention de certaines épidémies comme le choléra, à propos duquel des messages d’information et de sensibilisation sont régulièrement diffusés dans toutes les localités où cette triste réalité est présente. Ces messages invitent la population à s’en prémunir conformément aux règles d’hygiène requises. Bien appliquées, ces règles d’hygiène peuvent sauver de nombreuses vies humaines dont l’effort doit être tourné vers la prévention contre cette maladie appelée, à juste titre, « la maladie des mains sales ». Un vieux dicton ne dit-t-il  pas que « prévenir vaut mieux que guérir » ? La santé de la population tenant un rôle actif et fécond dans le développement du pays, il est indispensable que l’effort collectif et individuel soit consenti en direction de tout ce qui est de nature à favoriser la promotion de la santé, dont la Conférence nationale sur la santé en question dans ce commentaire que nous osons terminer ainsi : « Qui creuse une fosse tombe dedans ». C’est dire encore une fois que la prévention est l’une des meilleures voies médicales les plus conseillées.                                                                                                 

PASCALINE BIDUDA

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