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ASSEMBLEE NATIONALE> Questions orales adressées à la ministre en charge des affaires de la CEA

Les avantages de l’intégration à la Communauté sont nombreux

 

IMG 5004Le jeudi 5 septembre 2019, la ministre à la présidence chargée des affaires de la Communauté est-africaine, Isabelle Ndahayo,  était l’invitée à l’Assemblée nationale où elle a répondu aux questions des députés. Elle a indiqué que le processus de création d’une confédération des Etats de la communauté avance normalement, que des avantages sont nombreux et que les intérêts nationaux seront pris en compte. 

 

Au cours de cette séance, le président de l’Assemblée nationale du Burundi, Pascal Nyabenda, a manifesté une inquiétude comme quoi il y a risque que l’assemblée de la Communauté (Eala) et les assemblées votent des lois contradictoires. Cela parce que des occasions de rencontres avec  les représentants des pays dans l’Eala s’offrent rarement. Ici, la ministre Ndahayo a tranquillisé l’opinion qu’après le vote des lois par l’Eala, les députés de cet organe se rendent dans les pays membres à la quête d’éventuels amendements. Elle a profité de cette occasion pour remercier les députés burundais des amendements qu’ils proposent chaque fois qu’une loi est envoyée par l’Eala.  La ministre Ndahayo a ajouté qu’il n’y a pas à s’inquiéter car le plus souvent, les lois soumises à l’Eala proviennent des propositions du conseil des ministres des pays membres, et qu’avant leur mise en application par la Communauté, elles doivent être signées par les chefs des Etats membres de la CEA. Une autre question concernait les cotisations des Etats de la CEA. L’inquiétude est que tous les pays cotisent à parts égales alors qu’ils n’ont pas les mêmes revenus. A cela, Mme Ndahayo a dit que des négociations sont en cours et qu’on n’a qu’à attendre l’aboutissement du processus. 

Les défis à l’intégration sont nombreux

Les députés ont voulu savoir les principaux défis auxquels se heurte le processus d’intégration du Burundi au sein de la CEA. La ministre Ndahayo a fait entendre que les défis sont nombreux. C’est le cas  notamment, du défi relatif à la non mise en application des mesures prises par la Communauté, celui du suivi et de la coordination des projets de la communauté suite à la diversité des domaines. C’est aussi celui des lois et règlements pris par la CEA qui sont quelques fois contradictoires aux politiques des Etats membres, le terrorisme, l’ingérence de certains pays étrangers dans l’organisation interne des pays membres de la CEA, l’harmonisation des lois des Etats membres car certains Etats sont régis par des lois écrites au moment où d’autres respectent les coutumes ; de mauvaises relations diplomatiques entre certains Etats, etc. Malgré cela, Mme Ndahayo a tranquillisé l’Assemblée nationale que les avantages priment sur les défis. 
Les pays ont constaté l’impact de la perte enregistrée

Les députés ont également voulu connaitre les mobiles de la dissolution de la CEA en 1977 et la leçon qu’on peut tirer de cela. Mme Ndahayo a rappelé que la CEA avait été créée par la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda en 1967 et a existé jusqu’en 1977. Pour elle, les mobiles de sa disparition à cette époque étaient avant tout le conflit basé sur les théories économiques, capitalisme pour le Kenya, socialisme pour la Tanzanie alors que l’Ouganda était neutre. L’écartement de la population dans la gestion de la communauté, les guerres froides, l’ingérence étrangère dans les affaires de la CEA et bien d’autres causes. Pour ce qui est de la leçon à tirer, elle a indiqué que la perte à été énorme car le flux des biens, des services et des personnes a été handicapé. Les conflits entres les Etats se sont amorcés parce que les uns voulaient s’ingérer dans la gestion interne de leurs voisins. « Pour le moment, ces pays ont constaté l’impact de la perte enregistrée et ont restauré la CEA. L’espoir qu’elle sera désormais forte est que la population a une place prépondérante dans la gestion de cette communauté et qu’elle est fondée sur des lois et règlements issus des idées de la population », a dit Mme Ndahayo.Vous aurez plus de réponses de la ministre des Affaires de la CEA dans la prochaine édition de votre quotidien.

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

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