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MINISTERE DE LA BONNE GOUVERNANCE> Lutte contre la corruption

Le Conseil consultatif de l’Union africaine reste disposé à accompagner tout Etat

 

DSC 0058L’Union africaine demeure préoccupée par les vices de la corruption dans la fonction publique des Etats membres de cette famille. C’est pourquoi elle a mis en place la Charte africaine sur les principes et valeurs de la fonction publique et de l’administration. Pour le président du conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, Begoto Miaron, la corruption est un défi majeur qui, si elle n’est pas réglée, entrave le développement économique.  

 

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la consultation sur la mise en œuvre des dispositions de la Charte africaine sur les principes et valeurs de la fonction publique et de l’administration relative à la lutte contre la corruption dans l’administration publique en Afrique centrale, certains cadres de l’Union africaine se sont exprimés. Pour le représentant de la commission de l’Union africaine, Issaka Garba Abdou, il n’y a de développement durable qu’à travers une bonne gouvernance et une administration publique saine.       « Les incidences de pratiques contraires à l’éthique et les agissements criminels dans le secteur public sont insupportables pour l’édification des nations, se traduisant par une perte de confiance dans les institutions publiques et une érosion de l’état de droit lui-même. Cela dit, un développement durable ne peut être obtenu qu’à travers une bonne gouvernance et une administration publique saine. C’est pourquoi, il est plus que nécessaire pour les fonctions publiques africaines d’avoir un comportement éthique et de faire preuve de responsabilité et de transparence », a-t-il indiqué. M. Abdou a ajouté que l’adoption de la Charte est considérée comme une réalisation fondamentale qui servira de base à une amélioration de la qualité de prestation de services publics en faveur des populations africaines. « L’efficacité de la charte réside dans sa mise en œuvre globale et dans la domestication de ses dispositions afin d’assurer une prestation de service publique efficace, exempte de corruption », a-t-il ajouté. Il a invité les participants à la consultation à mieux comprendre les défis liés à la mise en œuvre de la Charte, mieux identifier les causes communes, catalyseurs ou facteurs de risques de corruption dans l’administration publique en Afrique centrale, tirer profit du partage d’expérience et trouver des stratégies pour renforcer et consolider les efforts de la lutte contre la corruption dans l’administration publique.

La Charte : premier instrument régional légal

Quant au président du conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, Begoto Miaron, la Charte africaine sur les principes et valeurs de la fonction publique et de l’administration relative à la lutte contre la corruption dans l’administration publique est le premier instrument régional. Celle-ci a une contrainte légale pour promouvoir et améliorer la prestation de qualité du service public, y compris la lutte contre la corruption dans la fonction publique. Pour lui, la prestation efficace de service et la bonne gestion financière dépendent des institutions qui adhèrent aux principes d’intégrité, de transparence et de redevabilité, d’une large participation et de la réactivité.M. Miaron a signalé que tous les pays connaissent les défis de gouvernance mais que la corruption demeure le grand défi. « Pour de nombreux pays, la corruption est un défi majeur. Quand elle n’est pas réglée, la culture de l’administration publique se dégrade, moins de ressources sont allouées aux services vitaux tels que la santé et l’éducation, et le développement économique est entravé. La corruption est une atteinte fondamentale à la démocratie ; elle prive les citoyens aux services et aux biens publics ; elle altère la confiance à l’égard des institutions publiques, des gouvernements et de la démocratie elle-même », a dit M. Miaron.

La lutte contre la corruption : une affaire de synergie

« La lutte contre la corruption doit être l’un des axes phares de la modernisation des administrations ou des services publics en Afrique. Elle doit constituer le gage de l’éthique et de la performance des services publics et des administrations dans un monde mu par des valeurs de démocratie, de transparence, d’efficacité et de qualité du service public. Elle traduit l’une des formes de matérialisation de la responsabilité active dans un contexte où le bien public est quelque fois mal ou peu connu, ou alors, à bien des égards, confondu avec le bien ou les biens privés quand il n’est pas simplement mis au service du ou des patrimoines individuels », a conseillé M. Miaron.Pour ce cadre de l’Union africaine, le Conseil consultatif, en tant qu’organe continental assurant le lead dans la prévention et la lutte contre la corruption, reste disposé à accompagner tout Etat, toute fonction publique nationale, dans l’élaboration et l’adoption des mesures telles que recommandées par la Charte.

Jean Bosco Nkunzimana

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