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BONNE GOUVERNANCE> La lutte contre la corruption en Afrique centrale

Le Burundi s’est doté des instruments nécessaires pour lutter contre ce fléau

 

DSC 0189Le mardi 3 septembre 2019, la ministre à la présidence chargée de la Bonne gouvernance a ouvert un atelier de consultation régionale sur la mise en œuvre des dispositions de la Charte africaine sur les valeurs et principes de la fonction publique et l’administration relative à la lutte contre la corruption en Afrique centrale. Elle a indiqué que dans le but de prévenir et réprimer les actes de corruption, le Burundi s’est doté des outils nécessaires. 

 

Dans son discours d’ouverture de cet atelier de deux jours, la ministre à la présidence chargée de la Bonne gouvernance, Jeanne d’Arc Kagayo, a remercié l’Union africaine d’avoir choisi le Burundi pour abriter les travaux de cet atelier de consultation régionale sur la mise en œuvre des dispositions de la Charte africaine sur les valeurs et principes de la fonction publique et l’administration relative à la lutte contre la corruption en Afrique centrale. Pour elle, c’est un signe éloquent des bonnes relations qui existent entre cette famille et le gouvernement du Burundi.La ministre Kagayo a ajouté que la Charte africaine sur les valeurs et principes du service public et de l’administration adoptée par la Conférence des Etats en janvier 2011 à Addis Abeba, a été ratifiée par le gouvernement de la République et que toutes les initiatives ont déjà été prises par le Burundi. Et de dire : « La Charte africaine sur les valeurs et principes du service public et de l’administration n’est que l’un des instruments d’orientations politiques et juridiques en matière de modernisation de notre administration publique pour la satisfaction du citoyen ».Mme Kagayo a fait savoir que le Burundi s’est vraiment engagé dans cette lutte et que sa loi même le punit. « L’article 69 de la Constitution dispose que les biens publics sont sacrés et inviolables, que chaque Burundais a le devoir de défendre le patrimoine de la Nation et que tout acte de sabotage, de vandalisme, de corruption, de détournement, de dilapidation ou tout autre acte qui porte atteinte au bien public est réprimé dans les conditions prévues par la loi », a-t-elle indiqué.  Mme Kagayo a aussi signalé que le Burundi s’est doté en 2011, d’une stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, première génération pour une période de cinq ans, ce qui a eu pour effet d’amorcer un changement d’attitude et de comportement dans le chef de la population à l’égard de la corruption. « Une nouvelle stratégie est actuellement en cours d’achèvement », a-t-elle renchéri. 

Reculer pour mieux sauter

Jeanne d’Arc Kagayo a également fait savoir que le Burundi s’est suffisamment préparé pour vaincre le fléau de la corruption. « Tout un arsenal légal et institutionnel de prévention et de répression de la corruption et des infractions connexes a été adopté et promulgué par le gouvernement du Burundi. Il s’agit, notamment, de la loi n°1/12 du 18 avril 2006 portant mesures de prévention et de répression de la corruption et des infractions connexes. Plusieurs institutions administratives et judiciaires ont été créées comme la Cellule de gestion des marchés publics, la Cellule nationale de renseignement financier, de l’Agence de régulation des marchés publics, de l’Inspection générale de l’Etat, de la Cour des comptes, de la Brigade spéciale anticorruption, du Parquet général anticorruption, de la Cour spéciale anticorruption, etc. Néanmoins, le gouvernement du Burundi est conscient que le combat contre la corruption est une mission qui ne se termine jamais et dont l’exécution implique la synergie d’actions dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale ». Les participants à cette consultation ont salué les grandes réalisations du gouvernement burundais qui figure parmi les premiers Etats qui ont ratifié la Convention de l’Union africaine contre la corruption et la Conventions des Nations unies contre la Corruption. Vous saurez des délégations venues de sept pays de l’Afrique centrale sont présentes dans cette consultation. Votre rédaction vous promet de revenir sur la position de l’Union africaine en ce qui concerne la lutte contre la corruption dans sa prochaine édition. 

Jean Bosco Nkunzimana

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