Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

JOURNALISME>Son image actuelle, selon la présidence de la République

Elle est dépouillée de toute confusion

 

A l’occasion de la journée dédiée à la délivrance de la carte de presse au Burundi par le Conseil national de la communication (CNC), le conseiller principal de la communication à la présidence de la République, l’ambassadeur Willy Nyamitwe a indiqué que le métier de journaliste est actuellement dépouillé de toute confusion. Il n’est plus manipulé par les hommes politiques.

 

D’après lui, tout le peuple burundais en général, et le gouvernement de la République du Burundi en particulier, est content de voir aujourd’hui le statut des journalistes dépouillé de toute confusion. Selon lui, hier, de moins en moins aujourd’hui, des hommes politiques avaient pris la casquette de journalistes. « Des combattants, des hommes politiques et d’autres avaient pris d’assaut le métier de journaliste pour dire au monde que le temps s’était arrêté au Burundi, et que le ciel s’était refermé sur les Burundais. Les soubresauts de 2015 ont fait tomber  leurs masques », a-t-il regretté.Pour cela, ambassadeur Nyamitwe a invité le CNC à mettre plus d’attention dans la délivrance des cartes de presse. Il l’a exhorté à être vigilant dans l’analyse des dossiers de demande de la carte de presse et de ne  l’attribuer qu’aux seuls professionnels qui connaissent bien le métier. De plus, il a ajouté que le CNC devra suivre les trois attributs du bon journaliste à savoir l’exactitude, l’impartialité et la responsabilité.Pour y parvenir, le conseiller principal de la communication a rappelé la disposition légale octroyant au CNC le pouvoir de renforcer les capacités des journalistes. « L’article 13 de la loi régissant le CNC donne la possibilité d’organiser des stages et de cours de formation continue et de perfectionnement aux stagiaires et aux professionnels des médias. Le CNC sera mieux à l’aise dans sa mission de régulation de programmes médiatiques s’il contribue au renforcement des capacités des journalistes et techniciens de l’information. « Nous demandons aux responsables des médias de travailler de concert avec le CNC dans l’exécution dans leurs programmes de formations des journalistes ». Il a mentionné que des modules comme l’utilité vitale du journalisme face aux conflits aiderait les journalistes à se défaire du réflexe qui les fait aborder les conflits uniquement sous leurs aspects spectaculaires. 

Les élections de 2020, un agenda qui prouvera la stabilité du métier

Pour garder cette bonne image du métier, l’ambassadeur Nyamitwe a fait un clin d’œil  aux médias, et à ceux qui couvriront le processus électoral prochain. Il leur a suggéré de ne pas se penché sur les enjeux de la victoire ni ceux de la défaite. Il a demandé aux responsables des médias de commander plutôt des reportages et des émissions qui rapprochent les Burundais plus qu’ils ne les divisent.  D’après lui, le processus électoral burundais ne devrait faire peur à personne car, a-t-il expliqué, il s’agit d’un processus électoral inclusif où tous les Burundais sont représentés.Ainsi, pour une bonne couverture médiatique des élections de 2020, il a renchéri qu’il faut prévoir un plan de déploiement des envoyés spéciaux dans les communes, organiser les formations à l’endroit des journalistes et techniciens de l’information, en vue d’une couverture professionnelle de l’intégrité du processus électoral. Il a encouragé tous les concernés à se concerter en vue de la mise sur pied d’une commission inclusive qui serait chargée de préparer ce plan.

Vincent Mbonihankuye

Ouvrir