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ELECTIONS DE 2020> Comment éviter l’intolérance politique ?

«Des réunions fréquentes d’évaluation de l’état des lieux de la cohabitation entre les partis politiques s’avèrent nécessaires »

 

DSC03359En cours depuis un certain temps, les préparatifs aux élections de 2020 vont bon train car il y a déjà la mise en place du code et du calendrier électoral. Cela ressort de l’entretien que la rédaction du quotidien « Le Renouveau » a eu avec le président du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri  Iragi rya Ndadaye, Kefa Nibizi. Il  invite les parties prenantes au processus électoral de tout faire pour éviter les chicanes politiques qui ont toujours caractérisé les élections au Burundi. 

 

Parlant de l’état d’avancement des préparatifs aux élections de 2020, M. Nibizi indique qu’au niveau de son parti politique, ils constatent qu’il y a une certaine avancée d’autant plus que le code électoral est déjà promulgué et que le calendrier électoral est déjà communiqué. «Nous attendons maintenant la mise en place des commissions électorales provinciales et communales indépendantes (Cepi et Ceci) qui sera suivie par l’enrôlement des personnes qui n’ont pas pu le faire lors des élections référendaires».

« Il faut discuter des problèmes qui peuvent surgir entre les partis politiques » 

Selon M. Nibizi, c’est déplorable qu’il  y a des insignes et des permanences des parti politiques qui commencent à être détruits ou vandalisés ici et là dans le pays. Du Côté du Sahwanya Frodebu Nyakuri iragi rya Ndadaye, a-t-il ajouté, nous avons aussi constaté une certaine ingérence d’autres formations politiques. Tenez, sur les permanences  du parti Sahwanya Frodebu, on y rencontre l’insigne du coq alors que celui-ci constitue le logo du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri Iragi rya Ndadaye. Toujours à propos des violences politiques, M. Nibizi souligne qu’il y a une démarche positive qui était entreprise par l’administration et qui pourrait parier aux chicanes politiques. C’est  notamment les réunions fréquentes organisées par le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique et par certains gouverneurs de province. «On s’était convenu qu’on va faire une réunion par mois afin d’évaluer l’état des lieux de la cohabitation entre les partis politiques. Nous pensons que cela pourrait contribuer à décanter la situation d’autant plus qu’au cours de ces réunions on a des échanges franches entre les partis politique mais aussi entre ces derniers et l’administration ». 

Les parties prenantes au processus électoral doivent jouer un rôle primordial 

D’après M. Nibizi les parties prenantes sont notamment les partis politiques, l’administration, la justice, la police, etc. « Dans un premier temps, tous les leaders des partis politiques doivent éduquer leurs militants pour qu’ils puissent travailler tout en respectant les autres pour éviter que la préparation aux compétitions électorales soient émaillées de violences qui pourraient encore endeuiller le Burundi ». En cas de violences politiques, il indique que l’administration, la police et la justice doivent trancher de façon neutre en faisant respecter la loi et en traitant tous les partis politiques au même pied d’égalité. La société civile doit donner chaque foisdes conseilsParlant du rôle de la société civile au cours du processus électoral, le président du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri Iragi rya Ndadaye souligne  qu’en principe la société civile joue le rôle d’observateur. « Cela veut dire qu’elle doit, chaque fois, donner les conseils à qui que ce soit, notamment, aux parties prenantes s’il y a une d’entre elles qui est jugée défaillante. Donc, les associations de la société civile doivent d’abord jouer ce rôle d’observateur pour savoir ce qui se passe sur terrain, puis donner des conseils à l’une ou l’autre des parties prenantes aux élections ». 

La Ceni doit contacter toutes les partiesprenantes

Concernant la mise en place des Cepi et Ceci, M. Nibizi souhaite que la Ceni contacte toutes les parties prenantes, notamment, les partis politiques, l’administration et la société civile pour échanger largement sur les modalités de la mise en place de ces commissions. « Nous aimerions que pour les élections de 2020, les Cepi et les Ceci soient les plus représentatives car nous avons constaté, dans les échéances électorales passées, que ce sont uniquement les partis politiques représentés au Parlement qui ont pris la part du lion». Selon lui, il y a aussi d’autres questions  qui doivent être débattues. C’est, notamment, les problèmes qui peuvent surgir  suite aux trois élections qui vont se dérouler le même jour. « On devrait nous communiquer en temps utile les stratégies qu’ils ont adoptées ou bien demander aussi nos contributions pour qu’on puisse voir ensemble comment éviter les déperditions qui pourraient s’opérer lors du vote suite à ces trois élections qui vont se dérouler en même temps car les électeurs peuvent se tromper là où il faut mettre telle ou telle autre bulletin de vote ».En définitive, M. Kefa souligne que son parti se prépare bien pour les élections de 2020 et qu’il va par ailleurs participer dans tous les scrutins. « C'est-à-dire qu’on va participer sans ambigüité dans tout le processus électoral. D’ailleurs d’ici peu, dans les mois à venir, le public saura le candidat de notre parti aux élections présidentielles de 2020».  

Astère Nduwamungu

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