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Assemblée nationale> Questions orales avec débat autour de la démographie

Les députés estiment qu’il faut tout mettre en oevre pour maîtriser la croissance démographique

 

DSC02477Les députés se sont réunis en séance plénière le jeudi 6 juin 2019 sous la Présidence de Pascal Nyabenda, Président de la chambre basse du parlement. Trois ministres, à savoir celui de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, celui de la santé publique et de la lutte contre le sida et celui des Affaires sociales, des droits de la personne humaine et du genre  étaient  invités pour cette séance de questions orales avec débat autour de la démographie galopante et la santé de la reproduction.  

 

Les députés se sont réunis en séance plénière le jeudi 6 juin 2019. Pendant cette séance, ils ont   analysé les questions en rapport avec  la santé  de la reproduction. Avant de passer aux questions avec débat adressées aux trois ministres il a été présenté un rapport, sur ce sujet,  d’une mission effectuée à Kampala, en Ouganda par des députés.  Les députés ont souligné les répercussions de la démographie galopante et ont voulu savoir pourquoi il n’y a pas de loi régissant la limitation des naissance, ont recommandé d’organiser des séances de sensibilisation dans les écoles pour préparer les élèves à la planification familiale. Il faut aussi chercher à changer la mentalité de la population qui croit encore que la richesse réside dans les naissances. Les députés trouvent qu’il n’y a pas d’impact positif depuis  qu’on a initié le programme de planification familiale en 1989. Aussi, la planification familiale semble être orientée vers les familles rurales, ce qui ne devrait pas être le cas. Il faudrait aussi amener les hommes à comprendre que la planification familiale ne concerne pas les femmes uniquement mais tout  le ménage. Les ministres remarquent  que la démographie peut être bénéfique ou problématique. Mais, au Burundi, elle constitue un problème. Ils estiment qu’il y a des coutumes en rapport avec  les visées natalistes qui n’ont plus de place.  Ils indiquent qu’on est en train de mener des campagnes de sensibilisation à l’endroit de la population pour l’amener à comprendre la nécessité de limiter les naissances. Les députés sont également appelés à contribuer dans ce sens.  Un problème lié à la méthodologie de cette sensibilisation persiste cependant  au niveau des églises, alors que leur contribution est énorme.    Un programme de lutte contre la polygamie : un homme-une femme, est également une priorité dans la lutte contre la croissance démographique.  Pascal Barandagiye indique que son ministère veut se focaliser sur la jeunesse pour espérer arriver à un résultat à long terme dans la planification familiale. Sur la question du chômage, il indique qu’on encourage l’entrepreneuriat et la création des coopératives.   La création de la Banque pour les jeunes aura aussi un apport considérable dans la lutte contre le chômage. 

La planification familiale appelle l’implication de tout un chacun

Le ministre Martin Nivyabandi trouve qu’il faut mettre un accent sur les hommes dans la lutte contre la croissance démographique. En effet, un homme peut  nouer des relations avec plusieurs femmes et par conséquent, il peut avoir plusieurs enfants. Il estime qu’il faut une enquête pour voir si la loi sur la limitation des naissances  peut ou ne peut pas être mise en place. Le ministre Thaddée Ndikumana indique  que si on amène la population à planifier les naissances, on réduit le nombre de mères qui perdent la vie pendant l’accouchement. Il apprécie le programme de regrouper les femmes en associations,  car c’est une façon de relayer la sensibilisation.   Il indique que les statistiques montrent qu’un pas considérable a été fait par la population  en matière de santé de la reproduction.  Il tranquillise que les méthodes modernes de planification familiale n’ont pas d’effet sur la santé humaine, sauf qu’une méthode donnée peut ne pas être commode pour l’une ou l’autre personne, d’où la diversification des méthodes pour pouvoir utiliser l’une ou l’autre. Son ministère appelle les hommes à accompagner leurs femmes dans les structures de santé ou lors des sensibilisations sur la santé de la reproduction pour avoir une vision et une compréhension partagées. Les députés estiment qu’il faut revoir à la hausse le budget alloué au programme de la santé de la reproduction compte tenu du besoin de maîtriser la croissance démographique.    Les ministres signalent que la mairie de Bujumbura et les provinces de Bururi prennent  le devant dans la mise en œuvre du programme de planification familiale, au moment où les provinces de Muyinga et Cibitoke viennent en dernière position.
 

Alfred Nimbona

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