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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE > Réunion d’évaluation de la mise en œuvre de l’ordonnance ministérielle sur la protection de l’environnement

Le chef de l’Etat a accordé trois mois supplémentaires pour sa mise en œuvre effective

 

DSC 0280Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a réuni, le jeudi 6 juin 2019, à Gitega, capitale politique du Burundi, les gouverneurs de provinces, les administrateurs communaux, les cadres du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage ainsi que ceux du ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local. Il s’agissait de faire une évaluation de la protection de l’environnement après que les deux ministères ont conjointement signé une ordonnance, il y a deux mois,  qui fixe le jeudi de chaque semaine comme une journée de protection de l’environnement. Compte tenu des résultats, il a été constaté que l’objectif n’a pas encore été atteint.  

 

A la sortie de cette réunion,  le porte-parole adjoint du président de la République du Burundi, Alain Diomède Nzeyimana, a indiqué que cette ordonnance ministérielle conjointe  des deux ministres fixe chaque jeudi de chaque semaine comme une journée de protection de l’environnement avec l’ objectif  principal de tracer les courbes de niveau. Cela dans le but  de maintenir de l’eau  mais aussi dans le cadre du programme national « Ewe Burundi urambaye », qui est un programme intensif de reboisement. «C’est aussi dans le but de pouvoir protéger  nos sources d’eau, en ce sens que le Burundi est doté non seulement de l’eau potable, mais aussi de beaucoup de sources d’eau, environ 25 mille, qu’il faut continuer à protéger», a-t-il dit. 

La protection de l’environnement donne des effets positifs

D’après M. Nzeyimana, comme le ministre en charge de l’agriculture l’a expliqué, deux mois après, il y a des provinces qui sont parvenues à mettre en action cette politique à un taux satisfaisant.  « Il y en a qui sont déjà arrivées à 48 %, alors qu’il y en a d’autres qui n’en sont qu’à 5% ». Cela du fait qu’il y a peut-être un manque de sensibilisation, et peut-être un manque de volonté de la part des administratifs.  «Quand on trace les courbes de niveau, on profite même de l’occasion pour planter des haies anti-érosives. Ainsi, on peut comprendre très bien que l’objectif est de garder d’abord l’eau et de protéger les montagnes contre les eaux de ruissèlement qui emportent souvent les terres arables. L’objectif principal est aussi que l’on puisse augmenter la production agricole ». 

L’objectif n’est pas encore atteint

De son côté,  le président de la République a fait savoir que le programme de  sensibilisation de la société, qui est aujourd’hui à sa troisième année, a déjà fait de l’impact au niveau de la société burundaise et que ce que l’on enseigne c’est de la théorie.  Donc, c’est  le moment de mettre en pratique ces enseignements. Il a ainsi souligné qu’après deux mois, compte tenu des résultats, l’objectif n’a pas été atteint. «Il leur a ainsi donné trois mois pour  que les administratifs au niveau communal et provincial puissent travailler d’arrache-pied surtout que les élèves et étudiants vont bientôt aller en vacances, il leur a demandé de ne travailler que sur cela. « D’ailleurs on va attribuer des points et on va montrer à la fin de cette année celui qui sera classé premier et qui sera classé le dernier ». Selon M. Nzeyimana, le chef de l’Etat a terminé en rappelant que, comme on fait une évaluation de la sécurité après quarante-cinq jours, on va désormais faire une évaluation de la protection de l’environnement après tous les trois mois. Il a également souhaité que  ce programme soit terminé à la fin de cette année. 

ASTERE NDUWAMUNGU

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