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Bujumbura> Fête de l’Europe

La volonté de rétablir les relations UE-Burundi est partagée

L’ambassadeur de l’Union européenne a célébré de la fête de l’Europe à Bujumbura le jeudi 9 mai 2019. A cette date de chaque année, l’Europe commémore la déclaration faite en 1950 par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, qui a servi de base pour ce qui est aujourd’hui l’Union européenne. Ce projet a toujours représenté un espoir de paix en Europe. 


A l’occasion de la célébration de la fête de l’Europe, le jeudi 9 mai 2019, l’ambassadeur de l’Union européenne au Burundi, Wolfram Vetter, a indiqué que depuis sa fondation, grâce à de petits pas, imprégnés de détermination et de volonté, l’Europe s’est construite et continue à se construire. Cela en dépit de  multiples défis auxquels doivent répondre les pays et l’Union européenne dans un monde en constante évolution, sujet à des remises en question de plusieurs certitudes sur le plan géopolitique. « Plus que jamais, les grandes questions de nos jours se prêtent à, et nécessitent la coopération sur le plan multilatéral. …. C’est dans notre intérêt commun, de l’Union européenne, du Burundi et d’autres partenaires, d’œuvrer ensemble sur la scène internationale », dit M. Schuman. 

Implication de l’Union européenne au Burundi

Dans son observation sur les échéances électorales qui   approchent  au  Burundi M. Schuman estime qu’il s’agira d’une occasion à saisir pour faire vivre aux citoyens burundais et aux jeunes en particulier le processus démocratique, une occasion de consolider les institutions démocratiques qui incluent aussi les médias et les organisations de la société civile. « L’implication de l’Union européenne dans ce beau pays se focalise autant sur l’avenir proche que sur l’avenir plus lointain. Ensemble, nous coopérons pour transformer le Plan national de développement en actions concrètes qui permettront de développer l’économie du pays et d’améliorer les revenus et la qualité de vie des Burundais », a-t-il dit. Et d’ajouter que « L’Union européenne  a l’ambition de demeurer un partenaire de 1er plan du Burundi et de sa population. Nous avons en ce moment des contrats en cours à hauteur de 470 milliards de BIF dans des domaines de développement rural, la santé, l’énergie et la gouvernance y compris au niveau régional. Bientôt, 90 milliards de BIF s’y ajouteront pour le secteur de la santé et, avant l’année prochaine, nous prévoyons de mobiliser au moins 150 milliards BIF de plus pour la santé, le développement rural et l’énergie. Le représentant du ministre des Affaires étrangères, Bernard Ntahiraja a salué la détermination, le courage des peuples et des dirigeants qui ont contribué au développement de l’Europe. La démarche unioniste avec les résultats atteints en Europe a constitué un bel exemple pour le reste du monde. « La fête de l’Europe est célébrée au moment où tout un chacun se pose la question sur le contenu exact et l’avenir du partenariat Union européenne-Burundi à la veille de l’expiration des accords de Cotonou entre le groupe des Etat ACP et l’Union européenne. Le gouvernement de l’Etat burundais en ce qui le concerne, reste ouvert au dialogue avec ses différents partenaires, bien entendu, dans le respect des accords régissant les Etats sur le plan de la souveraineté » dit-il. « Le Burundi déplore cependant, et encore une fois, le fait que l’UE a depuis 2016 pris des sanctions injustes et unilatérales contre le Burundi. Pour notre part, nous demeurons convaincus que toute chose a son temps, a un début et une fin et que, partant, le malentendu ou mauvaise lecture de la situation burundaise de la part de nos partenaires sera un jour balayé par la conviction progressive chez les uns et les autres que la voie empruntée par le gouvernement du Burundi et le peuple burundais est une voie de paix et de développement profitable non seulement aux Burundais mais aussi au reste de l’humanité. Notre souhait est que ce jour arrive et que le nécessaire regain de confiance entre l’UE et le Burundi reprenne ses marques dans le strict respect du libre exercice de la souveraineté des parties » ajoute-t-il. 

Alfred Nimbona

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