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Editorial>Média occidentaux : Liberté d’informer ou liberté de mentir ?

Deux jours après la célébration de la Journée internationale du travail et des travailleurs,  voici  venue une outre journée, celle concernant tout particulièrement le monde  de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année par les journalistes du monde entier. Il s’agit  de la Journée mondiale de la liberté de la presse votée par  l’Assemblée générale de l’Onu en 1991, sur  l’initiative non des journalistes occidentaux, mais des journalistes africains qui, réunis à Windhoek en Namibie, ont créé la Journée africaine de l’information et sensibilisé la communauté  internationale sur  la nécessité de créer une journée mondiale dédiée à la liberté de la presse, offrant un précieux moment aux journalistes  de réfléchir sur leur métier quotidiennement  exercé dans des  conditions parfois difficiles, mais surmontables.

Comme c’est dit ci-dessus, la Journée mondiale de la  liberté de la presse est une initiative des journalistes africains et non celle des journalistes occidentaux accusant les premiers de ne pas travailler librement, de ne pas informer honnêtement et objectivement. Analyser  les choses, sans  passion ni démagogie,  en essayant d’être objectif, la réponse à cette accusation pourrait se  résumer comme suit : liberté, que de mensonges la  presse occidentale n’a-t-elle pas dits en ton nom !  Souvenons-nous : le 18 décembre 2018, Le Renouveau du Burundi publiait un éditorial intitulé : « BBC : Un mensonge accablant et diffamant ». Il s’agissait d’une réaction à un film documentaire de la BBC incriminant les Forces de  sécurité  burundaises, notamment le Service national de renseignement,  dans la torture et l’assassinat  d’opposants burundais. Ce qui était  faux, archi –faux. C’était  à hurler de rage devant un mensonge et une  insulte d’une rare gravité qui ne s’inscrivait que dans la seule logique de déstabiliser   notre pays. Pour la BBC comme pour d’autres médias occidentaux toujours à l’écoute  des détracteurs du peuple  burundais ,  il s’agit non pas de la liberté d’informer  mais de la liberté de mentir, les Fake news  ou fausse actualité  étant  leur préférence.

Comment  ces médias occidentaux peuvent –ils  se targuer d’informer  librement alors qu’ils constituent, en mentant et en insultant,  les véritables coups de poignards  portés à la liberté de la presse ? Comment, dans ces conditions, ces médias occidentaux peuvent-ils se vanter d’informer correctement et démocratiquement, avec toujours en  tête des règles déontologiques  saines et une  éthique sans faille ? Ces médias occidentaux ne sont-ils pas plutôt au service d’intérêts  soigneusement camouflés, eux qui pratiquent  régulièrement la désinformation en ce qui concerne la situation sociopolitique qui prévaut dans notre pays ?Il est heureux d’observer  que la Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée au moment où le gouvernement  burundais vient de se doter d’une nouvelle stratégie de développement répondant  au Plan national de développement, favorisant une communication au service du développement. Nul doute que le presse burundaise s’emploiera activement à sa mise en œuvre.

Louis KAMWENUBUSA

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