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EDITORIAL>Message présidentiel : Le nécessaire apport des travailleurs dans la construction du pays

Comme il l’a toujours fait, à la veille de la célébration de la fête internationale du Travail, le président de la République Pierre Nkurunziza, a adressé un message à la Nation le mardi 30 avril 2019, en commençant par remercier le Bon Dieu, principal fondement des réalisations déjà enregistrées et celles à venir, dans le monde du travail en particulier et dans le pays en général, avant de souhaiter une bonne fête à tous les travailleurs issus de divers milieux socio-professionnels, appelés quotidiennement à créer et à produire, à travers une activité humaine qui s’appelle travail. Le chef de l’Etat a profité de l’heureuse occasion pour prodiguer de riches et sages conseils à tous les travailleurs appelés à œuvrer au succès du Plan national de développement, du projet de protection de l’environnement « Ewe Burundi urambaye », de la lutte contre la corruption, de la lutte contre la faim et la pauvreté et au succès de la planification familiale. Sans oublier bien d’autres projets dont la réussite demande le nécessaire apport de tous les travailleurs, où qu’ils soient et qui qu’ils soient, chacun devant apporter sa pierre à l’édifice.

 Les médias ayant déjà accompli leur devoir, tout leur devoir, l’éditorial que nous vous proposons ne peut revenir sur tout ce qui a été dit et si bien dit dans le message présidentiel, la fête du Travail revêtant une signification majeure, celle de l’introspection et de la prospection pour toutes ces personnes appelées à soutenir un effort, en vue d’obtenir un résultat partout où le travail les attend, dans les champs, les usines, les écoles, les casernes, l’administration et bien d’autres secteurs. Pourquoi l’objectif à atteindre n’a-t-il pas été atteint ? Quels sont les obstacles qui se sont dressés sur notre route et qu’avons-nous fait pour les surmonter ? Quelle place avons-nous accordée au dialogue social ? Quelle a été notre part dans les réalisations enregistrées ? Que ferons-nous demain pour réussir là où nous avons échoué hier ? Telles sont les questions et tant bien d’autres que les travailleurs peuvent se poser, à l’occasion de ce moment important annuellement offert au monde du travail et qui s’appelle la fête du 1er mai.

Comme il est de tradition, l’Organisation internationale du Travail (OIT), une organisation internationale créée en 1919 par le traité de Versailles pour promouvoir la justice sociale, par l’amélioration des conditions de vie et de travail dans le monde, propose un thème sur lequel les travailleurs du monde entier sont amenés à réfléchir. Mais c’est en toute souveraineté que chaque Etat membre peut proposer à ses citoyens un thème de réflexion à l’occasion de la fête du Travail. C’est ainsi que dans notre pays, les travailleurs ont célébré la fête qui leur est annuellement dédiée, sous le thème : « Burundi bwacu, Burundi buhire, tugutuye amaboko, umutima n’ubuzima », ce qui, en langue française veut dire : « Notre Burundi, Burundi prospère, nous te consacrons nos forces, nos cœurs et nos vies ». Il s’agit d’un thème fort touchant allant tout droit dans les cœurs des travailleurs et de tous les citoyens burundais. Qui, parmi les Burundais, quelle que soit sa conscience politique affichée, ne consacrerait- t- il pas toutes ses forces, tout son cœur et toute sa vie à l’avenir prospère du Burundi, sa mère patrie ? Pour  quel  pays,  autre  que le sien, oserait- il le faire ? La trahison ne serait qu’impardonnable.

Louis Kamwenubusa

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