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MINISTERE DES AFFAIRES DE LA CEA> Atelier de sensibilisation à l’endroit des parlementaires

Sur l’état des lieux de l’intégration au sein de la Communauté est-africaine

 

DSC 0896Le mercredi 10 avril 2019, le ministère à la présidence chargé des affaires de la communauté est-africaine organise un atelier de deux jours pour la sensibilisation des parlementaires sur l’état des lieux de l’intégration au sein de la Communauté est africaine. L’objectif principal est d’évaluer les étapes franchies, afin d’identifier les problèmes liés à la mise en œuvre des projets et programmes intégrateurs et se fixer les perspectives et proposer la voie à suivre. 

 

En marge de cet atelier dont le thème était « Le rôle des parlementaires dans l’intégration de la CEA », la ministre chargée des affaires de la CEA, Isabelle Ndahayo, a porté à la connaissance de la presse que l’objet principal de l’atelier est d’échanger avec les parlementaires sur les généralités de la CEA.  «  L’objet de cet atelier est premièrement d’échanger avec les parlementaires sur les généralités de la CEA. Deuxièmement, c’est échanger sur l’état des lieux, les obstacles rencontrés spécialement par les Burundais dans le processus d’intégration à la communauté, mais aussi de trouver des solutions appropriées aux problèmes identifiés », a indiqué Mme Ndahayo. Pour la ministre Ndahayo, l’atelier a aussi comme objet de voir ensemble le rôle des parlementaires dans le processus d’intégration du Burundi dans la communauté de la CEA.  

Le Burundi a déjà franchi un grand pas dans l’intégration de la CEA 

Comme Mme Ndahayo a continué à le dire, le Burundi a déjà atteint une étape satisfaisante, si l’on considère les quatre piliers de l’intégration dans la Communauté. Elle a fait savoir que pour le premier pilier concernant l’Union douanière, la mise en œuvre est de 100%, raison pour laquelle on a entamé le second pilier concernant le Marché commun. Ce dernier consiste à mettre en place un cadre légal qui permet aux Burundais et aux ressortissants des pays de la communauté de jouir des libertés de circuler, de travailler, la liberté de service, etc., au sein de la CEA. Cette étape est aussi mise en œuvre à presque 100%, selon la ministre Ndahayo. « Concernant l’Union monétaire,  on a déjà entamé cette étape car on a mis en place une feuille de route. Des lois visant la mise en place des institutions nécessaires pour sa mise en exécution ont été adoptées au niveau de la CEA et, au Burundi, la feuille de route visant la mise en œuvre       de celle régionale existe déjà et on est à l’œuvre » a précisé la ministre Ndahayo. Elle a également fait entendre qu’au niveau de la Banque centrale, on est en train de mettre en place tout le dispositif nécessaire de même que le renforcement des capacités du personnel qui sera appelé à mettre en œuvre le programme de l’union monétaire.Mme Ndahayo a également informé qu’on a aussi entamé la quatrième étape de l’intégration qui est la Fédération politique et qu’une équipe d’experts chargés d’élaborer la constitution de la confédération politique existe déjà.Comme l’a indiqué la ministre Ndahayo, la mise en œuvre de toutes ces étapes s’est heurtée à quelques défis, notamment, celui de la coordination de ce processus d’intégration mais aussi la sous information des populations des pays membres de la Communauté. « C’est pour cette raison qu’à travers les parlementaires, nous espérons que ces populations seront suffisamment sensibilisées et que ces élus vont nous aider à mettre en place un cadre légal qui est en harmonie avec celui de la CEA », a-t-elle conclu.  

Jean Bosco Nkunzimana

 

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