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CAPES+ & PISC-BURUNDI> Conférence de presse du mardi 9 avril 2019

En rapport avec la fièvre électorale et le complot contre les élections de 2020

 

DSC01280Le mardi 9 avril 2019, la Plateforme intégrale de la société civile (PISC-Burundi) et le Collectif des associations des personnes infectées par le VIH-sida (Capes+), ont conjointement animé une conférence de presse. Ils se sont inscrits en faux contre le Tribunal de Paris pour avoir rejeté la plainte du président Nkurunziza contre la télévision France 3. Ils ont aussi condamné la position du groupe de Partenaires techniques et financiers de l’Union européenne (UE).

 

Au cours de la conférence de presse, les deux associations de la société civile ont indiqué qu’au moment où le Burundi chemine vers la période politiquement sensible des élections de 2020, il s’observe une fièvre électorale au sein des politiciens mais aussi d’autres pratiques et tactiques mal intentionnées de la part des partenaires nationaux et étrangers, qui pourraient entraver le processus démocratique au Burundi et perturber la paix et la sécurité chèrement réinstaurées au Burundi. Pour cela, le Capes+ et PISC-Burundi appellent tout Burundais épris d’esprit de réconciliation nationale et de renforcement d’un Etat de droit à prévenir toute éventualité de manœuvre destructive pouvant faire retourner le pays en arrière. Dans ce même point de presse, les deux associations ont manifesté leur inquiétude face au rejet par le Tribunal de Paris de la plainte du président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, contre la télévision France 3, en rapport avec le film de pires mensonges, visant à ternir l’image des institutions démocratiques au Burundi, alors qu’au cours du procès, maître Ménguin et le journaliste David Gakunzi avaient avoué et reconnu leur culpabilité. Ils se sont également inscrits en faux contre la condamnation injuste et erronée du groupe de Partenaires techniques et financiers de l’UE sur la décision du Conseil national de la communication (CNC), en rapport avec la mesure de retirer la licence d’exploitation à la radio BBC et la prolongation des sanctions à l’endroit de la radio Voix d’Amérique. Pour Capes+ et PISC-Burundi, c’est scandaleux de dire que le gouvernement burundais fait des restrictions à la liberté des médias alors que plus de 20 médias  privés et de la presse écrite sont fonctionnels au Burundi et que personne parmi les concernés n’a jamais soulevé cette problématique. « D’où, a précisé Hamza Venant Burikukiye, représentant légal de Capes+,  il y a lieu de se demander en faveur de qui et/ou en quoi ils sont en train de plaider ». 

Le gouvernement burundais doit rester vigilant

Quant à l’appel au gouvernement par ce même groupe de Partenaires techniques, de respecter le droit au rassemblement pacifique et à la liberté d’association, Capes + et PISC-Burundi rappellent que plus de 6 000 associations de la société civile sont déjà enregistrées au ministère ayant l’intérieur dans ses attributions, de même qu’une trentaine de partis politiques, dont beaucoup se retrouvent dans le Forum des partis politiques agréés. Là aussi, ils se demandent quel autre cadre adéquat de libre expression, cherche-t-on.« Si réellement ce groupe de Partenaires techniques et financiers de l’UE était animé de bonne foi dans l’intérêt du Burundi et de son peuple, sans favoritisme et dans l’équité, ils devrait approcher la BBC et la VOA pour les amener à s’excuser [….], sinon on risque de les taxer de complices », ont-ils déclaré. Ainsi, PISC-Burundi et Capes+ demandent au gouvernement burundais d’être vigilant et d’assurer le suivi et le fonctionnement des ONGs étrangers qui sont leurs partenaires en veillant, surtout, à l’origine et au mode de leur financement.

Jean Bosco Nkunzimana
  

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