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EDITORIAL> Le Carême, un temps précieux de changement et de méditation

Sur le plan religieux, l’événement  qui nous concerne en ce moment s’appelle le Carême, ce temps de pénitence consacré à la préparation de Pâques et s’étendant du Mercredi des cendres au Jeudi Saint, soit quarante jours.  Il s’agit d’un moment spirituel fort, précédant la fête de la Résurrection du Christ, impatiemment attendue par tous les fidèles du monde entier, pressés de chanter à nouveau Gloria et d’écouter et de réfléchir sur les Saintes Ecritures annonçant la victoire du bien sur le mal, véritable sens à donner  à la Résurrection du Christ, ayant vaincu le péché en ressuscitant d’entre les morts. Le Carême est donc un temps précieux qui nous est donné pour nous repentir, pour regretter d’avoir offensé Dieu, regret qui doit être accompagné de la ferme intention de ne plus recommencer.Sur le plan religieux, l’événement  qui nous concerne en ce moment s’appelle le Carême, ce temps de pénitence consacré à la préparation de Pâques et s’étendant du Mercredi des cendres au Jeudi Saint, soit quarante jours.  Il s’agit d’un moment spirituel fort, précédant la fête de la Résurrection du Christ, impatiemment attendue par tous les fidèles du monde entier, pressés de chanter à nouveau Gloria et d’écouter et de réfléchir sur les Saintes Ecritures annonçant la victoire du bien sur le mal, véritable sens à donner  à la Résurrection du Christ, ayant vaincu le péché en ressuscitant d’entre les morts. Le Carême est donc un temps précieux qui nous est donné pour nous repentir, pour regretter d’avoir offensé Dieu, regret qui doit être accompagné de la ferme intention de ne plus recommencer.Le péché est le véritable ennemi de l’Homme, c’est lui qui nous fait tant de mal et de ravages dans les sociétés modernes. C’est ce même péché qui instaure les déviations  sataniques multiformes, en lieu et place d’une  morale sociale saine. Le péché infecte le corps social, épuise son énergie avant de le condamner à  mort. Le Carême, sied-il de le répéter, est cette précieuse occasion offerte à tous les fidèles de rompre radicalement avec les mauvaises habitudes  qui mènent tout droit au péché. Que nous est-il donc arrivé, nous qui, au moment de nôtre baptême, avions promis de demeurer les enfants de Dieu ? Pourquoi les corrupteurs et les corrompus continuent de ruiner l’économie du pays, en s’insurgeant contre la loi et la morale, tout en portant des prénoms bénis de Dieu lors de leur baptême ? Pourquoi existe-t-il encore des administratifs qui dirigent mal leurs administrés, des enseignants qui enseignent mal, des gens qui portent atteinte aux droits des autres citoyens, des gens cherchant à détruire au lieu de construire, des citoyens responsables qui, ici et là, ne se conforment pas aux valeurs citoyennes en assurant leurs responsabilités ? Serait-ce que, pour eux, le Carême est une simple formalité ? Aux uns  et aux autres, le pouvoir spirituel représenté  par l’Eglise et le pouvoir temporel représenté par l’Etat demandent de changer, en renouant avec les valeurs humaines et chrétiennes, en accompagnant, pendant ce Carême, leur repentir de leur ferme volonté de rompre radicalement avec leurs mauvais comportements. C’est en changeant   que nous construirons solidement et efficacement notre pays, et que nous répondrons, dans une ferveur patriotique, au rendez-vous électoral de 2020. Le Carême est également un moment précieux pour tous les fidèles de réfléchir sur le sens de la vie. Souvenons-nous : en imposant les cendres sur le front des fidèles le Mercredi des Cendres en signe de pénitence, le célébrant dit : « Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Ces paroles ne sont pas loin de nous rappeler l’oraison funèbre prononcée, lors de l’enterrement d’Henriette-Marie de France, reine d’Angleterre, par Bossuet évêque et écrivain français du 17e et du 18e siècle. Il disait : « Qu’est-ce que   cent ans, qu’est-ce que mille ans, puisqu’un seul instant les

efface ? »                               

Louis Kamwenubusa

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