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Parti Cndd-Fdd> Entretien avec le secrétaire général sur la fête de l’Unité nationale

« Le CNDD-FDD s’attèle toujours à préserver l’unité nationale qui est une valeur très précieuse »

 

DSC 0482A l’occasion de la commémoration du 28e anniversaire de la Charte de l’unité nationale, le secrétaire général du parti CNDD-FDD, Evariste Ndayishimiye, s’est exprimé sur l’état des lieux de l’unité entre les Burundais actuellement et sur ce que son parti est en train de faire pour renforcer davantage cette unité entre les Burundais. C’était au cours de l’entretien qu’il a eu avec des journalistes. Il s’est aussi exprimé sur l’élection du président rwandais à la tête de la Communauté est-africaine (CEA).  

 

A propos de l’état des lieux de l’unité entre les Burundais actuellement, M. Ndayishimiye a  indiqué que la Charte de l’unité nationale a été initiée au moment où les Burundais étaient séparés et au moment où il y avait une situation confuse dans le pays du fait qu’il y avait des bons Burundais et des mauvais Burundais selon la gestion de la nation par les autorités d’alors. Donc, le pays était divisé car il y avait séparation des citoyens burundais. Mais, selon lui, depuis que cette Charte de l’unité nationale a été adoptée, les citoyens ont commencé à se rapprocher les uns des autres malgré  ces difficultés. Il a par contre déploré le fait que juste deux ans après, on a décapité l’institution étatique. « Il n’y avait plus de chefs et quand il n’y a pas de berger les brebis se dispersent. Sans chef, les Burundais se sont entretués et cela a duré plus de dix ans. Mais à la fin, il a fallu qu’il y ait une détermination  pour que les Burundais se rapprochent encore. On a commencé par les politiciens, puisque ce sont eux qui sont responsables de la gestion du pays. On a cherché à rapprocher les uns des autres et, de cette approche, il y a eu signature de l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation ».

Le CNDD-FDD a contribué dans le renforcement de l’unité nationale

Selon le secrétaire général du parti CNDD-FDD, en 2005, ce parti est venu pour piloter cette bonne initiative d’union et qui a réuni le peuple burundais. « On a commencé à corriger la gestion du pays au niveau sécuritaire, au niveau de la justice, au niveau de la gouvernance, etc. Tout cela pour créer des institutions qui puissent unir les Burundais, qui doivent lutter contre toute discrimination qui existait   avant. Depuis 2005, nous sommes sur ce chemin et la réussite est totale ». Selon lui, s’il faut  aujourd’hui parler du bilan, on peut dire que le bilan est très positif. Cela parce que tous les plans des malfaiteurs qui voulaient encore une fois perturber la paix et la sécurité et inciter la population à s’entredéchirer ont échoué. « L’unité nationale est une philosophie qui est maintenant déjà encrée dans les cœurs des gens. Maintenant nous vivons cette unité ». Selon lui, c’est ce que les Burundais doivent maintenant conserver jalousement  parce qu’on connaît la valeur de l’unité. « Avant on ne le savait pas mais c’est maintenant qu’on voit la valeur de l’unité nationale et nous devons la préserver pour que nous puissions bâtir notre nation qui nous appartient nous tous ».D’après M. Ndayishimiye, pour résoudre cette problématique ethniqué créée par les colons, on a constaté, au niveau du CNDD-FDD qu’il faut aller vers les causes des conflits ethniques ; qu’il faut combattre toute sorte de discrimination, surtout en incitant l’autorité de l’Etat à servir tout le monde et aussi en invitant les Burundais à combattre ensemble l’ennemi commun qui est la pauvreté. « Quand il y a la pauvreté, il y a la jalousie et la haine. Alors, pour nous unir, il faut avoir le même ennemi et l’ennemi commun c’est la pauvreté. Il faut alors l’affronter en travaillant ensemble pour un intérêt commun. Nous sommes en train d’inciter les gens à travailler dans des associations ou dans des coopératives pour qu’ils puissent s’unir avec un intérêt commun ». 

L’autorité étatique est le symbole de l’unité

Concernant ceux qui disent que la Charte de l’unité n’est pas propre à la population burundaise, le secrétaire général du parti CNDD-FDD trouve  que ce sont des gens mal intentionnés. « L’unité nationale est considérée comme une union de mariage. Et une union de mariage concerne le mari et la femme. Le 28e anniversaire est comme si on fêtait le 28e anniversaire de mariage entre Burundais. Nous nous sommes mariés et maintenant nous sommes unis par une autorité étatique. Et d’ailleurs, depuis longtemps dans le Burundi ancien, l’autorité étatique  était le symbole de l’unité nationale. Même aujourd’hui, on a ce symbole. C’est  l’autorité de l’Etat qui nous rassemble tous autour de lui ». Selon lui, au niveau du parti CNDD-FDD, ils sont convaincus que seule l’unité des Burundais vaincra. « Elle vaincra la pauvreté, elle vaincra tout ce qui viendra perturber notre nation. Le CNDD-FDD s’attèle toujours à préserver cette unité qui est d’une valeur très précieuse que nous devons conserver ».  Il a fait savoir qu’au niveau de l’idéologie de son parti, on a trouvé que la question ethnique au Burundi, c’est une réalité qui n’est pas scientifiquement démontrée parce qu’il n’y a qu’une seule ethnie, c’est celui des Burundais parce qu’ils parlent la même langue, ils ont une même culture, ils vivent en symbiose, etc. «Les Hutus, les Tutsi et les Twa sont des inventions faites par les colons pour pouvoir nous diviser ». 

Il n’y a pas d’inquiétude

Les journalistes ont cherché à savoir si le choix du président rwandais à la tête de la Communauté est-africaine n’inquiète pas les autorités burundaises dans la mesure où les relations entre les deux pays ne sont pas au bon fixe. Sur ce, M. Ndayishimiye a indiqué que la région est une famille des pays de l’Afrique de l’est. Cette famille est gérée. Selon lui, le président de la CEA n’est pas le président d’un pays membre de la communauté. « Il gère la communauté sans s’ingérer dans les affaires internes des Etats parce que les Etats de la communauté sont des Etats souverains. Quand ils sont souverains, personne ne peut s’ingérer dans les affaires internes. Donc, nous n’avons pas d’inquiétude sur le fait que le président rwandais qui a un problème avec le Burundi dirige la communauté. Il dirige la communauté en tant que la communauté et en tant que famille des pays mais, n’a pas de mots à dire sur la souveraineté intérieure de l’Etat burundais ».Sur la question de savoir si demain ou après-demain la Communauté est-africaine peut convoquer un autre round de dialogue entre les Burundais, il a fait savoir qu’avant, on a initié ce dialogue parce qu’il y avait des Burundais qui avaient fui à cause de la peur car ils pensaient qu’il allait y avoir une guerre au Burundi. Pourtant, la guerre n’a pas eu lieu. Il fallait donc y aller pour les rassurer  qu’il n’y a pas de guerre et que la paix règne dans le pays et qu’ils pouvaient retourner dans le pays sans aucun problème. Selon lui, le dialogue externe a touché à sa fin. Si aujourd’hui on convoque une autre rencontre, il a souligné qu’on va demander son objectif. Qu’est ce qui manque aux Burundais? Est-ce que l’objet qu’avait avant d’initier ce dialogue est ce qu’il n’ pas encore atteint ? C’est là qu’on saura quoi répondre parce  que, d’après lui, ils auraient eu la réponse à toutes ces questions. 

Astère Nduwamungu

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