Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Editorial> Célébrons la fête de l’unité, le regard tourné vers un avenir meilleur

Le peuple burundais, commémorera, ce mardi 5 février 2019, le 28e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité dont il s’est doté, par voie référendaire, le 5 février 1991 et qui donna naissance à des symboliques de l’unité comme la fête de l’unité célébrée le 5 février de chaque année, les monuments et places de l’unité, le drapeau  et l’hymne de l’unité.Le peuple burundais, commémorera, ce mardi 5 février 2019, le 28e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité dont il s’est doté, par voie référendaire, le 5 février 1991 et qui donna naissance à des symboliques de l’unité comme la fête de l’unité célébrée le 5 février de chaque année, les monuments et places de l’unité, le drapeau  et l’hymne de l’unité.La Charte de l’unité est un pacte scellé entre les Burundais eux-mêmes qui, il y a 28 ans, s’engageaient à en finir avec les violences interethniques à répétition. Malheureusement, la pause fut de très courte durée car l’assassinat, le 21 octobre 1993, du premier président démocratiquement élu Melchior Ndadaye, fut suivi par des massacres interethniques  d’une rare gravité qui, pendant plus d’une décennie, plongèrent le pays dans un deuil sans nom. Il a fallu l’avènement du parti CNDD-FDD au pouvoir, après les élections démocratiques pluralistes de 2005, pour que le Burundi retrouve la paix, l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation signé en août 2000, n’ayant pas pu ramener la paix recherchée.Vingt-huit ans après l’adoption de la Charte de l’unité, la question devant être posée est naturellement celle-ci : Où en sommes-nous ? Dans un message adressé à la Nation, le lundi 20 août 2018,  à  l’occasion de la célébration du 3è anniversaire de la mise en place des Institutions par la voie électorale, le président de la République Pierre Nkurunziza a déclaré : « Nous nous sommes engagés à réconcilier les Burundais, à promouvoir les valeurs d’amour, de complémentarité, de partage, de travail, de bonne conduite, de respect mutuel… Nous voudrions que les Burundais méditent toujours sur l’unité nationale et prennent conscience qu’ils sont  maîtres du destin de leur pays… ». Ces belles paroles ont été prononcées au moment où les Institutions démocratiquement élues et le gouvernement qui en émane n’ont qu’un rêve, celui de porter en triomphe un pays durablement réconcilié avec lui-même, après les dates de triste mémoire s’appelant 1965, 1972, 1988 et 1993, ayant profondément affecté les traditions millénaires du peuple burundais solidement bâties sur l’unité et la solidarité d’un peuple que tout appelait à demeurer uni, n’eût été  l’administration coloniale belge qui divisa pour régner.Vingt-huit ans après l’adoption de la Charte de l’unité, il est heureux d’observer que la Direction politique a un souci majeur, celui de rompre radicalement avec une page sombre de notre Histoire, de réconcilier durablement le peuple burundais avec lui-même,  pour que grandisse et mûrisse une société burundaise d’hommes et de femmes, où chacun se verra rétabli dans l’amour de l’autre et dans celui de la patrie. L’unité nationale aura alors gagné en cohésion, après un désordre poussé à fond dans un passé proche et lointain, et qui a fait crac- boum. Aujourd’hui, nous entrons infailliblement dans une ère nouvelle où la Direction politique et les citoyens partagent la responsabilité de bâtir un Burundi uni et prospère. Aucun Burundais ne peut, sans mauvaise conscience, demeurer insensible aux malheurs qui ont frappé notre pays, quelle que soit sa tendance politique affichée. Aujourd’hui, une occasion nous est sûrement donnée pour mettre, à jamais, en péril nos comportements antinationaux en leur substituant notre détermination à œuvrer ensemble pour un avenir meilleur.                

Louis Kamwenubusa

Ouvrir