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Editorial> Non à l’Afrique des putschs, oui à une Afrique démocratique

Les Gabonais ont failli mal commencer l’année en raison d’une tentative de putsch militaire du lundi 7 janvier 2019 rapidement maîtrisée par les forces loyalistes gabonaises, quelques heures seulement après les faits. Profitant de l’absence du président de la République gabonaise Ali Bongo Ondimba en convalescence au Maroc, un groupe de militaires putschistes voués à l’aventure a tenté, fort heureusement sans y parvenir, de renverser les institutions démocratiquement élues, prétextant un vide politique du pouvoir. Ce qui n’est naturellement pas le cas en dépit de l’absence du président gabonais, la vie politique au Gabon se poursuivant normalement.Les Gabonais ont failli mal commencer l’année en raison d’une tentative de putsch militaire du lundi 7 janvier 2019 rapidement maîtrisée par les forces loyalistes gabonaises, quelques heures seulement après les faits. Profitant de l’absence du président de la République gabonaise Ali Bongo Ondimba en convalescence au Maroc, un groupe de militaires putschistes voués à l’aventure a tenté, fort heureusement sans y parvenir, de renverser les institutions démocratiquement élues, prétextant un vide politique du pouvoir. Ce qui n’est naturellement pas le cas en dépit de l’absence du président gabonais, la vie politique au Gabon se poursuivant normalement.Les condamnations du putsch militaire manqué n’ont pas tardé à tomber, dont celle du président de la République du Burundi Pierre Nkurunziza qui, dans son message à son homologue gabonais et au peuple gabonais, condamne avec la dernière énergie toute démarche anti démocratique, exprime son plein soutien au chef de l’Etat et au peuple gabonais, et félicite les forces loyalistes gabonaises pour avoir rapidement ramené l’ordre dans ce pays de l’Afrique centrale, qui entretient de bonnes relations avec le Burundi. C’est pour affermir ces relations que le chef de l’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a, rappelons-nous, effectué le 13 avril 2018 une visite de travail et d’amitié dans notre pays, où il s’est entretenu avec son homologue burundais Pierre Nkurunziza. Ami du Burundi à l’instar de feu son père Omar Bongo, ancien président de la République gabonaise, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba a, pendant sa visite dans notre pays, vu autre chose que ce sombre tableau que les spécialistes de la déstabilisation  et de la désinformation de l’opinion ne cessent de présenter au monde, en matière notamment de situation des droits de l’Homme au Burundi.Parmi ces déstabilisateurs figurent ceux qui, en 2015, ont voulu renverser les institutions démocratiquement élues, à l’instar de leurs tristes semblables gabonais, et qui ont, après leur échec cuisant, préféré prendre le large vers certains pays de l’Union européenne, notamment la Belgique, où ils sont sous bonne garde. Au cours de sa visite, le premier responsable gabonais a également trouvé un peuple burundais s’attelant sereinement aux travaux de développement, fier de sa démocratie et des règles démocratiques devant régir la vie de la Nation, loin des coups d’Etat militaires dont il ne veut plus entendre parler au Burundi, comme n’importe où ailleurs sur le continent africain, et au-delà.Disons donc tous oui à une Afrique démocratique et non aux putschs militaires qui n’ont nulle place ni au Burundi, ni au Gabon,ni ailleurs. Disons tous oui à une Afrique démocratique répondant aux attentes des populations africaines et non aux aventuriers putschistes soutenus, ici et là, par des forces obscures aux desseins toujours malsains. La démocratie étant l’affaire des peuples, plus rien ne pourra la leur ravir, surtout pas les putschs militaires qui ne sont plus de notre époque.

Louis Kamwenubusa

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