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SOCIETE CIVILE> Conférence de presse du vendredi 4 janvier 2018

Sur la lettre du président de l’Ouganda au président burundais

 

DSC 0448L’Observatoire de la société civile a organisé le vendredi 4 janvier 2019, une conférence de presse pour s’exprimer sur sa position par rapport à la lettre que le  Président de l’Ouganda Yoweri Kaguta Museveni a adressée à son homologue Burundais, Pierre Nkurunziza. Treize associations de la société civile en l’occurrence  Capes +, Pisc-Burundi, Folucon-F, Casaf et bien d’autres se sont réunies pour réagir sur cette lettre. 

 

Le président et représentant légal du Collectif des associations des personnes infectées et affectées par le VIH/Sida, Venant Burikukiye, a fait savoir qu’au sein de la société civile, ils ont vu et lu les lettres  que les deux ont échangées. Il a indiqué que la lettre burundaise s’insurgeait contre certains Burundais recherchés par la justice burundaise car ayant commandité le coup d’Etat le 13 mai 2015 (crimes de guerres et crimes contre l’humanité) mais qui, aujourd’hui, veulent se montrer innocents, allant même jusqu’à vouloir négocier avec la partie burundaise pour qu’ils obtiennent les postes politiques.

Se pencher fortement sur le conflit qui oppose le Burundi contre le Rwanda 

Dans cette correspondance adressée au président ougandais, le président burundais lui demandait de se pencher fortement sur le conflit qui oppose le Burundi contre le Rwanda car, à maintes reprises, le Burundi a montré les preuves tangibles que le Rwanda provoque le Burundi.  La lettre que Museveni a adressée à son homologue burundais a surpris la société civile burundaise car  elle a dénaturé l’histoire du Burundi en la confondant avec celle du nazisme en Allemagne et avec celle du Rwanda de 1959 dont l’ethnie persécutée au Rwanda a été bien accueillie au Burundi. «  Nos organisations ont aussi vu avec regret que vous ne reconnaissez pas la situation actuelle du Burundi qui est stable car la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire national. Nous avons été abasourdis par votre attaque et condamnation délibérées de l’une de la composante sociale burundaise, l’ethnie hutu en l’accusant de s’être associée aux attaques du sud du Burundi en 1972 avec les Mulele du Congo. Par cette attaque, vous avez voulu effacer notre histoire où des centaines de milliers de Burundais hutus innocents (du plus grand au plus petit ont été victimes d’un génocide bien planifié par le pouvoir de Micombero en 1972.)

Un événement qui a endeuillé le Burundi le 21 octobre 1993 

Quant à François- Xavier Ndaruzaniye, Président et représentant légal de la Ligue des droits  de la personne humaine Izere Ntiwihebure,il a dit que les associations de la société civile burundaise ont vu qu’à travers la lettre de Museveni, il a passé sous silence le triste événement qui a endeuillé le Burundi le 21 octobre 1993 suite à l’assassinat du premier Président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye et autres maux qu’a connus le Burundi, qui ont même provoqué des mouvements de résistance populaire, source de son interpellation dans le conflit burundais vers l’Accord d’Arusha.Concernant la relation Burundo-rwandaise, Maître Jean Marie Nduwimana a énuméré les preuves tangibles montrant que le Rwanda est un pays frontalier du Burundi et même membre de la CEA  qui ne cesse de déstabiliser son voisin le Burundi qu’aucune personne tant morale que physique ne peut nier. Dans cette correspondance. Il est demandé à Museveni de mettre fin à l’impunité des putschistes et rétablir les bonnes relations entre le Rwanda et le Burundi conformément aux conventions des Nations unies, de l’Union africaine, de la CIRGL, de la CEA et de la CEPGL.                                                                                                                                

Olivier Nishirimbere

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