Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

SENAT DU BURUNDI> Ouverture de la session parlementaire ordinaire de décembre 2018

Neuf projets de lois seront analysés

 

DSC 0231Le lundi 3 décembre 2018, le sénat du Burundi a procédé à l’ouverture de la session parlementaire ordinaire de décembre 2018. Comme l’a indiqué le président du sénat, Révérien Ndikuriyo, neuf projets de loi dont celui portant dispositions particulières au commerce du pétrole et des produits pétroliers au Burundi seront analysés.  

 

Dans son discours d’ouverture de la session parlementaire de décembre 2018, le président du sénat du Burundi, Révérien Ndikuriyo, a indiqué que, durant ces vacances, les sénateurs se sont réunis en session extraordinaire. Au cours de celle-ci, dit-il, nous avons participé à une séance du parlement réuni en congrès pour procéder à l’élection de treize candidats membres de la Commission vérité et réconciliation. Nous avons également adopté deux projets de loi envoyés par le président de la République dont celui portant changement du mode de gestion et de la structure du capital social de la Sosumo.M. Ndikuriyo a ajouté que, durant les vacances de novembre, les sénateurs ont réalisé beaucoup d’activités. A partir du 5 jusqu’au 9 novembre, ils ont participé à la 73e session du Comité exécutif et la 41e Conférence de l’Union parlementaire africaine, tenues à Abuja au Nigeria et, du 21 au 24 novembre, ils ont pu  participer au Sommet des leaders africains  de la paix organisé par la Fédération pour la paix universelle au Cape Town en Afrique du sud. 

Poursuivis par la justice burundaise, ils sont soutenus par le  sénat belge 

« Après avoir remarqué que le sénat belge soutient des réunions tenues à Bruxelles en dates du 28 et 29 novembre 2018 par certaines gens poursuivies par la justice burundaise, nous avons envoyé une note au président du Sénat belge signifiant que le Burundi est un pays indépendant, que ses affaires ne sont pas gérées en Belgique comme il était d’usage dès le 21 août 1925, quand le Roi des belges a promulgué la loi sur l’administration belge au Burundi dont le pays souffre encore des conséquences. Au moment où nous sommes en train de résoudre favorablement les problèmes causés par cette loi, il y a certains Burundais, soutenus par la Belgique, qui font tout pour handicaper le pas déjà franchi. Les affaires du Burundi concernent les Burundais eux-mêmes et seront gérées par les Burundais et au Burundi, que personne ne soit distraite par ces groupes de gens qui se prennent pour porte-parole des Burundais sans que personne les ait mandatés », a fait savoir M. Ndikuriyo.

Il y a du travail au cours de la session

Le président du sénat burundais a  fait entendre qu’il y aura du travail au cours de cette session. Neuf projets de loi leur ont été envoyés par le gouvernement et seront analysés par les sénateurs. C’est notamment  le cas du projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’Accord sur l’établissement de la Force en attent d’Afrique orientale, de celui portant réglementation du médicament, de l’exercice de la pharmacie, de la profession d’opticien et de l’art des tradipraticiens, du projet de loi régissant les capitaux et du projet de loi portant dispositions particulières au commerce du pétrole et des produits pétroliers au Burundi.  Concernant le contrôle de l’action gouvernementale, M. Ndikuriyo a déclaré que le Sénat du Burundi encourage le gouvernement burundais pour la mesure prise de faire des investigations approfondies pour mettre au grand jour les commanditaires, les exécutants et les complices de l’assassinat du Président Melchior Ndadaye, pour qu’ils soient traduits en justice et jugés afin d’éradiquer l’impunité au Burundi. Il n’a pas manqué de signaler qu’en ce mois de décembre, le Sénat va déménager vers Gitega.Il importe de savoir que, comme au sénat, il y a eu, à l’Assemblée nationale du Burundi, des cérémonies d’ouverture de la session parlementaire ordinaire de décembre 2018. 

Jean Bosco Nkunzimana

Ouvrir