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Editorial> Commission d’enquête sur le Burundi : Encore une année pour mentir

Le Conseil des droits de l’Homme siégeant à Genève, en Suisse, vient de prolonger d’un an le mandat de la Commission d’enquête sur le Burundi, au grand mépris du peuple burundais victime des rapports onusiens aussi mensongers qu’insultants. L’ambassadeur du Burundi à l’Onu, Albert Shingiro, a aussitôt réagi, parlant d’une conspiration de certains Etats contre le Burundi, ce qui est une réalité. Disons-le et redisons-le tout de suite, il s’agit bel et bien d’une conspiration de certains Etats membres du Conseil des droits de l’Homme à partir desquels les rumeurs les plus insensées sur la situation des droits de l’Homme au Burundi sont propagées. C’est à partir de ces Etats que des données sont collectées auprès des individus et organisations ayant comme objectif le parachèvement de la déstabilisation des institutions démocratiquement mises en place, comme nous pouvons le relire dans la déclaration du Parlement burundais rendue publique le 11 septembre 2018, en réaction au rapport A/HRC/39/63 de la Commission d’enquête sur le Burundi, rapport que le peuple burundais a fermement dénoncé et condamné, comme il l’a toujours fait pour d’autres rapports onusiens similaires ne contenant que de contre-vérités sur la situation des droits de l’Homme au Burundi.

Les questions ne manquent pas : peut-on enquêter honnêtement sur le Burundi en ne se mettant qu’à l’écoute de ses détracteurs ? Que peut-on obtenir des individus et autres organisations n’ayant que comme seul objectif, celui de déstabiliser le processus démocratique burundais ? Pourquoi le Conseil des droits de l’Homme a-t-il prolongé le mandat des enquêteurs au service de la manipulation et de la désinformation de l’opinion internationale, tant décriés par le peuple burundais ? Pourquoi le Conseil des droits de l’Homme refuse-t-il de reconnaître la gravité du contenu des rapports produits par des experts du mensonge ? Le Conseil des droits de l’Homme se rend-il compte du fait que les rapports onusiens mensongers et insultants sur le Burundi portent atteinte à son honneur et à son prestige ? La prolongation du mandat de la Commission d’enquête sur le Burundi ne va-t-elle pas écorner davantage l’image du Conseil des droits de l’Homme déjà salie par les membres de sa propre famille ? Pourquoi le Conseil des droits de l’Homme encourage-t-il des rapports qui ne sont en fait que des appels à la démobilisation et à la déstabilisation du peuple burundais ? Pourquoi le Conseil des droits de l’Homme travaille-t-il pour son déshonneur ? Longue est la liste des questions que l’on peut se poser à propos de ce Conseil qui se discrédite.Les détracteurs du peuple burundais ne voulant pas désarmer, notre attitude doit demeurer la même, c’est-à-dire celle consistant à garder la sérénité et à s’atteler davantage aux travaux de développement, dans une dynamique des actions mobilisatrices aiguisant la conscience collective et individuelle et rappelant que nous n’avons pas de leçons à recevoir en matière des droits de l’Homme, surtout pas de la part de ceux qui ont vendu leur âme au diable en démissionnant devant une valeur humaine qui s’appelle la vérité.

Louis Kamwenubusa

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