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PROVINCE DE RUYIGI> Emission publique des porte-parole

Des réponses claires ont été données à toutes les questions posées

0a0a0allllLes porte-parole du président, du gouvernement, des ministères et des institutions publiques ont répondu, le vendredi 28 septembre 2018 dans la province de Ruyigi, aux questions des journalistes et de la population sur la vie du pays, au cours de l’émission publique. Différentes inquiétudes et interrogations ont eu des éclaircissements.


Avant de répondre aux différentes interrogations, le porte-parole du président de la république du Burundi, Jean Claude Karerwa a d’abord transmis le message du président de la République, Pierre Nkurunziza.Le président a souhaité à tous les Burundais la paix, la sécurité, la justice et le développement. Il a lancé un appel aux agriculteurs de cultiver afin d’augment la production, luttant ainsi contre la faim. Le président Nkurunziza a invité les élèves à s’atteler aux études et préparer leur avenir étant encore jeunes. Il a rappelé aux Burundais de continuer à contribuer aux élections de 2020 pour la mise en place des institutions  et les  a appelés  à ne pas se laisser distraire par les rapports produits par la commission des Nations unies pour les droits de l’Homme.

Politique et sécurité

Les journalistes ont voulu savoir si le gouvernement va suivre les recommandations de la population et de la société civile de retirer le Burundi du Conseil  des Nations unies pour les droits de l’Homme, le porte-parole du chef de l’Etat a informé que le gouvernement va analyser la question pour l’intérêt du pays  pour donner la réponse au moment opportun.Quant à la neutralité et à l’indépendance de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) compte tenu des déclarations de certains de ses membres qui avaient des penchants sur le gouvernement quand ils occupaient leurs anciens postes, Philippe Nzobonariba, commissaire chargé de la communication à la Ceni, a levé les inquiétudes en précisant que lorsque l’Etat confie de lourdes responsabilités à une personne, celle-ci se débarrasse de l’étiquette ethnique, de parti, de la  région et d’une quelconque organisation. Par ailleurs, a-t-il souligné, ces membres doivent jurer avant d’entrer en fonction, qu’ils doivent être guidés par un sens aigu de patriotisme dans l’exercice de leur fonction.Les journalistes ont voulu savoir le  montant actuel des cotisations aux élections de 2020 et quand sortira l’étude actualisée pour une ordonnance  ministérielle conjointe visant la réorganisation des cotisations. Le porte-parole du ministère en charge des finances a répondu que plus de 28 milliards de francs burundais,  les cotisations et fonds disponiblisés par l’Etat réunis ont déjà été cotisés. Il a dit que l’inéquité dans les prélèvements des cotisations sur les salaires la question est entre les mains de la Commission nationale de dialogue social (CNDS). A la question de savoir si le ministère en charge de la sécurité publique envisage de donner les numéros d’identification des bateaux de pêche et navires en vue d’assurer la sécurité maritime, le porte-parole du ministère en charge de la sécurité a indiqué que les grands bateaux ont des identifications. Il a ajouté que dans le lac s’observent le vol de moteurs et d’autres articles mais qui n’est pas dû au manque d’identification des bateaux.Interrogé si  le chef de l’Etat a déjà préparé son successeur, son porte-parole  a répondu qu’au parti au pouvoir CNDD-FDD, le successeur est désigné par les instances du parti au moment opportun.Interrogé si la suspension de 3 mois des ONG œuvrant au Burundi n’aura pas d’impact sur le pays, le porte-parole du chef de l’Etat a indiqué que certaines d’entre elles n’ont pas d’importance. Selon lui, elles travaillent sans respecter la loi ni leurs cahiers de charges. M. Karerwa a expliqué que la suspension est une sorte de clin d’œil à leur égard pour se ressaisir.

Education

 Quant au sort réservé aux élèves de l’école fondamentale ayant réussi à l’école mais qui ont échoué  au Concours national et qui sont interdits de redoublement, alors que ces Centres d’enseignement des métiers (Cem) ne sont pas en nombre suffisant dans le pays, le porte-parole du ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle a répondu que même si ces Cem ne sont pas nombreux, les élèves doivent les solliciter où  ils sont fonctionnels car tous ceux qui échouent au Concours ne peuvent pas avoir des places pour redoubler.Un citoyen a posé la question de  savoir si le paiement d’un montant de 50 000 FBu par les élèves ayant échoué au Concours national ou à l’examen d’Etat pour repasser ces épreuves ne constitue pas un frein à l’éducation pour les gens aux faibles moyens, le porte-parole du ministère en charge de l’éducation a signalé que ces élèves doivent faire un effort pour contribuer, car le Concours exige un grand budget. Dans le cadre de l’intégration régionale, les Burundais  ne sont pas recrutés au sein des autres pays de la Communauté est-africaine (CEA) car ils ne maîtrisent pas le kiswahili et l’anglais. Les journalistes ont voulu savoir si, dans le recrutement des enseignants à l’Ecofo, la priorité ne peut pas être donnée à ceux qui sont qualifiés dans ces langues, étant donné que les enseignants de l’Ecofo ne maîtrisent pas ces langues  pour donner la formation de qualité aux élèves, le porte-parole du ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle a répondu que chaque pays a sa politique d’organiser l’enseignement.  Selon lui, les enfants des pays membres de la CEA sont formés d’une manière qui leur permet de s’adapter. Il a précisé que les filières  techniques sont favorisées dans les écoles à internat car elles stimulent le développement du pays.A la question de savoir ce que le ministère en charge de l’éducation prévoit pour réduire les effectifs pléthoriques dans les écoles pour que les élèves étudient dans de bonnes conditions en faveur de la qualité de l’enseignement, son porte-parole a répondu que la solution est de continuer à construire d’autres écoles. Il a fait appel aux Burundais de réduire l’explosion démographique pour que, à la longue, les capacités d’accueil des écoles ne soient pas largement dépassées.Les écoles qui ont refusé de remettre les frais d’inscription ni d’en tenir compte dans le paiement du minerval, alors qu’il y a la mesure de la ministre en charge de l’éducation  abolissant ces frais, sont-elles au dessus de la loi. Son porte-parole a répondu que cette  question doit être gérée par le Comité de l’école. Au cas où cette somme n’est pas restituée, il a lancé un appel aux parents  de  contacter le ministère de tutelle  afin qu’il les rétablisse dans leurs droits.

Environnement, agriculture et économieC

oncernant la pollution du lac Tanganyika par  des eaux très  souillées de la rivière Kajeke provenant de la station d’épuration de Buterere, le porte-parole du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage  répondu que la loi sur l’eau doit être appliquée par tout le monde, que ce soit les usines, les industries et les ménages. Tous doivent s’organiser pour mettre en place les centres de traitement des eaux usées avant qu’elles ne se jettent dans le lac Tanganyika.Les journalistes ont voulu savoir  s’il n’y a pas un projet de création d’une usine de transformation des produits laitiers, étant donné que la production du lait est abondante dans le pays alors que certains citoyens qui en produisent ne le consomment pas.Les journalistes ont également voulu savoir l’état d’avancement du processus de réclamation des frais déboursés par le gouvernement du Burundi pour la préparation du sommet du Comesa. Selon le secrétaire général et porte-parole du gouvernement  Prosper Ntahorwamiye, les réclamations sont dans les mains des organes compétents pour être analysées.

Santé

Les journalistes ont voulu savoir le pourquoi du manque de médicaments prescrits aux malades affiliés à la Mutuelle de  la Fonction publique dans les pharmacies de la Mutuelle alors qu’ils sont disponibles dans les pharmacies privées. Le porte-parole adjoint du ministère en charge de la santé a répondu que ce problème sera bientôt résolu. Selon lui, depuis 2019 le ministère de la Santé va confier à la Camebu la responsabilité d’importer des médicaments afin que les pharmacies s’y approvisionnent. La Camebu a reçu l’autorisation de faire directement les commandes dans les industries qui fabriquent les médicaments pour réduire les coûts et les délais d’approvisionnement.Concernant les rumeurs sur la contamination du lait en poudre «France lait», le porte-parole adjoint du ministère de la Santé a répondu que le lait vendu sur le sol burundais n’est pas contaminé. Pour lui, il en est de même pour les thermos vendus sur les marchés burundais qui causeraient le cancer, «c’est un mensonge qu’il faut combattre», a-t-il dit.Les journalistes ont posé la question de savoir si les usines qui fabriquent et  vendent les jus non certifiés par le BBN ne peuvent pas être suspendues pour préserver la bonne santé de la population, le porte-parole du ministère du Commerce a répondu que le ministère de tutelle a donné à ces usines  trois mois pour corriger les irrégularités.

Energie

Les journalistes ont demandé pourquoi les citoyens sollicitant les compteurs pour éclairer leurs ménages n’en reçoivent pas, alors que la production de l’énergie par la Regideso est abondante, le porte-parole du ministère de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines a indiqué que les compteurs disponibles sont au nombre de 3 000, mais il rassure qu’au mois de décembre 2018, 10 000 compteurs vont arriver. La Regideso a reçu l’autorisation de faire la commande elle-même dans les usines qui les fabriquent afin de bénéficier de la réduction des coûts et du délai de livraison.Concernant les ajustements de salaire des agents des administrations personnalisées qui ont été recrutés après 2016 et qui ne sont pas ajustés au même titre que les fonctionnaires de la Fonction publique,  le porte-parole du ministère en charge de la  fonction publique a rassuré que ces agents seront régularisés.Un citoyen a posé la question de savoir où en sont les enquêtes sur les tueries de Gatumba et de Ruhagarika et pourquoi on pointe le doigt sur le Rwanda. Le secrétaire général et porte-parole du gouvernement a  demandé à ce pays de se ressaisir. Il remercie la RDC qui s’est impliquée  dans les enquêtes. Sur la même question, le porte-parole de la Cour suprême  a indiqué que les enquêtes sont en cours et que certains auteurs ont déjà été appréhendés. 

Ezéchiel Misigaro

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