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Palais des congres de Kigobe> Séance plénière du Parlement

Réaction sur le rapport jugé erroné et incendiaire produit sur le Burundi

 012aameLe président de l’Assemblée nationale du Burundi, Pascal Nyabenda, a présidé la séance des deux chambres du Parlement de ce mardi 11 septembre 2018. Cette séance était une occasion pour les élus du peuple d’exprimer leur réaction sur le rapport en matière des droits de l’Homme produit sur le Burundi. Tous les intervenants ont souligné une nette avancée sur le plan des droits de l’Homme au Burundi. Ils s’insurgent contre les éléments contenus dans ce rapport qui mettent dans le même sac la situation de 2015 en montant jusqu’en 2018. Ils l’ont qualifié de fantaisiste et malheureusement d’un caractère de déstabilisation des institutions du Burundi. 


Dans la séance plénière du parlement, tenue au palais des congrès de Kigobe, le mardi 11 septembre 2018, les parlementaires avaient invité trois ministres, à savoir le ministre de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, Pascal Barandagiye ; celle  de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana ; et celui des Droits de la personne humaine, des affaires sociales  et du genre, Martin Nivyabandi.  Pascal Nyabenda se demande avec regret pourquoi les Commissions sur les droits de l’Homme  sont nommées depuis 2015 au Burundi, alors que ce pays a connus d’autres moments plus difficiles. Il est revenu sur le cas  du roi Charles Ndizeye qui a été assassiné, en 1972 il y a eu des  tueries, mais on n’a pas fait de résolutions, il n’y a pas eu de commissions d’enquête. M. Nyabenda est remonté  en 1988, il y a eu les tueries on n’a rien dit. Le président Ndadaye a été assassiné mais on n’a pas mis en place de commission, il n’y a pas eu de résolutions. Le président Cyprien Ntaryamira est mort non pas par un simple accident  mais dans des conditions identifiables connues par les Nations unies, mais il n’y a pas eu d’enquête, ces dernières se sont tues. 
Sur les différents aspects de la vie du pays, le rapport s’écarte de la véritéLes parlementaires ont pointé du doigt comment le rapport s’écarte, dans son contenu, de la réalité au Burundi.  Aujourd’hui,  la communauté internationale dit que les prisons connaissent un surpeuplement alors que des libérations sont opérées. Les refugiés retournent librement, mais elle ne veut pas le dire. Elle parle  par contre  d’insécurité.  Les travaux de développement sont opérés, il y a pas mal d’infrastructures construites pour développer le pays. Les parlementaires regrettent que tout cela soit  vu d’un œil négatif. Ils estiment que  ce que l’on dit sur le Burundi est forgé en collaboration avec ceux qui ont attisé le feu en 2015, ceux qui étaient derrière les manifestations. Ils déplorent comment les membres des commissions des Nations unies mises en place au Burundi donnent toujours les mêmes chiffres comme ceux qu’elles donnaient en 2015.Martin Nivyabandi  a indiqué qu’une commission qui avait  été mise en place en 2016 a travaillé et a tout vérifié,  mais qu’on n’a rien découvert de différent de ce que les Burundais avaient dit. Regrettablement, le rapport qui a été produit  était honteux. Il dit qu’une autre Commission a été mise en place avec le forcing et la violation de la loi. Le gouvernement du Burundi a montré sa position sur le travail de cette Commission. M. Nivyabandi regrette que rien n’a été fait par ces commissions pour promouvoir les droits de l’Homme, mais plutôt  diabolisait tous les organes et le gouvernement, souillait avec un langage dédaigneux  le Burundi, et plus grave encore, le chef de l’Etat. Il estime que pour la plupart des cas, ces commissions sont mises en place pour déstabiliser ou fragiliser le pouvoir en place en vue de l’affaiblir pour le remplacer avec un régime de leur choix.  Il dit que l’on va rencontrer le nouveau haut commissaire aux droits de l’Homme Michelle Bachelet pour lui décrire la vraie face de la situation des droits de l’Homme au Burundi.Le président du Sénat, Réverien Ndikuriyo, critique ceux qui se disent experts mais produisent de faux rapports. Il trouve que le rapport a été produit avec colère et non pas techniquement. Il apprécie la démission  du fonctionnaire des Nations unies pour les droits de l’Homme qui n’a pas voulu cautionner la production d’un rapport monté de toutes pièces. Il souligne que le menteur ne doit pas avoir la parole, même quand on choisissait d’échanger sur telle ou telle autre question, le menteur ne peut pas prendre la parole. 

La population et tous les acteurs doivent veiller sur les droits de l’Homme

Agathon Rwasa trouve que la situation a été nettement améliorée. Il estime que dans le traitement du dossier de ce rapport, il faudra tenir compte des recommandations de cette session. Il dit que la question de promotion des droits de l’Homme est perpétuelle. Il appelle l’administration à veiller sur les cas de manque de liberté  et le respect mutuel entre les acteurs politiques. Il estime que si certaines questions en rapport avec les droits de l’Homme sont prises en main, même ceux qui produisent de faux rapports n’auront pas d’éléments de repère, d’où il faut le concours de tous les responsables pour éviter tout cas de violation des droits de l’Homme, quel qu’il soit. La 1ère  Vice-présidente du Sénat, Spès Caritas Njebarikanuye, appelle la population à ne pas être distraite par de tels faux rapports. Elle estime que chaque fois que le Burundi fait un pas en avant, il y  a des gens qui viennent essayer de  lui faire faire un pas en arrière, distraire la population. Elle regrette que le  rapport produit ligote les mains de la population.Le 2ème Vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo, remarque qu’il n’y a pas de rapport entre la situation de 2015, et celles de 2017 et 2018.  Il souligne que pour connaître la vérité sur le Burundi, on ne doit pas passer par la Belgique. Par ailleurs, ce pays est l’auteur des difficultés que le Burundi a connues. Il critique le point 56 qui dit que les droits de l’Homme sont violés en exigeant des cahiers de ménage et en effectuant des contrôles aux frontières. En effet,  ces contrôles sont opérés partout dans le monde. Il trouve paradoxal comment un représentant spécial du secrétaire général des Nations unies peut produire un rapport sur la vraie situation au Burundi, mais considérer le rapport produit par une commission qui n’a même pas visité le pays pour constater la vraie situation. 

Le rapport comporte une face cachée

M. Barandagiye qualifie  tout simplement ceux qui ont produit ce rapport  de mercenaires, qu’ils ont voulu plaire aux colonisateurs, et accompagner ceux qui ont tenté de faire un putsch. Il regrette la pratique de néocolonialisme des puissances jusqu’à vouloir imposer la pratique de l’homosexualité, le vol systématique de minerais  des pays africains et asiatiques et autres. Il dit que ce qui se passe dans la production de ces rapport ressemble aux tactiques de déstabilisation, de prendre des sanctions injustes et même de provoquer et alimenter les guerres.  Il a montré l’écart entre les chiffres de ce rapport sur les réfugiés et les chiffres réels. 

Sur le plan de l’espace politique, il qualifie la campagne électorale pour la nouvelle Constitution d’excellente. Tous les acteurs ont eu l’espace aux médias, ils ont appelé chacun ses membres à voter oui ou non selon sa conviction. Il souligne que la contribution aux élections n’est pas forcée, que celui qui serait contre cette action civique  peut le signaler et être rayé de la liste des contributeurs. Sur les cahiers de ménage, il dit que cela est une stratégie de renforcer et consolider la paix et la sécurité. Il en est de même pour le contrôle aux frontières. Il a dénoncé les critiques faites sur   d’autres aspects de la vie du pays. Il regrette et demande à ceux qui ont fait des accusations à l’endroit du Chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza de demander formellement pardon, à défaut de quoi ils seront traduits en justice. 

La 2ème Vice-présidente de l’Assemblée nationale, Jocky Chantal Nkurunziza dit n’avoir pas été surprise car, le contenu du rapport reflète le même  langage utilisé dans les rencontres internationales. Elle regrette le fait que même ceux qui viennent visiter le Burundi ne relatent pas toujours la réalité. Elle appelle le peuple à ne pas prêter  oreille à de tels déstabilisateurs, mais s’atteler au travail pour construire son pays. Certains parlementaires ont rejeté en bloc le rapport et demandent à ceux qui l’ont produit de démissionner. Ils regrettent que les colonisateurs se cachent derrière les droits de l’Homme comme la dernière arme pour déstabiliser le Burundi. Selon eux, le contenu du rapport est comme une déclaration de guerre au Burundi  et informent que les Burundais sont débout et qu’ils ne vont pas céder. Ils souhaitent plutôt que ces commissions œuvrent dans le sens de faciliter le retour des refugiés. Les parlementaires demandent que la production de rapports de cette nature s’arrête. Aimée Laurentine Kanyana estime que ceux qui ont produit ce rapport ne l’ont pas fait librement, mais  qu’ils avaient une mission bien définie. Selon elle, le fait que les membres de la première commission ont été nommés à la CPI, montre qu’il y avait une face cachée  de cette commission et de son rapport. Il appelle les leaders politiques, surtout de l’opposition, de ne pas confondre les droits politiques et  les infractions. Sur le cas d’incarcération et de libération des prisonniers, elle indique qu’une commission est à l’œuvre pour que ces personnes incarcérées alors qu’elles devraient être libérées soient relâchées. Les parlementaires regrettent pourquoi la communauté internationale parle d’un élément négatif et ferme les yeux sur les bonnes actions que le Burundi est en train de mener à travers les opérations de maintien de la paix et de la sécurité dans les pays étrangers. 

Alfred Nimbona

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