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PREMIERE VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Atelier d’évaluation de l’application de la loi n°1/22 du 25 juillet 2014

Le sale slogan « Reta ntihomba » doit disparaître du langage burundais

 

DSC02751Le mercredi 8 août 2018, le Premier vice-président de la république du Burundi, a procédé à l’ouverture des travaux de l’atelier d’évaluation de la mise en application de la loi n°1/22, organisé par l’institution de l’Ombudsman. Pour Gaston Sindimwo, le sale slogan « Reta ntihomba » doit disparaître du langage burundais .

 

Dans son discours d’ouverture de cet atelier  d’évaluation de la mise en application de la loi n°1/22 du 25 juillet 2014, portant règlementation de l’action récursoire et directe de l’Etat et des communes contre leurs mandataires et leurs préposés, le Premier vice-président de la République a souligné que le peuple burundais donne une place importante à l’institution de l’Ombudsman, non seulement comme une réponse aux questions qui ont sous-tendu sa création, mais aussi comme un adjuvant permanent du processus démocratique.M. Sindimwo a ajouté que des préjudices peuvent être infligés à l’Etat, suite à la négligence, par cupidité, ou encore suite à l’incompétence d’un agent ou d’un mandataire. Pour cela, l’atelier vient à point nommé. Et de dire en plus « Malgré les ateliers de vulgarisation de cette loi à l’endroit des différents mandataires publics à tous les niveaux, le bilan de sa mise en application est frappé du sceau de confidentialité, alors que les citoyens se plaignant d’être victimes de la mauvaise administration, intentent des procès contre l’Etat, l’amenant parfois à débourser des sommes importantes pour dédommagement. Il était grand temps pour dévoiler pareille réalité, dont la couverture ne peut que gangréner la vie économique et sociale du pays. Le sale slogan « Reta ntihomba » (L’Etat ne  tombe jamais en faillite  pas en ruine) doit disparaître du langage burundais». Il a alors appelé les responsables administratifs à s’imprégner de cette loi. 
Une arme pour moraliser l’administration publique

Pour l’Ombudsman du Burundi, Edouard Nduwimana, cette loi est une arme pour moraliser l’administration publique et redresser la conscience professionnelle des fonctionnaires. Mais, dit-il, une grande inquiétude est qu’à la surprise, les agents de l’Etat, ses mandataires et préposés continuent à poser des actes préjudiciables aux intérêts de l’Etat et les citoyens continuent d’être victimes des mauvais comportements professionnels de certains fonctionnaires de l’Etat ou des administrations publiques ».Et de conclure qu’à l’issue des travaux de cet atelier, les participants pourront constater si réellement la loi sur l’action récursoire comme arme de moralisation de l’administration et rempart contre l’arbitraire, comme le voulait l’Etat, a été efficace.
Jean Bosco Nkunzimana

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