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DEUXIEME VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Réunion sur la gouvernance des SPP et des EPA

Adopter un manuel de procédures, des plans d’action et d’affaires, quelques unes des solutions proposées

 

DSC00428Le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a tenu une réunion à l’intention des responsables des SPP (sociétés privées à participation publique) et Epa (Etablissements publics à caractère administratif) le mardi 31 juillet 2018. Les échanges ont porté sur l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations de la réunion du 13 décembre 2017 sur la gouvernance de ces dernières. 

 

Dans son mot introductif, la ministre à la présidence chargée de la Bonne gouvernance, Jeanne d’Arc Kagayo, a rappelé que les recommandations de la réunion de décembre 2017 visaient le redressement des SPP et Epa. Mais, regrette-t-elle, à voir les rapports des différentes inspections, la situation n’a pas été redressée. Certains défis persistent encore, à savoir le manque de transparence, le manque de la culture de reddition des comptes de la société, la violation de certaines dispositions du Code des marchés publics, la non-maîtrise de la masse salariale, etc.Quant à lui, dans son discours d’ouverture des travaux, le Deuxième vice-président de la République a fait savoir qu’après avoir constaté que la plupart des SPP et Epa se retrouvent dans une situation économico-financière difficile, il a été organisé une réunion avec les responsables de ces derniers afin d’arrêter des stratégies de redressement. Notamment, l’organisation des audits financiers, organisationnels et administratifs, chaque entreprise étant appelée à adopter une feuille de route pour sa redynamisation, le respect strict du cadre légal et réglementaire régissant les Epa et les SPP, etc.Différents responsables des Epa et SPP ont présenté la situation actuelle de leurs entreprises. Certains ont montré que la situation est en train d’être redressée tout en évoquant certains défis qui handicapent encore leur production, à savoir les dettes ou, pour certains, c’est le gouvernement qui leur doit beaucoup d’argent.Joseph Butore a laissé entendre qu’au plus haut niveau de l’Etat, la préoccupation de ces entreprises est très importante. D’où cette réunion a fait participer les directeurs généraux, les présidents et leurs adjoints des conseils d’administration de ces entreprises. Il leur a demandé de rester vigilants et rigoureux pour protéger les intérêts des Epa et des SPP sous leur responsabilité. Un accent particulier a été mis sur la question de la maîtrise de la masse salariale par une gestion responsable des ressources humaines. A propos des entreprises qui ont déjà des rapports de redressement, le Deuxième vice-président de la République a demandé à leurs responsables d’adopter dans l’immédiat une feuille de route pour la mise en application des recommandations.M. Butore a été clair en demandant à l’Office burundais des recettes (OBR) et au ministère en charge des finances de recouvrer les dividendes de l’Etat auprès des entreprises dans lesquelles il a des capitaux. Ceci car, parmi les 27 Epa et SPP, cinq seulement ont déjà remis à l’Etat les dividendes qui lui reviennent. Il s’agit, notamment,  de  la  Brarudi : du Fonds de promotion de l’habitat urbain (FPHU), de la Bancobu, de la BCB et du GPSB (Global port services Bujumbura).Pour arriver à une bonne production, Joseph Butore a conseillé aux responsables des entreprises d’adopter un plan d’affaires, un manuel de procédures et un plan d’action annuel. Ce qui leur permettra de faire régulièrement une évaluation et, ainsi, trouver des solutions qui s’imposent à temps.

Amédée Habimana

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