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Editorial> Les réfugiés burundais ont toutes les meilleures raisons de rentrer

Si, sur le plan essentiellement politique, la semaine dernière a été marquée par la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la République Pierre Nkurunziza, elle a également été marquée par un autre événement que nous ne saurions passer sous silence.Si, sur le plan essentiellement politique, la semaine dernière a été marquée par la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la République Pierre Nkurunziza, elle a également été marquée par un autre événement que nous ne saurions passer sous silence.Il s’agit du retour à partir de la Tanzanie, de 900 réfugiés burundais qui, de leur plein gré, ont choisi de regagner leur pays natal ; s’ajoutant ainsi à d’autres nombreux réfugiés qui, encouragés et rassurés par l’évolution positive de la situation socio-politique prévalant dans leur mère patrie, ont choisi de dire non à l’exil, aucune raison ne pouvant plus l’expliquer la paix et la sécurité étant une réalité tangible sur toute l’étendue du territoire national. Chaleureusement accueillis par les autorités administratives et les leurs, les réfugiés en question habitent dans le sud et sud-est du Burundi où ils ont retrouvé leurs biens sous bonne garde, pendant leur exil, de l’autorité administrative et sécuritaire dans cette région, comme il en est ainsi dans bien d’autres à travers le pays où des mouvements d’exil ont été observés après les violences postélectorales de 2015 et la tentative de coup d’Etat qui en a découlé, le retour à la normale ayant été consacré avec l’installation, en 2015, des institutions démocratiquement élues.Dans son message à la Nation à l’occasion du Nouvel an 2018, le président de la République Pierre Nkurunziza s’adressait aux réfugiés burundais encore en exil en ces termes : « Nous réitérons notre appel à l’endroit de nos frères et sœurs encore en exil pour qu’ils rentrent : il faut qu’ils comprennent que l’on ne cultive pas le sorgho là où l’on est mal connu, et puis le Burundi a besoin de nous tous. Nous remercions ceux qui ont déjà répondu à l’appel que nous ne cessons de vous lancer, et nous leur demandons de dire la vérité à ceux qu’ils ont laissés derrière. »  Connue de tout le peuple burundais et de tous ceux de l’extérieur, mais de bonne foi, qui nous observent,  cette vérité n’est rien d’autre que l’amélioration de la situation politique,  sociale et sécuritaire au Burundi toutes les délégations étrangères ayant visité notre pays pour s’en enquérir l’ayant attesté après leur mission d’information en République burundaise. Il nous plaît de rappeler à titre illustratif, la délégation des chefs d’Etat et de gouvernement mandatés par l’Union africaine et venus de la république d’Afrique du Sud ,  de la république du Gabon, de la république du Sénégal,  de la république islamique de Mauritanie et la république fédérale d’Ethiopie qui, à l’issue de leur visite du 25 au 26 février 2016 dans notre pays, ont noté avec satisfaction les avancées positives en matière de paix et de sécurité au Burundi. Ce qui a été confirmé tout récemment par le comité exécutif de l’Union parlementaire africaine à l’issue de sa 72e session à Bujumbura les 22 et 23 mai 2018 quelques jours après le déroulement dans la paix et la sécurité du référendum constitutionnel le 17 mai 2018 dont la nouvelle loi fondamentale est l’émanation,  le « Oui » ayant remporté de façon massive.Les réfugiés burundais ont donc toutes les meilleures raisons de regagner leur pays natal, fermement convaincus que leurs compatriotes demeurés au Burundi jouissent pleinement de la paix et de la sécurité. C’est cette vérité là que le chef de l’Etat leur demande de dire aux réfugiés burundais encore victimes de rumeurs les plus folles sur la situation socio politique dans notre pays.

Louis KAMWENUBUSA

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