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PREMIERE DAME > Rencontre avec les responsables en santé de la région Nord

La PTME au menu des échanges

 

DSC02657La Première dame du Burundi, Denise Nkurunziza, a rencontré les responsables de la région Nord en matière de santé afin de parler de la lutte contre le Sida à travers la Prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME). C’était une occasion d’échanger sur le pas déjà franchi dans ce domaine et les améliorations à faire. Un objectif 2030 est à atteindre où le Burundi veut atteindre, afin que 90% de ceux vivant avec le VIH le sachent, que 90% de ceux déjà atteint soient sur traitement, et que 90% de ceux  vivant avec une charge virale indétectable soient traités. 

 

Dans son discours de circonstance, la Première dame Denise Nkurunziza a appelés les responsables de la région Nord en matière de santé à conjuguer leurs efforts afin d’éradiquer le sida qui reste une entrave pour le développement du pays. En effet, selon Mme Nkurunziza, il est difficile de penser au développement quand les malades du sida augmentent au jour le jour. Elle a ainsi recommandé au ministère de la Santé et de la lutte contre le sida d’être le flambeau pour les autres dans cette lutte. Elle a rappelé que le programme PTME a déjà franchi un pas remarquable. C’est aux prestataires de soins, aux responsables des hôpitaux et des centres de santé de sensibiliser les femmes afin qu’elles soient toutes au courant de ce programme. Elle conseille les couples maries a travailler main dans la main afin que la PTME soit une réalité dans les familles déjà atteintes du sida. Sans oublier que l’enfant appartient à ses deux parents. 

Certains comportements sont à bannir 

Pour arriver à une lutte efficace, la Première dame du Burundi conseille à la population burundaise de bannir certains comportements, notamment, l’ivrognerie, l’adultère, la débauche, le viol, etc. Aux parents, elle  conseille de veiller à l’éducation de leurs enfants. Elle recommande  d’écouter  son enfant et l’orienter dans la vie, lui montrer ce qu’il doit savoir et ce qu’il doit éviter afin de lutter contre le sida. Aux administratifs, de prendre toutes les décisions nécessaires au profit de la bonne santé de leurs habitants. Elle a rappelé qu’il n’y a ni vaccin ni traitement curatif contre le sida. D’où il faut que ceux qui sont déjà sur traitements anti-rétroviraux continuent à les prendre en suivant les conseils de leurs médecins. Que personne ne les interrompe ni les prenne en desordre. 

Conjuguer les efforts pour éradiquer ce fléau

Elle a enfin recommandé à tout un chacun, Burundais ou etranger vivant au Burundi, de faire sienne cette lutte. Cela doit passer par le dépistage volontaire surtout pour les jeunes, les futurs mariés et  les femmes enceintes. A ceux qui sont déjà contaminés, elle conseille d’etre toujours en contact avec des médecins qui les aideront dans les traitements anti-rétroviraux. Les femmes enceintes, quant à elles, doivent faire une consultation dès le premier trimestre de leur grossesse et se faire dépister du VIH. Pour ceux vivant avec cette maladie, la Première dame recommande de  se faire suivre par un médecin jusqu'à l’accouchement pour que l’enfant puisse naître sans VIH/sida.Enfin, le ministre de la Santé a encouragé les responsables de santé car le pas déjà franchi est remarquable. En effet, en 2002, 6% de la population était infectée, 3% en 2007, 1,4% en 2010, et enfin 0,9% vers la fin de 2017.  Les responsables des hôpitaux ont émis les souhaits de voir le programme PTME s’enraciner dans les foyers burundais afin qu’on ait une société zéro naissance avec le VIH/sida.
Blandine Niyongere

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