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Observatoire national pour la prévention du génocide> Communiqué

Il condamne la position de la France sur le dernier référendum constitutionnel

DSC 03131. L’Observatoire National a appris avec indignation la position du ministère des Affaires étrangères français sur le référendum constitutionnel du 17 mai 2018 au Burundi.1. L’Observatoire National a appris avec indignation la position du ministère des Affaires étrangères français sur le référendum constitutionnel du 17 mai 2018 au Burundi.

2. L’Observatoire note que le ministère français reconnaît que le scrutin s’est déroulé dans un climat de calme, mais s’étonne qu’il affirme gratuitement qu’il y a eu de la violence, alors que les rapports sur terrain prouvent le contraire. Ce qui relève de la mauvaise foi, et c’est regrettable.

3. L’Observatoire National déplore que le ministère français affirme gratuitement que la minorité tutsie n’est plus protégée par la nouvelle Constitution, alors que les experts en droit constitutionnel ont déjà noté avec satisfaction que les mécanismes de partage du pouvoir et de protection des minorités convenus à Arusha ont été sauvegardés.

4. Ces équilibres se manifestent surtout par l’inclusion dans les institutions-clés suivantes :- A l’Assemblée nationale : les Bahutu y sont représentés à raison de 60% et les Batutsi à 40% ;- Au Sénat : il comprend 50% de Bahutu et 50% de Batutsi ;- Au Gouvernement : 60% de Bahutu et 40% pour les Batutsi ; - Au sein des Corps de défense et de sécurité : 50% pour les Bahutu et 50% pour les Batutsi.    Il faut indiquer qu’en plus, les Batwa sont représentés par trois (3) députés et trois (3) sénateurs cooptés.      Ces dispositions d’inclusion ont été inscrites dans la Constitution d’après transition de 2005 et sont reconduites tel quel dans la Constitution de 2018.   Mieux encore, l’amendement de la Constitution a introduit les équilibres au sein de la magistrature, corps sensible en matière d’inclusion. Les Bahutu y seront désormais représentés à raison de 60%, et les Batutsi à 40%.

5. L’observatoire National saisit cette opportunité pour demander avec insistance aux autorités françaises de cesser de s’ingérer dans les affaires intérieures du Burundi, et surtout dans des affaires qui relèvent de la pure souveraineté nationale, comme le référendum constitutionnel.Les autorités françaises devraient en plus s’abstenir de prendre des positions divisionnistes qui peuvent attiser la haine entre les différentes composantes de la population burundaise, particulièrement en ce moment où le peuple burundais est très engagé dans la consolidation de l’unité nationale et de la réconciliation. 

Pour l’Observatoire National,Hon. Ir. Jean de Dieu MutabaziPrésident.

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