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Editorial> Le Burundi, un pays de dialogue peut-il refuser le dialogue ?

Le gouvernement du Burundi vient de rendre publique une déclaration sur sa position jusqu’ici inchangée sur le dialogue inter-burundais, apportant ainsi un démenti formel et catégorique à une publication conjointe de la Commission de l’Union africaine et des Nations unies, faisant tout récemment état de leur inquiétude d’une décision des autorités du Burundi de suspendre sa participation au dialogue inter-burundais, facilité par l’ancien président tanzanien Benjamin William Mkapa, en qui le gouvernement du Burundi maintient toujours sa totale confiance pour les efforts qu’il ne cesse de fournir, lui et le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, afin de trouver un terrain d’entente au sein de la classe politique burundaise.Le gouvernement du Burundi vient de rendre publique une déclaration sur sa position jusqu’ici inchangée sur le dialogue inter-burundais, apportant ainsi un démenti formel et catégorique à une publication conjointe de la Commission de l’Union africaine et des Nations unies, faisant tout récemment état de leur inquiétude d’une décision des autorités du Burundi de suspendre sa participation au dialogue inter-burundais, facilité par l’ancien président tanzanien Benjamin William Mkapa, en qui le gouvernement du Burundi maintient toujours sa totale confiance pour les efforts qu’il ne cesse de fournir, lui et le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, afin de trouver un terrain d’entente au sein de la classe politique burundaise.Qu’il nous plaise de rappeler, dans cet éditorial, la position du gouvernement du Burundi sur le dialogue inter-burundais, position qui n’a jamais changé et changera jamais d’un iota ! Convaincu que l’avenir du Burundi ne peut que se préparer et se décider en terre burundaise, le gouvernement a, à maintes reprises, exprimé son souhait de voir le dialogue inter-burundais rapatrié sur le sol burundais, un souhait par ailleurs exprimé par le facilitateur lui-même, lors de la clôture du dernier sommet des chefs d’Etats de la sous-région qui s’est tenu à Kampala en févier 2018. Il s’agit d’un souhait fort légitime auquel des millions de Burundais ayant participé aux séances de dialogue intérieur ont exprimé leur totale adhésion. C’est également fort légitime que le gouvernement du Burundi refuse de s’asseoir autour d’une même table avec des Burundais poursuivis par la justice burundaise pour des fautes lourdes, notamment les violences post-électorales de 2015 et la tentative de coup d’Etat qui en a découlé.Celles et ceux, nombreux, qui sont au fait de la réalité burundaise, ont été époustouflés d’apprendre que le gouvernement du Burundi veut suspendre sa participation au dialogue inter-burundais dirigé par le facilitateur Benjamin William Mkapa. Ils ne peuvent que s’en indigner même, car il s’agit d’un mensonge de plus sur le Burundi, fabriqué à partir du sol européen par des pays européens ayant choisi d’héberger des Burundais poursuivis par la justice burundaise  et autres professionnels de la déstabilisation et de la désinformation de l’opinion. Ce sont ces gens qui, en étroite coopération avec les pays européens qui les hébergent, ne cessent de présenter au monde un sombre tableau de la situation sociopolitique du Burundi conformément à leurs desseins malsains.Mais le peuple burundais veille et demeure mobilisé autour des projets n’engageant que son avenir qu’il tient à construire lui-même, en toute indépendance et en toute souveraineté. C’est notamment le référendum constitutionnel du 17 mai 2018 qu’il attend impatiemment car n’émanant que de sa seule volonté souveraine, et respectant strictement l’Accord d’Arusha dont le premier et principal garant est le peuple burundais lui-même.La commission de l’Union africaine et les Nations unies devraient désormais faire attention et se refuser à toute infiltration venant des pays de l’Union européenne notamment la Belgique, tant il est vrai que leur récente publication est le résultat de leur infiltration.
Louis Kamwenubusa

 

REFERENDUM> Réunion de mobilisation populaire à Gatumba

La population est invitée à y répondre massivement

 

DSC01695Les membres du parti CNDD-FDD doivent prendre les devants en faveur du référendum constitutionnel dans l’objectif de servir d’exemple à toute la population. Ils doivent, à cet effet, approcher la population pour lui montrer l’importance de la nouvelle constitution. Voilà l’essentiel du message du chef du quartier de Mushasha II, Zabulon Minani, lors de la réunion de mobilisation de la population de son ressort qui a été invitée à répondre massivement à ce référendum pour le meilleur avenir du Burundi.  

 

Le chef de quartier de Mushasha II, Zabulon Minani, en collaboration avec le parrain du parti CNDD- FDD de cette partie, Wilson Ngendakumana, a organisé, le 17 avril 2018,  une réunion de mobilisation de la population ainsi que des membres du parti CNDD-FDD de son ressort à la participation massive au prochain référendum constitutionnel prévu le 17 mai 2017. A cet effet, M. Zabulon Minani a invité la population ainsi que les membres  du parti CNDD-FDD de son ressort à afficher un bon comportement face au référendum constitutionnel. Il a demandé particulièrement aux membres de ce parti de prendre les devants à cette activité civique. Et d’ajouter que ces derniers doivent servir de modèle en faveur de ce référendum. Encore faut-il approcher la population en vue de leur montrer le bien fondé de l’amendement de certains articles de la constitution. Pour lui, la nouvelle constitution vise le meilleur avenir du peuple burundais. Ainsi, les membres du CNDD-FDD doivent fournir le meilleur d’eux-mêmes pour que la population comprenne que ce référendum n’est pas pour le parti au pouvoir, mais plutôt, c’est pour le bien-être de tous les Burundais. De cette manière, ils pourraient tenir en échec les détracteurs qui tenteraient de tromper la population par des mauvais enseignements sur le référendum. Tout le monde doit se préoccuper de l’amour de la patrie. 

S’exprimer librement

Il a fait remarquer que la population pourra s’exprimer librement sans être induit en erreur par des influences négativistes. Surtout lorsqu’on sait que le peuple burundais est déjà mûr pour ne pas se laisser piéger par les ennemis de la paix et de la sécurité.  Il a précisé que  la paix et la sécurité constituent deux valeurs incontournables dans la voie vers le développement. Pour étayer ses propos, il a donné l’exemple de la construction des écoles, des hôpitaux, des centres de santé … qui sont des infrastructures publiques à la portée de tout le monde. Ces infrastructures ne sont pas érigées pour servir les intérêts du parti au pouvoir, mais plutôt pour être au service de toutes les composantes de la société burundaise y compris même les étrangers. C’est pour cette raison que nous avons besoin de la paix et de la sécurité pour permettre au Burundi de prospérer dans tous les secteurs de la vie nationale.  Pour ce faire, il est important que la population de Gatumba  se trouve en bonne position vis-à-vis du référendum. Elle doit désormais se poser la question de savoir d’où nous sommes venus et là où nous allons. Il n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza pour son objectif de mener  à bon port le peuple burundais.  En complétant le premier intervenant, le parrain du parti CNDD- FDD à Mushasha II, Wilson Ngendakumana a demandé à tous les « Bagumyabanga », à toutes les « Bakenyerarugamba » ainsi qu’aux jeunes « Imbonerakure» de convaincre ceux qui sont encore réticents à la Constitution révisée en prenant les devants en faveur du référendum tout en rappelant que les portes du parti CNDD-FDD restent toujours ouvertes pour ceux qui exprimeraient le désir d’y adhérer.  Signalons que l’association « Abaterambere» a remis une enveloppe de 11 000 FBu au chef de quartier de Mushasha II constituant sa contribution aux élections pour 2020. 

Masta Shabani

 

17 mai 2018> Référendum constitutionnel au Burundi

Tout est en train d’être mis en place pour que le scrutin se passe dans la transparence et l’équité

 

Nouvelle image gashatsiLe Burundi chemine lentement mais sûrement vers les élections générales de 2020 et surtout vers le référendum constitutionnel de mai 2018. Tout est en train d’être fait pour que le scrutin de mai se passe dans la transparence et l’équité. Plusieurs partis ont déjà annoncé qu’ils participeront au vote. 

 

C’est connu et c’est officiel. Le référendum constitutionnel se tient le 17 mai 2018 au Burundi. En effet, par le décret N° 100/027 signé conjointement le 18 mars 2018 par le président Pierre Nkurunziza et le Premier vice-président Gaston Sindimwo, le chef de l’Etat convoque les électeurs burundais au référendum constitutionnel du 17 mai 2018. Il sera question de dire oui ou non au projet de la nouvelle Constitution du Burundi proposé par le gouvernement. 

Tout Burundais, vivant au pays ou à l’étranger, invité à participer au scrutin

Riche de 7 articles, on retrouve l’essentiel du décret dans les contenus des articles 2, 3, 4 et 5. Ainsi, l’article 2 stipule que tous les citoyens burundais remplissant les conditions requises par la loi, résidant au Burundi ou à l’étranger, sont appelés à participer au référendum constitutionnel qui se tiendra le 17 mai 2018. L’article 3 indique que les partis politiques, les coalitions des partis politiques ainsi que les indépendants remplissant les conditions fixées par la loi qui souhaitent participer à la campagne électorale sont appelés à se faire enregistrer à la Commission électorale nationale indépendante du 23 mars au 6 avril 2018. L’article 4, quant à lui, précise que pour le scrutin, la circonscription électorale est le territoire de la république du Burundi sous réserve de la participation des Burundais résidant à l’étranger. Cette élection va se dérouler dans les centres et les bureaux de vote déterminés par la Commission électorale nationale indépendante et répartis sur tout le territoire. Pour les citoyens burundais résidant à l’étranger, le vote aura lieu au siège des représentations diplomatiques et consulaires y accréditées, suivant les modalités particulières fixées par la Commission électorale nationale indépendante. Pour les militaires burundais en mission de paix en Somalie et en République centrafricaine, le vote aura lieu dans les endroits déterminés par le commandement du contingent en collaboration avec la Commission électorale nationale indépendante. Enfin, l’article 5 stipule que le projet de Constitution soumis au référendum sera adopté si la majorité absolue des suffrages exprimés, soit cinquante pour cent plus une voix (50% + 1), l’approuve.Au regard du contenu de ces quatre articles, toutes les conditions sont donc réunies pour assurer l’équité et la transparence du scrutin. En effet, tout Burundais en ordre avec la loi  burundaise est  invité  à  participer « volontairement » au scrutin, qu’il réside au pays ou à l’étranger ou qu’il soit en mission officielle à l’extérieur. L’ingérence de l’Exécutif est aussi écartée puisque l’organisation technique du scrutin est confiée par le décret à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).C’est dans l’optique de garantir la transparence et l’équité que les listes provisoires des électeurs ont été affichées du 3 au 6 avril 2018 dans tous les 3 733 centres d’inscription identifiés et retenus par la Ceni à travers tout le pays. Les électeurs potentiels ont eu en effet à vérifier s’ils étaient réellement inscrits et correctement. Au final, c’est pour qu’aucun Burundais en âge de voter ne soit privé de son droit civique et politique lors du référendum et des élections de 2020 à la suite d’une malheureuse erreur technique de saisie. Pour rappel, les inscriptions au rôle pour le référendum de mai 2018 et les élections de 2020 avaient eu lieu du 8 au 17 février 2018. Dans sa sortie médiatique sur la radio Isanganiro du 8 avril 2018, Prosper Ntahorwamiye, le porte-parole de la Ceni, a indiqué que la semaine du 9 au 15 avril 2018 allait être consacrée à la correction des erreurs observées lors de l’affichage des listes provisoires. Par après, la Ceni va s’atteler à la production des cartes d’électeur.La porte est également ouverte à l’observation du déroulement du scrutin par des observateurs et des mandataires des partis politiques. Ces observateurs et mandataires des partis politiques ont été appelés à se faire enregistrer du 15 au 30 avril 2018 pour leur accréditation par la Ceni et les Cepi (Commission électorale provinciale indépendante). Cela ressort d’une réunion que le président de la Ceni, Pierre-Claver Ndayicariye a eu le 20 mars 2018 avec ses partenaires électoraux. Ce qui garantit davantage la transparence du scrutin. L’Uprona a bien entendu l’appel du président de la Ceni. En effet, le 7 avril 2018, les Badasigana de la zone de Musaga de la commune urbaine de Muha en mairie de Bujumbura ont inauguré une permanence du parti qu’ils ont construite dans leur zone. Gaston Sindimwo, Premier vice-président de la République et membre de l’Uprona avait été convié à ces cérémonies. Il a profité de l’occasion pour demander aux gestionnaires du parti au quotidien de désigner deux mandataires politiques à chaque centre et bureau de vote implanté dans tout le pays. Ces Badasigana désignés ne devront pas être des mercenaires mais des individus gagnés à la cause d’observer réellement le scrutin du 17 mai 2018. Et à Abel Gashatsi, président du parti Uprona d’annoncer que les mandataires lors du référendum de mai 2018 et des élections de 2020 proviendront des membres des comités collinaires du parti. Il l’a dit à Gisozi et Nyakararo en commune Gisozi de la province de Mwaro le 8 avril 2018. C’était à l’occasion des cérémonies de lancement officiel des comités collinaires du parti Uprona.Lors de la réunion du 20 mars 2018, M. Ndayicariye a également répercuté le contenu de l’article 3 du décret convoquant les électeurs au référendum du 17 mai 2018, invitant notamment les acteurs politiques burundais et les indépendants qui le souhaitent et remplissant les conditions exigées par la loi à se faire enregistrer à la Ceni pour battre campagne pour le oui ou pour le non. Celle-ci débutera le 1er mai 2018, selon Prosper Ntahorwamiye, porte-parole de la Ceni. Il l’a dit aux journalistes de la radio Isanganiro le dimanche 8 avril 2018. M. Ndayicariye a aussi annoncé que le référendum sera financé matériellement et financièrement par les fonds de l’Etat au moment où les élections de 2020 le seront par les contributions volontaires des Burundais. Le décret présidentiel qui lance la campagne pour le oui ou pour le non est attendu entre le 24 et 25 avril 2018. 

Plusieurs formations politiques participeront au scrutin

Nouvelle image 2Dans la droite ligne du décret présidentiel convoquant les élécteurs au référendum constitutionnel du 17 mai 2018, beaucoup de formations politiques agréées et reconnues au Burundi ont annoncé, à travers notamment les médias locaux, qu’ils vont participer à ce scrutin. Ainsi, dans les activités de Gisozi du 8 avril 2018, Abel Gashatsi, après avoir appelé les Badasigana à cohabiter pacifiquement avec les membres des autres partis politiques et demandé aux participants de travailler à la réunification de l’Uprona, il a invité solennellement tous les militants de son parti à participer au référendum de mai 2018 et de ne pas le boycotter comme certains Upronistes l’avaient fait lors des élections de 2015. Les consignes de voter seront données le moment venu. Même son de cloche de la part de Jacques Bigirimana, président du Front national de libération (FNL), qui a appelé les Banamarimwe à ne pas boycotter le référendum de mai 2018 comme le souhaiteraient les ennemis, tant nationaux qu’étrangers, de la paix et de la démocratie au Burundi. C’était à partir de la commune Kabezi de la province de Bujumbura et de la zone Mungwa de la commune et province de Gitega respectivement les 7 et 8 avril 2018. M. Bigirimana s’y était rendu pour réconforter les Banamarimwe et inaugurer des Permanences du parti. Le président du FNL a, en substance, demandé aux Banamarimwe de ne pas prêter le flanc aux personnes qui les dissuaderaient de répondre présents au référendum de mai 2018, une activité qui relève somme toute de la souveraineté nationale. Lui aussi a indiqué qu’il n’était pas encore temps de donner les consignes de vote.Gaspard Ntirampeba est le nouveau président et représentant légal du parti Sangwe-Pader (Parti pour la démocratie et la réconciliation). Il remplace Augustin Nzojibwami décédé le 6 août 2016. Il a été élu à ce poste lors du deuxième congrès ordinaire de ce parti tenu à Bujumbura le 7 avril 2018. Dans son discours de circonstance, M. Ntirampemba a annoncé que dans son programme politique, Sangwe-Pader se prépare notamment au référendum du 17 mai 2018 et a appelé ses militants à voter le nouveau projet de Constitution, surtout que les amendements apportés à l’ancienne constitution rentrent dans la vision du parti et que les nouvelles dispositions sont de nature à aider dans la gestion moderne du pays. En outre, l’activité rentre dans le cadre de la souveraineté nationale. Le Sangwe-Pader se prépare aussi pour les élections de 2020.Avant les responsables de l’Uprona, le FNL et le Sangwe-Pader, Léonce Ngendakumana et Agathon Rwasa, respectivement vice-président du parti Sahwanya-Frodebu et président de la coalition Amizero y’Abarundi avaient eux aussi indiqué qu’ils participeront au référendum Constitutionnel de mai 2018. C’était au micro des médias locaux après avoir fait enregistrer à la Ceni le 29 mars 2018 leurs organisations pour participer à la campagne référendaire justement.La veille de la signature du décret présidentiel relatif au référendum constitutionnel, Générose Nahimana avait déjà appelé les militants de Kaze-FDD à répondre nombreux au référendum constitutionnel et aux élections générales de 2020. C’était juste après son élection à la tête de Kaze-FDD lors du congrès extraordinaire tenu à Bujumbura le 17 mars 2 018. Elle remplace ainsi Jean-Bosco Ndayikengurukiye à la présidence de ce parti.

Gilbert Ntahorwamiye

Département de la Documentation 

 

CHINE> Culture inhabituelles de la minorité Li

Voulez-vous grimper quarante-neuf arbres longs sans branches pour l'amour ?

 

DSC0064Paiement de la dot. C’est ce qu’il faut premièrement faire pour qu’un garçon burundais épouse une Burundaise. Je ne veux pas tout à fait revenir sur toute la procédure, mais au moins, je sais qu'un futur mari a besoin d'avoir des têtes de bétail ou son équivalent en monnaie à présenter à la famille de la fille comme dot selon la coutume burundaise pour accepter et proclamer leur amour. Ce n’est pas le  cas pour la minorité ethnique Li en Chine, précisément en province de Hainan. 

 

 

Il peut être étrange, incompréhensible et même impossible quand on apprend cette culture. Imaginez  ! grimper 49 arbres longs, de plus de douze mètres, minces et sans branches, afin d'obtenir la main d’une fille! Cela semble drôle,  n'est-ce  pas ? Mais c'est comme cela dans les traditions  de la minorité ethnique Li en Chine, un groupe qui ne constitue qu'environ 1,2 million de la vaste population chinoise d'environ 1,4 milliard de personnes. Cela est le fruit d’une visite effectuée, il y a environ une semaine, à Hainan, une île de l'Océan Pacifique où vit la minorité ethnique Li. La province de Hainan se trouve au sud de la Chine.La belle île, surnommée « L'Orientale Hawaï » par le peuple chinois, se targue d'un beau climat tropical comme celui de Bujumbura, d'un littoral magnifique, d'un certain nombre de belles installations comme des hôtels et de nouvelles personnes qui vous donnent une idée de la diversité chinoise. Ma rencontre avec les Li a eu lieu le troisième et le quatrième jour de notre visite, quand nous sommes allés avec d'autres journalistes africains dans deux de leurs villages. Bien qu'ils ne soient pas si différents des autres Chinois physiquement, ces gens ont un certain nombre de pratiques culturelles qui les différencient de plusieurs façons. Par exemple, arrivé dans ces villages, ce que tu connais comme salutation chinoise « Ni hao », n’ a plus de place. Les Li disent « Bolo », une phrase qui signifie toujours la même chose: « Salut »

Un village de noix de bétel

Notre visite s’est basée sur deux villages à savoir le village de Zhongliao de Sanya et celui de Binglanggu qui est en même temps un site touristique. Pour une raison quelconque, je veux consacrer mon récit à ce dernier. Surnommé le village de noix de bétel, Binglanggu,un petit village composé d'environ 1 300 habitants, se trouve à environ 30 minutes en voiture de Sanya, la principale ville de l'île de Hainan. Il est surnommé ainsi parce qu’il y a de nombreux arbres de noix de bétel. Là-bàs, pour comprendre plusieurs choses qui s’y passent, il faut écouter attentivement la guide touristique. Une des choses qu'elle nous a expliqué, est le prix élevé à payer dans leur ancienne culture quand il s'agit d’épouser une fille. « Vous avez dû grimper 49 de ces arbres d'arec (noix de bétel) », dit-elle avec un accent chinois en pointant du doigt l'un des nombreux arbres minces et sans branches autour de nous.

Consommation d’une relation d’amour libre, étape exigée pour le mariage

La parade nuptiale et le mariage du peuple Li sont inhabituels. Selon la coutume des Li, les filles quittent la maison de leurs parents quand elles atteignent l'âge de seize ans. A partir de cet âge, elles vivent seules dans un boudoir non loin de leurs parents. La plupart des boudoirs sont des cabanes de chaume avec un grand lit dedans. Les filles commencent à trouver des potes après s'être déplacées dans  les  boudoirs !Concernant les jeunes hommes,ils sont libres d'entrer dans les boudoirs pour discuter et jouer avec les filles. Si la fille aime le jeune homme, elle lui demande de rester pour la nuit dans le boudoir. D'un autre côté, si elle ne l'aime pas, elle lui demande de partir. Une fois que la relation d'amour libre est consommée dans le boudoir, les parents du jeune homme iront chez sa famille pour faire la proposition formellement. Ils prennent souvent avec eux quelques vêtements et du bétel que les filles aiment. Les Bétel sont les cadeaux les plus importants pour faire la proposition.La famille de la fille peut être insatisfaite pour peu de bétel. C'est très joyeux et festif quand le mariage est officiellement organisé. Il y a diverses activités. La demoiselle d'honneur et le meilleur homme chantent des chansons d'amour en réponse les uns aux autres. Les gens dans les villages entiers préparent le porc et le mouton pour aider à célébrer.

Offrande des sacrifices aux ancêtres 

La minorité Li utilise la langue Li. Cependant, en raison d'un contact constant avec la majorité han, les Li utilisent également le mandarin (forme standard officielle du chinois) et les caractères chinois. Les Li croient au polythéisme. Ils ont l'habitude d'adorer leurs ancêtres et la nature, et ont la notion superstitieuse de « tout a  un  esprit ». Les Li qui vivent près du peuple han sont influencés par le taoïsme. Le christianisme a été une fois introduit dans certaines régions où vivent les Li.Les Li sont doués pour chanter et danser, et possèdent un riche héritage de littérature orale qui couvre de nombreux contes et ballades. Les instruments de musique indigènes sont l'arc de bouche qui est une corde de la bouche, une flûte de bambou verticale soufflée par le nez, et «Bai» qui est un instrument de musique vertical en bambou, etc.En ce qui est de la coutume d'enterrement, la mort est annoncée par le tir d'armes à feu! Et le corps est mis dans un cercueil taillé dans une seule bûche, puis enterré dans le cimetière du village. Qu’en est-il du jour de l'offrande des sacrifices aux ancêtres ? A ce jour, les membres de la famille ne doivent pas faire de travaux agricoles. Ledit jour correspond au jour où l'un de leurs membres décède et se célèbre trois années consécutives après le décès.D’après les informations reccueillies sur place, les Li ont habité Hainan pendant plus de 3 000 ans, et on pensait qu'ils étaient les premiers colons de Hainan. Trente-neuf autres groupes minoritaires vivent sur l'île de Hainan. La Chine compte 56 ethnies, dont celle des Han, qui est majoritaire de 98% de toute la population chinoise. Les 55 ethnies restantes sont des minorités représentant seulement environ 28 millions de personnes.
Vincent Mbonihankuye (Pékin)

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Audience accordée au ministre des Affaires étrangères d’Egypte

La gestion des eaux du Nil, un des points au menu des échanges

 

DSC06097Le président de l’Assemblée nationale a reçu en audience, le mardi 17 avril 2018, le ministre des Affaires étrangères de la République arabe d’Egypte, Sameh Shoukry. Les deux personnalités ont échangé notamment sur les problèmes de gestion des eaux du fleuve Nil. 

 

A la sortie de l’audience, le porte-parole du président de l’Assemblée nationale, Alexis Badian Ndayihimbaze a indiqué que les deux personnalités ont échangé sur les relations d’amitié qui existent entre les deux pays ainsi que  les problèmes en rapport avec la gestion des eaux du fleuve Nil.Le ministre Shoukry a demandé au président de l’Assemblée nationale le soutien du Burundi dans le but de trouver des solutions aux problèmes enregistrés entre l’Egypte et d’autres pays traversés par le Nil.La délégation égyptienne est venue également pour demander au Burundi de pouvoir soutenir l’Egypte dans sa candidature au poste de président du Parlement panafricain dont les élections auront lieu au mois de mai 2018.Pascal Nyabenda a, quant à lui, demandé à la délégation égyptienne de soutenir le Burundi dans l’exécution de la lutte contre le terrorisme en Somalie et sa contribution pour la paix et la sécurité. M. Shoukry a aussi émis le souhait de l’envoi en Egypte d’une délégation de l’Assemblée nationale burundaise pour échanger sur les relations entre les Parlements des deux pays.
Eric Mbazumutima

 

CENI> Atelier de formation des membres des Cepi et Ceci

Sur les opérations de vote pour le référendum constitutionnel de 2018

 

DSC 1186La Ccommission électorale nationale indépendante (Ceni), a organisé du 17 au 18 avril 2018, à l’endroit des membres des commissions électorales provinciales et communales indépendantes de la mairie de Bujumbura et de la province de Bujumbura, un atelier de formation sur les opérations de vote pour le référendum constitutionnel de 2018. 

 

 

Pierre Claver Ndayicariye, président de la Ceni, a indiqué que cette  formation qui  vient d’être lancé en mairie de Bujumbura pour la Cepi mairie et Bujumbura s’inscrit dans le cadre d’un atelier de formation régional. Et  cette même formation sera également organisée pour les autres provinces. La semaine prochaine, la formation se tiendra dans la province de Kayanza pour la région Nord, à Ruyigi pour la région centre, à Cibitoke pour la région Ouest et dans la province de Rutana pour la région sud.  Il a ajouté que cette formation est très spécifique parce que le référendum est un type d’élection particulière, car lors du référendum, on a un bulletin de vote unique où on choisit le OUI ou le NON mais,  pour les élections générales, on vote pour les candidats ou les  paersonnes et les individus. « Et aujourd’hui, le candidat  du mois de mai de cette année c’est le projet de la nouvelle Constitution. C’est pourquoi les électeurs sont invités à répondre par oui ou par non », a-t-il mentionné. M. Ndayicariye a en plus précisé que cette formation  a été organisée dans le but d’informer tous  les membres des Cepi et Ceci que même si on a participé dans les différentes élections antérieures, il s’agit d’un autre type d’élection.  « Au niveau des procès verbaux des résultats des opérations de vote c’est un autre type de remplissage, et mêmement  au niveau de la communication depuis le bureau de vote jusqu’à la Cour constitutionnelle, c’est une autre formation en amont pour les membres des Cepi et Ceci afin qu’ils puissent former à leur tour tous les membres des bureaux de vote qui seront prochainement recrutés à travers tout le pays », a-t-il signalé.

« Des bureaux de vote étrangers seront également mis en place »

Concernant les Burundais qui sont  à l’extérieur de notre pays, le président de la Ceni  a informé que des bureaux de vote étrangers seront mis en place le jour des élections, et surtout dans les différents ambassades et consulats généraux. « Ce sera par exemple dans les pays comme la Somalie et la Centrafrique où le Burundi possède des militaires qui sont dans des missions de maintien de la paix et de la sécurité. Donc, la Ceni disposera des cadres qui vont partir avec les représentants du ministère ayant la Défense nationale dans ses attributions pour faire la supervision », a informé M. Ndayicariye. A la question  de savoir les catégories de personnes qui ont le droit de voter là où ils ne se sont pas fait inscrire, il a informé qu’il s’agit des journalistes, des gents du service d’ordre et de sécurité qui sont déployés  pour sécuriser les élections ainsi qu’une série de Burundais qui sont en mission spéciale sur le terrain et qui n’ont pas cette possibilité de voter sur leurs bureaux d’enrôlement.

Les préparatifs vont bon train

A la question de savoir l’état d’avancement des préparatifs liés aux  élections du référendum, prévues le 17 mai 2018, M. Ndayicariye a dit qu’actuellement, et avec trois raisons principales, la Ceni est satisfaite du pas déjà franchi.  « Premièrement, nous sommes à l’étape de production des cartes d’électeur, lesquels  vont bientôt être distribués à l’intérieur du pays. En deuxième lieu, c’est qu’à partir d’aujourd’hui, nous avons commencé le déploiement du matériel lourd (les isoloirs et les urnes) en direction des différentes Cepi de tout le pays. Et enfin, c’est tous les matériels commandés auprès des prestataires de services nationaux à 99% est déjà à nos hangars », a bien expliqué M. Ndayicariye, tout en ajoutant qu’il reste seulement une petite quantité complémentaire d’isoloirs en bois qui sont en cours de livraison ainsi que les dossards de membres de bureaux de vote.

Avit Ndayiragije

 

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