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Editorial> Les réfugiés burundais ont toutes les meilleures raisons de rentrer

Si, sur le plan essentiellement politique, la semaine dernière a été marquée par la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la République Pierre Nkurunziza, elle a également été marquée par un autre événement que nous ne saurions passer sous silence.Si, sur le plan essentiellement politique, la semaine dernière a été marquée par la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la République Pierre Nkurunziza, elle a également été marquée par un autre événement que nous ne saurions passer sous silence.Il s’agit du retour à partir de la Tanzanie, de 900 réfugiés burundais qui, de leur plein gré, ont choisi de regagner leur pays natal ; s’ajoutant ainsi à d’autres nombreux réfugiés qui, encouragés et rassurés par l’évolution positive de la situation socio-politique prévalant dans leur mère patrie, ont choisi de dire non à l’exil, aucune raison ne pouvant plus l’expliquer la paix et la sécurité étant une réalité tangible sur toute l’étendue du territoire national. Chaleureusement accueillis par les autorités administratives et les leurs, les réfugiés en question habitent dans le sud et sud-est du Burundi où ils ont retrouvé leurs biens sous bonne garde, pendant leur exil, de l’autorité administrative et sécuritaire dans cette région, comme il en est ainsi dans bien d’autres à travers le pays où des mouvements d’exil ont été observés après les violences postélectorales de 2015 et la tentative de coup d’Etat qui en a découlé, le retour à la normale ayant été consacré avec l’installation, en 2015, des institutions démocratiquement élues.Dans son message à la Nation à l’occasion du Nouvel an 2018, le président de la République Pierre Nkurunziza s’adressait aux réfugiés burundais encore en exil en ces termes : « Nous réitérons notre appel à l’endroit de nos frères et sœurs encore en exil pour qu’ils rentrent : il faut qu’ils comprennent que l’on ne cultive pas le sorgho là où l’on est mal connu, et puis le Burundi a besoin de nous tous. Nous remercions ceux qui ont déjà répondu à l’appel que nous ne cessons de vous lancer, et nous leur demandons de dire la vérité à ceux qu’ils ont laissés derrière. »  Connue de tout le peuple burundais et de tous ceux de l’extérieur, mais de bonne foi, qui nous observent,  cette vérité n’est rien d’autre que l’amélioration de la situation politique,  sociale et sécuritaire au Burundi toutes les délégations étrangères ayant visité notre pays pour s’en enquérir l’ayant attesté après leur mission d’information en République burundaise. Il nous plaît de rappeler à titre illustratif, la délégation des chefs d’Etat et de gouvernement mandatés par l’Union africaine et venus de la république d’Afrique du Sud ,  de la république du Gabon, de la république du Sénégal,  de la république islamique de Mauritanie et la république fédérale d’Ethiopie qui, à l’issue de leur visite du 25 au 26 février 2016 dans notre pays, ont noté avec satisfaction les avancées positives en matière de paix et de sécurité au Burundi. Ce qui a été confirmé tout récemment par le comité exécutif de l’Union parlementaire africaine à l’issue de sa 72e session à Bujumbura les 22 et 23 mai 2018 quelques jours après le déroulement dans la paix et la sécurité du référendum constitutionnel le 17 mai 2018 dont la nouvelle loi fondamentale est l’émanation,  le « Oui » ayant remporté de façon massive.Les réfugiés burundais ont donc toutes les meilleures raisons de regagner leur pays natal, fermement convaincus que leurs compatriotes demeurés au Burundi jouissent pleinement de la paix et de la sécurité. C’est cette vérité là que le chef de l’Etat leur demande de dire aux réfugiés burundais encore victimes de rumeurs les plus folles sur la situation socio politique dans notre pays.

Louis KAMWENUBUSA

 

CHINE> Plus de dix mille entreprises chinoises en Afrique vont se lancer dans la fabrication locale

Pour réduire le déficit commercial africain

 

DSC0097La République populaire de Chine envisage réduire le déficit commercial africain. L’énergie et l’investissement en infrastructure sont également des domaines dans lesquels elle compte s’engager davantage étant donné que ceux-ci  relèvent d’une importance capitale dans la coopération sino-africaine. 

 

La Chine indique qu’elle désire voir l’Afrique développée et ouverte dans tous les secteurs surtout dans le domaine commercial, une des sources du développement économique. D’après un rapport publié l'an dernier par McKinsey Africa, une société américaine de conseil en management mondial, plus de 10 000 entreprises chinoises opèrent en Afrique, dont environ un tiers dans le secteur manufacturier. Pour que l’Afrique en profite, la Chine a déclaré qu'elle va encourager ces dernières à fabriquer localement des produits en provenance des pays africains afin que le continent puisse réduire le déficit commercial. Le message a été transmis par le directeur général de l'Asie occidentale et des affaires africaines au ministère chinois du Commerce, Jiang Wei, lors d'une visite effectuée audit ministère par un groupe de journalistes africains  basé à Beijing. « Le gouvernement chinois étudie la demande des pays africains pour encourager nos entreprises à traiter davantage les matières premières dans le pays hôte afin d'augmenter la valeur ajoutée. Le traitement local réduit en fait les coûts de production », a-t-il déclaré. Il a ajouté que la Chine collabore également avec les gouvernements africains pour mettre en place de meilleures conditions afin d'encourager les entreprises chinoises en Afrique à traiter plus de matières premières localement.

Plusieurs projets autour de l'électricité 

M. Jiang a indiqué que lors du prochain Forum sur la coopération sino-africaine (Focac) qui aura lieu en septembre de cette année, la Chine devrait s’engager davantage dans le domaine d'investissements dans les infrastructures sur le continent africain, y compris l'électricité. « Je pense que l'électricité d'une part est un fondement du développement économique de l'Afrique, car elle améliore les conditions de vie des populations. D'autre part, c'est un domaine très important pour la coopération Afrique-Chine », a-t-il expliqué. Il a signalé que la République populaire de Chine a beaucoup de projets relatifs à l'électricité en Afrique, y compris l'hydroélectricité et l'énergie propre. 
Vincent Mbonihankuye (à Beijing)

 

SEMAINE CATHOLIQUE INTERUNIVERSITAIRE> Ouverture des activités

Savoir gérer l’information reçue avec intelligence

 

DSC02693La critique, l’intelligence, la sagesse et la parole de Dieu, tels sont les mots d’ordre inculqués aux étudiants lors d’une séance d’enseignement sur la gestion de l’information reçue. C’était au cours des cérémonies d’ouverture de la Semaine catholique interuniversitaire, le dimanche 10 juin 2018 au campus Mutanga.  

 

L’abbé Dieudonné Niyibizi, professeur d’université en journalisme et orateur du jour, a exhorté les étudiants catholiques à s’armer d’intelligence et d’un esprit critique chaque fois qu’ils reçoivent une information. Une information peut être porteuse de message de construction ou de message de haine. Cela dépendra de comment les consommateurs de l’information la reçoivent et la gèrent. Se basant sur la parole de Dieu, tirée d’Ephésiens 4 :29, les étudiants devraient éviter que quelque chose de mauvais sorte de leur bouche, mais de propager toute bonne parole servant à l’édification et qui communique une grâce à ceux qui l’entendent. Les étudiants catholiques devraient sur ce point être des artisans de paix.L’abbé Niyibizi a aidé les étudiants à comprendre le système dans lequel différents  médias opèrent. Les médias informent mais peuvent jouer aussi un rôle manipulateur. Les étudiants sont donc appelés à éviter les stéréotypes causées par ces médias, en évitant d’être dépendants des informations reçues sans critiquer. Savoir choisir le genre d’information à croire, partager des informations vérifiées et sensées, savoir discerner les préférences des médias car tout médium a une salle de rédaction. De la même manière qu’ils choisissent quoi publier, que les consommateurs de nouvelles sélectionnent aussi. Tout n’est pas bon à dire pour certains médias. Les médias ne détiennent pas toute la vérité. L’abbé Arcade Nitunga, aumônier des universités catholiques et coordinateur diocésain pour l’apostolat des laïcs, a indiqué que les universitaires catholiques sont appelés à être des guides pour les autres étant de futurs dirigeants du pays et futurs éducateurs. Cette année, le sujet concernait la gestion de l’information car  il s’avère être un sujet d’actualité avec l’émergence des réseaux sociaux. Ce n’est pas toute information reçue qui construit, il y a celles qui détruisent. Les étudiants sont appelés à critiquer, à vérifier, en s’armant de la sagesse trouvée dans la parole de Dieu et dans leurs études.
Blandine Niyongere

 

PNRA> Atelier d’élaboration des bases d’une nouvelle stratégie de gestion des effectifs et de la masse salariale

« Permettre au gouvernement du Burundi de faire des manœuvres pour valoriser le niveau des salaires »

 

DSC08176Le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement au Burundi (Pnud), à travers le programme national de réforme de l’administration publique (PNRA), organise du 11 au 13 juin 2018 à l’intention de tous les chefs des antennes de la Fonction publique de toutes les provinces du pays, un atelier  d’élaboration des bases d’une nouvelle stratégie de gestion des effectifs et de la masse salariale. C’est pour permettre au gouvernement du Burundi de faire des manœuvres pour valoriser le niveau des salaires. 

 

Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, Félix Mpozeriniga, a indiqué que parmi les trente-cinq actions du PNRA,  figure l’initiative de gestion des effectifs et de la masse salariale de la Fonction publique. En effet, M. Mpozeriniga a ajouté que le gouvernement  est confronté depuis longtemps à un problème de maîtrise de l’évolution de la masse salariale, ce qui l’a amené à prendre des mesures conservatoires portant sur le gel des recrutements, à l’exception de certains domaines prioritaires comme l’éducation, la santé publique et d’autres.        « Pourtant, les besoins sociaux augmentent mais la réponse du gouvernement  est conditionnée aux ressources disponibles. Aussi, le niveau de salaire des fonctionnaires est considéré comme extrêmement bas par rapport au coût de la vie. Outre la nouvelle politique salariale qui vise  à rendre plus équitable le mécanisme salarial, et à prendre en compte la performance, seule une maîtrise des effectifs et de la masse salariale devrait permettre au gouvernement d’avoir des marges de manœuvre pour valoriser le niveau des salaires», a précisé M. Mpozeriniga. Ce  dernier a également informé que cette problématique de la maîtrise des effectifs fait partie des axes stratégiques de réforme des  finances  qui portent sur  la rationalisation et le renforcement de  la maîtrise de la masse salariale en préservant  les besoins des ministères prioritaires.

Elaborer des outils de base  pour la gestion des ressources humaines de la fonction publique

Dans les mêmes perspectives, le ministre ayant la Fonction publique dans ses attributions a aussi signalé que l’objectif du deuxième axe du PNRA est de restaurer immédiatement les outils de gestion des effectifs et de la masse salariale tout en  proposant quelques actions à mettre en place. A cela, il a ajouté qu’il est très important de préciser et rappeler  les principales attributions des antennes provinciales de la Fonction publique dans la dynamique  de maitrise des effectifs. Pour que cette gestion des effectifs soit une réalité, il a encore informé qu’un changement est en train de se construire progressivement autour d’un échange renouvelé entre l’Etat burundais et ses employés dans lequel chaque partie doit assumer ses responsabilités. « Et l’Etat a  déjà mis en place un chantier visant la restauration des principes de gestion  de la Fonction publique, notamment centrés autour de l’équité de traitement des agents publics,  la transparence des recrutements et l’application effective des textes qui les régissent ainsi que le rééquilibrage des rémunérations des agents les moins avantagés, en fonction des moyens budgétaires dont l’Etat dispose chaque année pour cette fin, etc », a-t-il rappelé.

AVIT NDAYIRAGIJE

 

EDITORIAL> Une nouvelle Constitution, une nouvelle avancée démocratique

Le Burundi est aujourd’hui doté d’une nouvelle Constitution promulguée le 7 juin 2018, au palais présidentiel de Gitega par le président de la République Pierre Nkurunziza, peu avant les cérémonies se rapportant à cet événement qui se sont déroulées au stade de Bugendana de la province de Gitega où le Chef de l’Etat a adressé à la Nation un message essentiellement axé sur le scrutin national du 17 mai 2018. Les médias écrits et audio-visuels vous ont déjà parlé de ces cérémonies de Bugendana, mais il convient de rappeler que le Chef de l’Etat a, au cours de son allocution, annoncé qu’il ne sera pas candidat aux élections de 2020, contredisant ainsi les détracteurs du peuple burundais ayant sans cesse affirmé que « la nouvelle Constitution était taillée à la mesure du président de la République ». C’était à la fois un mensonge et une insulte à l’égard de l’autorité suprême.Le Burundi est aujourd’hui doté d’une nouvelle Constitution promulguée le 7 juin 2018, au palais présidentiel de Gitega par le président de la République Pierre Nkurunziza, peu avant les cérémonies se rapportant à cet événement qui se sont déroulées au stade de Bugendana de la province de Gitega où le Chef de l’Etat a adressé à la Nation un message essentiellement axé sur le scrutin national du 17 mai 2018. Les médias écrits et audio-visuels vous ont déjà parlé de ces cérémonies de Bugendana, mais il convient de rappeler que le Chef de l’Etat a, au cours de son allocution, annoncé qu’il ne sera pas candidat aux élections de 2020, contredisant ainsi les détracteurs du peuple burundais ayant sans cesse affirmé que « la nouvelle Constitution était taillée à la mesure du président de la République ». C’était à la fois un mensonge et une insulte à l’égard de l’autorité suprême.La commune Bugendana est tout un symbole. C’est en effet, à partir de cette entité administrative que le Chef de l’Etat a officiellement lancé, le 12 février 2017, la campagne d’explication du projet de révision constitutionnelle ayant été soumise au vote référendaire le 17 mai 2018. C’est encore en commune Bugendana que le parti CNDD-FDD a organisé son premier meeting électoral auquel le président de la République Pierre Nkurunziza a participé en qualité de premier membre du parti CNDD-FDD, de président du Conseil des Sages et de Grand visionnaire du même parti. La commune Bugendana a donc de quoi se réjouir pour avoir été choisie pour abriter ces activités d’importance, notamment, celle se rapportant à la promulgation, par le Chef de l’Etat de la nouvelle Loi fondamentale qui, désormais, engagera l’avenir du peuple burundais car étant la seule référence pour l’édification d’une société burundaise, en lui donnant vie et force lui permettant d’accélérer son processus de développement.Promulguée jeudi dernier, comme c’est dit ci-dessus, par le président de la République Pierre Nkurunziza, la nouvelle Loi fondamentale est le résultat du référendum constitutionnel du 17 mai 2018 auquel le peuple burundais, sied-il de le rappeler, a spontanément et massivement participé en répondant par « Oui » à ce qui, désormais, devra garantir le succès des orientations politiques, économiques, sociales et culturelles en permettant de consolider les acquis déjà obtenus dans divers domaines et de concrétiser rationnellement et efficacement les aspirations et les exigences évolutives de tous les citoyens burundais, dans toutes leurs différences politiques, ethniques, régionales, philosophiques et religieuses. C’est, sied-il encore de le rappeler, en toute sérénité, en toute liberté et en toute souveraineté que le peuple burundais a participé au référendum constitutionnel du 17 mai 2018 en faisant preuve de maturité politique, comme cela sera sans doute le cas pour les élections de 2020 vers lesquelles nous tendons, en nous mettant en toute loyauté au seul service de l’intérêt suprême de la Nation, en donnant le meilleur de nous-mêmes pour persévérer dans la voie choisie par nous-mêmes pour décourager nos détracteurs, en agissant comme un tout cohérent et efficace, le seul apte à forcer le respect de nos options politiques, économiques, sociales et culturelles et de notre souveraineté. Le commandement de l’heure est de faire face résolument et efficacement à un plan de déstabilisation voire à un complot ourdi contre notre édifice démocratique.Conformément à la nouvelle Constitution, notre pays se dotera progressivement d’autres textes tout aussi fondamentaux pour régir la vie de la Nation, permettant aux diverses instances de l’Etat de jouer pleinement leur rôle d’organisation, d’orientation et de contrôle de la société burundaise en la prémunissant des situations la paralysant imposées par ses détracteurs. Oui à la démocratie, la nôtre ; non aux manœuvres déstabilisatrices, les leurs.
Louis Kamwenubusa

 

Présidence de la république> Promulgation de la nouvelle Constitution

Discours prononcé par le chef de l’Etat

Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;1. Nous voudrions d’abord rendre grâce à Dieu Tout-Puissant, le Dieu à qui nos Pères Fondateurs ont confié le Burundi en lui dédiant un vers dans l’Hymne National, pour avoir gardé nuit et jour le Burundi et les Burundais d’une manière qui dépasse l’entendement d’un fils de l’homme. 2. Aujourd’hui est un jour pas comme les autres, un jour d’allégresse et de joie pour tous les Burundais. C’est un jour d’action de grâce et de cri de joies car les Burundais viennent encore une fois de se montrer dignes d’estime tant au niveau national que sur l’échiquier international.3. C’est, en effet, un jour où le Burundi a eu une Constitution émanant de la volonté du peuple. Cette Constitution servira l’intérêt supérieur de la nation, elle rassemblera aussi bien ceux qui l’ont plébiscitée que ceux qui ont voté contre. Nul ne devrait donc s’interroger sur qui a voté quoi ou s’en prendre à ceux qui ont voté pour ou contre. Tout le monde devra désormais considérer la présente Constitution comme une loi fondamentale de tous les Burundais sans discrimination aucune, une Loi qui préside équitablement à la destinée du peuple burundais.   4. Les Burundais viennent de se doter d’une nouvelle Constitution qui cadre bien avec leurs aspirations, après que certains articles anachroniques de l’ancienne Constitution de l’an 2005 aient été modifiés, tandis que d’autres articles ont été révisés, et que de nouveaux articles ont été ajoutés pour rendre la Constitution conforme à notre temps et aux lois en vigueur dans notre  sous-région, la Communauté est-africaine.5. Nous voudrions donc saisir cette opportunité pour vous féliciter, chers Compatriotes, car vous méritez bien des compliments. Ces derniers jours, vous avez fait preuve d’un grand sens de patriotisme. C’est pour la première fois qu’un tel événement se produit, lorsque les élections sont organisées et tenues au Burundi sans devoir recourir aux aides extérieures, et cela va continuer même pour d’autres élections à venir.6. Les Burundais viennent de confirmer à la face du monde qu’ils sont un peuple de braves gens ! Ceci a été fait sans doute dans l’intention de léguer à nos enfants, à nos petits-enfants et à nos arrières petits-enfants, un pays libéré de toute oppression, un pays digne et capable de faire entendre sa voix dans le concert des Nations.7. Il importe également de lever tout équivoque par rapport à la mise en application de la nouvelle Constitution, plusieurs spéculations alimentent une polémique particulièrement par rapport à  la mise en place de nouvelles institutions politiques créées par la présente Constitution. Une certaine opinion avance qu’il va y avoir des élections anticipées, tandis qu’il y en a qui disent qu’il y a imminence de la nomination d’un Premier ministre et d’un vice-président. Les deux opinions devraient revisiter l’Article 288 qui est pourtant clair et sans équivoque.   Quant à l’Article 290, elle clarifie que les lois en place restent en vigueur dans leurs dispositions qui ne sont pas contraires à cette nouvelle Constitution. Les services de l’Etat procéderont à leur amendement progressivement suivant les priorités exigées par la vie de la Nation. Méfiez-vous donc de ceux qui racontent que la présente Constitution a pour objet de nommer un Premier ministre. Sa priorité est en effet l’affermissement de l’Indépendance du Burundi, l’honneur et la dignité des Burundais et l’intégration effective au sein de l’EAC.     Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;8. Nous n’avons rien qui surpasse en valeur notre pays, le Burundi. C’est la raison pour laquelle nous devons tout faire pour renforcer l’indépendance de notre pays. La souveraineté de notre pays doit toujours être respectée maintenant et à jamais. Le Burundi est le berceau de tous les Burundais, sans exception aucune. 9. Pour que le Burundi soit toujours respecté et écouté au sein de la Communauté internationale, il ne suffisait pas seulement que les colonisateurs rentrent chez eux. Pas du tout. Encore fallait-il affirmer notre honneur en continuant à nous développer en toute souveraineté, à organiser tout ce qui relève du bien du pays comme vous venez de le démontrer.10. Ceci est un signe éloquent qui démontre pour toujours que vous, les Burundais, vous avez déjà compris la signification du bien et de l’honneur d’une Nation, que le Burundi est une terre des hommes forts d’esprit et respectueux de la parole donnée, que la démocratie gagne de plus en plus du terrain dans notre pays, tandis que le citoyen a le droit inaliénable de prendre sans crainte des décisions qui concernent son pays sans craindre les étrangers et les anciens colons. 11. Nous, les Burundais, à l’étape où nous en sommes, nous ne sommes plus des gosses pour nous laisser dicter la conduite à prendre et ce qu’il faut retenir. De plus, le Burundi n’est pas non plus un îlot. Loin de là. Nous sommes plutôt entourés d’autres pays et nous suivons de près les événements qui se déroulent dans d’autres coins du monde, nous entendons et nous voyons ce qui ce passe. Organisons donc les affaires de notre pays en toute souveraineté dans le respect du principe sacrosaint de l’égalité souveraine, surtout que nous aussi nous ne nous immisçons pas dans les affaires internes des autres pays. 12. Le Burundi est sous la protection divine, rien ne peut l’ébranler. Des tempêtes ont secoué le Burundi à maintes reprises mais grâce à Dieu, les Burundais ont survécu triomphalement. Nous venons de poser un Acte héroïque que le monde retiendra pour toujours. Il s’agit d’un acte qui honore notre génération, les générations futures, sans oublier nos ancêtres qui se sont battus pour la dignité du Burundi depuis son existence.
 

Chers Compatriotes, Amis du Burundi ;

13. La Constitution est la Loi fondamentale, l’émanation de toutes les autres lois.  Un pays qui n’a pas de Constitution est un pays sans vie. Cette Constitution constitue une fondation sur laquelle le pays va bâtir tout ce qu’il entreprendra. Soyons sans crainte, le Burundi va continuer à se développer, surtout que tous les articles de la Constitution émanent des souhaits des citoyens Burundais, seuls détenteurs de la souveraineté du Burundi, ce joyau que Dieu le Créateur du ciel et de la terre nous a donné en cadeau. 14. La Constitution que vous venez de plébisciter par voie référendaire appartient à tous les Burundais. En effet, comme Nous l’avons dit, elle n’est pas tombée du ciel. Elle est le résultat du dialogue interburundais qui a été organisé au sein des différentes institutions et secteurs de la vie nationale. 15. Les partis politiques, les organisations de la société civile, les citoyens, tout le monde a contribué à sa manière en exprimant ce qu’il jugeait opportun à changer dans l’ancienne Constitution. C’est pour cela que vous étiez impatients de voir arriver le 17 mai 2018 et que vous vous êtes réveillés de bonne heure pour aller voter massivement. Que cela serve de leçon aux autres.16. Nous voudrions remercier de tout notre cœur tous les Burundais. Que ce soit ceux qui ont voté OUI, ceux qui ont voté NON ou ceux qui ont préférés jouer l’abstention. Le Burundi est un pays où la démocratie s’est enracinée, un pays où tout Burundais exprime son opinion en toute liberté.  17. Nous voudrions aussi remercier les politiciens pour avoir pris part à  ce pari constitutionnel en mettant en avant l’intérêt et l’honneur du pays, et surtout en se conformant aux desiderata exprimés par les citoyens. La compétition électorale est une caractéristique d’un Etat démocratique. Le plus important c’est le respect du choix des citoyens.18. Nous voudrions également exprimer notre gratitude envers la Commission électorale nationale indépendante et ses démembrements provinciaux (Cepi) et communaux (Ceci) pour avoir travaillé sans relâche, jour et nuit, afin d’arriver au résultat aussi digne de considération. Nous vous félicitons pour le bien fait à  votre patrie. Que Dieu vous bénisse pour cela. 19. Notre gratitude va aussi aux administratifs pour leur disponibilité pendant la préparation de ces élections, surtout en sensibilisant les populations de leurs entités administratives à participer aux élections. Nous remercions enfin les forces de défense et de sécurité, les journalistes, bref, toute personne qui a contribué de près ou de loin pour que ce référendum soit un succès. Que Dieu vous bénisse.
 

Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;

20. Neuf phénomènes exceptionnels ont marqué ce processus référendaire depuis sa préparation jusqu’aujourd’hui :   Premièrement : Le processus électoral s’est déroulé en toute quiétude.    Deuxièmement : Au lieu de choisir la voie de l’exil comme il était d’habitude en période électorale, les Burundais qui avaient fui sont retournés en masse, et les retours se poursuivent.   Troisièmement : Toutes les étapes électorales ont été respectées avec un taux record, y compris la participation des plus âgés.   Quatrièmement : Les Burundais ont prouvé leurs volonté d’engagement  extraordinaire, ce qui a permis la tenue des élections avec des fonds strictement internes.   Cinquièmement : Il y a une ressemblance  entre les Burundais de la diaspora et ceux vivant au Burundi, si l’on observe les taux d’enrôlement et de participation. Ceci prouve à suffisance que les Burundais de la diaspora et ceux vivant au Burundi émettent sur la même longueur d’onde  en ce qui concerne la vie de leur pays.   Sixièmement : Les Burundais issus de divers secteurs ont partagé leurs avis sur le changement de la Constitution. Contrairement au passé, l’État n’a pas imposé  mais a plutôt été à l’écouté de la population.  Septièmement : Dans tous le pays, une écrasante majorité de la population a répondu au rendez-vous électoral très tôt et, dans plusieurs localités, les élections se sont terminées plus tôt que prévu.    Huitièmement : Le peuple a prié pour ces élections de façon exceptionnelle. Nous saisissons cette occasion pour remercier la mairie de Bujumbura pour la prière spéciale d’action de grâce organisée à la place de l’indépendance.   Neuvièmement : C’est pour la toute première fois qu’un processus électoral se clôture sans incident ni accident.

Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;

21. Le processus référendaire constitutionnel touche à sa fin, mais nous voudrions vous rappeler que nous approchons les élections générales de 2020 au cours desquelles les Burundais se choisiront les dirigeants et les institutions à différents niveaux et secteurs de la vie nationale.22. Nous voudrions saisir cette opportunité pour remercier sincèrement ceux qui ont répondu à l’appel que Nous leur avons lancé en contribuant pour les élections. Vous savez bien que « l’assistance attendue du voisin arrive toujours après la pluie » et « que l’Homme étanche sa soif avec l’eau qu’il puise lui-même ». Le pas franchi est satisfaisant et Nous rassurons les Burundais que ces élections seront un succès.23. Même si nous sommes en train d’exprimer nos remerciements, il reste encore du travail à faire. C’est pourquoi nous continuons à vous appeler à poursuivre les efforts de contribution à ces élections. Vous savez bien que les contributions se font sur base de volontariat, sans contrainte aucune. Toutefois, méditons sur le fait que nous chantons toujours l’hymne de notre pays en disant : « Cher Burundi que tous nous aimons, Nous te consacrons nos forces, nos cœurs et nos vies…. ». Manifestons cela alors par action, sans que personne ne se dérobe de cette responsabilité ou ne se montre indifférent. En effet, le Burundi est une propriété commune que Dieu nous a donnée en partage.24. Comme vous l’avez entendu dernièrement à travers une communication du ministre ayant les Finances dans ses attributions, les contributions aux élections de 2020 sont à un niveau satisfaisant. La situation des contributions vous sera communiquée régulièrement pour évaluer le pas franchi et ce qui reste à faire. Nous souhaiterions que cette activité soit menée jusqu’au bout dans les meilleurs délais pour que tous les moyens nécessaires pour les prochaines élections soient rassemblés. Nous demandons donc au Burundais de rester sereins et apprendre des leçons du passé.25. Nous profitons de cette occasion pour lancer un appel aux politiciens qui sont à l’étranger de retourner au pays et préparer les élections de 2020. Vous êtes sans ignorer que même les autres sont rentrés et nous leurs adressons nos sincères remerciements pour leur contribution au développement du pays. Nous souhaitons donc la bienvenue même aux autres. Nous voudrions également réitérer notre requête aux pays qui hébergent des Burundais en conflit avec la justice burundaise de les extrader. Ces pays devraient choisir sagement entre les bonnes relations diplomatiques et le soutien aux criminels.   26. Le Burundi est un pays où règne la paix et la sécurité. Les frontières sont ouvertes en permanence pour quiconque veut rentrer dans son pays.27. Nous lançons un appel à ceux qui sont dans les camps des refugiés de se ressaisir et retourner dans leur pays natal et que les pays hôtes facilitent la tâche à quiconque veut rentrer au pays. Les refugiés ne sont pas des esclaves pour être retenus dans les camps, ils gardent le droit de retourner dans leur pays, surtout que le pays est en paix. Par ailleurs, nous sommes et nous avons toujours été un peuple paisible. Leurs biens  ont été jalousement gardés et restent protégés. Nous souhaitons que tous les réfugiés burundais qui le désirent soient rentrés au pays avant les élections de 2020.28. Gardons toujours à l’esprit cet adage: «Si tu veux surmonter de pénibles obstacles, aide-toi, et le ciel t'aidera». Nous devrions nous méfier des paroles de ceux qui mettent à l’avant- plan leurs intérêts égoïstes et de ceux qui encouragent les gens à prendre de mauvaises décisions sous prétexte qu’ils vont les assister. Leur objectif n’est autre que de détruire le pays et de distraire les Burundais et les autres Nations. Sortez des ténèbres de la mort pour embrasser la lumière de l’humanité. Apprenez à  distinguer le bien du mal afin de savoir ce qui convient.

Chers Compatriotes, Amis du Burundi ;

29. Même si le Référendum sur la Constitution s’est bien déroulé, laissant les ennemis du pays couverts de honte, il y a eu des événements trouble-fête qui ont attristé les Burundais et les amis du Burundi. Vous avez appris qu’avant le Référendum, des terroristes ont attaqué la population à Ruhagarika en Commune Buganda dans le but d’empêcher la tenue du Référendum. Nous présentons encore une fois nos condoléances aux familles endeuillées tout en vous informant que nous collaborons étroitement avec la RDC pour que ces criminels soient arrêtés et punis conformément à  la loi.  30. Même le jour du scrutin, il s’est manifesté des groupuscules de voyous qui ont essayé d’imposer le désordre, oubliant que les citoyens burundais ont déjà compris que, pour eux, rien au monde ne compte plus que l’honneur et la tranquillité du pays, prenant ainsi la décision d’y veiller jalousement en empêchant et en écartant toute personne susceptible de porter atteinte à l’ordre public. 31. Nous remercions et félicitons les Burundais qui ont été vigilants, et qui ont rejeté et remis à la justice ceux qui ont voulu déstabiliser le Référendum. Nous remercions également les citoyens qui se sont donné corps et âme pour que les élections se déroulent bien, lorsque certains ont bravé la faim et la soif en travaillant nuit et jour sans devoir exiger de récompense. 32. Nous ne pourrions terminer sans remercier les institutions du pays, plus particulièrement les Forces de l’ordre et la justice pour la vigilance et le don de soi qu’elles ont encore une fois affichés durant ce référendum. Nous les félicitons et leur souhaitons d’aller de l’avant. Nous les exhortons à continuer à prouver aux Burundais et au monde entier que le Burundi est un pays respectueux, un Etat de Droit, Digne et Paisible.   33. Nous remercions également les leaders des partis politiques, tout en leur demandant de redoubler d’efforts dans l’encadrement de leurs sympathisants. En effet, le fait qu’il y a eu environ 200.000 bulletins nuls pendant le Référendum est une preuve indéniable qu’il y a des Burundais qui n’ont pas tout simplement bénéficié d’une formation électorale ou qui ont reçu une formation y relative insuffisante. Il est donc demandé aux leaders des partis politiques de collaborer avec la Commission électorale pour que personne ne soit désorienté lors des prochains scrutins. 34. Nous remercions les citoyens qui se sont levés de bonne heure et voté pendant le temps réglementaire. Par la même occasion, Nous faisons un clin d’œil  aux retardataires pour qu’ils comprennent que la survie du Burundi doit être leur première priorité.35. Nous voudrions porter à la connaissance de tous les Burundais que le référendum constitutionnel dans lequel nous étions engagés touche à sa fin. L’heure est désormais à la reprise des activités de développement. Vous avez remarqué que les travaux communautaires de développement ont donné un rendement appréciable. Soyons davantage unis, retroussons les manches et travaillons dans un élan associatif et inébranlable pour développer le pays.36. Nous demandons aux ambassadeurs et chefs de Missions diplomatiques accrédités au Burundi de dire à leurs compatriotes que le pays est fréquentable. Que la communauté internationale soit plus proche des Burundais qu’elle ne le fait jusqu’ici. Nous réitérons nos remerciements à tout un chacun pour sa contribution.

Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;

37. Le président de la République, avant de prendre ses fonctions jure de respecter la Constitution dans toute sa substance.  Dans l’ancienne Constitution en vertu de laquelle j’ai prêté serment  en 2015 tout comme la Constitution que nous venons de promulguer, toutes clarifient les dispositions concernant les mandats présidentiels.38. Je voudrais rappeler aux Burundais et à la communauté internationale ce que j’ai dit le jour de mon serment en 2015 : « La victoire obtenue lors de ces élections, c’est la victoire de tous les Burundais, que ce soient ceux qui ont voté pour nous ou non, de même que pour les étrangers vivant au Burundi ou ceux qui viendront au Burundi. Nous promettons de respecter le verdict de la Cour constitutionnelle concernant ce dernier mandat que vous nous avez accordé, entériné par la Cour est-africaine de justice. Ce qui signifie que quand Dieu ouvre  personne ne ferme, personne ne s’y oppose. » Tout comme si Dieu ferme personne n’ouvre.39. Nous allons tenir notre promesse, nous allons  respecter la parole donnée conformément à l’idéologie du parti CNDD-FDD qui nous a éduqué et propulsé au sommet.40. C’est dans cette optique que nous demandons aux Burundais, aux étrangers, ainsi qu’a la communauté internationale de ne plus se laisser distraire ou de tomber dans les pièges  de ceux qui spéculent sur les mandats présidentiels au Burundi. Ils devraient plutôt lire entre les lignes de la nouvelle Constitution.41. Sachez qu’a partir d’aujourd’hui, que ceux qui veulent se repentir devraient le faire. Cette Constitution n’a pas été amendée pour maintenir le président Pierre Nkurunziza au pouvoir comme les ennemis du Burundi ne cessent de laisser entendre ces derniers jours. Cette Constitution a été plutôt retouchée pour le bien, pour l’honneur et la dignité du Burundi. Et surtout pour un avenir meilleur aux générations futures. 42. Pour ce qui me concerne, je m’engage corps et âme à soutenir le prochain président qui sera élu en 2020 et à continuer à consacrer toutes mes énergies à servir et veiller aux intérêts du Burundi jusqu’à mon dernier soupir.43. Il s’agit d’une décision inspirée par le Tout-Puissant que j’ai toujours pris pour Témoin. Honneur et Gloire  à son Nom pour toujours.

Vive la Nouvelle Constitution du Burundi ;Vive le Burundi et les Burundais ;Que Dieu benisse le Burundi et le peuple burundais ;Je vous remercie !

 

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