Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Editorial> Bâtissons une société plus unie et solidaire

Sur le plan religieux, l’événement tant attendu s’est produit le dimanche 16 avril 2017 : la célébration de la fête de Pâques, une des fêtes les plus importantes du calendrier chrétien qui rappelle, annuellement, à tous les chrétiens du monde entier la résurrection du Christ. Vêtus d’habits de fête et transportés par leur foi, les chrétiens, tôt dans la matinée, s’étaient rassemblés en grand nombre dans leurs lieux du culte respectifs pour partager la prière et chanter alléluia dans la joie et l’allégresse après quarante jours de jeûne, de prière et de pénitence. Les portes des lieux du culte étaient grandement ouvertes à tous les chrétiens en état de physique normal. Et, pour tous, riches ou pauvres, gouvernants ou gouvernés avec la même attitude d’adoration devant Dieu, le même sentiment d’égalité dans le cadre de l’obéissance aux préceptes divins, la même conviction d’appartenir à une même communauté chrétienne qui empêche le mal et ordonne le bien, et dont l’unité et l’indivisibilité doivent être sauvegardées, en renforçant ses liens et en combattant les mauvais comportements.
En cette période pascale, les questions ne peuvent pas manquer : qu’avons-nous fait du carême, sachant que sera récompensé dans l’autre monde, le croyant qui, surmontant cette tendance exécrable à tout subordonner à son plaisir et à son intérêt strictement personnels, aura allégé les souffrances des autres en posant des actes de solidarité et de charité ? Avons-nous le sentiment d’avoir amélioré notre comportement humain et d’avoir renforcé notre conscience morale ? Avons-nous le sentiment de vivre en paix avec les autres, de mettre en avant le langage de la vérité, de la justice, du pardon, de la réconciliation, du respect de soi et des autres, de la protection de l’environnement, de la sexualité responsable, de la justice et du sens du bien commun ?
En cette période pascale et même au-delà, qu’est-ce que le pays qui nous a tant donné peut attendre de ses fils et de ses filles ? Les exemples qui suivent peuvent nous aider à y répondre. Il sied de souligner qu’à la veille de la fête pascale, des actes de solidarité et de généricité ont été posés notamment par le Président de la République Pierre Nkurunziza qui a envoyé aux populations nécessiteuses des provinces du nord du pays 17 tonnes de vivres pour leur permettre de fêter Pâques dans la dignité en tant qu’êtres humains créés et sauvés par le Christ ressuscité. D’autres actes de solidarité ont été posés par les Forces de défense nationale qui ont envoyé également des vivres aux populations des provinces de Bubanza et Kirundo affectées par le changement climatique. Une délégation du parti Uprona en mairie de Bujumbura a également agi dans le même sens en visitant, au quartier Rohero II, un centre d’accueil hébergeant des personnes âgées et des orphelins auxquels une assistance a été apportée. D’autres gestes de solidarité sont certainement attendus en cette période pascale.
La fête de la résurrection du Christ signifiant le triomphe du bien sur le mal, sachons en tirer profit en nous débarrassant de nos mauvais penchants pour construire une société plus unie et plus solidaire d’où jailliront les composantes fondamentales de la paix : la justice et l’amour entre frères et sœurs, le service affectueux envers les membres les plus faibles parce que petits, malades ou âgés, l’aide mutuelle devant les nécessités de la vie, la disponibilité à accueillir l’autre, et si nécessaire, à lui pardonner. La période pascale n’est–elle pas une occasion propice pour l’apprentissage et la pratique de la culture du pardon, de la paix et de la réconciliation ? En cette période qui n’est pas ordinaire, exprimons l’ardent souhait de voir les sentiments fraternels que se vouent de voir les composantes de la société burundaise dans la ferveur d’une même foi et l’attachement indéfectible aux idéaux de paix, d’unité, de démocratie et de réconciliation, s’exprimer avec encore plus de vigueur pour une meilleure maîtrise des problèmes complexes auxquels sont, de nos jours, confrontés l’Homme et la société dans tous les pays du monde.

Louis Kamwenubusa

 

EGLISE DU ROCHER DE BUYE> Célébration de la fête de Pâques par la famille présidentielle

Plus rien à craindre, Jésus-Christ a vaincu la mort

 

DSC 0101La famille présidentielle s’est jointe aux chrétiens de l’Eglise du Rocher de Buye dans la célébration de la fête pascale le dimanche 16 avril 2017. Le chef de l’Etat a annoncé que la fête de Pâques de 2017 est une bénédiction spéciale pour lui et les chrétiens de l’Eglise du Rocher de Buye. Il était accompagné de cinq chorales qui ont aidé les chrétiens à chanter la résurrection du Seigneur Jésus-Christ par différents chants. « Comme je l’avais promis à votre pasteur, avec ma famille nous devions nous joindre à vous pour célébrer ensemble la résurrection de notre Roi Jésus-Christ », a déclaré le président de la République au début du culte.


Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza a, dès le début du culte, annoncé que la fête pascale de 2017 est spéciale. Elle renferme la puissance de Dieu. «Nous sommes venus avec cinq chorales pour chanter pour le Seigneur. C’est une meilleure offrande qu’on puisse apporter devant le Dieu Tout puissant», a-t-il dit. La première était la chorale «Komeza Gusenga» dont le chef de l’Etat est membre, la chorale « Ingabo za Christ » composée de militaires et policiers de la garde présidentielle, la chorale « Voix des Anges » composée d’enfants du chef de l’Etat, la chorale «Asantekwaya » des enfants du chef-lieu de la province de Ngozi et la chorale « Abagizwe n’inkomezi ». Chacune a aidé les chrétiens à prier par trois de ses chants.

« …Et voici je suis avec vous jusqu’à la fin du monde »

Le prédicateur du jour s’est appuyé sur l’extrait de la parole de Dieu tirée de l’évangile de Saint Mathieu chapitre 28 (Mt28, 18-20). C’est un récit où, après sa résurrection, Jésus-Christ s’est adressé à ses disciples qui avaient peur d’aller annoncer la Bonne nouvelle au monde entier. « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »
Le prédicateur du jour, pasteur de l’Eglise du Rocher de Buye, a laissé entendre qu’après la résurrection de Jésus-Christ qui a été crucifié pour les péchés des hommes, personne ne devrait avoir peur d’annoncer le nom de Jésus partout dans le monde. « Jésus a vaincu la mort pour nous, nous sommes libres maintenant », a-t-il déclaré avant de rappeler que dès sa résurrection Jésus a envoyé ses disciples dans une mission délicate. Celle d’annoncer la Bonne nouvelle au monde entier.

Amédée Habimana

 

EDITORIAL> Pas de conflit politique dans notre pays

Le Conseiller principal à la présidence de la République chargé de la Communication, presse et information, Willy Nyamitwe, et le Porte-parole du président de la République, Jean-Claude Karerwa, ont organisé, mercredi dernier, un café de presse au cours duquel des éclaircissements nécessaires ont été apportés aux questions posées par les médias tant publics que privés. Les journalistes ont su tirer profit de la présence de ces deux personnalités à ce café de presse en ne laissant échapper aucune des questions à poser, comme ils savent le faire lorsqu’ils se trouvent en présence des sources d’informations aussi crédibles. C’est avec franchise et sans complaisance que des réponses ont été données aux questions se rapportant à la situation que traverse le pays à l’heure actuelle.

Revenir sur tout ce qui a été dit, dans un espace aussi restreint, relèverait de la gageure. Mais retenons qu’il n’y a pas de conflit politique au Burundi comme cela a été souligné par le Conseiller principal à la présidence de la République chargé de la Communication, presse et information, Willy Nyamitwe. Ce disant, il rejetait ce que certains médias affirment à partir de leur confort dans les capitales occidentales sans en apporter la moindre démonstration. Dans cette action qui porte atteinte à l’honneur de la presse dont le rôle est de vérifier, certains médias ont donné libre cours au sensationnel à tel point qu’il y a lieu de se demander s’il ne s’agit pas là d’un prétexte en or pour justifier et mériter ce qu’ils recherchent. Il n’y a pas de conflit politique au Burundi. Ce qu’il y a, c’est le pluralisme d’opinions, c’est la libre confrontation des différents points de vue, c’est le débat contradictoire comme cela s’observe dans les pays jouissant d’une démocratie responsable. Si débat contradictoire signifiait conflit politique, qu’en serait-il de la France où l’on assiste actuellement à une campagne électorale musclée à l’issue de laquelle le gagnant sera connu le 8 mai prochain ? Qu’en aurait-il été, l’année dernière, aux Etats-Unis d’Amérique où une campagne électorale également musclée opposait Hillary Clinton à l’actuel président Donald Trump ? Conflit politique, non. Libre confrontation des points de vue, oui. Au Burundi comme ailleurs, des problèmes peuvent surgir entre les acteurs politiques aux sensibilités politiques différentes, mais cela est loin de s’appeler conflit politique totalement opposé à la capacité de penser et d’agir d’une manière démocratique, nouvelle, créatrice, avec une vision claire des objectifs à atteindre. Le conflit politique au Burundi tel qu’affirmé dans certains médias n’existe que dans la tête de celles et ceux qui en sont les auteurs.
Après la longue et douloureuse crise socio-politique de 1993, notre pays s’est engagé, à partir de 2005, dans un nouveau processus démocratique tel qu’il a besoin d’une composante humaine en mesure de définir la stratégie du développement, de contribuer à l’orientation d’une politique constructive. De fait, les tâches fondamentales de l’édification et du progrès d’un pays ne sont pas une mince affaire, c’est tout de même une affaire d’hommes et de femmes mûs par l’esprit patriotique, capables de sacrifice pour le bien du pays, capables d’affronter ensemble les problèmes qui surgissent et faire face aux situations difficiles de nature à affecter profondément la paix, la démocratie et le développement. Tous ces hommes et toutes ces femmes doivent provenir de tous les milieux politiques, la construction du pays étant l’affaire de tous ses citoyens. Quelle que soit la tendance politique affichée, le nécessaire apport de tous s’impose, dans un débat contradictoire constructif qui, rappelons-le, est loin d’être un conflit politique. Dans l’effort considérable qui doit être déployé pour consolider la paix et la sécurité, sources d’un développement durable, mettons à profit nos différences, car il n’est nulle place pour la fuite en avant, les besoins nationaux devant primer sur les intérêts particuliers. Le conflit politique n’aura jamais de place, si ensemble, nous nous mettons au service de l’intérêt suprême de la Nation. Aucun parti politique ne saurait, sans mauvaise conscience, s’y dérober.

Louis Kamwenubusa

 

SENAT> Audience accordée à une délégation de la représentation de la Suisse au Burundi


Christelle Melly et Thomas Ntambu ont promis un appui institutionnel à la chambre haute du Parlement

 

aaaqqdju Le président du Sénat, Réverien Ndikuriyo, a reçu en audience Christelle Melly et Thomas Ntambu, tous les deux, conseillers à l’ambassade de la Suisse au Burundi avec résidence à Nairobi au Kenya, le jeudi 13 avril 2017.


 Selon le porte-parole du président du Sénat, Stella Budiriganya, ces deux conseillers vivent au Burundi et suivent de près les activités de Réverien Ndikuriyo dans l’encadrement de la population. Ils l’ont ainsi félicité pour ces actions. Pour cela, dit Budiriganya, ils ont promis un appui institutionnel pour permettre au Sénat de continuer cet encadrement.
Le président du Sénat a manifesté sa gratitude de voir des gens qui suivent et apprécient ses actions. Il leur a promis de mettre en place une équipe qui va inventorier les besoins dans le cadre de cet appui institutionnel.

Alfred Nimbona

 

 

COOPERATION> Les raisons de la coopération Chine-Afrique

Malgré les défis, la Chine tient toujours à l’Afrique

 

aaaqqqdfgfbv La Chine et l’Afrique, un pays et un continent qui entretiennent des relations de longue date. Depuis l’époque des révolutions jusqu’à l’époque de la Chine nouvelle, les Africains ont vu dans la Chine un coopérant qui est devenu aujourd’hui un partenaire. Malgré les guerres qui ont sévi, la Chine, malgré les conflits interminables observés dans certains pays africains, la Chine tient toujours à assister l’Afrique et à l’aider à se défaire de ses colonisateurs et à arriver à un développement économique indépendant. Comment ? En honorant ses engagements. C’est ce qui ressort du discours du directeur général adjoint du département des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères, Dai Bing, dans une conférence tenue à l’endroit des journalistes africains, à Beijing.

 

 Il est vrai, certains asiatiques n’ont pas encore eu l’occasion de voyager en Afrique. Pour dire que plein de Chinois s’imaginent encore ce que c’est l’Afrique, du moins pouvant se la représenter par les Africains qui séjournent en Chine. Sans oublier ceux qui regardent les Africains noirs avec des yeux hagards, car étant la première fois de leur vie qu’ils voient un tel peuple. Certains sont curieux de traverser mers et océans pour découvrir ce continent. C’est ce qui pousse beaucoup d’investisseurs chinois à aller investir en Afrique.Un fait qui montre que l’Afrique est un continent peu connu. Ayant des cultures presque semblables, les Chinois trouvent en Afrique un terrain d’espoir comme ils aiment le dire.
Mais, comme l’indique le conférencier, l’histoire nous montre que des Africains ont aidé les Chinois à combattre, pendant la Deuxième guerre mondiale, contre des régimes qui voulaient envahir la Chine. Depuis 1956, les relations entre la Chine et l’Afrique se sont donc améliorées avec un nouveau chapitre sur la Chine nouvelle. De 1956 à 1978, les relations sont le plus basées sur les progrès politiques. Le souhait de la Chine, aider l’Afrique à arriver à l’autonomie politique par l’autonomie économique. De 1978 à 2000, les deux partenaires se reconnaissent comme devant œuvrer pour le développement des deux parties. C’est ainsi que la recherche d’un terrain d’échange se crée de 2000 à 2005 avec le FOCAC. Des réunions Chine Afrique se font ci et là pour relever l’économie de cette dernière. Ainsi vient le concept de Win Win coopération. De 2005 à 2015, la Chine veut relier les deux parties par des relations bénéfiques pour les deux.

La Chine ne s’impose pas

M. Bing indique que les progrès observés jusqu’ aujourd’hui ont été possibles grâce à la politique de non-ingérence de la Chine. En effet, la Chine n’impose quoi que ce soit dans sa coopération. Recherchant les intérêts, comme tout investisseur, elle ne pose pas de conditions dans ses aides. C’est aux pays africains de prendre leurs propres responsabilités. En plus, cela est l’une des raisons de la présence chinoise en Afrique: l’aider à se défaire des pouvoirs colonialistes. La Chine encourage des échanges de marchandises, échanges humains, échanges de culture mais tout en gardant ses caractéristiques. Depuis plus d’un demi-siècle, les relations Chine Afrique n’ont jamais connu de conflits.

Des défis parfois embarrassants

Des défis ne manquent pas mais les Chinois et les Africains savent trouver un terrain d’entente pour remédier à cela. C’est par exemple des entreprises chinoises qui pratiquent des activités illégales au Ghana. M. Bing fait savoir qu’avec la coopération étroite avec les autorités, ces entreprises peuvent être chassées pour de bon. La Chine ne tolère jamais ceux qui ternissent son image. C’est une honte et une entrave à la coopération.
Il faut aussi tenir compte de la stabilité politique des pays africains et de la sécurité. Si les gouvernements changent fréquemment, cela peut briser des engagements faits avec la Chine. Chaque leader vient avec sa politique. Ce qui chamboule des projets planifiés à long terme. Il faut une garantie à ce genre de projets. Quant à la sécurité, certains pays africains sont toujours en guerre. La Chine aide d’abord au maintien de la paix. La pollution étant le plus grand défi auquel doit faire face la Chine, mais laquelle est aujourd’hui réduite par la présence de beaucoup d’arbres, ainsi, elle fait de son mieux pour l’éviter en Afrique là où elle instaure des projets d’industrialisation en protégeant l’environnement. En plus, pour la construction de chemins de fer passant par les forêts, à Nairobi par exemple, on doit tenir compte des trajets par lesquels doivent passer les animaux.

Blandine Niyongere

 

SENAT> Questions orales adressées au ministre des Relations extérieures sur le trafic des êtres humains


Formaliser l’échange de la main d’œuvre entre le Burundi et les pays étrangers en est une solution

 

aaaaaakkkui La chambre haute du parlement burundais s’est réunie dans sa plénière du 13 avril 2017 pour adresser au ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, Alain Aimé Nyamitwe, des questions orales avec débat sur le trafic des êtres humains. Formaliser l’échange de la main d’œuvre entre le Burundi et les pays étrangers en est une solution.

 

 Selon le président de la commission permanente chargée des questions politiques, diplomatiques, de défense et de sécurité, Jean Marie Pascal Nsesema, la traite des êtres humains est transnationale. Le protocole de Palerme vise à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes en général les femmes et les enfants en particulier. M. Nsesema a informé que la question est actuellement préoccupante et a été soulevé lors de la réunion des porte-paroles des institutions du 10 juin 2015. Certaines sociétés feraient le trafic des êtres humains, particulièrement des jeunes filles envoyés surtout en Arabie Saoudite et à Oman. En date du 26 février 2017, sur 824 filles et femmes qui ont quitté le pays 31 seulement ont été rapatriées.
Les sénateurs ont voulu savoir s’il n’y aurait pas de complicité des agents de la Pafe (actuel commissariat général des migrations) dans la délivrance des documents de voyage aux jeunes filles, le ministre Nyamitwe a répondu que la délivrance de ces documents est un droit de chaque citoyen et de tout âge. Et de dire qu’il faut seulement voir la tendance. Par exemple si on observe plusieurs personnes demandeurs de documents vers une même destination dans une semaine, il faut faire l’investigation pour savoir les raisons de leurs départs.
A la question de savoir les mobiles de ce trafic et le traitement réel infligé aux jeunes filles et femmes embarquées vers l’Arabie Saoudite et Oman, M. Nyamitwe a indiqué que la plupart partent travailler comme femmes de ménage et subissent des traitements inhumains et dégradants. Néanmoins, celles qui ont la chance de travailler pour des employeurs corrects exercent leurs métiers à leur aise.

Favoriser l’esprit d’entrepreneuriat des jeunes pour créer de l’emploi au pays

Le ministre Nyamitwe a signalé qu’on a envoyé une délégation pour faire rapatrier celles qui sont en situation de sévices. Pour ces dernières, leurs employeurs cachent ou déchirent leurs documents d’où on demande de laisser-passer pour les faire revenir au pays. Les ménages hôtes de ces filles déjà ciblés et connus par les gouvernements et ambassades du Burundi dans ces pays, ne subissent aucune ménace. Pour éradiquer cette pratique ignoble, il faut prendre la question au sérieux et saisir la justice, la police mais aussi que les gens sensibilisent leurs proches pour que ceux-ci ne sacrifient pas la vie de leur enfants pour de l’argent.
M. Nyamitwe a dit que la solution est de formaliser les échanges de main d’œuvres dans le cadre de relations bilatérales des pays. Cela permettra de réduire les départs clandestins qui sont à l’origine des traitements inhumains. De ce fait, les pays étrangers qui veulent les travailleurs peuvent signer des contrats avec les pays qui les disposent afin de débloquer les fonds pour l’apprentissage en langues et coutumes de ces pays six mois avant le départ afin de favoriser l’entente et le bon déroulement des travaux. Pour lui, une main d’œuvre qualifiée et concurrentielle permettra aux Burundais d’avoir de l’emploi à l’étranger et un esprit entrepreneuriat.

Ezéchiel Misigaro

 

Page 1 sur 321

Ouvrir