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Bukeye> Descente du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza

Il a réuni les gouverneurs de province pour échanger et arrêter des stratégies pour renforcer la sécurité

 

DSC 0138Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a réuni les gouverneurs de province  en commune Bukeye de la province de Muramvya le mardi 11 décembre 2018. Lors de cette réunion, il y a eu échange d’expériences entre ces gouverneurs.  Il a été également une occasion de renforcer les stratégies de maintien de la sécurité dans le pays.  

 

Le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a tenu une réunion ordinaire avec les gouverneurs de province le mardi 11 décembre 2018 en commune Bukeye. Selon son porte-parole, Jean-Claude Karerwa Ndenzako, ordinairement,  les gouverneurs de province et d’autres dirigeants se réunissent dans des séances d’échange d’expériences, et de décider les voies et moyens de continuer à renforcer la sécurité et le développement à travers le pays.  Le chef de l’Etat a félicité les gouverneurs car, à travers leurs exposés, il a été clair que la paix et la sécurité règnent sur toute l’étendue du Burundi.  Cette situation a permis à la population d’accroître la production, ce qui améliore le bien-être familial et permet à la population de bien vaquer à ses activités de développement socio-économique. 

Appelle à plus de vigilance

Le chef de l’Etat a donné un message particulier aux gouverneurs de province. « Nous approchons l’année 2019, une année préélectorale, et pour le Chef de l’Etat, c’est une période où on observe une fièvre électorale, où certaines personnes s’adonnent à la désobéissance civile et d’autres comportements marginaux ». Là donc, il fallait dire aux gouverneurs de tout faire pour juguler, endiguer tout comportement marginal susceptible de saper la paix et la sécurité.Le chef de l’Etat, dit M. Karerwa, a aussi évoqué les relations entre le Burundi et le Rwanda. Les relations qui, dit-il, sont en berne suite surtout aux actes de guerre causés par le Rwanda. Là, le Chef de l’Etat demande aux gouverneurs de provinces, surtout celles frontalières avec le Rwanda, de redoubler de vigilance pour que ces actes de guerres posés par le Rwanda ne puissent pas saper les efforts de paix et de sécurité faits par ces gouverneurs. Le chef de l’Etat leur a également demandé de collaborer avec les autres responsables de l’éducation, de la justice, de la sécurité pour se rassurer que la paix et la sécurité sont assurées sur tout le territoire. La consommation des stupéfiants en milieu scolaire doit aussi attirer l’attention. M. Nkurunziza leur a félicité pour la lutte contre la fraude et les malversations économiques, et leur demande de doubler d’ardeur surtout dans le secteur des minerais et des cultures industrielles surtout le café. 

Alfred Nimbona

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Conseil des ministres du mercredi 12 décembre 2018

Le projet de décret portant institution des langues d’enseignement et langues enseignées à l’école fondamentale, un des points à l’ordre du jour

 

DSC 0774Le mercredi 12 décembre 2018, sous l’égide du président de la République, Pierre Nkurunziza, le Conseil des ministres du gouvernement burundais s’est réuni. Les ministres ont eu à analyser cinq projets de décrets et de lois dont celui portant institution des langues d’enseignement et langues enseignées à l’école fondamentale. 

 

Comme on peut bien le lire sur le document que le Secrétaire général du gouvernement du Burundi a remis à la presse, au cours de ce Conseil des ministres, cinq projets de lois et ou de décrets et une note ont été analysés. Il s’agit du projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’accord de prêt n°12/732 entre la république du Burundi et le Fonds saoudien pour le développement relatif au projet de construction de la route nationale n°3, tronçon Rumonge-Nyanza-Lac, signé à Bujumbura le 26/11/2018. Le projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’accord de prêt entre la république du Burundi et la Banque arabe de développement économique en Afrique relatif au projet de construction de la route nationale n°3, tronçon Rumonge-Nyanza-Lac, signé à Bujumbura le 26/11/2018 ; les deux présentés par le ministre des Transports, des travaux publics, de l’équipement et de l’aménagement du territoire.Les ministres ont également échangé sur les projets de décrets portant institution d’une prime d’éloignement aux enseignants du Fondamental, du Post-fondamental et du professionnel ainsi que celui portant fixation des langues d’enseignement et langues enseignées à l’école fondamentale, qui ont été présentés par la ministre de l’Education, de la formation technique et professionnelle.Les ministres du gouvernement burundais ont également eu à analyser le projet d’ordonnance ministérielle portant renouvellement du permis d’exploitation des calcaires et pouzzolanes à la société Burundi Cement Company (Buceco s.a), présenté par le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines. Enfin, ces membres du gouvernement ont échangé sur une note concernant la mise en place d’un portail d’informations sur les procédures administratives, qui a été présentée par le ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi.

Jean Bosco Nkunzimana

 

Editorial > Situation des droits de l’Homme au Burundi : Dans la bonne voie

Le Burundi s’est associé aux autres pays de la planète pour célébrer, le 10 décembre dernier, le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, sous le thème se rapportant à la protection des droits de la personne humaine en général , sans oublier tout particulièrement la lutte contre les violences faites aux femmes. Au nom du gouvernement du Burundi, le ministre en charge des droits de l’Homme Martin Nivyabandi a dit tout le sens à donner à l’événement qui, dans notre pays, coïncide si heureusement avec la clôture des 16 jours consacrés aux activités relatives à la lutte contre les violences faites aux femmes, et avec la ferme détermination du gouvernement du Burundi à veiller à la sauvegarde des avancées remarquables observées à travers tout le pays, en matière de protection des droits de l’Homme, en décourageant notamment tout ce qui est de nature à porter atteinte au droit à la vie et à l’intégrité physique et corporelle, sans oublier ceux favorisant l’épanouissement total de l’être humain comme le droit à l’éducation, le droit à la santé, le droit à la propriété et tant d’autres.Le Burundi s’est associé aux autres pays de la planète pour célébrer, le 10 décembre dernier, le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, sous le thème se rapportant à la protection des droits de la personne humaine en général , sans oublier tout particulièrement la lutte contre les violences faites aux femmes. Au nom du gouvernement du Burundi, le ministre en charge des droits de l’Homme Martin Nivyabandi a dit tout le sens à donner à l’événement qui, dans notre pays, coïncide si heureusement avec la clôture des 16 jours consacrés aux activités relatives à la lutte contre les violences faites aux femmes, et avec la ferme détermination du gouvernement du Burundi à veiller à la sauvegarde des avancées remarquables observées à travers tout le pays, en matière de protection des droits de l’Homme, en décourageant notamment tout ce qui est de nature à porter atteinte au droit à la vie et à l’intégrité physique et corporelle, sans oublier ceux favorisant l’épanouissement total de l’être humain comme le droit à l’éducation, le droit à la santé, le droit à la propriété et tant d’autres.Considérés dans notre pays comme la plus grande violation des droits de l’Homme, les conflits inter-ethniques qui trouvent leur genèse dans l’administration coloniale belge n’ont plus de place dans un pays doté d’une Constitution, réaffirmant la détermination inébranlable du peuple burundais à mettre un terme aux causes profondes des violences ethniques et politiques, de génocide et d’exclusion, d’effusion de sang, d’insécurité et d’instabilité politique qui ont plongé le pays dans la détresse la plus totale. C’est pour cette raison, essentiellement, que les Burundais se sont irrévocablement engagés dans la voie d’une réconciliation authentique et durable. C’est cette volonté politique exprimée par le gouvernement du Burundi qui décourage tous ceux qui seraient tentés d’hypothéquer la paix et la sécurité dans notre pays, en mettant en péril les droits de l’Homme. Il est incontestable que les actions menées en cette direction effaceront à jamais les balbutiements du passé en matière de respect de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, aujourd’hui, rappelons-le, âgée de 70 ans, un anniversaire célébré le 10 décembre dernier dans un pays, le nôtre, où la loi consacre la primauté du droit et de la justice en faveur de tous les citoyens burundais sans exclusive, en totale contradiction avec l’époque coloniale qui consacrait la primauté du droit sur l’arbitraire et l’injustice, foulant ainsi aux pieds ce texte fondamental consacrant les droits humains à travers la planète, occultant volontairement le droit à la vie des citoyens burundais longtemps meurtris par des crises intestines qui n’appartiennent qu’au passé.Que dire, en terminant, de cet anniversaire si ce n’est qu’il offre une précieuse occasion au peuple burundais pour encore dire non aux rapports onusiens aussi mensongers qu’insultants sur la situation des droits de l’Homme au Burundi ? La démocratie serait-elle la négation des droits humains ?                               

Louis Kamwenubusa

 

MEFTP> Promotion de la nutrition et de l’hygiène en milieu scolaire

Un module dont l’utilisation aurait un impact positif a été validé

 

DSC 0715Le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelles a organisé le mardi 11 décembre 2018, à l’hôtel Royal Palace, un atelier de validation d’un module de promotion de la nutrition et de l’hygiène en milieu scolaire. Ce programme pourra étendre les cantines scolaires dans les endroits défavorisés et  un appui nutritionnel aux élèves. 

 

Le programme des cantines scolaires a débuté en 2009. Le nouveau module pourra aider à vulgariser les connaissances afin de faire face à la malnutrition.Selon Virginia Villar Arribas, directeur pays du Programme alimentaire mondiale, le Pam chemine ensemble avec le gouvernement du Burundi dans la nutrition en milieu scolaire depuis 2008. Dans le discours de circonstances, Herménégilde Burikukiye, secrétaire permanent au MEFTP, le module de nutrition qui vient d’être validé, consiste en une mise en œuvre du programme d’alimentation en milieu scolaire dans les écoles fondamentales des provinces de Bubanza, Bujumbura, Cibitoke, Gitega, Kirundo, Muyinga et Ngozi. 

Ce programme présente plusieurs avantages

Sur le plan éducationnel, il réduit de façon significative les abandons scolaires, augmente le taux d’inscription, le taux de réussite en classe.Sur le plan nutritionnel, il apporte aux enfants une meilleure santé, à travers une alimentation saine, équilibrée, régulière, variée et diversifiée, ajoute M. Burukukiye.Pour lui, la malnutrition devenue un problème de santé publique est déterminée par un faible accès à la nourriture diversifiée et un faible revenu des ménages, sans oublier le mécanisme de menu du jour équilibré par les communautés locales en général et scolaire en particulier. Ce module vient à point nommé, car son utilisation pourrait avoir un impact positif, à cours, moyen et à long termes.

Aline Nshimirimana

 

CHINE> Quarantière anniversaire de réforme et d’ouverture

Contrôle et gestion du Parti communiste chinois, un des quatre domaines moteurs du développement

 

DSC0170 1« Intensification du contrôle et de la gestion du Parti communiste chinois, plus d’efforts dans l’éradication de la pauvreté, passage progressif de l’économie  planifiée vers une économie de marché et une attention particulière accordée aux talents, tels sont les domaines dans lesquels la République populaire de Chine s’est focalisée depuis sa reforme et l’ouverture pour atteindre sa puissance économique actuelle », a indiqué au journal Le Renouveau, l’ambassadeur de  Chine au Burundi, Li Changlin. 

 

Cette année de 2018, la Chine totalise quarante ans de réforme et d’ouverture. Avant 1978, plus 750 millions de Chinois vivaient dans la pauvrété. Par contre, elle est actuellement la deuxième puissance économique mondiale. Ne peut-elle pas être une référence pour les pays sous développés ou en voie de développement ? Dans une intervieuw exclusive qu’il a accordée au journal Le Renouveau, l’ambassadeur de Chine au Burundi, Li Changlin, a révélé les domaines clés sur lesquels son pays s’est focalisé pour atteindre son développement actuel, malgré la pauvrété qu’il subissait avant ladite ouverture.En vue d’assurer une bonne marche de   réforme et d’ouverture et atteindre son développement, il a indiqué que la Chine a d’abord intensifié le contrôle et la gestion du Parti communiste chinois, force motrice de la vie politique, économique, sociale du pays. Pour forger le fer, il faut être fort soi-même. Selon l’ambassadeur, 89 millions des membres du Parti doivent toujours être à l’avant-garde de leur époque, préserver leur caractère avancé, leur pureté, leur intégrité. Le parti a su fédérer le peuple chinois autour des thèmes de développement. Au cours des quarante ans, des efforts importants ont été mis ensuite dans la réduction de la pauvreté. D’après l’ambassadeur Li, environ 700 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté de 1978 à 2014 au moment où 55 millions de résidents ruraux se sont débarrassés de la pauvreté pendant ces cinq dernières années. « La Chine s’est fixé l’objectif d’éradiquer la pauvreté à l’horizon 2020 », a-t-il ajouté. En outre, a-t-il pousuivi, un passage progressif de l’économie  planifiée vers une économie de marché, une ouverture vers l’extérieur tous azimuts s’est formée dans le pays. Ici, le rôle du marché a été mis en valeur dans la distribution des ressources, l’établissement d’un nouveau concept de développement coordonné et durable. Le dernier domaine qu’il a révélé concerne l’attention particulière accordée aux talents. Selon ledit diplomate, la Chine a beaucoup investi dans la formation des compétences dans le pays, et a fait rentrer  au  pays des talentés, tout en leur fournissant des avantages divers. Chaque pays peut planifier sa voie de développement adaptée à ses réalités nationales. Mais, compte tenu des résultats réussis durant seulement ces 40 ans, n’est-t-il pas possible que les autres pays, surtout africains, puissent s’inspirer de ces domaines priorisés par la Chine ?

Vincent Mbonihankuye (A Beijing)

 

ONPGH> Conférence de presse du mardi 11 décembre 2018

En rapport avec les criminels qui ont assassiné le président Melchior Ndadaye

 

DSC05423L’Observatoire national pour la prévention et l’éradication du génocide, des crimes de guerre et d’autres crimes contre l’humanité (ONPGH), a animé une conférence de presse le mardi 11 décembre 2018 à Bujumbura. C’était pour soutenir la justice burundaise contre certains milieux nationaux et internationaux dans le procès des criminels du feu président Melchior Ndadaye et ses proches collaborateurs. 

 

Selon le président de l’ONPGH Jean de Dieu Mutabazi, l’Observatoire national a accueilli avec satisfaction la décision du ministère public burundais de reprendre le procès des assassins du 1er président démocratiquement élu Melchior Ndadaye et de ses proches collaborateurs, en 1993. L’Observatoire national constate que la procédure des mandats d’arrêt internes et internationaux lancés contre Pierre Buyoya et ses collaborateurs est régulière et conforme à l’Accord d’Arusha, aux lois nationales et internationales, a dit M. Mutabazi.L’ONPGH recommande que toutes les personnes poursuivies se mettent à la disposition de la justice pour se défendre  sur les faits dont elles sont accusées. Au terme de la procédure judiciaire, la vérité sera connue et les responsabilités seront établies. Des sanctions seront prises contre ceux qui seront reconnus coupables et les innocents seront blanchis, a indiqué M. Mutabazi.Les présumés auteurs du putsch et des assassinats de 1993 ne bénéficient d’aucune immunité ni amnistie.Après la sortie des mandats d’arrêt internationaux, M. Mutabazi a signifié que l’ancien président Pierre Buyoya s’est répandu abondamment dans tous les médias du monde. Tout en ne niant pas sa culpabilité, M.Buyoya ne plaide pas son innocence mais préfère invoquer une immunité hypothétique et implorer le secours des milieux internationaux qu’il a longtemps servis.Après une consultation de la Constitution de 2005 et l’Accord d’Arusha ainsi que    le code pénal, M. Mutabazi a indiqué qu’il a constaté que les présumés auteurs du putsch et des assassinats de 1993 ne bénéficient d’aucune immunité ni amnistie. Au lieu de répondre sur les crimes dont il est accusé, M. Buyoya tente une manœuvre de diversion en s’attaquant au gouvernement du Burundi et en prétendant que la réouverture du procès aurait pour cause des difficultés de ce dernier. Il va jusqu’à accuser le gouvernement, a dit M. Mutabazi, que la reprise de ce dossier cacherait des raisons électoralistes pour attirer la sympathie d’électorat hutu parce que Ndadaye était d’ethnie hutu. Alors qu’il est accusé sur des faits personnels précis, M. Buyoya fait un amalgame de questions hors sujet pour détourner l’attention de ce qui lui est reproché. Il croit que ses maîtres continueront de le protéger, ce qui n’est pas certain puisqu’aucun Etat ou dirigeant raisonnable ne peut se permettre de couvrir indéfiniment des présumés criminels, a-t-il ajouté.Comme l’a précisé M. Mutabazi, l’Observatoire national s’indigne contre les interventions intempestives du président de la commission de l’Union africaine Moussa Mahamat Faki. Ce dernier prétend également que la poursuite du procès risque de porter atteinte à l’unité, à la réconciliation et au travail de la CVR. Au cas contraire, a dit M.Mutabazi, c’est l’impunité qui est préjudiciable à la concorde nationale et à la paix sociale, car il entretient des rancœurs et des frustrations des victimes et du peuple entier. Le travail de réconciliation de la CVR n’empêche pas le travail permanent de la justice de poursuivre les criminels. Pour clore, M. Mutabazi a recommandé au peuple burundais de rester serein et solidaire et de sauvegarder la paix et la sécurité.

Martin  Karabagega, Mireille Kubwayo ( Stagiaire )

 

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