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Kayanza-Ngozi> Hausse des prix de certains produits

La responsabilité des commerçants s’avère nécessaire

 

DSC 0574Suite à la hausse des prix du sucre et des produits Brarudi, le sucre ne se trouve pas facilement sur le marché. Quant aux produits Brarudi, leurs prix ne sont pas respectés dans les communes les plus éloignées des provinces Ngozi et Kayanza. Face à cette situation, les habitants ne savent plus à quel saint se vouer.

 

Pour le gouverneur de la province de Kayanza, Anicet Ndayizeye, il y a toujours des spéculations sur le sucre. « Nous avons appris que le prix du sucre a monté jusqu’à 3 000 FBu par kilo, c’est vraiment criminel ». Pour pallier à cela, M. Ndayizeye a indiqué qu’ils sont en train de s’organiser en quadrilogie avec la police anti-corruption, l’administration à la base, la police et les agents de sécurité humaine pour essayer de traquer ces commerçants qui spéculent.
« Mais dans l’ensemble, a-t-il poursuivi, nous avons remarqué qu’il y a spéculation lorsque l’offre est inférieure à la demande. Ainsi, lorsque la Sosumo (Société sucrière du Moso) est en train de produire, les prix sont normaux. Et quand c’est l’inverse, il y a parfois des spéculations. Au chef-lieu de la province de Ngozi, les habitants se plaignent du fait que le sucre devient de plus en plus rare et que l’on ne peut même pas en trouver dans les boutiques ».
Pour cela, le gouverneur de la province de Kayanza en appelle à la responsabilité des commerçants pour respecter les prix fixés par le gouvernement. Il a souligné que les commerçants qui seront appréhendés seront punis conformément à la loi.

Les prix des produits Brarudi ne sont pas respectés dans les communes les plus éloignées

Concernant les produits Brarudi, M. Ndayizeye a précisé qu’il n’y a pas assez de problèmes au chef-lieu de la province de Kayanza dans la mesure où les prix sont globalement respectés. Mais, le problème se pose au niveau des communes les plus éloignées parce que la Brarudi amène ses produits là où il y a les SSD. « Et là où il n’y en a pas, c’est à cause de l’éloignement des chefs-lieux des communes ou de province et on nous apprend que les prix officiels ne sont pas respectés ».
En commune Gashikanwa de la province de Ngozi, l’on a constaté que les prix ne sont pas respectés dans les bistrots. Une gérante de bistrot rencontrée sur place a affirmé qu’elle est obligée de se rendre au chef-lieu de la province de Ngozi pour s’approvisionner. Ainsi, elle doit payer son déplacement aller-retour, c’est pour cela qu’elle est obligée de rehausser les prix des produits Brarudi pour ne pas subir une perte.
D’après le gouverneur Ndayizeye, la Brarudi va essayer de résoudre ce problème. Il appelle l’administration locale à contrôler sérieusement les prix.
Yvette Irambona

 

Coopération>Visite au Burundi du commissaire du Conseil de paix et sécurité au sein de l’Union africaine

L’UA rend un vibrant hommage aux militaires burundais tombés sur le champ de bataille en Somalie

 

DSC01107Le Commissaire du conseil de paix et sécurité de l’UA (Union africaine) est arrivé au Burundi le mercredi 18 janvier 2017 pour une visite de deux jours. Dans l’après-midi de la même journée, en compagnie du ministre des Relations extérieures Alain Aimé Nyamitwe, de celui de la Défense nationale et des anciens combattants Emmanuel Ntahomvukiye, de celui de la Sécurité publique Alain Guillaume Bunyoni et des hauts responsables de l’armée et de la police notamment le chef d’Etat major, le directeur général de la police nationale, etc. il s’est rendu au cimetière de Mpanda. Là il a déposé des gerbes de fleurs sur les tombes des militaires burundais tombés sur le champ de bataille en Somalie pour le compte de l’UA. Les détails vous seront livrés dans nos éditions ultérieures.

Amédée Habimana

 

PROVINCE DE BUBANZA> Descente du Deuxième vice-président de la République au marché du fourrage en zone Buringa

Se rendre compte de la valeur ajoutée du marché

 

DSC 1214Dans l’objectif de se rendre compte de la valeur ajoutée du marché des fourrages au profit de différents acteurs qui l’exploitent, le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore a effectué le mercredi 18 janvier 2017 une descente en zone Buringa de la commune Gihanga en province de Bubanza. Les vendeurs des ces herbes ont demandé une place pour construire un marché sur le long de la RN5 réservée uniquement à ce commerce.

 

Après cette visite, le Deuxième vice-président de la république, Joseph Butore, a indiqué que l’objectif principal de cette visite était de tenter de comprendre exactement ce qui se passe sur ce marché délocalisé vers un endroit éloigné de la RN5. « Nous voulions savoir si c’est un marché bien organisé, quelle est sa place dans la commune, dans la vie du pays, et quelle est sa valeur ajoutée pour les différents acteurs et ainsi de suite », a précisé M.Butore.
M.Butore a dit qu’il a fait un double constat. « Premièrement on vient de découvrir un marché de fourrages organisé comme les autres types de marché. En effet, a-t-il expliqué, il y a un espace qui est reconnu par l’administration. Un espace où le vendeur et l’acheteur se rencontre, échange et discute sur le produit et sur le prix. C’est un marché qui procure des taxes à la commune. On nous a appris que la seule commune de Gihanga peut dépasser plus de cinq millions de francs burundais par mois ». M.Butore a affirmé que c’est un marché très important non seulement pour les vendeurs de fourrages, de l’administration de Gihanga mais également de la population dans son ensemble.

Ecouter les doléances des vendeurs de ces fourrages

Le Deuxième vice-président de la République a saisis cette occasion pour demander à l’administration locale de continuer à écouter les doléances des vendeurs de fourrages, de continuer à mener des contacts avec les responsables de la réserve naturelle de Rukoko, de L’Isabu et ceux de la sécurité afin de trouver un espace adéquat le long de la RN5 qui permettrait à tout le monde de s’épanouir et d’en tirer, chacun en ce qui le concerne, un profit. Du côté du gouvernement, il a dit qu’ils ne ménageront aucun effort pour soutenir une telle activité qui vient non seulement élargir l’assiette fiscale de la commune Gihanga et d’autres communes mais aussi qui a une importance capitale dans l’élevage. L’administrateur de la commune Gihanga, Léopold Ndayisaba, a promis qu’en collaboration avec les autres concernés, il va bientôt chercher un endroit favorable sur la RN5 pour le bon commerce du fourrage.

Vincent Mbonihankuye

 

Présidence de la République > Audience accordée au ministre nigérian des Affaires étrangères

La sécurité en Afrique et la coopération entre le Burundi et le Nigeria ont fait l’objet des échanges

 

DSC00583Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a reçu en audience, le mardi 18 janvier 2017, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama. Il était porteur d’un message de son homologue nigérian, Muhamadu Buhari, pour souhaiter plein succès au peuple, au président et au gouvernement burundais. Ce visiteur était également venu pour solliciter le soutien du Burundi pour le candidat nigérian au poste du président de la commission de paix et sécurité au sein de l’Union africaine.

 

A la sortie de cette audience, le ministre Onyeama a indiqué à la presse que les deux personnalités ont parlé des questions de l’Union africaine. Pour ce qui est du poste du président de la commission paix et sécurité au sein de l’Union africaine, il a souligné que son pays ainsi que le Burundi ont des candidats pour le même poste. Ils ont ainsi essayé de parler de leur vision pour l’Union africaine et surtout de la question de paix et sécurité en Afrique. Selon le ministre Onyeama, la région où se trouve le Nigéria a vécu des grands défis en ce qui concerne la sécurité. « Pour le Nigéria, ça a été toujours une grande priorité et nous croyons que l’Afrique ne peut pas vraiment avancer et être industrialisée sans la paix et la sécurité ».

Le Burundi a fait un grand pas en matière de sécurité

De son côté, le porte-parole adjoint du chef de l’Etat, Jean Claude Karerwa, a indiqué M. Onyeama a félicité le président, le gouvernement et le peuple burundais de la façon dont ils se comportent pour trouver des solutions aux problèmes internes mais aussi pour l’appuie du Burundi dans la recherche des solutions aux défis auxquels fait souvent face le continent africain. Ainsi, les échanges ont tourné également autour des relations de coopération qui existent entre le Burundi et le Nigeria. Ils ont également parlé des défis auxquels fait face le continent africain. Ils ont partagé le même avis en ce qui concerne le renforcement de la paix et de la sécurité ainsi que le développement de l’économie.
Le président de la République a ainsi remercié ce visiteur pour ce message et lui a signifié que le Burundi a déjà fait un grand pas dans le renforcement de la paix et de la sécurité et qu’on est en train de réconcilier définitivement les Burundais à travers la Commission vérité et réconciliation (CVR).
Astère Nduwamungu

 

 

PREMIERE VICE PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE>Conférence de presse

Le dialogue sous la facilitation de Mkapa viendra compléter celui de la CNDI

 

DSC00528Le Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo , a donné une conférence de presse au cours de laquelle il s’est exprimé sur le dialogue interburundais à Arusha, les Burundais qui seraient décédés en RDC (République démocratique du Congo, l’éventuel rapatriement des troupes burundaises en Somalie et les réfugiés, qui, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, continuent à affluer vers les pays voisins.

 

Au cours de cette conférence de presse, les journalistes ont posé diverses questions. A la question du dialogue interburundais sous la facilitation de l’ancien président tanzanien Benjamin William Mkapa, le Premier vice-président de la République a dit que ces consultations ne viennent que pour compléter le dialogue interne confié à la CNDI (Commission nationale de dialogue inter burundais). Le gouvernement du Burundi voudrait que les Burundais s’asseyent ensemble à chaque différend pour trouver une solution adéquate. C’est pour cela qu’il attend impatiemment le rapport définitif de la CNDI pour mettre en pratique les désidératas des Burundais afin de trouver définitivement la solution aux conflits cycliques au Burundi.
Pour ceux qui prônent le gouvernement de transition, le Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo, ne mâche pas les mots. « Il y a eu des élections démocratiques et les Burundais se sont exprimés. Il faut apprendre à nos politiciens à respecter le verdict des urnes. C’est une sorte de rêve », a-t-il déclaré. Plutôt il faudrait privilégier la voie annoncée par le chef de l’Etat lors de son investiture où il a évoqué un gouvernement d’union nationale pour permettre aux formations politiques qui ne peuvent pas entrer au gouvernement à cause de l’article 129 de la Constitution de la République du Burundi. Là aussi, il faudra attendre l’amendement de la Constitution, a-t-il ajouté.

Avec la sécurité recouvrée sur tout le territoire, il est temps de mettre de l’ordre en tout

Gaston Sindimwo a indiqué qu’actuellement le pays se trouve dans la paix et la sécurité. Les Burundais sont appelés à être responsables dans tous les actes qu’ils posent. Ici il s’est référé aux accidents qui surgissent et qui détruisent des infrastructures publiques telles que les poteaux électriques, les monuments, etc. et dont les concernés ne se soucient pas de leur réparation. Si un véhicule cogne et endommage un monument, le propriétaire sera obligé de réparer les dommages car les gens doivent comprendre que l’image de la capitale doit être améliorée et ce ne sont pas les fonds publics qui répareront les dommages causés par les particuliers. « Il nous faut ramener les gens à respecter la chose publique », a-t-il affirmé.
Le Premier vice-président de la République a félicité plus de 2 000 Burundais de la diaspora qui sont venus prendre leurs vacances des fêtes de fin d’année au Burundi. C’est un témoignage qui devait inspirer d’autres Burundais qui continuent à craindre pour leur sécurité et qui restent en exil.
S’agissant des Burundais qui continuent à affluer vers les pays voisins, M.Sindimwo a dit que c’est leur choix. Mais il a précisé que dans plusieurs pays, les gens ont l’habitude de penser qu’ailleurs la vie est meilleure, d’où ils cherchent par tous les moyens à y aller. Et de regretter que c’est par manipulation que des Burundais s’exilent dans d’autres pays surtout de la sous-région dans l’espoir d’obtenir un visa pour les pays de l’Occident comme le Canada par exemple. Le Premier vice-président de la République a profité de l’occasion pour demander au HCR et aux pays d’accueil de faciliter le rapatriement volontaire puisque, selon des informations fiables, arrivés là- bas, ces Burundais une fois dégoutés, ne trouvent pas de facilités à regagner le pays natal.
A la question d’un éventuel rapatriement des troupes burundaises en Somalie, Gaston Sindimwo a dit que c’est normal pour un pays de récupérer ses troupes au moment où cela s’avère nécessaire. Et pour le cas de l’espèce, a-t-il dit, le Burundi en perd énormément et l’Union africaine n’a pas honoré ses engagements quant au paiement des salaires de nos militaires qui travaillent pour le moment pour le compte de cette organisation.

AMEDEE HABIMANA

 

 

PROVINCE DE MWARO> Descente du Premier vice-président de la République

Réunion à l’intention des représentants locaux de la commune Rusaka

 

DSC 0378Après la visite qu’il a effectuée sur le lieu où on a découvert les restes des corps humains enterrés en commun au chef-lieu de la zone Makamba de la commune Rusaka en province de Mwaro, dans les années 1972, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a tenu une réunion à l’intention des représentants de la population couvrant cette circonscription communale.

 

A la fin de la réunion, la conseillère principale chargée des questions politiques et diplomatiques à la première vice-présidence de la République, Evelyne Maniragaba, a indiqué que cette haute autorité a tenu cette rencontre suite aux découvertes des fosses communes qui ont été faites récemment où on a trouvé des restes des corps humains qui seraient là depuis 1972. Elle a dit que le premier but de cette rencontre était surtout de les prévenir pour qu’ils puissent sauvegarder la paix, pour que personne ne puisse profiter de cette situation pour semer l’insécurité dans la commune. En effet, a-t-elle poursuivi, la commune Rusaka est une commune qui a sauvegardé la paix durant ces derniers temps. Les gens ont toujours été soudés. Elle a dit qu’il a appelé à maintenir cette paix.
Selon Mme Maniragaba, le Premier vice-président de la République est venu deuxièmement pour recueillir leurs doléances, leurs suggestions ou leurs inquiétudes par rapport à cette situation. Les responsables locaux ont pu exposer presque à l’unanimité leurs souhaits de voir la Commission vérité et réconciliation travailler beaucoup plus.

Interroger les personnes des témoins des faits

Mme Maniragaba a indiqué que les participants à la réunion voudraient que les membres de la CVR viennent sur les lieux pour pouvoir interroger premièrement les personnes qui sont des témoins des faits. Il y a des personnes plus âgées qui sont encore vivantes qui savent la vérité et qui affirment qu’il y a d’ailleurs dans d’autres lieux d’autres fausses communes. Mme Maniragaba a annoncé que ces élus affirment cela pour que la vérité soit dite afin que ceux qui ont perdu les leurs puissent être tranquillisés sachant que les leurs ont été enterrés avec dignité.
Deuxièmement, Mme Maniragaba a dit que les représentants locaux voudraient que les travaux de construction qui avaient commencé puissent continuer. « La découverte a été faite suite aux travaux de construction d’un bâtiment de développement communal et la seule façon de le faire c’est qu’on puisse d’abord enlever les restes humains qui s’y trouvent pour qu’ils puissent être conservés avec dignité, a précisé Maniragaba. Elle a dit qu’ils ont demandé aussi au Premier vice-président de la République qu’une période de deuil puisse être décrétée afin que les gens puisent pleurer et enterrer dignement les leurs.

Vincent Mbonihankuye

 

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