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Décorticage > Sur le renforcement des institutions étatiques

La politique  centrée sur  les valeurs de la démocratie permet la réussite de la décentralisation

 

olivierAvec l’entrée dans l’ère démocratique  pour les pays africains en général et le Burundi en particulier, la campagne électorale ouvre la voie  aux forces politiques concurrentes de centrer leurs efforts sur la politique qui vise à consolider les institutions étatiques en tenant compte des avis de la population. Pour le cas de notre pays, le renforcement des institutions étatiques et les  réformes à entreprendre concernant la décentralisation, sont des enjeux majeurs pour le développement durable.  

 

Interrogé sur le régime qu’il faut mettre en place pour la consolidation des institutions étatiques au Burundi, Olivier Nkurunziza, secrétaire général et porte-parole du parti Uprona s’est exprimé notamment sur le régime parlementaire.  Pour lui, ce dernier se caractérise par la séparation souple des pouvoirs (Exécutif, législatif et judiciaire) contrairement au régime préconisant une séparation stricte des pouvoirs.Ainsi, les organes de l'Exécutif et du Législatif possèdent tous deux des moyens d'action l'un sur l'autre et entretiennent des rapports de collaboration fonctionnelle. Il a signalé que la  Constitution  de 2005  était le fruit d'un compromis entre les parties en conflit. Elle mettait l'accent sur la gouvernance consensuelle, c’est- à -dire  que les pouvoirs du président étaient, entre autres, limités. Elle s'inspire aussi d'une conception anti autoritaire de l'Etat avec une défiance marquée pour un pouvoir exécutif fort, et une confiance dans le fonctionnement du système parlementaire. Dans la nouvelle Constitution promulguée le 7 juin 2018, on a introduit un poste de Premier ministre. Juridiquement, ce poste est reconnu, mais il doit compter sur un président fort. Ce faisant, son action va dépendre entièrement de sa relation avec le président de la République. Entre autres, son rôle est d’appliquer la politique telle que conçue par le chef de l’exécutif. En outre, le président de la République choisit le Premier ministre tout en s’assurant que celui-ci bénéficiera d’une majorité parlementaire. 

Renforcer la démocratie pour mettre à l’abri des manipulations de la Constitution du pays  

Selon le secrétaire général du parti Uprona,le pays a connu historiquement des régimes de tendances différentes. Il y’avait ceux  qu’on considère comme autoritaires, d’autres comme transitoires. Aujourd’hui, nous entrons progressivement dans une phase  de gouvernance démocratique.  Il a rappelé que la transition est définie comme l'ensemble des processus débouchant sur le passage de l'autoritarisme à la démocratie, en prenant appui sur le fait que la démocratie est une variable dépendante d'élections libres et honnêtes. Cette approche permet de comprendre que toutes les transitions commencent avec l'élaboration de nouvelles lois sur la mise en place des structures «démocratiques» et prennent fin avec les premières élections post-autoritaires. C’est ce qui a été fait en 2005 avec la tenue des premières élections post-conflit. Il a interpelé les hommes politiques à adopter des principes qui visent à mettre à l’abri des manipulations de la Constitution du pays. Il a souhaité que les acteurs politiques burundais se mettent ensemble pour trouver  les voies et moyens en faveur de l'émergence des normes, des valeurs et attitudes indispensables à la constitution d'un Etat de droits.

Impliquer la population dans la prise de décisions

Déo Ntakirutimana, membre de l’ONG Initiative et Changement Burundi Tugenderubuntu  a, quant à lui, insisté sur l’implication de la population dans la prise de décisions. En effet, pour que l’implication de la population soit effective, il faut donner la possibilité à toute personne de s’exprimer selon le mode qui lui convient le mieux. Prendre en compte l’avis des citoyens dans les décisions qui concernent leur vie est essentiel à la démocratie, a-t-il ajouté. Il en résulte de meilleurs choix, une meilleure acceptation des décisions locales et donc un meilleur respect des mesures mises en place. Le fait que le citoyen participe aux décisions le concernant permet l’amélioration des projets politiques. Sa participation lui permet de mieux comprendre les enjeux liés au projet et les décisions qui seront prises à la fin des concertations. Cette vision globale du projet lui permet de mieux accepter le projet et ses applications. Il devient un citoyen éclairé, pouvant expliquer aux autres membres de la communauté l’intérêt du projet et les motiver à s’engager à leur tour dans le projet.

La décentralisation est porteuse d’espoir quant au renforcement de la démocratie

Gabriel Nzisabira est membre du parti Sangwe-Pader. Pour ce politicien burundais, la décentralisation est un indicateur du niveau d’enracinement de la culture démocratique du pays. Le processus de décentralisation rend effective la participation des citoyens à la gestion des affaires des communes. Elle est porteuse  de réels  espoirs d’un développement durable dans un pays démocratique comme le nôtre. En effet, l’enjeu majeur de la décentralisation est de promouvoir le développement durable en impliquant les populations de la base à la gestion de leurs affaires. Il s’agit d’aller bien au-delà de ce que l’institution communale permettait de faire jusque-là, a-t-il indiqué. La politique de décentralisation accorde une grande responsabilisation de la  population surtout dans la prise d’initiative pour les projets de développement socio économique. Dans le vaste quête d’amélioration de la gestion des affaires publiques, Olivier Nkurunziza  de l’Uprona considère que la décentralisation au niveau des communes  est aujourd’hui présentée comme l’échelon territorial de renouvellement et d’impulsion de la gouvernance politique et économique dans notre société.

Des défis restent à relever pour la réussite de la politique de décentralisation

Olivier Nkurunziza a rappelé que le gouvernement du Burundi, par le biais du ministère du Développement communal et du Fonds national d’investissement communal, a pris l’initiative d’appuyer les communes en les subventionnant par une somme de cinq cent millions de FBu par  an et par chaque commune. Il s’inquiète des résultats issus de cette politique de décentralisation car elle se fonde sur le fameux principe de subsidiarité, c'est-à-dire la prise de décisions et la mise en œuvre des politiques qui doivent être attribuées à l’échelon le plus bas. Son inquiétude se fonde sur le problème de transfert des compétences pour ceux qui doivent mettre en œuvre les projets de développement.  En théorie, la décentralisation présente l’avantage de révéler les préférences de chaque commune compte  tenu des besoins. Elle permet d’expérimenter et de rechercher de meilleures politiques et réduit le pouvoir confiscatoire de l’État central. Or, pour réussir, il est primordial de bénéficier d’un capital humain de qualité, a  ajouté le secrétaire général du parti Uprona.  Par ailleurs, le peu de compétences disponibles sont très mal réparties géographiquement. En effet, il y a une forte concentration des personnes instruites surtout dans les centres urbains et dans les grandes villes. Ainsi, si la décentralisation constitue une véritable opportunité pour mettre le pays sur la voie du développement, cette opportunité risque de se transformer en une menace si les défis susvisés ne sont pas relevés par toutes les forces vives du pays. Pour relever ces défis, Olivier Nkurunziza lance un appel vibrant aux décideurs pour qu’ils transfèrent les compétences dans toutes les communes du pays. Il souhaite également que la loi portant modalités des transferts des compétences de l’Etat aux communes soit appliquée.
Appolinaire Nimubona, Département de la Documentation, Service Rédaction

 

MINISTERE EN CHARGE DE LA JEUNESSE> Atelier de vulgarisation de la politique nationale de la jeunesse

L’administration à la base doit aider dans la mise en œuvre de cette politique

 

DSC 1437Le ministère de la Jeunesse, des postes et des technologies de l’information organise à Bujumbura, du 12 au 13 juillet 2018 un atelier de vulgarisation de la politique nationale de la jeunesse à l’endroit des élus locaux et des représentants des confessions religieuses de la région Ouest du pays. Trois points sont à l’ordre du jour, à savoir la politique nationale de la jeunesse, le manuel de procédure des centres jeunes, ainsi que le plan des centres jeunes. 

 

Dans son discours d’ouverture, la ministre de la Jeunesse, des postes et des technologies de l’information, Evelyne Butoyi, a rappelé que la politique nationale de la jeunesse est celle de tous, car au Burundi, la jeunesse constitue la plus grande tranche de la population. Selon le recensement de 2008, 66% de la population burundaise avait moins de 25 ans. Cette population jeune demande un encadrement spécial et implique des besoins considérables dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’emploi et de la protection sociale.Mme Butoyi a précisé que le gouvernement du Burundi a dû mettre en place une politique nationale de la jeunesse afin de lui permettre et à ses partenaires d’identifier les défis les plus importants et de définir les actions prioritaires pour les relever. Cette politique doit être de nature intersectorielle en raison de l’interrelation qui existe entre les défis auxquels les jeunes se trouvent confrontés. L’élaboration de la politique nationale pour la jeunesse devra se fonder sur une consultation massive des jeunes et devra prévoir la participation active de ces derniers à tous les niveaux de prise de décision et de gouvernance aux sujets concernant la jeunesse et la société en général.Selon la ministre Butoyi, le document qui a été validé, 5 ans après les rencontres à Ngozi, à Gitega, à Rutana et à Bujumbura, comprend les éléments suivants : état des lieux de la situation des jeunes au Burundi, les fondements de la politique, les objectifs et les axes stratégiques, les principes et les mécanismes de mise en œuvre, ainsi que les hypothèses de risque.  La ministre Butoyi a exhorté tout un chacun à s’approprier le contenu de la politique nationale de la jeunesse et surtout à participer activement à sa mise en œuvre pour que ce document soit un réel tremplin pour un développement effectif et un avenir radieux des jeunes Burundais.
Aline Nshimirimana

 

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE> Table ronde

Sur l’étude de classification des fonctions, des emplois et des métiers dans l’administration publique burundaise

 

DSC03064Le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, en collaboration avec le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) a organisé, le jeudi 12 juillet 2018, une table ronde sur l’étude de classification des fonctions, des emplois et des métiers dans l’administration publique burundaise. 

 

Le ministre en charge de la Fonction publique, Félix Mpozeriniga, a informé que l’objectif de la table ronde est, d’une part, de partager les résultats du processus de classification des emplois, des métiers et des fonctions avec un éventail  très large des parties prenantes  et, d’autre part, d’échanger sur la mise en œuvre du nouveau dispositif et en quoi il constitue un point de départ pour d’autres réformes.Selon M. Mpozeriniga, le résultat attendu de la table ronde est que toutes les parties prenantes dans la gestion des ressources humaines de l’Etat aient pris connaissance de la nouvelle classification des emplois, des métiers et des fonctions et du répertoire des emplois et qu’elles aient une compréhension commune de sa mise en ouvre avec les différentes implications que cela entraîne. De plus, a-t-il souligné, cette classification sera une base solide sur laquelle va reposer l’étude sur la mise en place d’une politique salariale équitable dans l’administration publique burundaise.Le ministre Mpozeriniga a informé qu’actuellement, le recrutement à la fin de la carrière, l’absence de classification  des fonctions et des emplois ainsi que la rareté de leur description affaiblissent la gestion des ressources humaines. Et cela à un moment où le pays vient de se doter d’une politique de gestion des performances. M. Mpozeriniga a signalé que le système de rémunération repose sur des critères qui ne tiennent pas compte du contenu des emplois exercés. Il a salué l’appui technique et financier du Pnud au programme national de réforme de l’administration publique (PNRA).Au début dans le discours du directeur- adjoint du Pnud, Marie Agnès Meugang,  a informé que  la classification des emplois est le levier qui va rendre plus effectif la mise en œuvre de la gestion des performances adoptée par le gouvernement du Burundi depuis quelques années. Cette classification servira d’ossature à la nouvelle politique salariale.

Ezéchiel Misigaro

 

Premier vice-président de la republique du Burundi> Lancement officiel de ‘Total Member Involvment’

L’Eglise adventiste du 7e jour organise une croisade de prière à travers tout le pays

 

Le Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a procédé au lancement officiel de la croisade de prière de l’Eglise adventiste du 7e jour, le mercredi 11 juillet 2018 à Bujumbura. Cette croisade est organisée à travers tout le pays sous  la dénomination « Total Member Involvment ». Cette Eglise se réjouit de ses réalisations et des relations avec le gouvernement.  

 

Cette croisade est organisée avec un objectif de l’implication de tout un chacun dans l’enseignement de la parole de Dieu. Gaston Sindimwo a apprécié cette action et a remarqué avec admiration les réalisations de cette Eglise au Burundi. Il ne doute pas que le gouvernement facilite les Eglises dans leurs activités. Il souhaite que cette Eglise aille de l’avant dans les actions de développement.Le représentant de cette Eglise au Burundi, Joseph Ndikubwayo, a indiqué que l’Eglise adventiste du 7e jour est née au Burundi en 1925. Dans le cadre du développement du pays, elle réalise ses projets à travers son organisation ADRA-Burundi. Elle opère dans le secteur de l’éducation, de la santé, de la consolidation de la paix et la cohésion sociale. Ainsi, cette Eglise a construit des écoles et des centres de santé dans diverses localités du pays. Dans un proche avenir, elle veut démarrer un projet de construction de l’université adventiste au Burundi, un hôpital moderne aux normes internationales à Bujumbura, sa radio « Agakiza » et créer une télévision. Joseph Ndikubwayo a remercié le Premier vice-président de la république pour être venu lancer officiellement cette croisade qui se termine le 21 juillet. Il a exprimé sa satisfaction des relations  entre cette Eglise et le gouvernement du Burundi, et a promis qu’elle restera prête à servir dans la limite de la volonté de Dieu. Il n’a pas manqué de demander au gouvernement de reconnaître que les samedis sont réservés aux prières chez les adventistes du 7e jour. D’où il souhaite que les élèves qui ne se présentent pas aux activités scolaires comme un examen organisé le samedi, ne soient pas sanctionnés.  

Alfred Nimbona

 

Coopération> Départ d’Omer Suliman Adam Waneese

Il dit que sa visite a été couronnée de succès

 

IMG 1212Le président du Conseil des Etats de la république du Soudan, de la mission d’information parlementaire du Forum des parlements des pays membres de la CIRGL, Omer Suliman Adam Waneese est rentré dans son pays le jeudi 12 juillet 2018 après sa visite au Burundi. Il dit qu’il a été satisfait de son séjour et apprécie la situation qui prévaut au Burundi. 

 

Omer suliman Adam dit que les jours qu’il a passés au Burundi sont un moment agréable. Il rentre donc heureux et apprécie le peuple burundais pour son hospitalité. Il dit qu’il a rencontré différentes personnalités du pays et a pu connaître les progrès qui ont été réalisés sur le plan politique, économique et humanitaire. Il apprécie donc les progrès que le pays a réalisés. Il admire aussi comment la population vaque assidument à ses activités quotidiennes. Il se réjouit de rentrer après ce moment de visite, sans avoir entendu ou assisté à une situation quelconque d’insécurité. Il a eu l’occasion de recevoir des informations relatives au référendum qui vient d’être organisé au Burundi. Il remarque que la façon dont il s’est déroulé montre qu’il y a du progrès au Burundi sur le plan démocratique. Parlant du retour des réfugiés, il trouve que cela est un signe qu’il y a la paix et la sécurité au Burundi. Il dit que sa visite a été couronnée de succès et souhaite au Burundi le progrès, la paix et la stabilité.
Alfred Nimbona           

 

Présidence de la République > Audience accordée aux Ombudsmans de treize pays d’Afrique

«Que les pays africains ne tendent pas toujours la main aux pays occidentaux »

 

DSC 0495Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a reçu en audience les membres de l’Association des Ombudsman africains en provenance de treize pays d’Afrique. Ils ont été reçus en marge de leur réunion ordinaire qui se tient au Burundi. Ils ont ainsi demandé au chef de l’Etat de plaider auprès de ses homologues  afin que   l’institution de l’Ombudsman soit maintenue dans tous les pays africains.  

 

A la sortie de cette audience, le porte parole du président de la République, Jean Claude Karerwa, a indiqué que les membres de cette association ont demandé au chef de l’Etat de plaider pour elle auprès de ses homologues africains pour que l’association des Ombudsmans africains ne soit pas considérée comme un organe observateur au sein de l’Union africaine mais plutôt qu’elle ait un mot à dire dans les décisions qui sont prises par la commission de l’Union africaine. Ils ont également demandé au chef de l’Etat d’user de sa posture pour plaider auprès des chefs d’Etats africains afin que les institutions des Ombudsmans soient maintenues dans tous les pays africains. Donnant l’exemple du Tchad où l’institution de l’Ombudsman n’existe plus, ils ont demandé au chef de l’Etat de convaincre ses homologues africains de la pertinence de cette institution de l’Ombudsman. Selon toujours M. Karerwa, le président de la République leur a, à son tour, prodigué différents conseils en leur demandant de comprendre avant tout que la solution aux problèmes africains peut être trouvée par les Africains eux-mêmes. Selon lui, aujourd’hui que l’Afrique a conquis son indépendance politique et qu’elle est en quête de son indépendance économique, il faut aussi songer à ce que la facilitation ou la médiation soit assurée par les pays africains eux-mêmes. Il leur a ainsi demandé de collaborer, car les ressources humaines sont là. C'est-à-dire que si le Burundi, par exemple, ne peut pas à lui seul trouver des solutions aux problèmes burundais, il peut demander l’appui des autres pays africains. D’où il faut vraiment  faire en sorte que les pays africains ne tendent pas toujours la main aux pays occidentaux. 
Astère Nduwamungu

 

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