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GROUPEMENTS REGIONAUX> Les défis liés à l’union monétaire de la CEA

Ils sont de plusieurs ordres

 

DSC00580Le quotidien « Le Renouveau» s’est entretenu avec le représentant légal de l’Observatoire national des élections et des organisations pour le progrès (Onelop-Burundi), Gilbert Bécaud Njangwa, qui avait participé au Forum sur l’union monétaire tenu le 9 août 2018 dans la province de Cibitoke. Il s’est prononcé sur les défis liés à l’union monétaire au sein de la Communauté est-africaine (la CEA). Ils sont de plusieurs ordres.  

 

En tenant compte des études et des exposés des professionnels, le représentant légal de l’Onelop-Burundi, Gilbert Bécaud Njangwa, a relevé huit défis liés à l’union monétaire de la CEA, avant que la ministre à la présence chargée des Affaires de la Communauté est africaine , Isabelle Ndahayo, ne réagisse. Pour Gilbert Bécaud Njangwa, le premier défi est le protectionnisme de certains pays  membres de la CEA plus riches que les autres. Le deuxième défi est lié aux premières étapes, à savoir l’union douanière et le marché commun de la CEA qui ne sont pas tout à fait concrétisées. Au moment où l’union douanière et le marché commun de la CEA ne sont pas tout à fait concrétisées, il sera difficile d’entamer la troisième étape qui porte sur l’union monétaire. Il a fait remarquer que la discipline fiscale n’est pas la même à travers les pays membres. Ces derniers disposent presque des mêmes produits. Cela entraînerait le choc en cas de crise. Si la crise se déclare dans un pays, ça va contaminer les autres pays membres de la CEA. Et d’ajouter que les économies évoluent normalement à une vitesse différente dans les Etats membres de la CEA. C’est un défi qui pourrait entraver la mise en place rapide de l’union monétaire. Bien plus, les Etats membres de la CEA appartiennent à plusieurs organisations régionales avec des objectifs différents. C’est pourquoi, quand un pays est membre d’une autre organisation régionale, il pourrait favoriser les intérêts qu’il a constatés dans une autre organisation de façon à influer sur l’organisation de la CEA.  C’est l’union monétaire qui risque d’être étouffée parce que les pays n’ont pas la même organisation fiscale. Il a précisé que les tensions politiques internes peuvent également retarder ce processus du développement des Etats de la CEA. C’est pour cette raison que dans la politique de l’union monétaire, il faut tenir compte de tous ces facteurs. Il a enfin parlé d’un risque de confusion entre la souveraineté politique et la souveraineté monétaire. Il faut alors voir comment concilier les deux. Le ministère en charge des Affaires de la Communauté est-africaine devra collaborer avec les ministères techniques en associant la société civile pour voir comment sensibiliser la population à comprendre d’abord toute la politique et montrer l’intérêt général pour son bien être. En même temps, il faut faire en sorte que les gens puissent comprendre qu’aujourd‘hui, quand il y a une seule monnaie unique, il sera difficile de s’intégrer convenablement dans la CEA sans avoir à vendre. 

Ses propositions 

M. Gilbert Bécaud Njangwa préconise, à cet effet, de réunir les autres organisations de la société civile qui travaillent dans le même domaine d’intervention pour voir comment l’on peut prendre des dispositions nécessaires dans un partenariat triangulaire avec le ministère ayant en charge la CEA dans ses attributions. De cette manière, il y a lieu d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de cette politique de l’union monétaire au sein de la CEA. A propos de ce qui l’a le plus marqué dans les recommandations de ce Forum, il a répondu que ce sont le plan d’action et la feuille de route que la ministre à la présidence chargée des Affaires de la Communauté est-africaine avait annoncées devant tous les participants. On doit tenir compte de ce plan d’action et de cette feuille de route pour pouvoir en extraire ce qui peut être bénéfique à la population burundaise. 

Les efforts attendus du Burundi 

La ministre Isabelle Ndahayo a eu l’occasion de s’exprimer également sur les défis relevés par différents participants. D’après elle, dans le protocole qui porte sur l’union monétaire, c’est vrai que le Burundi doit fournir beaucoup d’efforts pour pouvoir surmonter les défis qu’on a soulevés ici et là au cours des échanges. Il a souligné qu’il faut développer la feuille de route au niveau du Burundi, étant donné qu’elle existe déjà au niveau de la région. On va établir la responsabilité de la mise en œuvre de la feuille de route ici au Burundi et chacun, en ce qui le concerne, va développer un plan d’action. Elle n’a pas manqué de signaler qu’au niveau de la CEA, on s’est donné le rendez-vous de 2024. Mais le principe de géométrie variable est toujours possible dans la mise en œuvre de ce protocole. Il sera possible pour le Burundi de revoir le délai : pour dire qu’on peut respecter ce délai fixé au niveau de la CEA, tout comme on peut repousser la date, selon la position du Burundi.  En ce qui concerne le comportement qui doit caractériser les Burundais pour la réussite de ce projet, la ministre Isabelle Ndahayo  a répondu qu’il faut que tout le monde soit responsable. Quant à la valeur ajoutée du projet, elle a noté qu’il permettra la libre circulation des biens et des personnes ainsi que des capitaux. 

Masta Shabani

 

Initiative du bassin du Nil (IBN)> 26e réunion du Conseil des ministres

Analyser ensemble les progrès et les défis

 

DSC 1000Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a organisé le lundi 13  août 2018 la 26e réunion ordinaire du Conseil des ministres en charge de l’eau dans le bassin du fleuve Nil. Après la réunion, Bekele Seleshi, président sortant de l’IBN a passé le témoin à Déo Guide Rurema nouveau président du conseil des ministres de l’IBN.  

 

Les cérémonies d’ouverture des activités ont été rehaussées par la présence du Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, des membres du gouvernement ainsi que quelques ambassadeurs accrédités au Burundi. Dans son discours, il a fait savoir que l’Initiative du bassin du Nil (IBN) est une organisation intergouvernementale des pays riverains. Il revient à tous ces pays d’assurer sa protection, de faire la bonne gestion de ses ressources et de jouir équitablement de ses biens qui sont les fruits de nos efforts. C’est dans ce cadre que les ministres en charge de l’eau dans le bassin du fleuve Nil se réunissent en vue d’analyser ensemble les progrès réalisés, les contraintes et les défis dans le but de trouver des solutions aux questions qui hantent l’Initiative du bassin du Nil et ainsi explorer les opportunités qui permettront de garder l’espoir au progrès.M.Butore a indiqué que l’eau est considérée comme une force motrice de développement socio-économique des peuples du bassin du Nil en générale et celui du Burundi en particulier. Au Burundi, la vision du gouvernement pour le secteur de l’eau à l’horizon 2025 est « Etat où l’eau est disponible en quantité et en qualité suffisantes pour répondre aux besoins des générations actuelles et futures, et utilisées de manière efficiente et équitable pour un développement socio-économique durable sans compromettre l’environnement ». Cette vision se subdivise en cinq grands axes à savoir une disponibilité des ressources en eau pour aujourd’hui et demain, un accès équitable à l’eau de bonne qualité, une utilisation de l’eau pour un développement socio-économique durable et enfin un bien- être de la population du Burundi.Le Burundi, comme d’autres pays, est soumis aux effets des changements climatiques. Le déficit pluviométrique s’est traduit notamment par l’aggravation de l’aridité et la réduction significative des principales zones humides, et le tarissement de plusieurs rivières et lacs.

Amener les pays riverains à travailler ensemble

M. Butore a également fait savoir que dès sa création, l’objectif de l’Initiative du bassin du Nil est d’amener les pays riverains du fleuve à travailler ensemble pour développer les ressources du bassin du Nil au profit de tous à travers sa vision qui est de « Parvenir à un développement socio-économique durable grâce à l’utilisation équitable des ressources communes en eau du bassin du Nil et aux avantages qui en découlent ». La connaissance de la quantité et de la qualité des ressources disponibles dans le bassin contribuera à maitriser l’offre et la demande en eau afin de relancer un développement socio-économique équitable et durable. M. Butore a enfin remercié tous les partenaires au développement qui ne cessent de soutenir le Burundi à travers des projets de développement.

Le Sud Soudan occupe le poste du directeur exécutif de l’IBN

Après la réunion du Conseil des ministres, Déo Guide Rurema, ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage et président entrant de l’Initiative du bassin du Nil a fait savoir que les participants au conseil ont passé en revue les activités déjà réalisées au cours de cette année qui vient de s’écouler. Ils ont aussi analysé ensemble les perspectives d’avenir. Dans cette réunion, le Burundi a eu le privilège de prendre le témoin. Il a eu la présidence du conseil des ministres de l’initiative du Nil pour l’année 2018-2019. Quant au Sud Soudan, il a eu le poste du directeur exécutif, le secrétariat de l’IBN est basé à Entebe en Ouganda. M. Rurema a également indiqué qu’au cours de ce conseil des ministres d’aujourd’hui, les participants ont pris quelques décisions. La première consiste à s’atteler à payer les arriérés et les contributions annuelles qui sont demandées à chaque pays pour qu’on puisse redynamiser l’organisation. La seconde recommandation est d’encourager les partenaires au développement à venir soutenir les projets de développement qui sont dans les opportunités de l’IBN. Ils se sont également convenus qu’ils vont travailler en synergie pour qu’ils puissent exploiter au maximum les opportunités qui sont dans le bassin du Nil notamment les projets d’électricité, d’irrigation ainsi que d’autres projets qu’on va explorer dans un proche avenir.

Lucie Ngoyagoye

 

PROVINCE DE BUJUMBURA> Inauguration des œuvres par le chef de l’Etat

Un centre d’enseignement des métiers et un centre de santé ont été inaugurés

 

DSC02924Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza a procédé, le mardi 14 août 2018, à l’inauguration de différentes infrastructures construites en commune Kabezi de la province de Bujumbura. Un centre d’enseignement des métiers et un centre de santé ont été inaugurés. 

 

Dans le cadre de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance du Burundi, le chef de l’Etat a inauguré deux œuvres en commune Kabezi de la province de Bujumbura. En présence de la gouverneure de Bujumbura, Nadine Gacuti, de différents députés et sénateurs élus dans la circonscription de la province de Bujumbura, le chef de l’Etat a, en premier lieu, inauguré le centre d’enseignement des métiers de Kabezi en zone Migera qui abrite le chef-lieu de la commune.Ce centre est composé par 3 salles de classe, un atelier, un bureau administratif et un bloc administratif. Il a été construit grâce aux moyens financiers fournis par le Fonic (Fonds national d’investissement communal) avoisinant deux cent-cinquante-deux millions (252 000 000) de nos francs. Comme l’a indiqué le directeur de ce centre, Léonard Minani, il comporte une seule filière d’agri-élevage. Une fois la permission obtenue, l’on compte ouvrir au cours de l’année prochaine les sections de maçonnerie et de couture. Comme ce centre est près du lac et non loin de la capitale Bujumbura, M.Minani a fait savoir qu’il souhaite qu’il y ait la section de pêche, la menuiserie, la soudure et la mécanique. Ce centre est fonctionnel depuis le  4 décembre 2017. Après la coupure du ruban par le chef de l’Etat, signe de l’inauguration officielle, il a effectué une visite guidée dans les locaux de ce centre. En guise du remerciement, les natifs de cette commune ont donné une vache et des vivres au chef de l’Etat.Le chef de l’Etat a, en second lieu, inauguré un centre de santé de Mena en zone Ramba de la même commune de Kabezi. Ce centre de santé a été également construit grâce aux fonds du Fonic. Partout où il est passé, le chef de l’Etat a apposé sa signature dans le livre réservé aux visiteurs de marque.
Martin Karabagega

 

CHINE-AFRIQUE> Forum sur la réduction de la pauvreté et le développement

Les deux parties se sont convenues de communiquer davantage

 

DSC0142Dans l’objectif de lutter contre la pauvreté, la République populaire de Chine a organisé le huitième Forum Chine-Afrique sur la réduction de la pauvreté, à Pékin du 14 au 16 août 2018. Cette conférence avait pour thème «La ceinture et la route, et la coopération sino-africaine en matière de réduction de la pauvreté». Le ministre du Bureau du groupe d’Etat sur la réduction de la pauvreté et le développement du Conseil d’Etat de la République Populaire de Chine, Liu Yongfu, a indiqué que son pays et l’Afrique vont améliorer la communication en cette matière. 

 

La Chine et l’Afrique ont accumulé de bonnes expériences et pratiques au cours de leur travail de développement et de réduction de la pauvreté. Le ministre Liu a indiqué que la Chine est disposée à continuer à communiquer avec les pays africains. Les deux parties doivent également continuer à apprendre les uns des autres et à promouvoir conjointement le développement de la réduction de la pauvreté. A cet égard, la haute autorité a signalé que la Chine et l’Afrique vont améliorer la communication dans plusieurs domaines.Selon lui, la communication doit se concentrer sur le renforcement des échanges de réduction de la pauvreté, tout en menant des recherches en la matière. D’un côté, a -t-il expliqué, le mécanisme de dialogue et de coopération Chine-Afrique sur la réduction de la pauvreté doit être mis en place afin d’améliorer le partage des expériences. De l’autre côté, les recherches seront menées pour développer conjointement des produits intellectuels sur la réduction de la pauvreté et apporter la sagesse chinoise à la réduction de la pauvreté mondiale, a continué le ministre.

L’initiative « La ceinture et la route » et la réduction de la pauvreté en Afrique

De plus, pour arriver à la lutte contre la pauvreté, le ministre Liu a annoncé que le développement des talents chez les jeunes va être renforcé, étant donné que l’Afrique est le continent le plus jeune. « Nous continuerons à organiser des séminaires sur les politiques et les pratiques de réduction de la pauvreté et à aider les pays africains à développer des talents de réduction de la pauvreté en fonction de leurs besoins », a-t-il déclaré. Il, a enfin, informé que la Chine coopérera avec les pays africains pour discuter et mettre en œuvre des projets de démonstration de réduction de la pauvreté et fournir un appui technique.Le huitème forum de la coopération Chine-Afrique sur la réduction de la pauvreté et le développement s’est concentré sur les trois thèmes centraux liés au développement économique et social en Chine et en Afrique et s’est conformé à la proposition développement du président Xi Jinping. Lesdits thèmes sont, entre autres, les opportunités et les forces motrices apportées par "la ceinture et la route dans la coopération entre l'Afrique et la Chine en matière de réduction de la pauvreté, “la ceinture et route” en matière de coopération Afrique-Chine pour la réduction de la pauvreté : le rôle de l’engagement social. Le troisième thème de ce forum était centré sur l’interrogation selon laquelle l'initiative « La ceinture et la route» de la Chine aidera-t-elle l'Afrique à réduire la pauvreté ? A part les délégations de la Chine et celles venues des pays africains, le forum a vu la participation des représentant de l’Union Africaine et du Fonds des Nations unies pour le développement.
Vincent Mbonihankuye (à Pékin)

 

SENAT> Retour de Révérien Ndikuriyo d’une visite de travail

Pour renforcer la coopération entre le Burundi et d’autres pays

 

DSC03653Le président du Sénat, Réverien Ndikuriyo, est retourné d’une visite de travail qu’il a effectuée en Afrique du Sud et aux Emirats arabes unis. Créer une  coopération entre la fédération de football avec les uns, renforcer la coopération après les périodes de trouble qu’a connu le Burundi, tels sont les objets principaux de sa visite dans les deux pays. Les détails de ses visites nous sont relatés par son porte-parole, Gabby Bugaga. 

 

Il fallait voir comment il peut y  avoir des solutions pacifiques dans les conflits observés ici et là. Le Burundi a su conserver la paix et être capable de participer à des missions de maintien de la paix dans d’autres pays. C’est une valeur que l’on peut estimer et qui peut servir de modèle à ceux qui ont encore une image figée sur le Burundi, dit M. Bugaga.C’était un sommet où les participants ont salué l’initiative du Burundi dans sa capacité de maintenir l’ordre durant la période insurrectionnelle qui l’a marquée en 2015. La réussite dans l’organisation du référendum constitutionnel est aussi un pas de plus pour le Burundi. Ils ont ainsi encouragé le Burundi à continuer dans cette voie de la paix, surtout en le félicitant pour la mise en placed’une feuille de route des partis politiques pour la préparation des prochaines élections.Il s’est ensuite rendu aux Emirats arabes unis pour s’entretenir avec ses homologues sur la question de coopération entre la Fédération de football du Burundi et la Fédération de football des Emirats arabes unis.« On attend à ce que les résultats s’annoncent positifs par rapport à cette coopération », souligne Gabby Bugaga.
Blandine Niyongere

 

REGROUPEMENTS REGIONAUX> Recommandations issues du Forum sur l’union monétaire de la CEA

Il faut le plan d’action et la feuille de route

 

Une série de recommandations a été formulée lors du Forum sur l’Union monétaire de la Communauté est-africaine (CEA) organisé par le ministère à la présidence chargé des Affaires de la CEA en date du 9 août 2018. Il y a eu des recommandations générales et celles qui sont spécifiques. Les étapes doivent, par exemple être organisées l’une après l’autre. En outre, les Burundais doivent se mobiliser dans l’utilisation des produits locaux et diminuer le commerce en rapport avec l’importation.  

 

Lors du Forum sur l’union monétaire de la CEA organisé par le ministère à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine, les participants ont formulé plusieurs recommandations. A propos des recommandations d’ordre général, les participants ont retenu qu’il faut commencer ce projet, étape par étape, pour que ce qui doit être fait soit en ordre jusqu’en 2024. Le Burundi doit continuer à mettre en application les conventions liées à la fixation des impôts et taxes à la même hauteur que les autres pays membres de la CEA, suivant les dispositions devant régir le Marché commun de cette communauté. Bien plus, il faut des études qui montrent la valeur ajoutée que le Burundi a déjà obtenue avec la réalisation des deux premières étapes, à savoir l’Union douanière et le Marché commun de la CEA pour que le Burundi s’engage à la troisième étape liée à l’Union monétaire. Les participants ont souhaité aussi une préparation suffisante. La synergie de coordination est nécessaire dans la politique macro-économique au sein des ministères techniques. Le Burundi doit favoriser les ministères techniques pour augmenter la production et pour que les taxes soient satisfaisantes.  Encore, faut-il des projets permettant le remboursement des dettes contractées par l’Etat. Celles-ci doivent être remboursées dans un délai de trois ans. Il faut se précipiter à initier des programmes étatiques pour le développement durable dans le secteur de l’économie ; tout en luttant contre la dévaluation monétaire en décourageant les marchés noirs de change. Le Burundi doit continuer à décourager la rapidité du taux d’inflation, à lutter contre la fraude. Il faut également une gestion rigoureuse du budget alloué par l’Etat. Il faut mettre en place une commission chargée d’étudier les projets et programmes devant faciliter l’augmentation de la production et sa bonne gestion. Il faut mettre en place une cellule de renseignement financier. Au sujet des recommandations spécifiques, il faut diminuer le déficit monétaire en initiant des projets plus rentables allant dans le sens de l’augmentation de la production. Il faut l’harmonisation de la politique monétaire et l’harmonisation de la politique budgétaire fiscale. D’autres recommandations sont en rapport avec la création des marchés des capitaux pour l’intérêt de l’Union monétaire de la CEA. Il faut la gestion rationnelle des finances de l’Etat. Et pour l’indépendance économique, il nous revient de bien gérer le budget dont l’Etat a besoin pour chaque exercice budgétaire. Il faut moderniser les secteurs économiques et réduire les secteurs informels. Il faut mettre en place une politique qui diminue les marchandises en provenance de l’extérieur et mobiliser les marchandises nationales d’exportation comme le café et le thé. Les hommes d’affaires burundais doivent s’atteler aux marchandises qui rapportent des devises au pays. 

Masta Shabani

 

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