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Economie, Sciences, Education/formation

Etablissements scolaires> Gestion de l’eau et de l’électricité

L’abonnement sera contracté par le bénéficiaire

0011aLa ministre de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Janvière Ndirahisha, a signé au mois d’octobre de l’année dernière, une ordonnance ministérielle portant réglementation de la gestion de l’eau et de l’électricité dans son ministère. Le porte-parole de ce ministère, Edouard Juma, a animé une conférence de presse le mardi 21 février 2017 pour expliquer les raisons qui ont motivé cette ordonnance.

Il a indiqué que cette réglementation consiste à basculer d’une gestion centralisée, où toutes les consommations d’eau et d’électricité étaient payées à partir du ministère, vers une gestion décentralisée, où les charges sont supportées par le consommateur direct.
En d’autres termes, hormis les services de l’administration centrale, l’abonnement à la Regideso est contracté par le bénéficiaire; c'est-à-dire que les écoles, les institutions à gestion autonome et les enseignants en ce qui concerne leur logement, seront responsables de leurs factures.
En effet, l’ordonnance est venue corriger des manquements observés dans certaines écoles : des factures énormes avec beaucoup d’arriérés suite à une mauvaise gestion et un manque de responsabilité. Il fallait mettre fin à cette situation qui constitue une mauvaise éducation des jeunes à ne pas respecter la chose publique.


Le gouvernement ne s’est pas désengagé
Contrairement à ce que certains voudraient le faire croire, le gouvernement ne s’est nullement désengagé dans la prise en charge des dépenses inhérentes à la consommation de l’eau et de l’électricité dans les écoles, a encore dit M. Juma. Une quote-part sera versée aux écoles et calculée en fonction des effectifs ou selon le type de section. En outre, des fonds destinés à l’achat du carburant pour les groupes électrogènes des écoles à internat sont versés régulièrement.

Certains directeurs demandent déjà aux parents de contribuer
Edouard Juma a mis en garde les directeurs et autres responsables scolaires qui demandent des contributions aux parents pour payer l’eau et l’électricité en leur disant que gouvernement s’est désengagé. Une commission de suivi sera mise en place incessamment. Des mesures appropriées seront prises à l’encontre de ceux qui afficheront des signes évidents de mauvaise gestion, a-t-il conclu.

Floride Ndakoraniwe

 

Elevage>Déclaration sur la grippe aviaire

Le gouvernement du Burundi vient d’adopter différentes mesures pour éviter l’introduction de cette maladie

Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage a déclaré officiellement le lundi 20 février 2017 les mesures arrêtées par le gouvernement du Burundi en vue de prévenir l’introduction au Burundi de la grippe aviaire hautement pathogène déclarée en Ouganda

Dans sa déclaration, Déo- Guide Rurema, ministre de l’Agriculture et de l’élevage a informé le public en général et les Burundais en particulier de l’apparition pour la première fois de la grippe aviaire hautement pathogène (GAHP) dans les pays de la Communauté est-africaine, plus exactement en République de l’Ouganda comme cela a été notifié par l’Organisation mondiale de la santé animale, puis par le secrétariat général de la Communauté est-africaine aux pays partenaires.
La GAHP est une maladie virale, contagieuse, souvent mortelle, infectant principalement les oiseaux (domestiques et sauvages) mais aussi les autres animaux (porc, cheval, chien, chat) et les humains (zoonose). La présence de la GAHP en Ouganda a été officiellement confirmée chez les oiseaux migratoires le long des bords du lac Victoria et chez les volailles domestiques à Masaka par les autorités ougandaises en date du 14 janvier 2017 et rapportée à l’Organisation internationale de la santé animale le 15 janvier 2017.
M. Rurema a indiqué que suite à ces foyers qui viennent d’être signalés et confirmés, étant donné que le Burundi n’est pas très éloigné de l’Ouganda et surtout que la période coïncide avec la migration des oiseaux sauvages, le gouvernement du Burundi vient d’adopter différentes mesures pour éviter l’introduction de cette maladie.

Quels sont ces mesures ?
En premier lieu, l’importation des volailles vivantes et leurs produits comme les œufs et les viandes en provenance de l’Ouganda et des autres pays infectés par cette maladie est suspendu temporairement dans notre pays. Les services de contrôle aux postes frontaliers sont invités à redoubler de vigilance pour juguler tous les produits avicoles qui échappent au contrôle sanitaire en provenance de l’Ouganda ou de tout autre pays infecté.
M. Rurema a fait savoir que le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme et les services chargés du contrôle des oiseaux sauvages sont invités à travailler en étroite collaboration avec les services techniques de la direction générale de l’élevage pour surveiller la migration des oiseaux sauvages et aquatiques qui constituent un risque sérieux de propagation du virus de la GAHP. Les services techniques de la direction générale de l’élevage sont priés de suivre au jour le jour l’évolution de cette maladie dans le monde et actualiser la liste des pays infectés et la porter à la connaissance du public en général et des services de contrôle des postes frontaliers en particulier afin de rendre efficace la surveillance et le contrôle. Il faut également actualiser et valider le plan de contingence national de lutte contre la GAHP.

Différents ministères sont appelés à collaborer
M. Rurema a également révélé qu’il y aura l’aménagement des postes de contrôle aux points d’entrée aux frontières et le renforcement des mesures de contrôle des biens et des personnes sur les postes frontalières. Il y aura aussi la mise en place d’une équipe d’experts mobile de surveillance active et passive au niveau national en général et aux postes d’entrée et des principaux sites de migrations des oiseaux sauvages en particulier. On se prépare également à la riposte immédiate en cas d’introduction ou d’apparition de la maladie.
Etant donné que la GAHP est une menace pour les volailles et pour les hommes, le ministère en charge de l’élevage, le ministère en charge de la santé publique, le ministère en charge de l’environnement, le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que le ministère de la Sécurité publique doivent collaborer afin d’éviter l’introduction de la maladie dans notre pays.
Il est demandé aux autorités administratives et à la population des provinces frontalières aux pays voisins en général et plus particulièrement les provinces de Cankuzo, Kirundo, Ngozi et Muyinga de rester vigilantes car elles sont considérées comme provinces hautement vulnérables.

Lucie Ngoyagoye

 

BUREAU DE CENTRALISATION GEOMATIQUE> Réunion de la plateforme nationale

«Mobilisons-nous pour rendre les cellules Sig plus opérationnelles et les créer là où elles n’existent pas»

0001bLe Bureau de centralisation géomatique (BCG) a organisé une réunion de la Plateforme nationale du système d’information géographique (Sig). Elle s’est réunie sous le thème : «Mobilisons-nous pour rendre les cellules SIG plus opérationnelles et les créer là où elles n’existent pas». Elle était présidée par le président du comité de pilotage du BCG, le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore.

M. Butore a fait savoir dans son allocution que pour le gouvernement du Burundi, la mise en place des outils de gestion du territoire national et au milieu géographique parait chaque jour une tâche incontournable. Comme gérer c’est prévoir, a dit le président du comité de pilotage du BCG, prévoir l’évolution d’un phénomène suppose que l’on connaisse sa dynamique, donc les paramètres qui le déterminent et leurs rôles respectifs. Cette gestion nécessite des opérations qui permettent de représenter un volume de données sur le territoire et des capacités de traitement du même ordre.
M. Butore a indiqué que le BCG doit orchestrer les activités liées à la géomatique des ministères et institutions publiques, faciliter le partage ainsi que la diffusion des données géographiques du pays. Il a en outre le devoir de réaliser le contrôle-qualité des données produites par les différentes institutions afin de garantir une fiabilité constante et une compatibilité de l’information produite.
La plateforme nationale Sig, a signalé M. Butore, associe les différents acteurs du domaine de la géomatique au Burundi et, par conséquent, permet d’identifier les difficultés et incohérences techniques se rapportant à l’acquisition, au traitement, à l’archivage et à la visualisation des données géographiques du Burundi.

«Mettre en place une infrastructure nationale des données spatiales »
M. Butore a interpellé les ministères et institutions qui n’ont pas encore mis en place des cellules Sig de le faire dans les meilleurs délais pour atteindre le but ultime du gouvernement du Burundi de «Mettre en place une infrastructure nationale des données spatiales ». Il a encouragé les institutions qui ont déjà fourni leurs données spatiales.
M. Butore a révélé que la banque de données du BCG dresse le bilan des ministères qui ont répondu favorablement à cette obligation : les orthophotographies aériennes avec 50 cm de résolution; le modèle numérique de terrain (MNT) avec un pas de 10 m; les points géodésiques ( le réseau géodésique); la carte topographique de la ville de Bujumbura fournie par l’Igebu; la carte de dégradation des terres au Burundi et leurs couches fournie également par l’Igebu; les infrastructures scolaires nationales, fournies par le ministère de l’Education appuyé par le BCG; les infrastructures sanitaires fournies par le ministère de la Santé publique; la carte pédologique nationale (carte du sol) fournie par l’Isabu; les couches de la carte de la couverture végétale, fournies par Igebu; la carte touristique du Burundi, fournie par l’office national du tourisme; la carte administrative du Burundi, fournie par l’Igebu; la carte géologique nationale, fournie par le ministère en charge de la Géologie; les routes nationales fournies par l’office des routes et l’adressage de la ville de Bujumbura fournie par la mairie de Bujumbura.

Ezéchiel Misigaro

 

Projet LVWATSAN II> Etat d’avancement

Les travaux avancent de manière satisfaisante

00A12Le projet LVWATSAN II se déroule dans les villes de Kayanza, Ngozi et Muyinga. Le secrétaire général de la Communauté est-africaine (CEA), Libérat Mpfumukeko, a effectué le jeudi 16 février 2017 une visite dans ces différentes villes pour se rendre compte de l’état d’avancement des travaux.

Le projet Lake Victoria Water Supply and Sanitation II (LVWATSAN II) consiste à investir dans des travaux à court et long termes par la construction des infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement ainsi que le renforcement des capacités de différents intervenants en vue d’enrayer le pollution du lac Victoria. Il vise un objectif général d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD) en matière d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement dans les villes de Kayanza, Ngozi et Muyinga.
La visite s’est déroulée dans le marais de Nyakijima où le captage d’eau souterraine (forages) sera stocké dans un réservoir central de 2 500 mètres cube en cours de construction dans le camp militaire de Ngozi. Au niveau de la ville de Kayanza, les travaux du captage sont actuellement achevés et cette eau sera acheminée vers Ruganza, site sur lequel une station de traitement de l’eau brute ainsi qu’un réservoir d’eau traitée de 1 500 mètres cube de capacité. Des toilettes publiques ont été également visitées.

Un projet très important
Après cette visite guidée, Libérat Mpfumukeko, secrétaire général de la CEA a indiqué que son impression est globalement très bonne. « Nous avons tenu à venir vérifier sur terrain l’état d’avancement des travaux ». Il s’agit d’un projet très important qui pourrait être considéré comme projet pilote. Si on réussit cette étape, cela permettra de négocier l’étape suivante, a-t-il poursuivi. La CEA a pu mobiliser 22 millions de dollars américains pour pouvoir approvisionner en eau mais aussi entreprendre des projets d’assainissement dans trois villes de la Communauté est-africaine. Pour le Burundi, trois villes ont été choisies à savoir Muyinga, Ngozi et Kayanza.
Le secrétaire général de la CEA a précisé que ce projet permettra globalement d’augmenter la capacité en eau dans ces trois villes de 3 à 6. Les choses sont conçues de telle manière que jusqu’en 2035, on ait de l’eau en quantité suffisante. « Pour nous, c’était très important d’être sûr que les dates butoirs de ce projet pouvaient bien être respectées. Il me semble que les travaux avancent de manière satisfaisante et nous espérons pouvoir étendre ce projet dans les autres villes », a souligné M. Mpfumukeko.

Augmenter la production en eau
Pour Innocent Nkurunziza, coordinateur de ce projet, ces trois villes ont été identifiées dans les critères de besoin où il y avait un manque d’eau. La ville de Kayanza aura 60 litres/seconde qui s’ajoutent à la production existante. Cela signifie que la production actuelle sera triplée. Quant à la ville de Ngozi, on va ajouter 110 litres/ seconde car il y a une production qui est là mais elle ne couvre pas les besoins. Ainsi, la production sera multipliée par 6. Pour celle de Muyinga, on va ajouter 85 litres/seconde, c’est-à-dire que la production sera multipliée par 5. Ces calculs se font suivant les critères du taux de natalité de la population actuelle.
Le processus pour la requête d’un don en vue de financer la phase III du programme LVWATSAN est en cours pour les villes de Gitega, Karusi et Muramvya.
Yvette Irambona

 
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