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Economie, Sciences, Education/formation

Regideso> Coupures répétitives d’eau et d’éléctricité

La Regideso est en train de trouver progressivement des solutions

0000azsqerytIl est remarqué dans plusieurs quartiers des coupures répétitives  d’eau et d’éléctricité. Cela est dû aux équipements de la Régideso qui sont souvent en panne. Pour faire face  aux lacunes de la population, la Régideso promet qu’il est en train de remplacer progressivement les anciens équipements. 


Dans un entretien avec le directeur général de la Régideso Siméon Habonimana, les journalistes ont demandé pourquoi cette entreprise fait une sourde oreille quand les gens font des cris d’alarme pour des coupures répétitives d’eau et d’éléctricité. Il a répondu que la Régideso ne croise pas les bras devant ces inquiétudes de la population. La Regideso, a-t-il précisé, a fait des commandes de nouveaux équipements. Il a promis que dans les prochains jours, ladite entreprise va procéder au remplacement de vieux tuyaux et câbles qui sont souvent à l’origine de ces coupures. « Mais, la solution durable est la mise en éxecution du projet de réhabilitation du réseau de Bujumbura. Les études sont en train d’être menées par un bureau tunisien. Nous espérons que prochainement, ce bureau peut déjà commencer les travaux », a-t-il indiqué. Concernant le débordement des eaux usées en provenance des toilettes ou des regards qui peuvent causer certaines maladies liées au manque d’hygiène, M. Habonimana a indiqué que la Régideso est aussi au courant de ces pannes. Il a souligné que quand elle va commencer ces travaux, le bureau ci-haut cité va régler tous ces problèmes.Quant à la haute intensité de l’éléctricité envoyée dans des ménages et qui peut causer l’incendie de certaines maisons, le directeur général de la Régideson a fait remarquer que pendant l’installation de l’éléctricité, les propriétaires de ces maisons devraient mettre tout ce qui est nécessaire pour prévénir l’incendie. Sinon, la Régideso décline toute responsabilité dans des cas de mauvaise installation ou de non-protection des maisons contre la haute intensité de l’éléctricité.    

Rose Mpekerimana

 

MINEAGRIE> Visite du ministre dans les provinces de Rumonge, Makamba, Rutana et Gitega

Il interpelle la population à planter les arbres

00123Dans l’objectif de s’enquérir de l’état des lieux de la protection  de l’environnement et la conséquence des changements climatiques dans les provinces de Rumonge, Makamba, Rutana et Gitega, le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage (Mineagrie) a organisé une descente du 30 au 31 janvier 2020. Le constat a été que les lieux visités ont enregistré des inondations généralement à cause des collines sans courbes de niveau, ni arbres. Le ministre Déo-Guide Rurema a interpellé la population à planter les arbres et à tracer les courbes de niveaux.


Comme dans d’autres pays de la sous-région, le Burundi est en train de subir des conséquences des changements climatiques. Mais, ces changements peuvent avoir un impact positif ou négatif. L’impact positif se remarque au moment où certaines cultures comme le riz, la banane, le manioc, donneront une bonne récolte, selon le ministre Déo-Guide Rurema.La vallée de Dama et celle de Murembwe  ont enregistré des inondations causées par la dégradation de leur bassins versants et la fragilisation de leur lits. L’Office burundais pour la protection de l’environnement  (OBPE) envisage de reboiser ces derniers par la plantation des bambous.Comme ces vallées sont d’une importance capitale pour les populations environnantes, le ministre Déo-Guide Rurema a interpellé ces dernières de protéger ces vallées par le traçage des courbes de niveaux sur les collines, ainsi que le renforcement du projet Ewe Burundi urambaye par la plantation des arbres. Il a rappelé que le gouvernement fournit à la population des intrants agricoles à bas prix, ainsi que des semences sélectionnées pour permettre à la population de multiplier la production agricole, mais s’il pleut, ces éléments nutritifs partent avec les inondations, c’est pour cette raison que le ministre a sensibilisé la population à tracer des courbes de niveaux et à planter des arbres sur les collines. Il a aussi suggéré que le gouvernement puisse tenir en considération les communes qui tiennent compte de la protection de l’environnement dans les performances.

Les constructions anarchiques peuvent aussi être à la base des inondations

Les inondations ne sont pas toujours causées par le manque de courbes de niveaux. Les constructions anarchiques peuvent être aussi à leur origine. Sur la rivière Kiyezi dans la province de Makamba, cette rivière a dépassé son lit et a détruit les cultures des environs. Il a été démontré que les eaux en provenance des maisons environnantes contribuent à la destruction de l’environnement. Le ministre Déo-Guide Rurema a promis qu’il va s’entretenir avec son homologue en charge des travaux publics pour sensibiliser les populations à penser au système de recueillement des eaux de pluie pendant les constructions. Malgré les inondations enregistrées, le ministre a dit que la récolte sera supérieure à celle de la saison précédente. Le ministre a apprécié les avancées dans la protection des réserves naturelles Parmi les endroits visités par le Mineagrie, figure la réserve naturelle de Kigwena ainsi que la réserve naturelle forestière de Vyanda dans les provinces de Rumonge et Bururi. Le ministre Rurema a apprécié la façon dont les feux de brousse ont sensiblement diminué dans les réserves naturelles ce qui favorise la vie des animaux dans ces dernières. Il a suggéré la bonne gestion des sites touristiques pour attirer les touristes. En revanche, il a déploré la façon dont les populations riveraines cherchent des terres pour l’agriculture, le package du bétail et l’installation illégale des ménages à l’intérieur. Dans la réserve naturelle de Kigwena, cette aire protégée subit des pressions humaines par la recherche du bois, la chasse et le port de Karonda qui s’agrandit à son dépends. Le ministre Rurema a proposé à l’équipe technique du Mineagrie pour mener des séances de sensibilisation des populations  qui passent outre la loi nationale sur les aires protégées, sur la protection des réserves naturelles. Il a promis que très prochainement, des séances d’échange seront organisées pour sensibiliser les riverains des réserves naturelles sur la nécessité de protéger ce patrimoine de l’Etat.

Aline Nshimirimana

 

LYCEE SAINTE FAMILLE DE KINAMA> Importance des fêtes scolaires

Une occasion pour la réflexion et la motivation

0012aze« C’est une occasion de la part de l’autorité scolaire de faire une profonde réflexion sur les réalisations déjà accomplies avant de lancer une nouvelle page. Quant aux élèves, c’est le moment de motivation par leurs ainés. », tel est l’ extrait tiré des propos du directeur du Lycée Sainte famille de Kinama, Alexis Niyonzima, dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du Renouveau, le jeudi 30 décembre 2020.


Alors que ce lycée s’apprête à célébrer le jubilé d’argent de sa création, M. Niyonzima a dit que les fêtes scolaires ont une grande importance dans la mesure où elles sont organisées objectivement. Etant donné que parmi les invités il peut y avoir des anciens de cette école, il a expliqué que les élèves découvrent de la part de ces aînés une inspiration de devenir des Hommes instruits et intègres, capables de se voir confier diverses tâches de la vie du pays. Il a ajouté qu’avec les moyens de bord, les écoles peuvent multiplier de telles occasions au cours desquelles les enfants sont motivés d’exposer leurs talents par des activités comme les sketches, les citations, les activités artistiques dont la vannerie, le tissage et autres. Cependant M. Niyonzima regrette que les journées culturelles qui  étaient auparavant une pratique de la vie scolaire aient pris aujourd’hui une autre orientation au profit de la mondialisation de la culture. 

Les fêtes scolaires ne devraient pas se limiter aux années jubilaires

Parlant toujours des activités culturelles comme les chants et danses traditionnels, la poésie etc.  M. Niyonzima a fait savoir que leur pratique crée un esprit d'équipe, de collaboration, et contribue à leur intégration sociale.  Le directeur de ce lycée qui compte déjà dix-neuf promotions a dit que les fêtes scolaires ne devraient pas se limiter aux années jubilaires. Elles doivent inclure les activités qui instruisent la culture burundaise. Il a enfin signalé que les activités culturelles sont organisées une fois chaque année à ce lycée qui vient de démarrer l’année jubilaire de sa création datant 1996.   

Fiacre Nimbona

 

COLLINE NKUBA> Collaboration des agriculteurs avec leur monitrice agricole

Le résultat est remarquable par l’augmentation de la production

0000azsqwxElodie Baranyizigiye est monitrice agricole de la colline Nkuba de la zone Murima, en commune et province de Kayanza. Dans un entretien avec  la rédaction du quotidien d’informations « Le Renouveau »,  elle se réjouit de la  bonne collaboration entre elle et les agriculteurs de cette colline. Elle signale que le bon résultat de cette collaboration est remarquable même si les défis ne manquent pas.


« Compte tenu des conseils de nos supérieurs, nous choisissons pour chaque saison, une  seule culture à cultiver pour tout le monde et les agriculteurs  sont habitués à cette méthode», indique Mme Baranyizigiye. Elle poursuit que  la bonne récolte  du maïs attendue cette saison sur ladite colline est due à la bonne collaboration entre les agriculteurs et la monitrice. «Nous nous mettons ensemble pour partager les connaissances en matière de la multiplication de la production. Je leur enseigne comment cultiver la même culture par saison et sur les lignes»; ajoute-elle. L’interlocutrice poursuit qu’un effet positif de ses enseignements est remarquable sur la production. « Autrefois, nous avions une mauvaise récolte de maïs du fait que nous semions des semences de mauvaise qualité, mais cette fois-ci, après nous avoir adressé au ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage et aux ‘projets, nous avons reçu  des semences de bonne qualité qui donnent plus de productions »,  fait savoir Mme Baranyizigiye. Elle indique aussi qu’elle suit de près le semi de ces nouvelles semences et se réjouit que les agriculteurs suivent ses instructions. Malgré cette réforme des agriculteurs de la colline Nkuba à l’agriculture moderne, la monitrice agricole Baranyizigiye indique  quelques défis. Elle fait savoir que les agriculteurs de cette localité éprouvent les difficultés liées  à l’insuffisance du fumier organique pour  pallier l’engrais chimique. Elle signale que  la majorité de ces agriculteurs possèdent de petits bétails  en nombre insuffisant. Le fumier ne peut pas  satisfaire toutes leurs propriétés. Elle  demande au gouvernement de les appuyer dans l’obtention de gros bétails pour avoir suffisamment de fumier organique. « Ainsi, les agriculteurs seront très motivés du fait qu’ils auront tout le nécessaire », ajoute Mme Baranyizigiye.

Eric Sabumukama

 
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