Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Groupement en coopératives> Leurs avantages

 Ils sont très nombreux

Les coopératives locales d’épargne et de crédit présentent beaucoup d’avantages pour la population. Elles sont parmi les voix auxquelles les gens peuvent recourir pour faire face au chômage qui hante beaucoup de familles burundaises. Ce sont les propos de Philippe Masabo, le représentant légal de l’association « Action pour le développement et la sante intégrée» dans l’entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien, le Renouveau le mardi 02 octobre 2018.

IMG 0028Au niveau des communautés, comme la jeunesse constitue plus de 60% de la population burundaise, M. Masabo affirme que  c’est elle la population en âge de travailler, et les femmes jouent un grand rôle dans le bon entretien du ménage en cultivant ou en s’occupant de l’éducation des enfants. Ces deux catégories nécessitent beaucoup plus de connaissances par rapport à l’auto-développement dans un monde changeant. «Nous sommes dans un monde où on n’est pas sûr que  l’agriculture fera vivre nos populations locales. Donc, il faut qu’il y ait ce qu’on appelle la résilience par rapport  aux effets des changements climatiques qu’on est en train d’observer. C’est-à-dire  qu’ils ne peuvent pas cultiver selon les saisons qu’on connaissait naguère», a dit M. Masabo. Etant donné que le taux de la population jeune galope davantage et que le gouvernement ne peut pas embaucher tout le monde, il faut que ces jeunes et ces femmes fassent des groupements associatifs pour chercher des activités novatrices et génératrices de revenu.

« Le groupement en coopératives facilite les gens dans la satisfaction de certains besoins. Par exemple, ça donne des idées de faire du commerce, de l’élevage ou d’autres activités génératrices de revenu», a-t-il ajouté. Il n’a pas oublié de souligner que lorsqu’on est dans un groupement quelconque, une coopérative ou une microfinance peut facilement prêter de l’argent à celui ou celle qui en a besoin pour exécuter son projet et ainsi s’auto-développer et être capable de payer les frais scolaires pour les enfants et les nourrir. Les jeunes aussi peuvent facilement réaliser leurs petits projets grâce à ces microfinances. « Ces coopératives diminuent aussi le taux de chômage ».

Olivier Nishirimbere

 

ARFIC> Point de presse à propos du paiement des caféiculteurs, campagne-café 2018-2019

La date limite de paie est fixée au 15 octobre 2018

Le directeur général de l’Autorité de régulation de la filière café (Arfic), Emmanuel Niyungeko, a animé, le mercredi 3 octobre 2018, un point de presse sur des mesures prises en rapport avec le paiement des caféiculteurs de la campagne-café 2018-2019. Selon lui, la date limite de paie est fixée au 15 octobre 2018.


00a0012azeLe directeur général de l’Arfic a informé que le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage (Mineagrie) suit de près les activités exécutées dans la filière café depuis l’encadrement des caféiculteurs jusqu’à la commercialisation du café. Il a dit que le Mineagrie  rappelle que des mesures ont été  prises par le gouvernement dans le but de redynamiser le secteur. C’est, entre autres, la multiplication des plants caféiers, la distribution des semences des cultures intercalaires, la distribution des pesticides, la création de la fenêtre café pour faciliter les crédits aux exportateurs, le suivi de la rentrée des devises dans le pays à travers la Banque de la république du Burundi (BRB), sans oublier le paiement de la taxe communale.Malgré tous ces efforts fournis, a indiqué M. Niyungeko, des irrégularités ne manquent pas. C’est le cas des caféiculteurs qui n’ont pas encore été payés au cours de cette campagne-café 2018-2019. Sur ce, a-t-il poursuivi, le Conseil national de sécurité a recommandé que tous les caféiculteurs soient payés dans deux semaines à partir du 1er octobre 2018. Selon M. Niyungeko, cette réunion tenue le 2 octobre 2018 était présidée par le ministre en charge de l’agriculture et réunissait tous les intervenants de la filière café, les banques commerciales et la BRB pour échanger sur les modalités de paiement des caféiculteurs.Le directeur général de l’Arfic a signalé que des efforts doivent être consentis par les uns et les autres pour le bien des caféiculteurs. Pour les banques commerciales, a-t-il dit, elles ont promis de donner des crédits aux exportateurs sur un taux de 7% pour cette campagne au lieu de 9%, soit une réduction de 2%. Les banques pourront donner des cautions bancaires relatives aux redevances normalement payées avant l’exportation après que l’Arfic aura analysé  leurs dossiers pour voir s’ils sont en ordre et cela sur demande de l’intéressé, a-t-il poursuivi. M. Niyungeko a fait savoir que les exportateurs malhonnêtes doivent payer la taxe communale et faire rentrer les devises pour payer les caféiculteurs. 

Des mesures seront prises contre ceux qui n’auront pas payé les caféiculteurs dans deux semaines

Pour avoir des financements, a souligné M. Niyungeko, les dépulpeurs doivent présenter aux banques commerciales des contrats fixés ainsi que d’autres documents validés. Il a précisé que la BRB accepte de revoir à la hausse le taux de change applicable sur les recettes d’exportation du café pour la campagne 2018-2019. Il n’a pas manqué de signaler que tous les intervenants de la filière café, à savoir la Cnac Murima w’isangi, Intercafé et l’Arfic vont réduire les redevances retenues de 5,6% à 2,6%, soit un effort de contribution de 3%.M. Niyungeko a recommandé aux communes de faciliter le transfert du café des stations de lavage et de conditionnement vers les usines de déparchage, d’évaluer à la fin de chaque  campagne l’état d’avancement afin de prendre des mesures conséquentes. Il a indiqué que le ministère ayant en charge l’agriculture remercie tous ceux qui ont déjà payé en totalité les caféiculteurs, ceux qui sont en cours de paiement et informé ceux qui n’ont pas encore commencé le paiement que la date limite de paiement est fixée au 15 octobre 2018. Ledit ministère fait savoir que des mesures seront prises contre ceux qui n’auront pas payé les caféiculteurs dans les deux semaines recommandées par le Conseil national de sécurité. Le même ministère promet de renforcer la collaboration, le travail,  la synergie et la transparence pour une bonne coordination. 

Ezechiel Misigaro 

 

TRANSPORT EN COMMUN> Difficulté des habitants de Gihosha à trouver un bus le matin comme le soir

Les bus de l’Otraco devraient faciliter la tâche

Dans la zone urbaine de Gihosha de la commune Ntahangwa, des files d’attente sur les axes routiers pendant les heures de pointe s’observent. Les habitants qui n’ont pas leur véhicule affirment qu’il n’est pas facile de trouver le bus vers 6 heures du matin pour aller au travail et vers 16 heures pour rentrer à la maison. Qu’il y ait pénurie ou non de carburant, la situation reste la même.  

La rédaction du journal  « Le Renouveau » s’est rendue le mercredi 3 octobre 2018 dans la zone urbaine de Gihosha de la commune Ntahangwa, où elle s’est entretenue avec certains passagers sur la difficulté de trouver un bus pendant les heures de pointe. C’est-à-dire vers 6 heures du matin pour aller au travail et vers 16 heures pour rentrer à la maison.Chaque matin, il peut arriver que les fonctionnaires, les travailleurs des entreprises privées, les écoliers et les élèves ainsi que les marchands attendent durant deux heures de temps avant de trouver un bus. C’est à partir de 6 heures que les premiers bus de transport en commun viennent pour les prendre là où ils sont coincés sur les axes routiers. Ces citoyens affirment que, quelques fois, pour ne pas être en retard au travail, ils préfèrent dépenser en prenant des motos. Ces dernières les déplacent jusqu’au pont de la rivière Ntahangwa où ils prennent facilement des bus en provenance de Gasenyi, de Mirango et de Kamenge. Si ce n’est pas le cas, ils sont presque toujours en retard à leur travail. Quelques fois, ils font une marche dès l’arrêt bus de Gihosha (c’est-à-dire en face de la zone de Gihosha) jusqu’à l’arrêt-bus du Mont Sion où ils sont encore obligés d’attendre. Pour ce faire, certains sollicitent des lifts et d’autres sont forcés de rester car ne pouvant pas trouver d’autres moyens pour se déplacer. Le soir, lorsqu’il faut rentrer à la maison, le même problème s’observe. Il y a des files d’attente sur le parking surtout vers 16 heures. On peut passer 1 heure ou 2 heures de temps étant sur la file d’attente sans trouver de bus. En demandant à certains chauffeurs de ce parking la cause de ce problème, ils avancent qu’il leur faut des véhicules solides pour pouvoir monter vers Gihosha. La route est en pente alors qu’à Bujumbura beaucoup de véhicules de transport en commun sont ceux qui ne peuvent plus monter à l’intérieur du pays. Aussi, le manque de clients lors du retour en est une autre cause. C’est pourquoi les bus préfèrent aller dans d’autres zones que celle de Gihosha. Les habitants de la localité réclament des bus de l’Otraco pour mieux faciliter la tâche, car c’est un grand problème pour eux. 

Evelyne Habonimana

 

Municipalité de Bujumbura> La location du matériel des fêtes

L’affluence des équipements

Ces derniers temps, la location du matériel des fêtes est devenue une activité génératrice de revenus exercée par de nombreuses personnes à Bujumbura. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est entretenue avec la population  pour recueillir certaines informations sur ce métier. 
IMG 4062A Bujumbura comme partout ailleurs dans les provinces du pays, la population essaie de créer de l’emploi pour pallier au problème de chômage. La période d’été se caractérise  par des fêtes un peu partout dans le pays. Le week end, toute la ville de Bujumbura est remplie de gens bien habillés sans oublier des voitures décorées de toutes sortes de fleurs. Des maisons où on loue les habits des fêtes sont remplies de gens venus de tous les coins pour louer des habits dont les couleurs ressemblent aux couleurs du décor. A chaque coin de la ville, on y trouve une galerie où sont loués des matériaux de fêtes notamment les habits traditionnels des femmes, les costumes pour les hommes, les chaises, les tables, bref tout ce qui est nécessaire pour le décor dans des fêtes etc.Dans un entretien que nous avons eu avec ceux qui exercent ce métier, ils ont indiqué que les clients ne sont pas nombreux pour le moment, cela dépend de la période dans laquelle nous sommes. C’est un métier demande de la patience du moment qu’on peut ouvrir son appartement loué du matin jusqu’au soir sans que personne ne vienne visiter. Les uns préfèrent dire que quand ils ont des clients pendant cette période, c’est leur jour de chance «Dieu nous a souri », ont-ils indiqué.A la galerie nommée Le Parisien, les gens sont assis à chaque porte et quand ils voient une personne passer ils disent : « bienvenu cher client, nous avons tout le matériel que vous voulez et de qualité». Ils ont signalé que pendant la période d’été, ceux qui exercent ce métier ne se plaignent pas. Aline Kamariza, une jeune dame qui fait louer le matériel des fêtes a fait savoir que même si ce métier est exercé par de nombreuses personnes, chacun a ses clients dont les membres de sa famille, ses amis ou voisins. Elle a ajouté que même si elle ne trouve pas de clients aujourd’hui, elle ne perd pas l’espoir car elle sait que demain la chance lui sourira. 

Sonia Busogoro (Stagiaire)

 
Ouvrir