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Economie, Sciences, Education/formation

Zone Buterere>Entretien avec une femme qui fait le métier de taxi vélo

Elle n’éprouve pas de difficultés particulières

 

Le métier de taxi vélo est habituellement pratiqué par les hommes. Mais, pour le moment, certaines femmes pratiquent ce métier même si certaines gens les considèrent comme des déviantes. 

 

Dans un entretien avec Hyacinthe Nkorerimana, une femme qui pratique le taxi vélo au quartier Kiyange de la zone Buterere, elle a fait savoir qu’elle fait ce métier depuis trois ans. Quand elle a commencé ce métier, beaucoup de gens ne la comprenaient pas. Même son mari a voulu l’empêcher de pratiquer ce métier. C’est d’ailleurs la source de mésentente dans son foyer. Ce qui a conduit à la séparation avec son mari. Ce dernier voulait que la femme reste à la maison alors que le mari ne parvenait pas à lui donner tout ce dont elle avait besoin.  Dans les premiers moments, beaucoup d’autres femmes ne la comprenaient pas. Elles disaient que ce métier n’honore pas les femmes car elle reste seule avec beaucoup d’hommes. Concernant le métier en soi, Mme Nkorerimana a fait savoir qu’elle n’éprouve pas de difficultés particulières. Mais, il y a quelques clients qui hésitent à prendre son taxi vélo en pensant qu’elle n’est pas capable de rouler vite comme les hommes. C’est un travail fatiguant mais qui génère des revenus. Sur son point de stationnement, elle n’éprouve pas de problèmes avec ses collègues masculins. Mme Nkorerimana a indiqué que grâce à ce métier, elle parvient à satisfaire ses besoins. Comme elle a un enfant de dix ans qui étudie en troisième année primaire, elle parvient à prendre en charge sa scolarité. Avec l’argent qu’elle gagne, elle parvient aussi à satisfaire tous les besoins fondamentaux de sa famille. Mme Nkorerimana a demandé aux autres femmes de ne rien négliger. Une femme qui n’a pas de handicap physique ni mental peut exercer tout métier qui génère des revenus. Au lieu de s’adonner à la prostitution, ou à la mendicité, les femmes qui n’ont pas de revenus réguliers pourraient exercer différents métiers. 

Lucie Ngoyagoye

 

EMPLOI> Dossier sur les bonifications liées au perfectionnement professionnel

Les diplômes et certificats obtenus en cours d’emploi sont à encourager

 

DSC03509Les valeurs des bonifications liées au perfectionnement professionnel sont exprimées en échelons et précisées par ordonnance du ministre ayant la fonction publique dans ses attributions. Cependant, le perfectionnement professionnel qui relève des initiatives personnelles n’attire pas l’attention du ministère de la Fonction publique, même s’il peut y avoir des exceptions. Plusieurs intervenants s’expriment à doses différentes à ce sujet. 

 

Certaines personnes se lamentent comme quoi elles ne bénéficient pas de bonification après avoir obtenu des formations complémentaires aussi bien au Burundi qu’à l’étranger. Le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi par le truchement de ses services comme la direction générale de la Fonction publique et l’Office burundais de l’emploi et de la main d’œuvre (Obem) a  donné de plus amples informations à ce sujet à travers le dossier réalisé par le quotidien « Le Renouveau». Les bénéficiaires de formations n’ont pas été oubliés. Le porte-parole du ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, Didace Nzambimana, a porté à la connaissance du public que les diplômes ou certificats obtenus en cours d’emploi bénéficient des bonifications selon les réglementations en vigueur au Burundi, particulièrement les dispositions prévues par le Statut général des fonctionnaires. Mais bien avant d’entrer dans le vif du sujet, il a fait remarquer qu’il existe plusieurs façons de poursuivre ses études. Il peut arriver que l’employeur ou le ministre de tutelle envoie un employé pour une formation sur place ou à l’étranger. Il est vrai qu’il revient avec une valeur ajoutée qui est bénéfique pour le service de son ressort. Et quand l’employeur l’envoie, c’est pour répondre à un besoin en ressources humaines. 

L’initiative personnelle ne retient pas l’attention de l’employeur

S’il n’y a pas d’impact budgétaire, l’employeur peut proposer au ministère de la Fonction publique  du travail et de l’emploi à faire une bonification y afférente. Il y a aussi des employés qui poursuivent leurs études à leurs propres initiatives. Et si l’initiative est personnelle, ils n’ont pas droit à la bonification prévue par la fonction publique. Il a toutefois encouragé de tels gens qui visent à se perfectionner dans le sens du renforcement des capacités. Ils peuvent suivre les études le soir dans l’objectif de trouver mieux  ailleurs. Il a précisé qu’on ne peut pas freiner des gens à se perfectionner dans la mesure où le pays a besoin d’intellectuels bien formés. S’il y a l’une ou l’autre personne qui a suivi une formation sans être envoyée par son employeur, il serait difficile d’en bonifier. Il a souligné qu’il existe ces derniers temps des gens qui cherchent à se perfectionner à leur gré dans des universités privées. Ce qui est une bonne chose. Un secrétaire qui va poursuivre une formation dans un institut supérieur et qui, à la fin,  revient avec un certificat, c’est une valeur ajoutée pour lui. Mais il ne peut pas prétendre à une bonification dès lors qu’il n’avait pas été envoyé par son employeur. Mais, il renforce ses capacités pour sa vie future. Il a noté que si la Fonction publique tenait à bonifier  tous les gens qui ont tenu à parfaire leurs connaissances, il y aurait un impact négatif sur le trésor public. 

La promotion interne est possible quel que soit le type de formation

Pour Didace Nzambimana, il n’est pas permis de compléter ses études au cours de  la journée pendant qu’on est au travail. S’il advient que cette personne vient avec son diplôme et que l’employeur voit la nécessité des ressources humaines à l’interne, il peut le proposer, par exemple, pour occuper une place vacante à la suite d’un décès ou d’un départ à la retraite. L’employeur peut procéder, selon les compétences complémentaires, à son affectation au poste vacant au lieu d’engager une nouvelle unité. S’il trouve qu’il n’y a pas d’impact au niveau du budget, il peut proposer la promotion interne tout en tenant compte de la valeur ajoutée.  Il est hors question que tous ceux qui ont étudié le soir puissent accéder à la bonification. M. Nzambimana a indiqué qu’on ne peut pas interdire quelqu’un de poursuivre ses études. Mais si la personne qui n’a pas été envoyée par son institution se met en tête qu’elle pourrait être régularisée, ce serait une illusion. Il vaut mieux continuer les études avant qu’on ne soit embauché. Il a nuancé en disant qu’il y a plus de 40% des fonctionnaires qui poursuivent leurs études avec la politique du gouvernement. Et pour en tirer profit, il faut que l’employeur soit le promoteur. Quant à la reconversion professionnelle, M.  Didace Nzambimana, a répondu que cela est possible. Le gouvernement encourage la reconversion ou mieux le perfectionnement. Ce qui est important au niveau de la fonction publique, c’est, somme toute, le perfectionnement, d’autant plus que le monde évolue.

Intervention de la directrice générale de la Fonction publique

DSC03528Pour Nadine Nimbabazi, le ministère ayant la fonction publique dans ses attributions procède bel et bien à la régularisation de diplômes et aux bonifications liées au perfectionnement professionnel comme le prévoit le Statut général de la fonction publique dans son chapitre 4 article 39 et dans le chapitre 8.Pour la régularisation de diplômes, le Statut général de la fonction publique stipule en son précité que le fonctionnaire peut accéder à la catégorie supérieure par voie de formation ou de perfectionnement sanctionné par un diplôme d’un niveau correspondant à l’un de ceux exigés au recrutement dans la catégorie supérieure. L’avancement de catégorie s’effectue au grade et à l’échelon du palier de recrutement correspondant au diplôme obtenu. Si l’indice correspondant à ce palier est inférieur à l’indice déjà atteint dans l’ancienne catégorie, l’avancement s’effectue à l’échelon correspondant à l’indice immédiatement supérieur à l’indice déjà atteint.A la question de savoir si tous les fonctionnaires qui présentent leurs nouveaux diplômes sont tous régularisés, Mme Nimbabazi a répondu qu’il est important de signaler qu’en plus du Statut général de la fonction  publique,  on   se réfère également à l’ordonnance ministérielle  no570/1613/CAB/2013 du 18 décembre 2013 portant mesure d’application du Statut général des fonctionnaires en matière d’avancement de catégorie.Le perfectionnement professionnel vise à acquérir un ensemble de base et d’aptitudes nouvelles relatives à un domaine d’activité déterminé ou à approfondir ou mettre à jour des connaissances déjà acquises au titre de la formation antérieure et de l’expérience professionnelle. La formation ou le perfectionnement professionnel est encouragée par la Fonction publique dans le but d’améliorer la qualité des services rendus par le fonctionnaire.Toutefois, l’article 3 de cette ordonnance précise que la formation et le perfectionnement sanctionnés par un diplôme ou un certificat doit être autorisé par le ministre de tutelle et répondre impérativement au souci du poste dans lequel le fonctionnaire est affecté. C’est dans cette optique que l’article 4 de cette ordonnance stipule que les bonifications y afférentes sont accordées sur demande du ministre de tutelle en faveur de l’employé dans un délai ne dépassant pas six mois comptés à partir de la date de la fin de la formation ou du perfectionnement.

De la bonification des certificats

En ce qui concerne les bonifications des certificats, la même interlocutrice a indiqué que le Statut de la fonction publique en ses articles 75 et 76 prévoit aussi les bonifications liées au perfectionnement professionnel. A l’issu de sa formation, le fonctionnaire doit présenter le certificat des cours de formation. Ce document doit être versé dans le dossier administratif de l’intéressé et fait l’objet d’une bonification tenue en compte dans l’évolution de sa carrière.En plus du Statut général des fonctionnaires, on tient compte également du décret no100/110 du 16 septembre 1999 portant mesure d’application du Statut des fonctionnaires en matière de perfectionnement et de formation en cours d’emploi. L’article 20 de ce décret stipule qu’une session de formation de perfectionnement ou de formation à temps partiel totalisant au moins 120 heures donne droit à un avancement d’un échelon. Il est donc accordé autant d’échelons que de tranches de 120 heures.L’article 21 dudit décret précise aussi qu’un cycle de perfectionnement ou de formation à temps plein totalisant au moins deux mois donne droit à l’avancement d’un échelon. Il est donc accordé autant d’échelons qu’il y a de tranches de deux mois. Les avancements d’échelons dont il est question aux articles 20 et 21 ne peuvent excéder trois échelons pour la session ou le cycle de référence comme le précise l’article 22 du présent décret.

Le directeur général de l’Obem nuance

Dans son intervention, le directeur général de l’Office burundais de la main d’œuvre  et de l’emploi, Emmanuel Nduwarugira, a fait savoir que dans tous les services de l’Etat, on envoie leurs employés dans les différentes formations. Mais ils visent les compétences dont ils ont besoin. Si quelqu’un fait une formation par sa propre initiative, c’est un gain d’une manière ou d’une autre qui pourrait être bénéfique tant à l’Etat qu’à lui-même. Des sociétés bonifient leurs employés après leurs formations, mais elles ne peuvent pas bonifier ceux qui vont poursuivre les études à leur propre volonté. On le conçoit en cette période où il y a le gel des annales. Avec la politique salariale encours de préparation, on va tenir compte de tous les facteurs, mais on ne pense pas qu’on va laisser les employés aller faire des formations à tort et à travers. Il faut que les employés qui vont faire des formations y aillent avec la permission de leurs employeurs en fonction des besoins des compétences. Ceux qui poursuivent les formations avec l’aval de leurs employeurs, il y a de clauses qui sont contenues dans le Statut général des fonctionnaires. Il en est de même pour des sociétés privées qui disposent leurs propres clauses. Au niveau des fonctionnaires de l’Etat, il y a beaucoup de gens qui ont déjà bénéficié  des bonifications, eu égard au statut  général des fonctionnaires ou aux statuts spécifiques qui gèrent les entreprises paraétatiques. Pour le moment, explique-t-il,  le budget de l’Etat  ne peut pas permettre à bonifier même ceux qui ont bénéficié des formations à leur gré.  S’il y a eu gel des annales, c’était pour voir comment trouver des solutions liées aux disparités salariales. Les études qui sont en train d’être menées pourraient parvenir à la politique salariale qui va harmoniser les salaires des fonctionnaires au niveau national.  

Le perfectionnement professionnel est incontournable

DSC03486Emmanuel Nduwarugira est du même avis que le porte-parole du ministère de la Fonction publique, Didace Nzambimana ; avis selon lequel il faut encourager le perfectionnement professionnel relevant des initiatives des individus. Avec leurs compétences, ils pourraient s’ouvrir à d’autres horizons. Au niveau de l’Office burundais de l’emploi et de la main-d’œuvre, le personnel a besoin du perfectionnement professionnel et même de la reconversion professionnelle pour éviter que les gens restent planqués sur des formations initiales alors que le besoin sur le marché du travail est évolutif. C’est là que la reconversion professionnelle est nécessaire. Il y a beaucoup de gens qui ont fait des formations de niveau D7. Ces gens là ont des opportunités limitées dans la recherche de l’emploi. On peut avoir une formation dans telle filière, il est aussi important qu’on aille en formation dans une autre. Si l’on dispose d’une formation en soudure, il n’est pas mauvais d’en avoir en mécanique pour être plus utile au marché du travail. La politique nationale de l’emploi en cours est actuellement complétée par sa stratégie de mise en œuvre. Celle-ci détermine bien comment se classer dans telle ou telle profession pour la rentabilité nationale.  Le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi a tout fait et continue à le faire pour améliorer la qualité du travail. Il n’a pas manqué de dire que l’Office burundais de l’emploi et de la main d’œuvre a été créé pour mettre en application la politique d’emploi. Pour y parvenir, il vise la promotion et la création de l’emploi avec la connaissance des besoins du marché du travail. Il est question de connaître les gens qui sont en train de chercher l’emploi et les institutions qui en disposent. Selon lui, son institution a le rôle de récolter toutes les données en rapport avec l’emploi pour les mettre à la disposition du public. Encore faut-il les canaliser.

Les bénéficiaires de formation s’expriment

Le quotidien Le Renouveau n’a pas oublié de recueillir les avis et considérations des certains bénéficiaires de certains diplômes et certificats obtenus en cours d’emploi. Il a ainsi approché le journaliste, Ezéchiel Misigaro qui, grâce à une formation complémentaire a pu décrocher son diplôme de Master complémentaire en journalisme avec l’appui de la Chaire Unesco.  Pour le moment, il est très satisfait des avantages y relatifs. Pour Viola Nimpagaritse, son perfectionnement vise premièrement les connaissances académiques pour renforcer ses capacités dans le domaine des sciences économiques et gestion. Toutefois cette initiative personnelle peut lui être utile dans son travail de tous les jours comme elle peut l’être dans la vie courante. D’après elle, cela ne pourra pas l’empêcher de brandir son titre à qui de droit aussitôt que le besoin se fait sentir. Tout dépendra des opportunités à sa portée même si, actuellement,  elle ne voit pas de plus-value sur le plan salarial.
Dossier réalisé par Masta Shabani, et Vincent Mbonihankuye

 

DEVELOPPEMENT> Initiatives de la population dans les travaux de développement

Elles ont besoin d’être soutenuespar l’administration

 

IMG 0190Le développement du pays ne concerne pas seulement les autorités publiques. La population a un grand rôle à jouer dans le développement du pays. Cette idée est maintenue par les actions menées par la population dans le but d’apporter un édifice au développement de leur localité. Cela a été démontré par la construction d’un pont de liaison entre les collines dans la commune Mbuye de la province de Muramvya. 

 

La population est appelée à soutenir le gouvernement dans les travaux de développement. Or les travaux de développement sont bénéfiques pour la population, raison pour laquelle cette dernière doit y participer.Les pluies diluviennes de ces derniers jours n’ont pas épargné les ponts de la rivière Mubarazi de la province de Muramvya. Si ces ponts sont disloqués, c’est la population avoisinante qui en souffre. Les déplacements sont limités car, ceux qui peuvent traverser sont ceux qui sont capables de nager. En cas de maladie, s’il n’y a pas de pont de liaison, les malades peuvent mourir par manque de transport ou de médicaments. Bref un pont est d’une importance primordiale pour cette population.Les populations de la colline Rwuya de la commune Mbuye se sont mises ensemble pour réparer l’un des ponts  de la rivière Mubarazi qui s’est cassé à cause des pluies diluviennes. En effet leurs forces ont des limites. Ce pont n’est pas le seul, il y a un autre en voie de dislocation, la population crie  au secours pour que l’administration  à la base ou les natifs de la colline viennent en aide pour sauver ce qui est à sauver, quand il est encore temps.Les autorités à la base doivent porter la voix plus loin pour que la réhabilitation du pont encore fonctionnel puisse avoir lieu avant qu’il ne soit disloqué complètement.Les populations saluent les initiatives de toutes les personnes qui ont intervenu car elles avaient d’autres occupations mais n’ont pas fait sourde oreille. Elles rappellent néanmoins à ceux qui n’ont pas encore compris l’importance des travaux de développement communautaire de prendre conscience et de suivre les autres, car l’union fait la force.

Aline Nshimirimana

 

BOULEVARD DU 28 NOVEMBRE> Dysfonctionnement de l’éclairage public

Profitant de l’obscurité, les bandits y règnent en maîtres

 

DSC 1212Le dysfonctionnement ou l’absence d’éclairage public constitue un défi majeur pour la sécurité des passants, pour certaines voies, en mairie de Bujumbura. Sur le boulevard du 28 novembre, le disfonctionnement,  pour ne pas dire l’absence d’éclairage public fait que les bandits, profitant de l’obscurité, y règnent en maîtres.

 

Nous sommes le lundi 1er avril 2019, vers  21h, les étudiants externes qui font leur étude le soir  dans les enceintes du campus Mutanga regagnent leur maison d’habitation en groupe. Hélas, le constat est que si vous n’êtes pas de leur groupe, impossible d’aller ensemble avec eux, ils ont peur d’être volés. Ferdinand Nduwimana, un de ces étudiants, a fait savoir que l’obscurité qui s’y observe fait qu’il y ait des bandits qui volent les passants. « Si tu passes ici étant seul, tu dois marcher au milieu de la route, sinon il y a des gens qui viennent comme quoi vous prenez la même direction et qui te poignardent et te volent tout ce que tu as », a-t-il indiqué.La population de Mutanga sud précise que le manque d’éclairage  public sur cette route est parmi les causes de l’insécurité grandissante et des cas de vol dans cet endroit. Pour cette raison, Ferdinand Nduwimana demande qu’il y ait de l’éclairage public et que les policiers fassent des patrouilles, car « n’eût été la présence des policiers sur le pont Ntahangwa, ce lieu serait difficilement accessible, surtout pendant la nuit ». Contacté à ce sujet, Fulgence Sindayihebura, chef de zone Rohero, confirme qu’il s’agit d’un dysfonctionnement d’éclairage public qui serait dû à une panne, mais il a promis de transmettre cette question à ses autorités hiérarchiques. Il admet qu’ils sont au courant de ces cas de vol, indiquant que la police est la mieux placée pour répondre à toute question sécuritaire. Les informations recueillies  pointent du doigt  certains étudiants qui seraient parmi ces  voleurs. Cela a été confirmé aussi par le chef de zone Rohero compte tenu du rapport  des habitants de cette zone. « Tous les trois voleurs qui ont été dernièrement appréhendés étaient des étudiants. Un interne et deux externes qui vivaient à Bwiza », a-t-il précisé.
 

Moïse Nkurunziza (stagiaire)

 
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