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Economie, Sciences, Education/formation

Métier > Entretien avec une coiffeuse sur la contribution de son métier dans la survie du ménage

Il fait vivre de nombreuses familles

 

DSCO 8461Devenir coiffeuse, c’est un métier artistique. C’est une activité génératrice de revenu exercée par la plupart des personnes ces derniers jours. Dans la capitale Bujumbura,  des salons de coiffure sont implantés dans tous les quartiers et sont subdivisés en deux catégories selon le niveau de vie de la population. Il y a des salons de coiffure qui sont fréquentés par les gens de haute classe et d’autres par des gens de classe moyenne. 

 

Dernièrement, la rédaction du quotidien d’information «Le Renouveau» a rencontré Amida Hakizimana, coiffeuse dans un salon de coiffure dans la zone Bwiza  à la 4e avenue pour se rendre compte du combat que mènent ces femmes pour faire survivre leurs familles. Mme Hakizimana est une veuve de 32 ans, elle a trois enfants et  doit travailler pour gagner sa vie et payer le minerval de ses enfants. Elle a indiqué que vivre seule et être obligée de s’occuper de tous sans l’aide de personne est difficile. Les femmes qui vivent dans la même situation sont nombreuses ici à Bujumbura, certaines n’arrivent pas à supporter les problèmes qui se présentent et préfèrent aller mendier dans la rue. Par contre, Amida Hakizimana doit se réveiller très tôt dans la matinée, elle prépare tout ce dont ses enfants ont besoin, le petit déjeuner, et ce qu’ils vont manger quand ils rentreront de l’école. Elle a signalé que, même si elle ne gagne pas beaucoup, elle arrive à joindre les deux bouts du mois car en plus du revenu mensuel que lui paie son patron, il arrive des fois qu’une cliente se rende compte qu’elle l’a bien coiffée et lui donne 5 000 FBu comme pourboire.Comme tout autre métier, les problèmes ne manquent pas. Mme Hakizimana a dit que sur une semaine, ils n’ont de clients que pendant le weekend. Cela peut générer des conséquences sur le revenu du mois, car le patron peut décider de payer moins que d’habitude, arguant que lui aussi n’a rien gagné. Elle a dit que parfois, elle et ses collègues sont obligées de s’asseoir dehors sous un soleil très accablant pour chercher des clients. Mais pour cela, elles n’ont pas de choix puisqu’elles n’ont pas d’autre travail. Elle conseille aux autres femmes de faire tout ce qui se présente comme métier afin d’éviter la mendicité qui s’observe chez les jeunes femmes veuves.
Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

EDUCATION> Préparation à l’examen d’Etat, édition 2018

Elle se déroule normalement

 

DSCI6401La préparation à l’examen d’Etat se déroule normalement au lycée Scheppers de Nyakabiga. Le directeur est confiant. Il espère que ses élèves vont tous réussir comme à l’accoutumée. Ceci ressort de l’interview accordée par frère Joseph Nzeyimana, directeur du lycée Scheppers de Nyakabiga sur les préparatifs à l’examen d’Etat, édition 2018.  

 

Le lycée Scheppers de Nyakabiga est l’une des écoles de la mairie de Bujumbura à régime d’internat. Les élèves finalistes de ce lycée se sont dépêchés tous à l’école pour la préparation de l’examen d’Etat, édition 2018.  Que ce soient les élèves internes ou externes, tous sont en train de se préparer afin de mieux réussir à l’examen.Selon frère Joseph Nzeyimana, pour mieux se préparer, les élèves internes et externes se rencontrent à l’école pour s’entraider mutuellement. Déjà, cela fait plus d’une semaine que les élèves ont regagné les bancs de l’école, souligne-t-il. Si les élèves ont besoin d’un professeur pour l’une ou l’autre explication, il est facile de l’appeler et rencontrer les élèves ensemble. Cela n’est pas possible si les élèves restent chez eux. Ils font des exercices donnés en classe ainsi que les examens d’Etat des années antérieures. « Nous sommes confiant en la capacité de nos élèves », précise frère Nzeyimana. Concernant le budget pour nourrir les élèves, frère Nzeyimana a dit que ses élèves reçoivent naturellement la nourriture, le matin, à midi et le soir, tous les jours. Cependant, il précise que les subsides octroyés par le gouvernement de huit cents francs par jour et par élève ne sont plus suffisants. Le fait que le lycée Scheppers parvienne à nourrir ses élèves n’est pas un fait du hasard : Il s’organise en cherchant des fonds par les activités génératrices de revenus. Ainsi les élèves reçoivent tous les repas. Le directeur du lycée Scheppers demande que les subsides soient revus à la hausse à au moins  1 500 francs ou 2 000 francs par jour et par élève. Les élèves rencontrés sur place ont dit qu’ils sont sereins, qu’ils se préparent bien. C’est l’avis de Fabrice Dusabumukiza, élève en première scientifique B1. Pour Aurélie Irankunda, élève en première Lettres modernes, comme c’est la dernière promotion de l’ancien système, elle demanderait que les correcteurs soient larges, elle veut que tous les lauréats réussissent pour ne pas tomber dans le nouveau système, ce qui ne serait pas facile pour eux. Ils ont ensuite demandé qu’il y ait cooptation des notes. 
Aline Nshimirimana

 

MINEAGRIE > Compétition pour la dégustation du meilleur café

La province de Kayanza a pris la première place avec 91,43%

 

DSC02587Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage (MINEAGRIE) a clôturé, le mardi 2 août 2018, la compétition Cup of excellence pour la dégustation du meilleur café. La première place est revenue à la maison Rubagabaga, propriété de Greenco, dans la province de Kayanza, en commune Gatara. Ella a obtenue 91,43 %. Pour la première fois, a indiqué le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema, sept associations ont reçu des certificats présidentiels pour avoir dépassé 90 %.  

 

Cette activité, qui a commencé le 15 juillet, consistait à sélectionner le café de spécialité qui a la valeur la plus élevée. La compétition pour le choix du café de spécialité se déroule chaque année au Burundi. C’est une occasion de faire la visibilité du café du Burundi et de renforcer la capacité des dégustateurs burundais. Pour cette année, le Burundi vient d’avoir trois  candidats dégustateurs qui ont atteint le niveau de juges internationaux dans la dégustation.Dans le message d’accueil, Christophe Kinshasa, qui a représenté le maire de la ville de Bujumbura, a indiqué que personne n’ignore que la culture de café est d’une grande importance pour la vie de notre pays. Il a salué les efforts du gouvernement du Burundi de ne ménager aucun effort pour protéger la culture du café qui fait grand honneur au Burundi et contribue au développement du pays. Le président de l’association des producteurs de café, Joseph Ntirabampa, a souligné que cette compétition a une grande importance pour les cultivateurs car elle permet de connaître la saveur et la valeur du café mais aussi sa visibilité. Elle a, a-t-il ajouté, l’objectif de développer le cultivateur.M. Ntirabampa a remercié le ministère de l’Agriculture pour les efforts fournis pour soutenir les cultivateurs du café et il a par ailleurs déploré le fait que certains cultivateurs ne sont pas encore payés.

La culture de café est d’une grande importance pour les cultivateurs et le pays

Dans le discours de circonstance, le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema, a souligné que la culture de café est bénéfique pour la survie des cultivateurs et pour le pays car il fait entrer des devises. Il a félicité les compétiteurs qui ont réalisé de grands pourcentages et particulièrement la province de Kayanza qui a pris la première place avec 91,43%. Pour cette année, la saveur a augmenté de telle sorte que 29 lots sur les 41 lots dégustés ont été meilleurs et, en plus de cela, sept lots ont atteint une valeur plus élevée de plus de 90% (lots présidentiels). Il a pour cela encouragé les cultivateurs à continuer à travailler pour l’honneur du pays.Il a promis, au niveau du gouvernement, de ne ménager aucun effort pour développer la culture du café et motiver les cultivateurs

Le prix minimum, par kilogramme, est de 500 FBu

Le prix du café, comme le laissent entendre certains cultivateurs, n’est pas relativement très bas, a dit le ministre Guide Rurema, car depuis 2016, le prix est de 500 FBu le kg. Il y avait des spéculations qui ont circulé à 380 et 400 FBu le kg chez le paysan, mais le gouvernement du Burundi a pris la décision de défendre le cultivateur du café en augmentant et en stabilisant le prix minimum à 500 FBu le kg. Dans le café de spécialité, l’agriculteur a l’avantage de le vendre à un prix élevé.Concernant le problème de fertilisants, il a indiqué que le gouvernement a un projet soutenu par la Banque mondiale dans le sens de faciliter l’accès à ces matières par les cultivateurs. 
KAZADI MWILAMBWE

 

Jeunesse> Encadrement des enfants en vacances

Ils ont été sensibilisés sur la lutte contre le VIH-sida

 

IMG 001Pendant les grandes vacances, certains enfants en profitent pour voyager et pour rendre visite aux grands parents et aux autres membres de la famille. D’autres profitent de ces vacances pour apprendre des métiers qui pourront les aider dans le futur. Ces derniers jours,  différentes associations organisent des activités pour encadrer les jeunes en vacances 

 

Généralement, les grandes  vacances marquent la fin des épreuves scolaires de toute une année. Certains en profitent pour visiter les membres de leur famille vivant à l’intérieur du pays, d’autres se déplacent pour aller dans d’autres quartiers pour passer les vacances avec leurs cousins. Mais, les enfants, quand ils sont seuls sans qu’il y ait personne pour les surveiller, peuvent adopter des comportements qui ne sont pas bons, vu que les vacances d’été sont longues. C’est pour cette raison que le Réseau national des jeunes vivant avec le VIH/sida (RNJ+) a organisé l’encadrement des enfants en vue de les éduquer sur comment se prévenir du VIH/sida.Selon Alain Junior Manirakiza, un des participants, a dit que ces activités organisées par le RNJ+ lui sont utiles parce qu’il a eu des informations sur le VIH qu’ils n’avaient jamais eu. Il dit que dans les familles, les parents n’en parlent pas. Ils considèrent ce sujet comme tabou alors que cela ne devrait pas être le cas. M. Manirakiza a dit que les membres du Réseau en parlent sans problème car ils ont compris qu’ils sont tous concernés par la lutte contre ce fléau. Il demande aux parents d’adopter un autre comportement sur certains sujets, surtout ceux qui concernent la sexualité parce que si lui n’est pas infecté, il y a un autre qui peut attraper cette maladie par ignorance. Gaspard Gahungu, un parent qui venait de déposer son enfant a dit qu’il salue l’initiative du RNJ+ d’organiser l’encadrement des enfants. Quand les enfants sont à la maison, ils sont désœuvrés et c’est par là que certains d’entre eux commencent à fréquenter des ligalas, et de là ils fument du tabac, voire la drogue, et s’abandonnent à la délinquance. Mais pour le cas présent, quand ils sont encadrés, ils apprennent beaucoup de choses qui pourront les aider dans le futur, a signalé M. Gahungu.A part ces séances de sensibilisation, le RNJ+ prévoit différents jeux de divertissement à l’endroit de ces enfants en vacances.  

Sonia Busogoro (Stagiaire)

 
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