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Economie, Sciences, Education/formation

ZONE RUHORORO> Exploitation des marais

Des cultures alternatives, des récoltes successives
 

DSC0880Les habitants de la zone  et commune Ruhororo  en  province Ngozi vivent en grande majorité de l’agriculture. Cette dernière se pratique aussi bien sur les collines que dans les marais. Mais, ce sont ces champs maraichers qui sont beaucoup exploités par rapport à  ceux qui sont non maraîchers. L’exploitation continue sans tenir compte des saisons justifie la valeur ajoutée des ces milieux humides.

 

En passant dans différents marrais de cette localité, on observe différentes cultures qui sont aux différents stades d’évolution ; certaines parmi elles sont prêtes à la récolte, les autres sont au stade de sarclage et d’être semées. Les agriculteurs rencontrés sur place font  savoir que  ces marais  sont d’une grande importance pour eux. Différentes cultures alternent  dans un même champ dans les marais de cette région du nord du pays. Les cultures  de riz, celles de pommes de terre et de patates douces ainsi que différentes sortes de légumes sont observables  dans ces milieux.  Ces dernières  sont  cultivées alternativement sur un même champ.  Didace Ntihabose, un cultivateur de la colline Buniha rencontré dans sa plantation de pommes de terre signale  que son champ maraîcher  ne se repose jamais ; une culture remplace une autre. Ce lui-ci poursuit qu’il veille seulement à la  disponibilité  du fumier suffisant pour  chaque semence et son champ reste productif. « Mon   champ est exploité de janvier à décembre et cela pour toutes les années », précise M. Ntihabose.  Il ajoute qu’il  cultive le riz et après la récolte, il met les pommes de terre en association avec certains légumes comme les aubergines ; les choux et /ou les tomates  et en fin au mois d’Août, il met aussi  le haricot après la récolte de ces derniers.Les habitants de cette localité signalent que,  dans ces marais, ils ne manquent jamais de légumes. Même ceux qui n’ont pas de champs dans ces marais trouvent à bon prix ces légumes. A part l’abondance des légumes, ces marais  produisent aussi  du riz et de haricot sans oublier les cultures vivrières comme les pommes de terre et les patates  douces.

Eric Sabumukama

 

TRANSPORT> Pénurie du carburant de type essence

La hausse du taux de change du dollar est l’une des principales causes

 

DSC 1118La pénurie  du carburant est remarquée actuellement partout dans la ville de Bujumbura sur  les différentes stations de service. Et la seule cause de cette pénurie, comme l’ont indiqué certains pompistes et gérants des stations visitées, est liée à  la hausse du taux de change du dollar.   

 

A la suite de la pénurie du carburant sur certaines  stations de la mairie de Bujumbura, la rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue sur certaines stations pour se rendre compte de la cause principale de cette pénurie ainsi que  les effets causés par ce manque de carburant de type essence. En premier lieu, la rédaction s’est rendue à la station « Nyabagere Oil » dans la zone Kamenge en commune Ntahangwa. Le constat est qu’il n’y avait aucune automobile sur les pompes. Jean de Dieu Munezero et Jeanine Kanyamuneza, successivement pompiste et gérante de cette station, ont indiqué qu’ils ne savent pas exactement la cause  de cette pénurie. Seulement, ils ont fait savoir  que même si il n’y a pas de carburant, les camions qui l’acheminent à Bujumbura sont en cours de route. « Et nous espérons que d’ici quelques jours, le carburant sera disponible sur notre station », ont-ils dit. Après, nous nous sommes rendus à la station « Mogas », située à Kigobe en zone Gihosha. Là bas, on y a trouvé beaucoup de véhicules qui faisaient la queue en attente du carburant. Les interlocuteurs rencontrés sur les lieux ont signalé que seul le carburant de type essence est en petite quantité, mais, que le mazout est disponible en grande quantité. A la question de savoir la cause de cette pénurie d’essence, ils évoquent la hausse du taux de change des devises. « Pendant que le prix à l’importation du carburant qui s’effectue en dollars  monte, mais, qu’en arrivant au niveau du marché local, le prix à la pompe reste le même,  cela devra mener à  la pénurie car, la plupart des importateurs ont du mal à importer le carburant, faute de devises», ont-ils expliqué.

Le transport en commun privé est également touché

La même rédaction s’est également entretenue avec les conducteurs de bus, les taximen ainsi que les taxis motos rencontrés sur les lieux pour savoir les effets de cette pénurie sur leurs revenus quotidiens. «Nous sommes ici depuis six heures du matin, et il est déjà dix heures passées, c’est sûr que le revenu va beaucoup diminuer, car nous n’avons pas encore travaillé depuis le matin », se lamentaient-ils. Nous espérons que ce problème va bientôt être réglé parce que les pompistes ont affirmé que le carburant est en cours de route, et  ont promis que d’ici quelques jours il sera disponible au niveau des stations.

Avit Ndayiragije, Ezéchiel Bahizi Ushindi

 

ZONE GIHOSHA>Déroulement des activités au marché de Gasenyi

Elles vont bon train

 

IMG 2042Le marché de Gasenyi est le seul marché trouvé dans la zone de Gihosha. Ce marché n’est pas encore réaménagé comme contrairement aux autres de la mairie de Bujumbura. Le commissaire de ce marché Pascal Nduwimana et les commerçants font savoir que les activités dans ce marché vont bon train malgré certaines difficultés liées au fait qu’il n’est pas bien réaménagé et modernisé. Ils demandent que ce marché soit réaménagé comme d’autres marchés de la mairie de Bujumbura.

 

Dans un entretien du mardi 9 juillet 2019 avec le commissaire du marché de Gasenyi et les commerçants de ce marché, ils ont fait savoir que les activités vont bon train. Selon eux, les problèmes rencontrés souvent sont des problèmes liés au manque de lieux destinés à la conservation de leurs marchandises du fait que ce marché n’est pas moderne.M. Nduwimana a fait savoir que le marché de Gasenyi est le seul marché trouvé dans la zone de Gihosha et qui date de longtemps. Il n’est pas bien connu comme les autres marchés de la mairie de Bujumbura du fait qu’il n’est pas encore modernisé comme les autres. Même si les activités dans ce marché vont bon train, il fait savoir que les problèmes ne manquent pas. Il signale des problèmes liés au fait que ce marché n’est pas bien réaménagé et modernisé, de petits commerçants font leur commerce dans les rues, à côté de ce marché et le lieu manque d’électricité. M. Nduwimana a fait savoir que les stands  construits tout autour de ce marché ont été construits par les commerçants eux-mêmes. Les commerçants du marché de Gasenyi ont signalé qu’ils subissent quelques fois des pertes du fait que ce marché ne dispose pas de lieux destinés à la conservation des marchandises, comme des frigos pour la conservation de la viande et des fruits. Cela, est lié au manque d’électricité dans ce marché.Le commissaire du marché de Gasenyi et les commerçants demandent à la mairie de Bujumbura de réaménager ce marché comme cela a été fait pour les autres marchés. Ils demandent aussi aux autorités de la commune Ntahangwa d’aider dans le rétablissement de l’ordre dans ce marché et d’arrêter le commerce qui se fait tout autour.
 

Julien Nzambimana (Stagiaire)

 

AUTO-DEVELOPPEMENT> Association des pépiniéristes « Tugwize umwimbu duhereye mw’iyogi »

Pour améliorer la production du café

 

DSC03809 1L’association « Tugwize umbwimbu duhereye mw’iyogi »  regroupe l’ensemble des pépiniéristes  multipliant  les plans de caféiers  destinés à la replantation et plantation des caféiers. Ezéchiel Nkurunziza, président de cette association fait savoir que c’est dans le but de leur autodéveloppement  mais aussi pour améliorer la production du café.  

 

Cette association se trouve sur la colline Mirama de la zone Mubuga, commune et province de Gitega.  Comme le fait savoir M. Nkurunziza, cette dernière est composée de 13 membres dont  8 hommes, quatre jeunes et  une femme. Il poursuit que cette  association est fondée dans le cadre de l’aoto-développment des membres mais aussi de  promouvoir la culture du café, en collaboration avec le projet d’appui à la compétitivité du secteur café (PACSC).  Les  plans sont donnés gratuitement  aux caféiculteurs désirant replanter leurs vieilles caféières  et 160 Francs burundais pour chaque plant donné  sont payés par le projet PACSC. Comme le témoigne le  président de l’association, le prix de 160 francs par plan, aide les membres de l’association dans leur auto-développement. « A commencer par moi-même, j’ai déjà acheté  des plantations de caféiers en plus des chèvres que j’ai à la maison, rien que pendant ces deux ans que nous multiplions les plans de caféiers». Il dit qu’il en est de même pour les autres membres. « L’argent  reçu  contribue à la satisfaction  des  besoins  familiaux », ajoute M. NkurunzizaParlant des difficultés rencontrées,  M. Nkurunziza signale qu’elles ne sont pas de grande ampleur parce que, explique-t-il, la pépinière ne se trouve pas loin d’un point d’eau, que donc l’arrosage est facile.  Il cite parmi les problèmes, ceux liés au remplacement des sachets par  des sacs biodégradables dans le but d’exécuter la mesure de l’Etat interdisant l’utilisation des sachets. Compte tenu du grand nombre des sacs biodégradables, M. Nkurunziza a peur du manque de matériel utilisable pour la fabrication de ces derniers.  Il arrive aussi que l’argent dû par le projet PACSC leur parvienne tardivement; a également signalé l’interlocuteur.A part ces difficultés, M. Nkurunziza  souligne la grande importance de son association. Il appelle ceux qui aiment le travail individuel à s’associer autour de telle ou telle autre activité car, explique-t-il, les associations trouvent facilement des financements qu’un individu.

Eric Sabumukama

 
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