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Economie, Sciences, Education/formation

CENTRE ECOFO BASSIN II > Encadrement des jeunes scolarisés en vacances

Pour renforcer le patriotisme et adopter un comportement responsable

 

DSC 0800Les camps d’été, édition 2017, ont été organisés pour encadrer les jeunes scolarisés en vacances. Au centre Ecofo Bassin II de la zone urbaine de Buyenzi, les travaux étaient à leur deuxième journée le 2 août 2017. Ces travaux sont organisés dans le but de renforcer chez les jeunes le patriotisme et d’adopter un comportement responsable.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le mercredi 2 août 2017 au centre Ecofo Bassin II pour constater le déroulement des travaux de camps d’été, édition 2017 qui rentrent dans le cadre d’encadrement des jeunes en vacances. Les travaux étaient à leur deuxième journée et ont pour but de renforcer le patriotisme et d’adopter un comportement responsable.
Selon le responsable du centre qui n’a pas voulu révéler son nom, sept thèmes sont abordés. Il s’agit, entre autres, de la compétence à la vie courante, l’éducation à la paix et à la citoyenneté et le patriotisme, le respect et la protection de l’environnement, la santé sexuelle et reproductive, les droits de l’enfant, apprendre à entreprendre, la réparation des bancs pupitres et des livres et enfin des notions de volontariat.
Le responsable du centre a informé que ces thèmes sont abordés à des niveaux différents selon les tranches d’âge des enfants. Ils se répartissent en quatre catégories : la catégorie des enfants de 1ère, 2e et 3e année fondamentale ; celle des enfants de 4e, 5e et 6e année fondamentale ; celle des jeunes de 7e, 8e et 9e année fondamentale ainsi que celle des jeunes du post-fondamental.
Ces thèmes inculquent des valeurs positives chez les enfants, les aident à éviter les comportements inadéquats comme fréquenter les ligalas, prendre les drogues, et ainsi leur apprendre leurs conséquences. Ces jeunes, toutes les catégories confondues, apprennent également l’hymne national ainsi que sa signification.
Concernant les droits de l’enfant, ces enfants apprennent l’identification de leurs droits et les chansons y relatives ; et font des jeux se rapportant aux droits de l’enfant. Sur le thème en rapport avec l’entrepreneuriat, les jeunes apprennent la culture entrepreneuriale. Pour ce qui est du respect et de la protection de l’environnement, les enfants apprennent comment protéger l’eau contre la pollution, respecter et protéger les plantes, les animaux et l’air. Ils y apprennent également des chansons sur la protection de l’environnement.

Ezéchiel Misigaro

 

 

ENSEIGNEMENT > Les résultats des écoles d’excellence en mairie de Bujumbura

Le taux de réussite a atteint plus de 70 %

 

DSC 3975Les résultats des écoles d’excellence en mairie de Bujumbura sont satisfaisants compte tenu des points obtenus par les élèves. Les performances ont été réalisées grâce aux meilleures conditions d’apprentissage des élèves, notamment le niveau d’enseignants élevé et les conditions de vie.

 

Une année après la création des écoles d’excellence dans certains établissements scolaires du Burundi, les résultats obtenus par les élèves montrent les performances réalisées dans deux écoles d’excellence de la mairie de Bujumbura, à savoir : le Lycée Saint Marc et le Lycée Ngagara (ex-ENE) qui ont réuni les élèves provenant des écoles des provinces de la région ouest du pays, à savoir la province de Bujumbura, la mairie de Bujumbura, la province de Bubanza et celle de Cibitoke.

71,2 % du taux de réussite à l’école d’excellence du Lycée Ngagara

Les résultats sont satisfaisants au Lycée Ngagara, selon Tharcisse Bendantokira, directeur dudit lycée. Il indique que le taux de réussite est de 71,2 %. Sur 28 élèves, 26 ont réussi dont 3 parmi eux ont réussi après les examens de repêchage. Les deux autres ont échoué avant les examens de repêchage avec une note de moins de 50 %. Le 1er de la classe a obtenu une note de 88,9% et les sept premiers ont obtenu plus de 80 %. Selon M. Bendantokira, c’est la toute première fois que ce pourcentage est atteint. Il a souligné que les élèves de l’école d’excellence ont dans l’ensemble réussi par rapport aux autres classes. Selon lui, ces performances ont été réalisées grâce aux meilleures conditions d’apprentissage, notamment la disponibilité des enseignants disposant tous d’un niveau universitaire. Ainsi, les élèves disposent de leurs propres chambres et de matelas neufs.

Une moyenne de 75 % de réussite au Lycée St Marc

Au Lycée Saint Marc, la directrice Victoire Butoyi fait savoir que le taux de réussite est de 75 %. Tous les 28 élèves qui étaient inscrits dans l’école d’excellence ont réussi. Le 1er a obtenu 89,2 % tandis que le dernier a eu 61 %. 27 parmi eux sont admis à la même école tandis qu’un autre est admis ailleurs.
Les élèves de cette école saluent les efforts fournis par le gouvernement du Burundi pour garantir les meilleures conditions d’apprentissage. Ils évoquent cependant le manque de certains matériels et équipements indispensables pour une formation de qualité.
Il convient de rappeler qu’au mois de mai 2017, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza a effectué une visite au sein de cette école. Il a promis de fournir tout le matériel et équipement nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement dans un délai de deux ans.

Six établissements avaient accueilli les élèves d’écoles d’excellence

Six établissements scolaires mixtes et à régime d’internat répartis dans quatre régions scolaires du pays et disposant des potentialités évidentes d’offrir les meilleures conditions d’apprentissage et d’enseignement avaient été plébiscités pour accueillir les élèves d’écoles d’excellence.
Il s’agissait respectivement du Lycée de Musenyi en province de Ngozi, du Lycée Notre Dame de la Sagesse de Gitega, du Lycée de Kiremba sud en province de Bururi, du Lycée de Rusengo en province de Ruyigi ainsi que du Lycée Saint Marc et du Lycée Ngagara en mairie de Bujumbura.

Dans le cadre de la promotion de l’excellence

Les écoles secondaires d’excellence ont débuté dès la rentrée scolaire 2016-2017. Elles ont été créées pour accueillir les meilleurs élèves qui terminent la classe de sixième année dans le cadre de la promotion de l’excellence. Les enseignements commencent avec les 7e années de l’enseignement fondamental ainsi que les premières années de l’enseignement post-fondamental pour couvrir graduellement tout le cycle du secondaire avant la rentrée scolaire 2018-2019.
Pour avoir accès à cet enseignement d’excellence, un test est organisé pour la sélection des élèves entrant en 7e année tandis que les élèves des premières années du post-fondamental sont orientées en tenant compte de la note du concours national de certification et d’orientation au post-fondamental. Les candidats admissibles à ce concours de sélection deviennent les meilleurs écoliers qui se sont classés premiers de la classe à la fin de la 6e année, et ceux-ci au sein de toutes les écoles fondamentales du Burundi.
Les inscriptions des élèves qui veulent passer le test d’entrée dans les écoles d’excellence pour l’année scolaire 2017-2018 sont en cours au niveau des directions provinciales de l’Enseignement (DPE).

Eric Mbazumutima

 

MINAGRI>* Etat des lieux de la lutte contre les insectes ravageurs des plantes

« Au Burundi, nous sommes à un niveau très avancé »

 

DSC 0428La saison 2017 a été caractérisée par le phénomène de changement climatique. Cela a été aggravé par l’invasion des insectes ravageurs des plantes. Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema indique que dans notre pays, nous sommes à un niveau très avancé dans la lutte contre ces insectes ravageurs des plantes.

 

La saison 2017 a été caractérisée par le phénomène de changement climatique, donc la sécheresse. Mais cela a été aggravé effectivement par l’invasion des insectes ravageurs des plantes. « Nous avons mené des analyses, des études en concertation avec des chercheurs de l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (Isabu) et des chercheurs internationaux. Nous avons remarqué que cette espèce d’insecte provient des Etats-Unis et passait en Afrique du Sud, au Zimbabwe et arrivé dans la sous région de la Communauté est-africaine. Ce que nous avons fait, c’est d’identifier d’abord cet insecte. La deuxième phase est de mesurer le degré de sévérité de cet insecte, nous informer sur ce qui se passe ailleurs. Cet insecte est alors connu au Rwanda, en Ouganda, au Kenya et au Burundi. Il y a eu une conférence régionale qui a réuni les experts de ces régions. Le Burundi a aussi participé à cette conférence au Kenya afin d’analyser ensemble les voies et moyens de lutte contre cette nouvelle espèce », a dit le ministre.
« Au Burundi, nous sommes à un niveau très avancé parce que nous avons déjà identifié la plupart des régions qui hébergent l’insecte », a –t-il précisé avant d’ajouter que la culture qui a été beaucoup plus touchée est le maïs.
Le ministre Rurema a fait savoir qu’ils sont en train de travailler avec les services de vulgarisation, des Directions provinciales de l’agriculture et de l’élevage (DPAE) ainsi que des cadres du département de la Protection des végétaux pour qu’on puisse informer la population à identifier ces insectes, ce qui est très important. Il a précisé que c’est l’avertissement agricole pour la prévention et par après c’est la méthode de lutte.
EMELYNE IRADUKUNDA

 

EDUCATION> La réorientation académique

Les étudiants quittent l’université pour une formation professionnelle

 

Le 21e siècle impose un nouveau système éducatif qui empêche certains de faire la formation souhaitée dans sa jeunesse. Réaliser son rêve d’enfant actuellement, relève du miracle. Donc, une approche différente est de rigueur.

 

Aujourd’hui plus que jamais, le monde du travail est semé d’embuche. Principalement dans l’administration, il n’est plus facile pour les jeunes diplômés de trouver facilement un travail décent pour assurer leur avenir.
Y.G. est un étudiant burundais qui a choisi les mathématiques à l’université afin d’intégrer le corps enseignant. Au bout de deux ans, il s’est laissé influencer par ses ainés qui se plaignaient d’avoir perdu du temps dans le système académique. A présent, le système professionnel est beaucoup plus dense. C’est ce qu’il y a de mieux, selon les étudiants des promotions précédentes. Puisque la condition pour avoir un travail n’implique plus un certain favoritisme, ce système n’est régi que d’une seule exigence, les compétences. La capacité à rendre un service de façon impeccable, est la seule chose qui intéresse certaines entreprises.
Ainsi, Y.G. a changé les mathématiques pour une école de commerce au Kenya. Sa décision fut fondée sur la base du besoin et de la nécessité. Le hasard n’est permis en aucun cas. « Il n’est plus possible de choisir une formation qui ne servira pas dans l’immédiat. »
Les jeunes ont besoin de se sentir utiles à la société et le plus tôt sera le mieux. C’est le cas de F.G. qui a passé le concours d’infirmière diplômée d’Etat au Cameroun après sa 1e année en droit. Elle a réalisé à quel point cela serait gratifiant, et elle n’a pas hésité. Aussi, elle peut soutenir sa famille financièrement et devenir autonome.
Par ailleurs, L.K. est actuellement chef dans un restaurant de la place. Il est fier de son parcours même si cela n’est pas ce dont il a toujours rêvé. Il a dû faire des sacrifices et prendre la place de son père suite à son accident mortel. Il fut tragique de lui imposer des responsabilités malgré son jeune âge.
Aussi, J.J. se plaint d’avoir dû suspendre ses études secondaires. A la place, elle a été formée dans un salon de coiffure. « Il n’y aura jamais d’égalité de genres, c’est une cause perdue d’avance.» Elle a été victime des mentalités et coutumes africaines qui condamnent la jeune femme à la vie de mère au foyer ou presque. Alors, il est inutile de faire de longues études universitaires.
Pour ceux qui ont le choix, il faut orienter ses études dans le but d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixé. Sinon, il sera difficile de se détacher des nombreux regrets au fil des années. Et bien sûr, on a toujours le choix.

Grâce Marie Inamahoro
(Stagiaire)

 

 
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