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Economie, Sciences, Education/formation

BNDE> Travaux de développement communautaire

Pour aménager la place du rondpoint Chanic

 

DSC03853Dans le cadre de la célébration du jubilé d’or, la Banque nationale pour le développement économique (BNDE) a prévu plusieurs activités du 1er au 5 avril 2017.Le samedi 1er avril 2017, cette banque aeffectué les travaux de développement communautaire à la place du rond-point Chanic. Les travaux consistaient en plantation du gazon sur cette place. Le maire de la ville de Bujumbura s’est joint au personnel de cette institution dans ces travaux.

 

Le maire de la ville, Freddy Mbonimpa, a fait savoir que tous les derniers samedi du mois, toute la population est invitée à faire la propreté. C’est dans cette optique qu’il a voulu aussi s’associer au personnel de la BNDE et au personnel municipal, dans les travaux de développement communautaire. M. Mbonimpa a indiqué que la mairie de Bujumbura a commencé un projet d’aménager l’espace du rondpoint Chanic afin qu’il soit un site touristique. Pour ce jour, les travaux consistaient à planter du gazon sur cette place. Il a indiqué que cette place sera la vitrine de la ville de Bujumbura et même de tout le pays.
Pour l’administrateur directeur général de la BNDE, Audace Bukuru, le personnel de cette institution a choisi cette place pour les travaux de développement communautaire car il a constaté que la mairie a eu une bonne idée d’aménager cette place très importante pour la vie du pays. Et comme ce projet va nécessiter beaucoup de moyens pour l’aménagement, la BNDE a donné une somme de vingt quatre millions trente-trois mille neuf cent trente francs burundais (24 033 930 FBu) pour appuyer ce projet. Ainsi, M. Bukuru a fait savoir que la BNDE continuera à faire les travaux communautaires sur cette place.
Après ces travaux la BNDE a visité le centre Saint Kizito et lui a apporté un appui de dix-sept chaises roulantes. M. Bukuru a promis égalementque la BNDE continuera à appuyer ce centre. Une coupe du Cinquantenaire a été donnée à l’université Lumière de Bujumbura après un match de basket-ball qui a opposé cette université à celle du Lac Tanganyika.

Fidès Ndereyimana

 

ALIMENTATION> Sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burundi

Des Groupes techniques de travail pour faire face à l’insécurité alimentaire

 

Le gouvernement du Burundi a mis en place les Groupes techniques de travail chargés de la mise en œuvre du plan stratégique national de fortification en vue de réduire la malnutrition au Burundi. Cette stratégie s’appuie sur six principes directeurs.

 

Selon l’enquête CFSVA 2014, 32 % des ménages sont en insécurité alimentaire dont 7% en insécurité alimentaire sévère et 25 % en insécurité alimentaire modérée. Cela équivaut à plus de 600 000 ménages en insécurité alimentaire, soit un peu moins de trois millions de personnes. Comparée à 2008, la situation semble s’améliorer en terme relatif, néanmoins avec l’accroissement galopant de la population, le nombre de personnes en insécurité alimentaire est en hausse.
Les ménages les plus exposés à l’insécurité alimentaire sont les ménages de petite taille qui sont souvent monoparentaux ou unipersonnel (personnes âgées vivant seules), les ménages dirigés par une femme (dont la situation s’est améliorée au cours des dernières années mais qui restent plus vulnérables que ceux dirigés par un homme) et les ménages agricoles ne possédant pas de terre ou ayant seulement une petite surface pour cultiver.
L’insécurité alimentaire au Burundi est bimodale. Deux pics de soudure sont observés au cours de l’année au mois d’avril et au mois de novembre 2016. La petite soudure vient un peu plus tôt dans la dépression du nord. La grande soudure vient un peu plus tard dans la dépression de l’est et les hautes altitudes sud. La saisonnalité de l’insécurité alimentaire est moins apparente dans la zone de Buragane.

L’insécurité alimentaire au Burundi est due essentiellement à cinq phénomènes

Etant donné que 90% de la population du Burundi est agricole, les causes de l’insécurité alimentaire sont le plus souvent attribuées aux problèmes liés à l’agriculture. Selon les discussions communautaires, l’insécurité alimentaire au Burundi est due essentiellement à cinq phénomène, à savoir l’exiguïté des terres conjuguée à une démographie galopante, le changement et les intempéries climatiques, le manque de moyens pour améliorer le rendement des terres exploitées, la dégradation du pouvoir d’achat face aux hausses des prix des denrées alimentaires et les phénomènes sociaux.
La malnutrition aigüe affecte 5,5% des enfants de 6 à 59 mois avec 0,9% de malnutrition sévère. La malnutrition chronique est, depuis plus de 20 ans, un problème sérieux de santé publique et de développement au Burundi. Le retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans est l’un des plus élevés au monde avec un taux qui tourne autour de 49% et de pics qui peuvent aller jusqu’à 59.

La mise en œuvre du plan stratégique national de fortification

Dans le but de lutter contre l’insécurité alimentaire, le gouvernement du Burundi a mis en place les Groupes techniques de travail(GTT) de la (Plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PMSAN) chargés de la mise en œuvre du plan stratégique national de fortification, conformément au Plan stratégique multisectoriel de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cette stratégie s’appuie sur six principes directeurs à savoir la décentralisation, la responsabilisation des consommateurs, l’intégration, la collaboration intersectorielle, le partenariat, la coordination ainsi que l’assurance et le contrôle de la qualité.
Le comité de pilotage de ladite plateforme est dirigé par le deuxième vice-président de la République du Burundi, Joseph Butore.

Eric Mbazumutima

 

COMMERCE AMBULANT> Les problèmes rencontrés

Les commerçants se voient leurs biens confisqués

 

Les commerçants ambulants se voient souvent leurs biens confisqués par des policiers en tenue civile. Et cela suite aux documents leur autorisant à travailler qui ne leur sont pas livrés à temps par les services des communes, dans le but de mettre en application la mesure de la mairie les soumettant à l’obligation de payer les impôts et taxes.

 

La mairie de Bujumbura a récemment pris une mesure réglementant le commerce ambulant et de doter les commerçants ambulants d’une autorisation de faire ce métier en vue de les identifier afin qu’ils paient les impôts et taxes. Les commerçants ambulants se lamentent comme quoi leurs produits sont confisqués par des policiers en tenue civile.
Le secteur informel apporte une contribution non négligeable dans l’économie de notre pays. Le cas du commerce ambulant fait vivre une multitude de familles dans les villes, surtout dans la capitale Bujumbura. Ce métier comme tous les autres œuvrant dans l’informel, pourrait générer des recettes et des impôts si les services en charge de les collecter parviennent à identifier les commerçants ambulants.
Les commerçants ambulants que la rédaction du journal Le Renouveau a dernièrement rencontrés à l’avenue de l’Université et au centre ville, ont informé que la mesure prise par la mairie est bonne. « Je me suis rendu au bureau de la zone Rohero pour me faire enregistrer et demander un document attestant que je travaille dans la légalité, mais les services de la zone m’ont fait des promesses et des rendez- vous interminables. Jusqu’à présent, je n’ai pas encore reçu ce document», a déploré un de ces commerçants.
« En attendant que j’acquière le document, j’ai poursuivi mon métier pour avoir quoi mettre sous la dent. Mais des personnes en tenue civile, qui disaient être des policiers, m’ont arrêté et confisqué mes marchandises. Le faible capital dont je disposais a été anéanti. J’ai dû recourir à de nouveaux emprunts pour continuer mon métier afin d’assurer la survie à ma famille», a dit un autre commerçant.
Les commerçants ont indiqué que de tels cas sont arrivés à pas mal de leurs confrères. Ils demandent aux services des communes de leur octroyer dans les plus brefs délais les documents leur autorisant à travailler, pour les mettre à l’abri de ces problèmes. Ils demandent également que les policiers, qui viennent en tenue civile, mettent la tenue policière pour que les bandits ne profitent pas de cette situation pour commettre leurs forfaits.

Ezéchiel Misigaro

 

FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL>Les perspectives de l’économie mondiale

Un paysage économique mondial en mutation

 

Après des résultats médiocres en 2016, l’activité économique devrait s’accélérer en 2017 et en 2018, surtout dans les pays émergents et les pays en développement. Cependant, il existe une large dispersion des résultats possibles de part et d’autre des projections, étant donné l’incertitude qui entoure l’orientation de la politique économique du gouvernement qui va entrer en fonction aux Etats-Unis et ses ramifications à l’échelle mondiale.

La croissance mondiale pour 2016 est maintenant estimée à 3,1 %, comme prévu en octobre 2016. L’activité économique dans les pays avancés ainsi que dans les pays émergents et les pays en développement devrait s’accélérer en 2017–18 : la croissance mondiale devrait atteindre 3,4 % et 3,6 %, respectivement, des taux inchangés ici aussi par rapport aux prévisions d’octobre.

 

La croissance atteindra 1,9 % en 2017

Dans les pays avancés, il est maintenant prévu que la croissance atteindra 1,9 % en 2017 et 2,0 % en 2018, soit 0,1 et 0,2 point de pourcentage de plus que prévu en octobre, respectivement. Comme indiqué, cette prévision est particulièrement incertaine étant donné les changements qui pourraient être apportés à la politique économique américaine. La projection pour les Etats-Unis est la plus probable parmi un large éventail de scénarios possibles. Elle suppose une relance budgétaire qui porte la croissance à 2,3 % en 2017 et à 2,5 % 2018, soit une augmentation cumulée de ½ point de pourcentage du Produit intérieur brut (PIB) par rapport à la prévision d’octobre. Les projections de croissance pour 2017 ont été révisées à la hausse aussi pour l’Allemagne, le Japon, l’Espagne et le Royaume-Uni, principalement du fait de résultats meilleurs que prévu pendant la dernière partie de 2016. Cette révision à la hausse fait plus que compenser les révisions à la baisse des perspectives de l’Italie et de la Corée.

 

La croissance dans les pays émergents et les pays en développement est estimée à 4,1 % pour 2016

Cependant, l’accélération attendue de la croissance dans les pays émergents et les pays en développement est l’explication principale de l’amélioration des perspectives mondiales pour 2017–18. Comme indiqué dans l’édition d’octobre, cette projection s’explique dans une large mesure par une normalisation progressive de la situation dans un certain nombre de grands pays confrontés aujourd’hui à des tensions macroéconomiques. La croissance dans les pays émergents et les pays en développement est aujourd’hui estimée à 4,1 % pour 2016, et devrait atteindre 4,5 % en 2017, soit 0,1 point de pourcentage de moins que prévu en octobre. Une nouvelle accélération de la croissance, à 4,8 %, est prévue pour 2018.
Les prévisions de base pour l’économie mondiale font état d’une accélération de la croissance sur le reste de l’horizon par rapport au rythme modéré de cette année, dans le contexte de l’état d’esprit positif sur les marchés financiers, en particulier dans les pays avancés. Néanmoins, le risque d’une déception est élevé, comme le soulignent les révisions à la baisse successives de ces dernières années. Dans ce contexte, et étant donné la diversité des positions conjoncturelles et de la marge de manœuvre disponible, les priorités diffèrent d’un pays à l’autre.

Source : FMI
Eric Mbazumutima

 

 
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