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Economie, Sciences, Education/formation

MARCHES CHEZ SION ET COTEBU> Panier de la ménagère sur le fretins sec

Les prix sont généralement revus à la hausse

 

La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est successivement rendue le jeudi 6 décembre 2018, aux marchés chez Sion et Cotebu pour se rendre compte de l’état des prix et de la commercialisation du fretin sec. Le constat a été que les prix du fretin sec sur ces deux marchés sont généralement revus à la hausse.  

 

Interrogés par la même rédaction, certains commerçants et commerçantes œuvrant dans ces deux marchés et commercialisant ce type de denrée alimentaire,  ont indiqué que cette hausse des prix est due  à certaines raisons. En premier lieu, ils ont mentionné que la hausse des prix du fretin, surtout sec est saisonnière, tout en informant que pendant la saison des  pluies, la production de cette denrée alimentaire devient minime dans le lac Tanganyika. Car les poissons profitent surtout d’une température chaude. « Alors, actuellement, il n’y’a pas de production suffisante dans le lac, ce qui fait que les prix sur le marché doivent également monter », ont-ils expliqué, tout en informant que la production devient souvent plus abondante pendant la saison sèche que pendant la saison des pluies.  Autre  raison qui fait  que le prix de cette denrée alimentaire soit revu à la hausse,  c’est la hausse des prix de la viande de différentes sortes  que soient dans les marchés ou dans les boucheries. Nos interlocuteurs ont précisé que cette situation fait que beaucoup de consommateurs surtout ménagers  préfèrent acheter des fretins plutôt que la viande.

Avit Ndayiragije

 

FISCALITE> Sensibilisation au civisme fiscal

Les journalistes ont un grand rôle à jouer

 

Les médias jouent un rôle important dans la sensibilisation au civisme fiscal. Les sensibilisations médiatisées à l’endroit des  citoyens font augmenter les recettes collectées par l’OBR car le nombre de contribuables s’accroît. Le phénomène des contribuables qui sous-évaluaient leurs marchandises pour échapper à payer les impôts et taxes à leur vraie valeur  a diminué d’ampleur.  

 

Les productions des journalistes allant dans le sens d’inculquer aux contribuables en particulier et à la population en général la culture de civisme fiscal ont contribué à l’augmentation des recettes. A cet effet, l’Office burundais des recettes (OBR) a d’ailleurs récompensé les journalistes meilleurs producteurs à l’occasion de la journée du contribuable le 5 décembre 2018. L’accroissement des recettes fiscales que l’OBR collecte doit être le résultat des efforts de tous les Burundais, contribuables et non contribuables. Chacun dans son domaine d’intervention a un rôle à jouer pour que les contribuables s’acquittent de leurs obligations de payer les impôts et les taxes. Ceux qui ne l’ont pas encore fait devraient adopter cette meilleure pratique patriotique de payer les impôts et les taxes sur les activités économiques. Des  journalistes de différents médias ont, au cours de cette année,  produit des articles de presse et des émissions sur la lutte contre la fraude et la pratique de délivrer la facture standardisée et de l’exiger afin de faciliter le calcul des impôts et taxes à payer. Leurs productions atteignent une masse de la population burundaise qui regroupe parmi elle les contribuables et les non contribuables.  Tous les citoyens sont directement impliqués dans la lutte  contre la fraude dans la mesure où l’OBR accorde des primes à ceux qui dénoncent les cas de fraude douanière. C’est le cas lorsque les marchandises passent en dehors des frontières reconnues par l’autorité fiscale pour échapper aux droits de douane.La sous-évaluation, par les agences en douane, des marchandises à déclarer est une autre pratique de fraude. Ces agences aident les commerçants à échapper au paiement de la vraie valeur des droits de douane.  Ayant remarqué cette pratique ignoble, l’OBR ne pouvait pas  lui seul parvenir à l’éradiquer. Pour cette fin, il est impératif que les médias s’investissent dans  la sensibilisation au civisme fiscal en dénonçant de tels cas de fraude. Les auteurs de ces infractions se ressaisissent quand ils apprennent par la voie des médias que leurs pratiques ignobles ne sont plus un secret. Le nombre de contribuables a augmenté grâce aux sensibilisations de l’OBR à l’intention des opérateurs économiques qui passent par les médias. Les sensibilisations sont à intensifier pour que tout Burundais se rende compte du rôle des impôts et taxes dans la vie du pays. C’est grâce à ces recettes que les infrastructures sociales et  économiques sont construites, que les différentes institutions du pays fonctionnent, que les fonctionnaires touchent leurs salaires, que la défense et la sécurité sont sauvegardées, etc. 

Ezéchiel Misigaro

 

Province de Makamba> Célébration de la Journée du contribuable

Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza félicite les contribuables et l’OBR

 

DSC05925Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza,  a rehaussé de sa présence les cérémonies de célébration de la journée du contribuable, le mercredi 5 décembre 2018, en province de Makamba.  Il a félicité les Burundais en général et les contribuables en particulier au regard du pas franchi dans le paiement et la collecte des taxes et impôts. Il fustige les  auteurs de l’évasion fiscale et ceux qui pensent encore à la fraude et à la corruption.  

 

Le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a admiré l’organisation de la journée du contribuable par l’Office burundais des recettes lors de sa célébration le mercredi 5 décembre 2018 en province de Makamba.  Selon lui, cette journée est une belle occasion pour s’auto-évaluer.  Il a félicité le peuple burundais et les contribuables pour le pas franchi dans la collecte et le paiement des taxes et impôts.  Il qualifie ce pas d’un honneur pour le pays sur le plan du développement. En effet, les taxes et impôts sont passés de trois cent  à huit cent milliards de francs burundais par an. Le thème choisi pour cette année appelle à demander et  à donner la facture.  Il a de ce fait appelé les contribuables à observer ce que signifie ledit thème.  En effet, M. Nkurunziza regrette les irrégularités que l’on constate sur les factures. Il est donc impératif que tous les organes collaborent dans la lutte contre l’évasion fiscale qui fait reculer le pays. Une loi en matière de la facture acceptée par l’OBR est aussi une nécessité, a-t-il dit. 

Le paiement des taxes et impôts reflète l’amour de la patrie

Regrettant les conséquences que cause la fraude, il a souligné quelques bienfaits de payer les taxes et les impôts. Ce sont, entre autres, la consolidation de la paix et de la sécurité,  la participation dans la réalisation des actions socioéconomiques dans le secteur de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et l’élevage, de la solidarité avec les démunis, les victimes des catastrophes et autres groupes de gens vulnérables. Il y a aussi la construction des infrastructures publiques, le paiement des salaires des fonctionnaires de l’Etat, le développement des relations internationales, la préservation de l’environnement pour ne citer que ceux-là. Il a ainsi appelé ceux qui sont pointés du doigt à se ressaisir avant l’an 2019 car après l’année 2018 où il n’y aura ni pitié ni tolérance. Les contribuables doivent agir en œil du gouvernement, créer des comités de surveillance et dénoncer ceux qui font la fraude. M. Nkurunziza ne comprend pas comment il existe encore des agents de l’OBR qui cherchent encore de la corruption et demande à cet office de se défaire de cette catégorie de gens. Il appelle la population à travailler pour accroître la production, car cela permet d’augmenter  les taxes et impôts à collecter. Il n’a pas manqué d’encourager les corps de défense et de sécurité et l’administration dans la lutte contre la fraude observée sur les produits d’exportation. Le ministre des Finances, du budget  et de la coopération au développement économique, Domitien Ndihokubwayo, a exprimé sa gratitude à l’endroit des contribuables et de l’OBR. Il apprécie les relations qui existent entre eux et l’OBR et souhaite qu’elles soient maintenues pour accroître les recettes. Le commissaire général de l’OBR, Audace Niyonzima, a exprimé sa satisfaction et a mis en garde les irréguliers. Il a révélé les perspectives d’avenir en vue d’accroître les recettes. On peut parler d’amener les commerçants de l’informel au formel. Il met en garde ceux qui pratiquent la fraude et la corruption. La Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi, se dit aussi satisfaite. Vous saurez qu’à cette occasion de la célébration de cette journée, 3e édition, on a remis des prix aux meilleurs contribuables, à ceux qui ont contribué dans la sensibilisation,  aux personnes honnêtes dans le paiement, à ceux qui ont créé plus d’emplois et aux journalistes qui ont fait la sensibilisation.  

Alfred Nimbona

 

MINEAGRIE> Les questions des journalistes

L’éclairage des agriculteurs sur la plantation des eucalyptus

 

DSC 1521Au  cours d’un point de presse organisé en date du 5 décembre 2018, le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a répondu à différentes questions des journalistes qui ont pu éclairer les agriculteurs surtout sur la plantation des eucalyptus. Les études ont montré en effet que ce type d’arbre fait que les cours d’eau soient secs là où ils sont plantés. 

 

Ces deux dernières années, la production était bonne dans tout le pays. Auparavant, la bonne production se trouvait seulement dans une ou deux provinces, les autres étant confrontées aux aléas entrâinant la famine. Des mesures ont été prises pour remédier à ce défi, c’est pourquoi dans notre pays, les prix des denrées alimentaires a sensiblement baissé.A la question de savoir comment les agriculteurs pourront éviter l’érosion, le ministre Déo-Guide Rurema, en charge de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a répondu qu’un projet de traçage des courbes de niveau a été instauré pour éviter que les semences sélectionnées ne soient emportées par l’érosion de même que l’engrais chimique utilisé.Il a ajouté que plus de 60% de la population burundaise a compris que notre pays est entouré de collines de haute altitude, qu’il n’y a pas de fleuve qui s’y déverse, et que c’est plutôt nos rivières qui alimentent d’autres pays en eau. Le traçage des courbes de niveau est donc l’occasion de permettre aux eaux de s’’infiltrer dans le sol, jusqu’aux cours d’eau.Selon M.Rurema, « dans le but de protéger les terres cultivables, on est en train de travailler sur le projet de l’Etat appelé, « Ewe Burundi urambaye ». Dans ce projet, il est question de concilier l’agriculture et l’environnement en plantant des arbres qui peuvent cohabiter avec d’autres plantes.Concernant la plantation des eucalyptus, une étude a montré comment ces arbustes, quand ils sont plantés tout près d’un cours d’eau, celui-ci se dessèche petit à petit jusqu’à sa disparition. On pourra alors délimiter la zone où on doit planter les eucalyptus et où les remplacer par les pépinières des arbres qui peuvent cohabiter avec d’autres plantes. Mais cela risque de prendre du temps, puisque c’est un changement de mentalité qui est en jeu, car, dit M. Rurema, l’eucalyptus est d’une importance capitale dans la vie des Burundais. « Mais, nous devons tout faire pour réussir afin de préparer un Burundi meilleur pour nos enfants et petits-enfants ».

Aline Nshimirimana

 
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