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Economie, Sciences, Education/formation

SECTEUR MINIER >Etats des lieux de l’exploitation des terres rares

L’exportation est encore à 25% de l’objectif fixé au départ

 

DSC03323Les travaux miniers sont très exigeants. Aménagement des voies d’accès, l’importation des équipements et l’implantation de l’usine de concentration, le recrutement du personnel et son renforcement des capacités, l’indemnisation de la population dont les biens seront touchés par l’exploitation, l’instauration des mécanismes de sécurité physique et sociale des employés, le passage aux premières exportations, etc., tels sont les grandes préoccupations qui ont pris le temps à la société Rainbow Mining Burundi qui exploite les terres rares de Mutambu et Kabezi dès juillet 2017. 

 

Gilbert Midende, directeur général de cette société, fait remarquer qu’après le lancement officiel des activités par le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, c’était au mois de juillet 2017, Rainbow Mining Burundi a procédé à l’aménagement des voies d’accès aux différents sites d’exploitation. L’usine de concentration a été implantée à Kabezi par la suite après l’importation de l’équipement adéquat. La société a par la suite procédé au recrutement de son personnel et là avec délicatesse Selon M. Midende. Il fallait mettre sur pied une commission composée des personnalités de l’administration publique et judiciaire des communes Mutambu et Kabezi ainsi que le curé de la paroisse pour garantir la transparence.Pour le directeur général de Rainbow Mining Burundi, avec fin décembre 2017, la société avait déjà 400 employés dont 150 contractuels. L’exploitation de la terre rare avait déjà commencé et le 2 décembre 2017, la société a commencé l’exportation de 25 tonnes, l’autre lot sera embarqué le 20 dudit mois. Et de rappeler que l’objectif était d’arriver à exporter avant la fin de décembre 2017.Depuis le mois de janvier 2018, la société exporte par semaine une quantité de 25 tonnes de  terres rares. M. Midende fait remarquer que l’objectif d’arriver à exporter 5000 tonnes par an n’a pas encore été atteint en raison de quelques difficultés notamment liées à la pluie et surtout le relief des localités concernées. Et de dire qu’actuellement cet objectif est réalisé en hauteur de 25%.Quant à la qualité de la terre rare exploitée, Gilbert Midende a laissé entendre que l’analyse de Rainbow donne 51% du concentré, mais fort heureusement arrivé à l’étranger, les laboratoires trouvent que la terre rare du Burundi arrive à 61% du concentré, ce qui fait qu’elle est la première au niveau mondial. Et d’indiquer que Rainbow Mining Burundi est coté à la bourse de Londres, d’où un souci de transparence s’invite.
Amédée Habimana

 

MINISTERE EN CHARCHE DES AFFAIRES DE LA CEA> Remise des prix aux lauréats du concours de dissertation

Les dix meilleurs lauréats nationaux et trois premières écoles gagnantes ont été primés

 

DSC 0198Le ministère à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine en collaboration avec le ministère de l’Education, de l’enseignement  supérieur et de la recherche scientifique, a procédé le vendredi 13 avril 2018, à Bujumbura, aux cérémonies nationales de remise des prix aux lauréats du concours de dissertation de la Communauté est-africaine (CEA), édition 2017. Et ledit concours a été organisé dans les écoles secondaires au cours de la période du 26 au 30 juin 2017 sous le thème : « Comment l’intégration régionale  des pays partenaires de la CEA va-t-elle améliorer le niveau de vie de leurs peuples ? ». 

 

Dans son mot d’accueil, Zuwena Irakiza, assistante de la ministre ayant l’éducation dans ses attributions, a indiqué que ce concours est venu comme une grande opportunité pour les lauréats de la CEA en général et du Burundi en particulier d’avoir un esprit compétitif, tout en affirmant que les lauréats burundais ayant participé ont porté un grand honneur à notre pays. Mme Irakiza a profité de cette occasion pour lancer un appel vibrant à tous les responsables des établissements scolaires de notre  pays de redoubler les efforts en sensibilisant les élèves pour qu’ils puissent participer massivement dans les concours des prochaines éditions. Clarette Inamahoro, assistante de la ministre à la présidence chargée des Affaires de la CEA, a  informé que ce concours de dissertation a été initié comme un outil d’évaluation des connaissances générales sur la CEA, mais également comme un instrument de sensibilisation pour  inculquer  dans la jeunesse estudiantine de la Communauté un esprit compétitif, tout en offrant aux élèves une occasion de s’exprimer sur chaque étape de l’intégration.  Mme Inamahoro a également profité de l’occasion pour féliciter l’élève Nestor Nsengiyumva, du lycée de Makamba, qui s’est classé deuxième au niveau régional, et Emmanuel Niyonzima du lycée communal de Muyinga qui s’est classé premier au niveau national.

Les prix ont été décernés par mérite et par catégorie 

Pour encourager les lauréats du concours en particulier et les élèves en général à être compétitifs, les prix ont été décernés par mérite et par catégorie. L’élève Emmanuel Niyonzima du lycée communal de Muyinga a reçu une enveloppe de 300 dollars américains avec un certificat de participation ; Kelly Chelicia du lycée Notre Dame de Rohero, 250 dollars américains, Bibiane Nsengiyumva du lycée communal urbain de Gitega, 200 dollars américains ; Aristide Niyibindosa, du lycée Notre Dame de la Joie de Ruyigi, 150 dollars américains et Nestor Nsengiyumva du lycée de Makamba, 100 dollars américains. Quant aux cinq derniers lauréats à savoir Nadine Nindabira, Gad Mboninyibuka, Schadrack Girukwishaka, Elissa Mupfasoni et Bénigne Ndagijimana, ils ont chacun reçu une enveloppe de 50 dollars américains, plus les certificats de participation.  Signalons que les trois premières écoles gagnantes ont été primées. Il s’agit du lycée communal de Muyinga, du lycée Notre Dame de Rohero et du lycée urbain de Gitega, avec successivement du matériel scolaire équivalant à  1 500, 1 200 et 750 dollars américains.
Avit NDAYIRAGIJE

 

Marché de Ngagara> Impacts de la pénurie du carburant sur les prix des marchandises

Il s’observe une légère augmentation des prix de certains produits

 

DSC01546Les impacts négatifs de la pénurie du carburant commencent à se faire sentir sur les marchandises dans différents marchés de la mairie de Bujumbura. Au marché de Ngagara se trouvant au quartier II, il s’observe une légère augmentation des prix de certains produits. 

 

Dans un entretien avec certains commerçants ainsi que les clients, les prix des marchandises qui proviennent de l’intérieur du pays commencent à grimper. Claudine Cishahayo, une vendeuse de différentes sortes de fruits, a indiqué que certains fruits surtout les ananas coûtent chers. Elle a fait savoir qu’une pièce d’ananas qui se vendait à 1 000 FBu la semaine dernière, se vend aujourd’hui à 1 500 FBu. D’autres fruits dont les prix ont été revus à la hausse sont des avocats ainsi que des tomates. La raison qui est toujours avancée est la pénurie du carburant.Dans un entretien avec certains commerçants ainsi que les clients, les prix des marchandises qui proviennent de l’intérieur du pays commencent à grimper. Claudine Cishahayo, une vendeuse de différentes sortes de fruits, a indiqué que certains fruits surtout les ananas coûtent chers. Elle a fait savoir qu’une pièce d’ananas qui se vendait à 1 000 FBu la semaine dernière, se vend aujourd’hui à 1 500 FBu. D’autres fruits dont les prix ont été revus à la hausse sont des avocats ainsi que des tomates. La raison qui est toujours avancée est la pénurie du carburant. Mme Cishayayo a fait savoir que cette hausse est due au prix du ticket de transport qui a grimpé. Les transporteurs des marchandises ont revu à la hausse les prix du transport. Ils disent qu’au lieu de passer toute la journée sur les stations de pompe, ils préfèrent acheter le carburant au marché noir mais à des prix élevés par rapport aux prix officiels du carburant.Pour Emile Ngendakumana, commerçant grossiste des pommes de terre, les prix sont un peu revus à la hausse. Si la pénurie du carburant persiste, la situation va s’empirer. D’autres marchandises dont les prix sont revus à la hausse sont des vivres frais entre autres le petit pois et le haricot. Le prix d’un kilogramme varie entre 3 000 FBu à 3 500  pour ces denrées alimentaires. Certains clients rencontrés sur place déplorent cette situation de pénurie de carburant qui se répète. Ils demandent au gouvernement de veiller à ce qu’il n’y ait pas de spéculations dans la vente du carburant. Pour le moment, l’impact n’est pas encore très remarquable ; ce qui n’est pas le cas pour le client.
Lucie Ngoyagoye   

 

RAINBOW MINING BURUNDI> Point de presse

 

Versement dans les caisses de l’Etat de 8 000 dollars par semaine

 

DSC 0078La société Rainbow Mining Burundi fait rentrer dans les caisses de l’Etat une somme de 8 000 dollars pour l’exportation de 25 tonnes de terres rares par semaine. Et par an, elle verse Quinze mille dollars (15 000 dollars) dans les caisses des communes Mutambu et Kabezi qui regorgent de terres rares exploitées par cette société, ainsi que les taxes classiques de l’Etat et l’emploi créé car la société emploie actuellement 400 personnes. C’est ce qu’a annoncé Gilbert Midende, directeur général de Rainbow Mining Burundi, dans un point de presse animé le lundi 9 avril 2018. 

 

Au cours de ce point de presse, le directeur général de Rainbow Mining Burundi a fait savoir qu’au début de ses activités, cette société s’était donnée comme objectif qu’avant la fin de l’année 2017, elle aura déjà exporté. Chose qu’elle a faite puisqu’en date du 2 décembre 2017, le premier lot du concentré de terres rares était exporté. A l’heure actuelle, M. Midende fait remarquer que sa société arrive à l’exportation de 25 tonnes par semaine, ce qui fait que l’objectif fixé au départ est atteint à 25% étant donné que l’idéal était d’exporter 100 tonnes par semaine et 5 000 tonnes par an. « Nous aimerions aller jusqu’à la réalisation effective de notre objectif mais certains défis persistent », a martelé Gilbert Midende, et ces derniers sont essentiellement liés aux aléas climatiques qui freinent souvent les activités.S’agissant des gains immédiats pour le Trésor public, le directeur général de Rainbow Mining Burundi a indiqué qu’à chaque exportation, il a été instauré une taxe ad valorem de 4% et sa valeur en devises est versée dans les caisses de l’Etat. Ainsi sur 25 tonnes exportées chaque semaine, cette société verse d’abord un montant de 8 000 dollars correspondant à 4% du prix de la terre rare telle qu’affiché dans les journaux spécialisés.A la question des journalistes sur le personnel, surtout la manière dont ils sont recrutés, si le processus a privilégié d’abord les natifs, M. Midende a indiqué qu’il faut d’abord que les gens comprennent qu’il y a deux catégories d’employés. La première catégorie concerne les techniciens qui ont une spécialité et ces derniers ne doivent pas provenir nécessairement de la localité, mais pour la deuxième catégorie, à savoir les ouvriers, ceux qui utilisent uniquement la force physique dans les travaux de creusement et les gardiens des sites, ceux-ci proviennent respectivement des communes Kabezi et Mutambu. Quant au processus de recrutement de ces derniers, Gilbert Midende a laissé entendre qu’une commission ad hoc composée des membres de l’administration communale et le curé de la paroisse de la place a été mise sur pied pour désigner les ouvriers.Quant aux projections d’exportation pour l’année 2018 et d’autres à venir, M. Midende a indiqué que les projections de départ étaient de 5 000 tonnes par an, mais que compte tenu des difficultés déjà enregistrées, la société compte exporter durant cette année et les cinq années à venir, une quantité de 3 000 tonnes  chaque année.
Amédée Habimana

 
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