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Economie, Sciences, Education/formation

CARBURANT > Pénurie


Elle se fait remarquer dans la capitale Bujumbura

 

aaaezfgbn Pendant les heures de pointe, l’on observe trop de monde aux environs des parkings et surtout au centre-ville devant l’ancien marché central de Bujumbura. Les bus sont moins nombreux et les chauffeurs de ces bus de transport en commun justifient cette carence par la pénurie de carburant.

 

 Pour se rendre compte de la réalité de la pénurie du carburant ces jours, la rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau a visité certaines stations service de la municipalité de Bujumbura, le jeudi 27 avril 2017. Il a constaté que la question de pénurie du carburant est une évidence, vues les files indiennes rencontrées aux stations.
A la station Top One, le mazout et l’essence ne sont distribués qu’aux détenteurs de bons. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de files de véhicules qui attendent d’être servis. Devant nombre de stations du centre-ville, il n’y avait pas de véhicules qui attendaient mais les pancartes « Station ouverte » étaient là.
Mais le cas contraire s’observe à la station Mogas (ex-King star) Bwiza. Là-bas, une très longue file d’automobiles et de tricycles, allant de la 8e à la 6e avenue, attendent d’être servis.
Certains chauffeurs avec qui s’est entretenu Le Renouveau affirment que la pénurie de carburant est une évidence dans la capitale Bujumbura et qu’elle a de lourdes conséquences sur leur vie. « J’ai passé toute la journée hier chez Sion à attendre le carburant et je n’ai pas été servi. Je n’ai pas travaillé toute la journée mais j’ai plutôt consommé ce que je n’ai pas gagné», a rapporté un conducteur de tricycle. D’autres disent qu’ils ont passé la nuit à la file : « J’ai passé la nuit ici à la station Mogas Bwiza mais je ne pense pas non plus que je vais avoir le carburant », a ajouté K.B un chauffeur de minibus. Ces chauffeurs disent qu’il vaut mieux augmenter le prix et rendre disponible le carburant au lieu de les tranquilliser qu’il y en a alors qu’ils n’en trouvent pas facilement.
La conséquence directe de cette carence du carburant est la réduction massive des bus assurant le transport en commun et les retards aux services qu’accusent leurs usagers.
Il conviendrait de rappeler que cette pénurie se déclenche peu de jours après que le ministre de l’Energie et mines était invité à répondre aux questions des parlementaires sur la commercialisation de cet « or noir ».

Jean Bosco Nkunzimana
(stagiaire)

 

COMMERCE> Rapport des parlementaires sur la commercialisation du sucre et du carburant

Les parlementaires se sont rendus compte de l’insuffisance du sucre et du carburant

 

Dans le but de connaître les causes de la pénurie du sucre et du carburant, les parlementaires membres de la commission chargée de la Bonne gouvernance et de la privatisation à l’Assemblée nationale ont dernièrement effectué une descente sur terrain dans certaines provinces du pays pour se rendre compte des propos à ce sujet. Selon Bénigne Rurahinda, membre de la commission, ils se sont rendus compte que ces produits ne sont pas disponibles en quantité suffisante.

Au cours de leur descente sur terrain, les parlementaires ont recueilli des informations auprès de différents intervenants dans la commercialisation du sucre et du carburant.
Il s’agit des administratifs à la base, des commerçants du sucre et du carburant ; des autorités de la Société sucrière du Moso (Sosumo) ; des responsables aux ministères concernés notamment la direction du carburant, la direction générale du Commerce et de l’industrie ; des représentants de l’Office burundais des recettes (OBR) ; du président du Conseil de sécurité ; des responsables des certains services de la police et des consommateurs du sucre et du carburant.

Le sucre distribué n’est pas suffisant

Concernant le sucre, les commerçants disent que la Sosumo distribue une petite quantité de sucre par rapport aux années passées. Cela est d’autant plus vrai que la province de Bujumbura reçoit actuellement 46 tonnes, alors qu’elle recevait 72 tonnes en 2014. La mairie de Bujumbura recevait 600 tonnes pendant qu’elle reçoit 220 tonnes actuellement. Les commerçants se plaignent que la Sosumo prenne des mesures à leur insu. Les administratifs à la base soutiennent la même idée en disant que le sucre distribué au niveau des communes n’est pas suffisant.
Selon l’avis de la direction générale du Commerce et de l’industrie, la carence du sucre s’observe dans la période de non production au niveau de la Sosumo. L’autre défi s’observe dans la création des listes des grossistes où l’on observe certaines irrégularités. Cette idée est partagée avec la Sosumo.

Le problème de devises s’observe dans la commercialisation du carburant
S’agissant du carburant, les parlementaires ont approché les commerçants de ce produit au niveau des stations. Ces derniers indiquent qu’ils reçoivent des quantités insuffisantes de carburant.
Au niveau du ministère de l’Energie et des mines, les responsables disent que la quantité du carburant importé et la quantité dans les parcs pétroliers sont suffisantes. La cause de pénurie qui s’est observée ces derniers jours est la perturbation de la connexion au sein des services de l’OBR. L’autre cause est le manque de devises, ce qui a engendré la diminution des sociétés importatrices de carburant.
L’OBR rejette les informations selon lesquelles l’Office aurait le rôle important dans la pénurie de carburant. L’Office dit qu’il a eu des perturbations de connexion mais résolues en peu de temps, ce qui ne peut pas être à l’origine de la pénurie. Pour l’OBR, le manque de devises est à la hauteur du manque de carburant sans oublier les importateurs qui utilisent les devises à d’autres fins ou l’export du carburant à la République démocratique du Congo.
Le Conseil national de sécurité dit, quant à lui, avoir donné une liste des recommandations à mettre en œuvre au ministère du Commerce, de l’industrie et du tourisme. Le conseil attend le rapport de ce ministère afin de le communiquer au peuple burundais.
Eric Mbazumutima

 

AGENCE DE PROMOTION DES INVESTISSEMENTS> Défis et perspectives dans l’octroi de certains services


Le manque de personnel suffisant et qualifié parmi les principaux défis

 

aaaadfghhAu cours d’une conférence de presse que le directeur de l’Agence de promotion des investissements (Api) a animée le mardi 25 avril 2017, DidaceNgendakumana, a indiqué que l’agence enregistre certains défis dans l’octroi de certains et dans l’exercice de certains services. Et le manque du personnel suffisant et qualifié est parmi les principaux défis de cette Agence.


 « Actuellement, l’Api fait face un gros problème, surtout dans l’exercice des fonctions qui lui sont assignées », a affirmé M. Ngendakumana. Ce dernier a indiqué qu’il s’agit entre autres des problèmes liés à la logistique, des problèmes financiers ainsi que ceux liés à l’insuffisance du personnel qualifié et à la collecte des données, quand il est question de faire des enquêtes.Quant au problème lié à la collecte des données, M. Ngendakumana a informé qu’il y a des opérateurs économiques qui affichent un certain comportement réticent quand s’agit des enquêtes effectuées sur terrains. « A cela, il nous faut disposer de moyens suffisants et de matériels adéquats afin de pouvoir collecter des données d’une manière sûre et claire », a martelé M. Ngendakumana.

Rendre aux demandeurs et investisseurs des services de qualité

En ce qui concerne l’insuffisance du personnel qualifié, M. Ngendakumana a signalé que cette question est déjà évoquée au niveau des autorités hiérarchiques. « Et en plus de cela, nous essayons provisoirement de combiner nos efforts et tous les facteurs possibles afin d’accroitre le rendement malgré ces défis ci haut mentionnés. Cela est dans l’objectif de rendre à nos demandeurs et investisseurs tant nationaux qu’internationaux des services de qualité », a bien précisé M. Ngendakumana. Dans cette même optique, il a également informé qu’un plan d’action allant de 2017 à 2022 a été signé entre l’Api et les autres parties prenantes comme la Banque mondiale. Et ce plan stratégique a été élaboré dans le but de faciliter la création des entreprises ainsi que l’octroi de certains avantages aux opérateurs économiques afin de stimuler l’économie de notre pays.

Avit Ndayiragije

 

EDUCATION> Gestion des enfants en vacances

Les uns s’occupent de loisirs et les autres de travaux ménagers

 

Pendant les vacances, les enfants sont difficiles à gérer surtout ceux qui sont à l’âge de l’adolescence. Ils participent notamment dans les travaux ménagers pour les familles moins nanties et ceux des familles à faibles revenus.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue avec différents parents sur la gestion des enfants en vacances. Ceux des familles nanties s’occupent notamment de loisirs tandis que ceux des familles à faibles revenus s’occupent de travaux ménagers.
Selon une des mères interrogées, ses enfants consacrent une grande part de leur temps aux réseaux sociaux et à regarder des films cinématographiques. Les week-ends, ils participent dans les travaux de propreté du ménage, en torchonnant leur chambre et en nettoyant les vitres. Ils reçoivent également l’encadrement à l’école mais pas tous les jours.
Une autre maman a dit que pendant les vacances, ses enfants font la natation dans les avant-midi, prennent le repas de midi et vont siester. Elle a fait remarquer que ce sport entretien le corps et lutte contre les maladies liées à la mauvaise respiration. Ses enfants étant encore petits, elle a indiqué qu’elle leur apprend à balayer, à torchonner, à trier le riz et le haricot, à nettoyer la table après le repas, et à lessiver des habits légers pour les familiariser à aimer le travail.
Une autre femme a fait savoir que ses enfants profitent des vacances pour rendre visite aux amis et parentés, et que l’un qui est en classe à concours va à l’école avant-midi. L’autre s’occupe des activités de mouvement d’action catholique en plus des travaux ménagers. Une autre a dit, à ce propos, que le domestique prend congé pendant les vacances afin que les enfants fassent la relève. Ils se fixent un horaire pour faire la cuisine.
Un parent de la zone urbaine de Kanyosha, a signalé qu’il y a une initiative d’encadrer les élèves pendant les vacances via une association. Cette dernière viserait à rassembler les universitaires qui sont meilleurs dans tel ou tel autre jeu pour encadrer les élèves garçons en leur apprenant divers jeux surtout le basket-ball. Pour les filles, les mamans aideront dans ce travail. Selon la maman, cela occupera les enfants qui se cramponnent aux médias sociaux comme whatsapp, facebook et autres.

Ezéchiel Misigaro

 
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