Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

ASSEMBLEE NATIONALE > Questions posées au ministre ayant la communication dans ses attributions

Elles portaient sur le CNC, le métier de journalisme et les médias

0122Lors de l’analyse et adoption du projet de loi portant révision de la loi organique du Conseil national de la communication, les députés ont posé des questions portant sur le CNC, le métier de journalisme et les médias, au ministre ayant la communication dans ses attributions. Il a notamment répondu à la question concernant les médias qui ont été fermés suite aux événements de 2015.  


Les députés ont demandé au ministre des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias, Nestor Bankumukunzi, pourquoi l’interprétation du journal en langage des signes à la télévision nationale a été suspendue. Le ministre a expliqué que la RTNB faisait recours au partenariat avec les associations des personnes vivant avec le handicap pour avoir des personnes pouvant traduire en langage des signes mais qu’au bout d’un certain temps, elles se sont fatiguées et ont arrêté de participer. Les députés ont proposé qu’il y’ait recrutement d’une personne interprète en langage des signes. Le ministre a salué cette proposition tout en soulignant qu’elle doit d’abord être mûrie, car il ne s’agit pas de recruter une seule personne pour interpréter tous les journaux et tous les jours de la semaine.Le ministre Bankumukunzi a également réagi à la question des organes de presse qui ne paieraient pas régulièrement leurs personnels. Il a fait savoir qu’il a déjà entendu parler de ce problème, mais qu’il n’a pas encore été consulté sur cette affaire en tant que ministre de tutelle. Selon lui, il est déplorable s’il s’avérait vrai qu’il y ait des journalistes qui travaillent sans contrat de travail et qu’ils ne sont pas rémunérés car, si quelqu’un n’est pas payé alors qu’il a signé un contrat, la loi le protège. Dans ce cas, le ministre a conseillé à ces journalistes de porter plainte à la justice. Mais, s’ils n’ont pas signé de contrats, la responsabilité est partagée entre ces journalistes qui ont accepté de travailler sans contrat et les responsables des entreprises de presse qui ont accepté le service sans contrat et sans rémunération. 

Les intérêts du pays sont bien représentés au CNC  

Concernant la composition du CNC, il a été demandé au ministre pourquoi les différents porte-paroles des ministères ne font pas partie de ce Conseil. Il a répondu que cette nouvelle loi montre comment le CNC contrôle le métier de diffusion des informations. Quant aux porte-paroles, ils sont chargés de donner des informations de leurs ministères respectifs, qu’ils soient membres du CNC ou pas. Il a également souligné que, seuls les ministères les plus directement concernés, notamment le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que celui de la Sécurité publique, ont un représentant au CNC. Il a tranquillisé l’opinion que tel que le CNC est constitué, les intérêts du pays sont suffisamment représentés.Concernant la réouverture des radios fermées en 2015, le ministre a indiqué qu’une affaire en cours d’instruction est privée de tout commentaire et le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, a abondé dans le même sens qu’en ce qui concerne cette affaire, il faudra attendre que la cour tranche. «Si ces médias sont reconnus coupables, ils seront sanctionnés et s’ils sont innocentés, ils seront immédiatement ouverts», a conclu le président de l’Assemblé nationale.
 

Grâce-Divine Gahimbare

 

ASSEMBLEE NATIONALE > Questions posées au ministre ayant la communication dans ses attributions

 

 

 

 

0122

 Elles portaient sur le CNC, le métier de journalisme et les médias

Lors de l’analyse et adoption du projet de loi portant révision de la loi organique du Conseil national de la communication, les députés ont posé des questions portant sur le CNC, le métier de journalisme et les médias, au ministre ayant la communication dans ses attributions. Il a notamment répondu à la question concernant les médias qui ont été fermés suite aux événements de 2015.  


Les députés ont demandé au ministre des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias, Nestor Bankumukunzi, pourquoi l’interprétation du journal en langage des signes à la télévision nationale a été suspendue. Le ministre a expliqué que la RTNB faisait recours au partenariat avec les associations des personnes vivant avec le handicap pour avoir des personnes pouvant traduire en langage des signes mais qu’au bout d’un certain temps, elles se sont fatiguées et ont arrêté de participer. Les députés ont proposé qu’il y’ait recrutement d’une personne interprète en langage des signes. Le ministre a salué cette proposition tout en soulignant qu’elle doit d’abord être mûrie, car il ne s’agit pas de recruter une seule personne pour interpréter tous les journaux et tous les jours de la semaine.Le ministre Bankumukunzi a également réagi à la question des organes de presse qui ne paieraient pas régulièrement leurs personnels. Il a fait savoir qu’il a déjà entendu parler de ce problème, mais qu’il n’a pas encore été consulté sur cette affaire en tant que ministre de tutelle. Selon lui, il est déplorable s’il s’avérait vrai qu’il y ait des journalistes qui travaillent sans contrat de travail et qu’ils ne sont pas rémunérés car, si quelqu’un n’est pas payé alors qu’il a signé un contrat, la loi le protège. Dans ce cas, le ministre a conseillé à ces journalistes de porter plainte à la justice. Mais, s’ils n’ont pas signé de contrats, la responsabilité est partagée entre ces journalistes qui ont accepté de travailler sans contrat et les responsables des entreprises de presse qui ont accepté le service sans contrat et sans rémunération. 
Les intérêts du pays sont bien représentés au CNC  Concernant la composition du CNC, il a été demandé au ministre pourquoi les différents porte-paroles des ministères ne font pas partie de ce Conseil. Il a répondu que cette nouvelle loi montre comment le CNC contrôle le métier de diffusion des informations. Quant aux porte-paroles, ils sont chargés de donner des informations de leurs ministères respectifs, qu’ils soient membres du CNC ou pas. Il a également souligné que, seuls les ministères les plus directement concernés, notamment le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que celui de la Sécurité publique, ont un représentant au CNC. Il a tranquillisé l’opinion que tel que le CNC est constitué, les intérêts du pays sont suffisamment représentés.Concernant la réouverture des radios fermées en 2015, le ministre a indiqué qu’une affaire en cours d’instruction est privée de tout commentaire et le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, a abondé dans le même sens qu’en ce qui concerne cette affaire, il faudra attendre que la cour tranche. «Si ces médias sont reconnus coupables, ils seront sanctionnés et s’ils sont innocentés, ils seront immédiatement ouverts», a conclu le président de l’Assemblé nationale.

Grâce-Divine Gahimbare

 

CICR > Clôture de l'atelier des journalistes d'Afrique francophone

Applicable en cas de conflit armé, le DIH est là pour le respect de la dignité de l'être humain

0a1223Le jeudi 30 novembre, il s'est clôturé l'atelier de formation des journalistes d'Afrique francophone qui a duré trois jours. Au cours de l'atelier, les participants ont acquis des connaissances sur le droit international humanitaire et son champ d'application. Pourtant, ils se remarque que la révolution vertigineuse du digital dans la communication constitue un danger pour le métier du journalisme.


Dans son exposé sur le droit international humanitaire (DIH), le chargé de la communication et porte-parole du CICR en Afrique francophone, Jean-Yves Clemenzo, a précisé que le DIH est applicable en cas de conflit armé et qu'il est là pour protéger les civils, les malades, les détenus. Ces derniers pouvant être des combattants détenus pour les mettre à l'écart des combats, des prisonniers de guerre ou des civils détenus pour des raisons de sécurité.Toutes ces personnes, a-t-il ajouté, doivent être traitées avec humanité, et leur vie ainsi que leur dignité doivent être respectées. Elles doivent recevoir une nouriture, un logement et des soins médicaux adéquats. Elles doivent aussi être autorisées à communiquer avec leurs proches.M. Clemenzo a en plus fait entendre que, juridiquement,  même si certains groupes armés n'ont pas signé la convention instituant le DIH, étant donné que ce sont seuls les Etats qui l'ont ratifiée, toutes les parties en conflit sont tenues à respecter le DIH.En plus des personnes, le DIH protège aussi des biens matériels à caractère civil : tous les biens qui ne sont pas des objectifs militaires.L'atelier a été aussi une occasion de savoir la bonne conduite d’un journaliste quand il s'agit de couvrir les moments de conflit armé. Comme l'a dit la cheffe adjoint de la division de la communication publique du CICR à Genève, Dorothea Krimitsas, le journaliste doit connaître le DIH et prendre toutes les précautions pour garder sûre sa sécurité. Pour cela, il doit etre neutre dans son métier et éviter de s'attirer le soupçon de l'une ou de l'autre des parties en conflit.


Faut-il parler à ces gens qui risquent de choquer le public ?

Dans sa présentation sur l'éthique et la déontologie, le chef du département sécurité au sein de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Ernest Sagaga, il n’est pas interdit de donner la parole à toutes les parties protagonistes, mais seulement il faut savoir de quoi il faut parler, qui ne peut nuire ni à l'un ni à l'autre. Il a conseillé aux journalistes d'utiliser dans leurs reportages des mots qui conviennent le mieux aux faits observés et non dictés par les intérêts des autres, sans oublier de reconnaître et de corriger sans tarder les erreurs commises.Dans cet atelier, il a été également constaté que la révolution digitale a touché tout le monde y compris l'Afrique, et que même si l'allure reste constante, en 2025, 90% des informations seront produites par les robots d'où il y a risque de donner des informations journalistiques vides de sens. Pour y remédier, il faut relier le monde de la presse au monde des informations de façon à transformer et même réinitialiser le journalisme.

Les journalistes sont satisfaits de la formation

Les participants à cet atelier de formation affirment avoir découvert des choses d’importance. «Vraiment, il a été une école pour nous, car le DIH constitue un outil incontournable pour les zones en conflit. Son contenu reflète le vécu sur terrain», dit Yéhia Tandina du Mali au quotidien Le Renouveau .Il sied de savoir que l'atelier sest clôturé avec l'octroi de certificats de participation à tous les journalistes qui y ont pris part.
Jean Bosco Nkunzimana

 

CIcr > Atelier des journalistes d'Afrique francophone

Les journalistes ne peuvent pas être délibérément attaqués

0abac1Les journalistes sont des civils. En cas de conflits armés, ceux-ci ne peuvent pas être délibérément attaqués par les parties en conflit, car les attaques délibérées contre des civils sont des crimes de guerre.Dans les pays en conflits armés, les journalistes sont souvent confrontés à diverses difficultés dans la couverture médiatique de ces événements.

Des fois, ils deviennent la cible de l'une ou des deux parties en conflit.Au cours de la deuxième journée de l'atelier sur le droit international humanitaire  (DIH) à l'endroit des journalistes d'Afrique francophone à Dakar, il a été question d'analyser les risques auxquels s'exposent les journalistes en couvrant les moments de conflits armés, de savoir qui peut les aider dans des missions dangereuses et savoir comment le DIH les protègent.Comme l'a précisé, Dorothea Krimitsay du CICR à Genève, en moments de conflits armés, on peut trouver des journalistes correspondants de guerre qui accompagnent les forces armées avec leur autorisation, non membres de ces forces mais protégés par elles.

On peut aussi avoir la catégorie des journalistes embarqués dans les engins des groupes en conflits tout en n’ étant pas accrédités par ces forces armées. «Les deux catégories de journalistes sont protégées par le DIH en tant que civils. Car étant des civils, en cas de conflits armés, ceux-ci ne peuvent pas être délibérément attaqués. Les attaques délibérées contre des civils sont des crimes de guerre», souligne Mme Krimitsay.On a enfin les attachés de presse militaires. Ceux-ci sont membres des forces armées et ont des objectifs militaires pendant un conflit armé. Ces journalistes, contrairement aux deux premières catégories, jouissent de la protection accordée par le DIH aux combattants. 

Quelques fois ils perdent la protection du DIH

Toutefois, dit Mme Krimtsay, «les journalistes qui participent directement aux hostilités perdent leur protection contre les attaques et peuvent être pris pour cibles. Ceux qui travaillent aux côtés des combattants pendant un conflit armé, ceux-là prennent le risque d'être victimes d'une attaque».C'est pour des raisons diverses pouvant porter atteinte à leur sécurité dans leur mission, pendant la couverture des conflits armés, que les journalistes doivent prendre des précautions : éviter la tenue qui risque de se confondre aux uniformes des combattants, éviter de se mettre derrière les tirailleurs, ne pas faire des directs étant sur un terrain en danger. Au dessus de toute chose, il faut porter un gilet et un casque antibales.

Jean Bosco Nkunzimana

 
Ouvrir