Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

MINISTERE DES FINANCES > Visite des élèves « Amis du fisc»

Relever le niveau du civisme fiscal chez les citoyens burundais

 

DSC05992Les élèves membres des clubs dénommés «Amis du fisc » qui ont été créés dans six établissements scolaires en mairie de Bujumbura par l’Office burundais des recettes ont effectué une visite au ministère des Finances, du budget et de la privatisation, le vendredi 17 juin 2017. Le ministre a souligné que cette activité répond au souci de relever le niveau du civisme fiscal des citoyens burundais.

 

Déo Soleil Irambona, un des élèves en visite à ce ministère a indiqué que, grâce à cette visite, ils se sont rendus compte que tous les secteurs nationaux sont représentés pour avoir le budget nécessaire pour l’exécution des différents projets. « Nous avons vu que l’argent collecté par l’OBR est utilisé pour satisfaire les différents besoins de la population contrairement à une certaine opinion qui prétend que ces recettes sont gaspillées par une minorité», a indiqué l’élève. Il a ajouté que ces informations vont lui servir pour adopter un comportement digne d’un citoyen qu’il soit employeur, collecteur d’impôts ou simple citoyen.

Ils ont appris comment les recettes de l’Etat sont collectées

«Nous avons pensé que, pour relever le niveau du civisme fiscal chez les citoyens burundais, il fallait aussi associer la jeunesse, parce que la jeunesse n’est pas seulement le futur, c’est aussi le présent.», a expliqué le ministre ayant des finances dans ses attribuions, Domitien Ndihokubwayo. Il a souligné que, si la jeunesse a bien compris comment le pays vit aujourd’hui, elle pourra aussi être un modèle pour les générations futures. « Nous avons donc échangé sur la manière dont les dépenses de l’Etat sont exécutées en continuité de ce que ces « amis du fisc » ont appris à l’OBR où ils ont appris comment les recettes de l’Etat sont collectées. Il fallait leur faire comprendre que ces recettes ne sont pas collectées pour le bon plaisir de les collecter, mais pour permettre que les dépenses de l’Etat soient exécutés et pour que la vie du pays puisse continuer. Nous leur avons montré comment la dépense est exécutée, mais, au-delà de ça, ils ont posé des questions très intéressantes. Ce qui montre que nous avons investi au bon endroit.», a-t-il expliqué.
Les clubs « Amis du fisc » existent sur les écoles : SOS, International de Bujumbura, Indépendante, lycée Vugizo, lycée du lac Tanganyika et lycée du Saint Esprit.
Grâce-Divine Gahimbare

 

MINISTERE DES FINANCES > Visite à la frontière de Gatumba

L’OBR et la Pafe collaborent étroitement pour décourager le commerce frauduleux

 

DSC05969Le ministre des Finances, du budget et de la privatisation a continué sa visite au bureau de l’OBR le vendredi 17 juin 2017 à la frontière de Gatumba. Il a également visité le bureau de la Pafe du même endroit. Les responsables de ces bureaux lui ont témoigné qu’ils collaborent étroitement pour décourager le commerce frauduleux et en traquer les auteurs.

Les responsables des bureaux de l’OBR et de la Pafe à la frontière de Gatumba ont soumis au ministre des Finances, du budget et de la privatisation, Domitien Ndihokubwayo, quelques défis dont le manque d’électricité, d’eau et de bureaux. Ils ont salué le fait qu’on leur a accordé un nouveau personnel pour les appuyer. Ils ont souligné que les fraudeurs venant de la RDC prétextent que les taxes au niveau du Burundi sont très élevées et ne s’en acquittent que s’ils sont attrapés. Toutefois, le responsable de la Pafe a fait savoir qu’en tant que femme, elle est mieux placée pour fouiller les fraudeurs dont la majorité sont des femmes qui transportent des pagnes en clandestinité. Le ministre Ndihokubwayo a encouragé la complicité entre l’OBR et la Pafe qui se manifeste par le transfert des produits attrapés et des procès-verbaux.
Après cette visite, le ministre ayant les finances dans ses attributions a rencontré le personnel de l’OBR à son siège. Le commissaire général de l’OBR, Audace Niyonzima a, au nom de tout le personnel, relevé les défis répartis en trois catégories, à savoir les lois lacunaires, la vétusté des locaux et le manque du personnel. Le ministre a félicité le personnel de l’OBR pour le travail accompli.

Grâce-Divine Gahimbare

 

Ministère des Finances > Visite au bureau de l’OBR à la frontière de Kobero

Les marchandises viennent sans problème

 

DSC 6121En compagnie du commissaire général de l’Office burundais des recettes (OBR), Audace Niyonzima, le ministre des Finances, du budget et de la privatisation, Domitien Ndihokubwayo, a effectué une visite, le jeudi 15 juin 2016, au bureau de l’OBR se trouvant à Kobero dans la province de Muyinga. Il s’agissait de rencontrer le personnel de l’OBR sur terrain et de se rendre compte que les marchandises sont en train d’entrer dans le pays sans problème.

 

Après avoir effectué sa visite dans les différents bureaux de l’OBR à Kobero, le ministre Ndihokubwayo a indiqué à la presse qu’il a entrepris de visiter les bureaux de l’Office burundais des recettes pour voir si tout le personnel est à l’œuvre ; aussi essayer de constater que le niveau de l’activité économique n’a pas baissé comme certains tentent de le croire, et voir s’il n’y a pas de problèmes alarmants. Selon lui, il a choisi de commencer par le bureau de Kobero parce qu’il se situe à la frontière avec la Tanzanie où il y a le poste frontalier à arrêt unique et par où, comme tout le monde le sait, passe la grande partie des marchandises qui entrent sur le territoire national. « C’est alors une occasion pour moi de me rendre compte que réellement les marchandises sont en train de venir au Burundi et que le personnel de l’OBR est en train de travailler pour rendre un service de qualité aux contribuables qui passent par ce poste ».
M. Ndihokubwayo a fait savoir qu’il a constaté que les marchandises viennent sans problème en ce sens qu’il y a beaucoup de camions qui sont garés là-bas. « Cela montre que, réellement, il y a beaucoup de marchandises qui entrent ». Il a aussi remarqué que le personnel de l’OBR au poste de Kobero est à l’œuvre et qu’il est en train de rendre le service qui lui est demandé. « Nous sommes contents qu’aussi les contribuables que nous avons rencontrés nous ont dit qu’il n’y a pas de problèmes particuliers et qu’ils sont satisfaits ».

Certains défis ont été signalés

Au cours de cette visite, le ministre des Finances s’est rendu compte que le personnel de l’OBR fait face à quelques défis comme le fait que, tel que ce poste a été construit, il est ne permet pas de répondre très rapidement aux doléances des contribuables qui viennent. Il y a aussi l’absence du pont bascule, le manque d’un entrepôt, le manque d’un scanner pour pouvoir essayer de contrôler le plus rapidement possible les marchandises qui entrent et libérer les contribuables qui veulent passer pour amener les marchandises sur le marché. Un autre constat est que le personnel de l’OBR travaille dans des bureaux très exigus ; etc. Il a ainsi souligné qu’ils vont parler avec la direction de l’OBR pour voir comment résoudre ces défis. « Nous sommes conscients que c’est grâce à l’OBR que nous sommes en train de récolter des revenus importants, nous devons aussi mettre des moyens pour que le personnel de l’OBR travaille dans de bonnes conditions ».
Concernant les femmes qui amènent des marchandises à partir de l’Ouganda qui pour le moment passent par la Tanzanie au lieu de passer par le Rwanda, le ministre Ndihokubwayo a indiqué que s’il y a un problème de passer par le Rwanda comme elles le faisaient avant, au niveau de la Communauté est-africaine, on va continuer à discuter pour voir quels sont réellement ces problèmes et « si problèmes il y a, certainement qu’ils finiront par trouver des solutions pour améliorer les conditions d’importation dans lesquelles les marchandises doivent arriver au Burundi ».

Astère Nduwamungu

 

AGRICULTURE ET ELEVAGE> Descente du ministre de tutelle dans cinq provinces du pays

Pour évaluer la production de la saison culturale 2017-B

 

DSC05747Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage a organisé, du 12 au 14 juin 2017, avec les journalistes, une descente dans les provinces de Bubanza, Kayanza, Ngozi, Kirundo et Gitega. C’était pour évaluer la production agricole de la saison culturale 2017-B et se rendre compte de l’état d’avancement des activités et des réalisations des partenaires tout en relevant des défis auxquels fait face la population rurale afin de trouver ensemble des solutions pour une amélioration de leurs conditions de vie. Et selon Déo Guide Rurema, ministre ayant l’agriculture dans ses attributions, « la production est généralement bonne parce qu’au niveau nationale, la production des principales cultures pour la saison 2017-B est évaluée à 80 % en moyenne ».

 

Dans toutes ces cinq différentes provinces, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage a visité différents champs et associations des agriculteurs des différentes communes. Pour s’assurer de ce qui concerne la bonne gestion des récoltes et leurs transformations auprès des populations bénéficiaires, M. Rurema a en plus visité certains hangars communautaires de stockage qui servent à la population dans la gestion de leur récolte et une usine de décorticage du riz ainsi que les centres de collecte de lait qui sont installés par le Fonds international pour le développement agricole (Fida). Il a également rendu visite les différents agri-éleveurs des différentes communes qui ont bénéficiés des vaches auprès du Fida à travers ses différents projets de développement.
Et dans chaque province visitée, le ministre Rurema a demandé à la population de travailler en synergie et en collaboration avec les directeurs provinciaux de l’agriculture et de l’élevage (DPAE) ; les partenaires du Burundi œuvrant dans leurs localités dans différents projets ainsi que les centres de multiplication de semences afin de pratiquer une agriculture moderne qui leur permettra de pallier la faim et la pauvreté dans notre pays. Signalons qu’au cours de toutes ses visites, toutes les populations interrogées se réjouissent des actions du gouvernement burundais à travers ses partenaires d’investir dans les populations rurales pour éradiquer l’extrême pauvreté, la faim et la malnutrition dans tout le pays.

« Au niveau national, la production agricole est généralement bonne, avec une moyenne de 80 % »

Pour clôturer les activités de cette descente, le ministre Rurema a animé une conférence de presse à Gitega, dans laquelle il a indiqué que cette descente s’inscrit dans la logique des missions quotidiennes du ministère de suivi régulier des activités de terrain afin de se rendre compte de l’état d’avancement des activités et des réalisations des partenaires ; des défis auxquels fait face la population rurale afin de trouver ensemble des solutions pour une amélioration de leurs conditions de vie. M. Rurema a ajouté que dans toutes les provinces visitées le climat a été clément, ce qui a engendré des retombées positives en ce qui concerne la production des cultures vivrières et saisonnières. « Nous pouvons maintenant confirmer que le rapport d’évaluation des récoltes qui a été élaboré par les équipes conjointes de notre ministère, de la FAO et du Pam est un rapport confiant qui reflète la réalité sur terrain », a précisé M. Rurema.
En effet, le rapport du ministère ayant l’agriculture dans ses attributions montre que la production agricole pour les provinces successivement visitées est évaluée à 93% pour Kirundo; 91% pour Ngozi ; 89% pour Kayanza; 82% pour Bubanza; 79% pour Muyinga et 65% pour Gitega.
« Avec ce même rapport, la production au niveau national des principales cultures pour la saison 2017-B est de 80 % en moyenne, tandis que dans d’autres provinces, la production agricole a une moyenne inférieure à 70%. Il s’agit des provinces de Gitega, Bujumbura et Rumonge», a informé M. Rurema.
Ce dernier a en plus affirmé que cette meilleure production a été obtenue essentiellement grâce aux bonnes précipitations, à une mobilisation et un encadrement rapprochés des agriculteurs sur les bonnes techniques agricoles dont la plupart ont fait le semis à temps ; à la disponibilisation des fertilisants à temps ainsi qu’au travail en synergie, une bonne collaboration entre le gouvernement du Burundi à travers le ministère de l’Agriculture et de l’élevage avec certains partenaires comme Fida.

« Conservons nos récoltes pour éviter le vol et assurer une bonne gestion »

« Comme nos ancêtres l’ont bien dit : « Inda ntuyibwira ivyo wayihaye uyibwira ivyo wayirarije », il faut que tous les agriculteurs songent dès aujourd’hui à bien gérer la récolte pour ne pas le regretter le lendemain », a incité M. Rurema. Il a rappelé que le gouvernement du Burundi, en collaboration avec certains de ses partenaires œuvrant dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage a construit des greniers communautaires dans toutes les provinces du pays. Donc, tous les agri-éleveurs sont priés de les rentabiliser en y conservant leurs récoltes pour éviter le vol et assurer une bonne gestion.
Dans cette même perspective, M. Rurema a notamment interpellé les administrations locales en collaboration avec les DPAE à continuer à décourager les commerçants ambulants qui profitent de l’abondance de la production en achetant aux agriculteurs leurs produits à des prix dérisoires pour le leur revendre à des prix exorbitants.

Changer de comportement et s’occuper utilement
Au cours de cette période, M. Rurema a profité de l’occasion pour lancer un appel vibrant aux agriculteurs de changer de comportement et de pratiquer la petite irrigation collinaire dans les marais. Il a demandé à l’administration locale de chaque entité provinciale et aux techniciens agricoles de s’y investir sérieusement car c’est l’un des moyens d’éviter les vols, les ligalas et l’ivrognerie.
Dans le but d’assurer un bon suivi pour la saison culturale C et se préparer pour la prochaine saison culturale 2018-A, M. Rurema a informé que certaines actions ont doivent être menées. Il s’agit entre autres de rendre disponible les semences et les fertilisants aux agriculteurs; continuer le programme de subvention des engrais au Burundi (PNSEB) pour une augmentation sensible de la production ; cultiver dans les marais les plantes à court cycle végétatif comme les légumes, les patates douces facilement irrigables pour faire face aux effets du changement climatique ; assurer un encadrement de proximité des agriculteurs sur les bonnes techniques agricoles et renforcer des capacités des agriculteurs en les organisant et en les structurant en groupements pré -coopératifs qui vont évoluer vers les coopératives afin d’atteindre un bon circuit de commercialisation des produits agricoles.
M. Rurema a enfin remercié très vivement tous les partenaires techniques et financiers en général et plus particulièrement le Fida qui ne cesse de soutenir le gouvernement burundais à travers les différents projets de développement afin d’assoir ensemble une sécurité alimentaire pour tous et ainsi lutter contre la faim, la pauvreté et la malnutrition dans notre pays.

Avit Ndayiragije

 
Ouvrir