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Economie, Sciences, Education/formation

ECOFO> Les causes d’un grand nombre d’échecs souvent observé dans les classes de 7e

Notamment le faible  niveau de connaissances des élèves

 

IMG 2047Dans les classes de la septième année du cycle fondamental, un grand nombre d’échecs s’observe dans la plupart des écoles. Dans un entretien du jeudi 11 juillet 2019 avec la directrice de l’Ecofo Ngagara Q4, Marie Hakizimana indique que l’échec est dû le plus souvent au nombre élevé d’élèves dans une même classe, au faible niveau des élèves et au non suivi des élèves par la plupart des parents. Pour résoudre ce problème, elle suggère qu’un test de sélection puisse être organisé pour ceux qui vont entrer en septième année.

 

Un grand nombre  d’échecs s’observe dans les classes de la septième année ces jours-ci. Il y a lieu de se demander pourquoi un nombre d’échecs s’observe dans ces classes plus que dans les autres classes qui suivent. Mme Hakizimana a fait savoir que les causes de cet échec pour cette année sont multiples.Mme Hakizimana a indiqué que la première cause est le nombre élevé des élèves inscrits dans les classes de la septième année. Elle donne l’exemple de son école où ils sont à 240 élèves avec trois salles de classe seulement. Avec ce nombre, il devient difficile à un enseignant de pouvoir suivre tous ces élèves à la fois et déceler le problème de chacun. C’est un problème qui est difficile à résoudre par les enseignants, ça demande l’intervention du gouvernement, ajoute-elle.Mme Hakizimana a fait savoir aussi que l’échec est dû au niveau des connaissances des élèves des septièmes années qui est faible. La plupart des élèves de la septième ne révisent pas la matière, ils pensent qu’ils sont encore en sixième année où l’élève peut se présenter en classe sans avoir révisé la matière vue. Leur niveau dans la maîtrise des langues et des sciences est très faible, ce qui cause souvent un grand problème aux enseignants au moment de l’enseignement. Elle signale que 45% des élèves seulement ont réussi pour un total de 240 élèves. Selon elle, la plupart des parents ne font pas un suivi régulier de leurs enfants, pour voir l’évolution dans les notes qu’ils reçoivent dans les travaux afin de savoir comment les aider. C’était bien que les parents des enfants se présentent quelques fois à l’école pour demander l’évolution de leurs enfants. Mais, c’est très peu de parents qui le font.Mme Hakizimana appelle les parents des élèves à collaborer avec les directions des écoles où leurs enfants étudient afin de savoir chaque fois leur évolution. Elle suggère aussi que le ministère en charge de l’éducation organise un test de sélection pour ceux qui entrent en septième année.   

Julien Nzambimana (stagiaire)

 

Les nouveaux quartiers> Les élèves en vacances

Leur encadrement cause des problèmes

 

Les grandes vacances sont une longue période de deux mois pendant lesquels  les élèves devraient s'occuper utilement afin de ne pas adopter de comportements irresponsables. Mais dans les nouveaux quartiers, l’encadrement des élèves n’est pas facile. 

Différents témoignages des habitants de la zone Maramvya, commune Mutimbuzi de la province de Bujumbura, révèlent qu’ils ont un problème d’encadrer leurs enfants en vacances. Ceux en bas âge jouent dans les rues et se promènent d’une maison à une autre toute la journée. Les enfants plus  âgés se mettent dans les « ligalas » avec tout le risque d’adopter des comportements inadéquats. Ce sont surtout les adolescents qui sont plutôt difficiles à gérer et il faut une certaine organisation pour leur trouver une activité qui puisse les occuper pendant cette période des vacances.S’il y avait des terrains de jeux bien aménagés, ces jeunes pourraient s’occuper en s’entraînant dans différentes disciplines comme le volley ball, football, basket-ball, etc. Il serait également mieux que le quartier soit doté d’un centre de lecture pour que les élèves puissent s’occuper en faisant la lecture. Cela pourrait permettre aux enfants d’enrichir leurs connaissances. Pour les parents qui le peuvent, ils sont obligés de déplacer leurs enfants jusqu’au centre-ville afin qu’ils trouvent des bibliothèques. Mais, comme le quartier a beaucoup de maisons dont la construction n’est pas encore achevée, certains enfants vont dans les chantiers pour chercher un travail d’aide maçon. A ce moment, ils sont occupés utilement car à la fin des vacances, ils gagnent de l’argent pour préparer la rentrée scolaire suivante. Cela est une bonne chose les enfants grandissent avec un esprit de s’occuper utilement dans leur vie. Face à cette situation, les parents devraient prendre assez de temps pour être à côté de leurs enfants afin qu’ils prodiguent des conseils nécessaires. Sinon, les enfants pourraient tomber dans des pièges.

Lucie Ngoyagoye

 

Elevage> Projet de réhabilitation et de renforcement des infrastructures d’élevage

Le laboratoire vétérinaire de Bujumbura va travailler efficacement

 

DSC 0767Le secrétaire permanent au ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Emmanuel Ndorimana, a procédé à  la réception des matériels et infrastructures  donnés par le Projet de réhabilitation et de renforcement des infrastructures d’élevage (PRRIE), le vendredi 12 juillet 2019. Cela permettra de développer le secteur de l’élevage à travers le pays.  

 

Des matériels  et infrastructures constitués de 16 motos, 10 ordinateurs avec accessoires  et un bâtiment du Laboratoire national vétérinaire ont été remis au ministère en charge de l’agriculture. Selon Emmanuel Ndorimana, ces matériels seront partagés entre les services de la Direction de la santé animale et le Centre national d’insémination artificielle. Quant au bâtiment du Laboratoire national vétérinaire, il sera mis à la disposition du Laboratoire vétérinaire de Bujumbura. Il a signalé que ce projet a été lancé officiellement en août 2015 et va clôturer ses activités fin 2019. Durant  cette période, le projet PRRIE  s’est  beaucoup investi pour le redressement du secteur de l’élevage. Il a construit et équipé dix-neuf aires d’abattage, quatre abattoirs, sept centres vétérinaires, quatre centres de quarantaine et cinq marchés de bétails. Il a profité de cette occasion pour remercier toute l’équipe du projet du travail accompli et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique pour avoir accepté de financer ce projet qui a contribué au développement du secteur de l’élevage au Burundi, et partant, la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire surtout dans les provinces bénéficiaires, à savoir, Bubanza, Bujumbura, Bururi, Mairie, Cankuzo, Gitega, Kayanza, Kirundo, Makamba, Muyinga, Mwaro, Ngozi, Rutana, et Rumonge. Il rassure que le gouvernement du Burundi, à travers son ministère, est engagé à soutenir plus le secteur de l’élevage en plus du Programme national du peuplement du cheptel déjà initié à travers tout le pays.  Au nom du gouvernement, M. Ndorimana a exprimé son sentiment de remerciement à l’endroit de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, et à tous les partenaires qui accompagnent le pays dans ses programmes de développement du secteur de l’agriculture, l’environnement et l’élevage. Il a interpellé les bénéficiaires de ces matériels et infrastructures de bien les utiliser pour qu’ils puissent être bénéfiques et ainsi améliorer le travail. 

Alfred Nimbona, Nasrah Frida Awazi (stagiaire)

 

AGRICULTURE> Compost amélioré

Il permet la bonne croissance des cultures

 

DSC04355 1Le compost amélioré construit à base des restes de cultures et de la litière, mélangés avec le produit fabriqué à base de microorganisme efficace (Emas) est utile pour la bonne croissance des cultures. Les leçons  apprises à l`étrangers ont permis à l`agronome Théophile Miburo, d’ initier les techniques de construction de ce compost dans la province de Ngozi.  

 

Le compost amélioré a été initié sur la colline Rutanga, zone Ngoma en commune Gashikanwa dans la province de Ngozi.Rencontré dans les champs situés sur la colline Rutanga, le samedi 6 juillet 2019, Théophile Miburo a indiqué que ce compost est construit sous forme de hutte à base des restes de culture et d`épluchage mélangés à l’Emas. Les résidus sont condensés les uns au dessus des autres. Les mauvaises herbes arrachées dans les champs sont placées au premier niveau tandis que la litière provenant des bétails, des porcheries et des étables est  placée au deuxième niveau. Un litre d`Emas mélangé avec de l`eau est jeté sur les résidus condensés à l`aide d`un pulvérisateur. Ce produit a le rôle d`éviter les mauvaises odeurs qui peuvent se dégager et au développement des microorganismes qui sont utiles à la bonne décomposition du compost. Ce dernier est prêt à être utilisé dans les champs après trois mois de décomposition.M. Miburo a indiqué que ce compost est utile dans l`agriculture car il renferme tous les éléments nécessaires dont la plante a besoin pour sa bonne croissance. «Pour les gens qui n`ont pas de moyens suffisants pour acheter les angrais chimiques, ce compost peut remplacer ces derniers». Il a invité les agriculteurs à en faire usage.Les techniques de construction de ce compost ont été apprises au Benin au centre nommé Songhaï, a informé l`agronome Miburo.

Eric Mbazumutima

 
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