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Economie, Sciences, Education/formation

DEVELOPPEMENT> Province de Cibitoke


Le gouverneur sollicite l’assistance de la Bad dans la reconstruction du pont reliant le Burundi à la RDC

 

aaajjiopp La population riveraine de la 6è transversale de la colline Gasenyi, commune Buganda en province de Cibitoke éprouve des difficultés pour se rendre à l’autre rive en République démocratique du Congo (RDC). Le souhait de cette population ainsi que de l’administration provinciale de Cibitoke est que le pont qui a été démoli en 1972 puisse être reconstruit pour faciliter les rapports de bon voisinage entre le Burundi et la RDC. La question a été soumise par le gouverneur de province de Cibitoke, Joseph Iteriteka, au représentant résident ai de la BAD, Joël Tokindang.

 

Le gouverneur de la province de Cibitoke, Joseph Iteriteka, a sollicité dernièrement l’appui de la Banque africaine de développement (Bad) dans la reconstruction du pont reliant cette province à la République démocratique du Congo (RDC). C’était lors du lancement officiel des travaux de réhabilitation et des services supplémentaires de la route nationale numéro 5.
Selon le gouverneur Joseph Iteriteka, ce pont a été détruit en 1972. Et de préciser que les populations riveraines éprouvent beaucoup de difficultés dans les rapports de bon voisinage entre ces deux pays frères particulièrement en ce qui concerne la facilitation de la circulation des biens et des populations riveraines.
Pour s’en rendre compte, le représentant résident a.i. de la Bad, Joël Tokindang, a directement proposé au gouverneur de Cibitoke de visiter ce pont qui, il faut le dire, a un intérêt évident. C’est là que ce représentant s’est aperçu que ce pont est dans un état hors d’usage.
Pour traverser la rivière Ruzizi, les habitants de deux rives se servent des pirogues. Les passagers et les biens embarquent à l’intérieur de ces dernières avant d’être conduits à l’autre rive par un rameur.
D’après les personnes rencontrées sur place, ce genre de transport présente des dangers qui vont jusqu’ à la noyade.
Le souhait de nos interlocuteurs serait que ce pont soit fonctionnel pour éviter des situations malencontreuses. Surtout lorsqu’on sait qu’il n’est pas rare de voir des crocodiles et des hippopotames dans la dite rivière.

Masta Shabani

 

ROUTES> Construction d’ouvrage et services supplémentaires sur la R N 5


Pour la bonne communication entre les provinces de Cibitoke et Bujumbura

 

aaaaqsze La construction d’ouvrage et services supplémentaires sur la R N 5 permettra le désenclavement en faveur d’une meilleure circulation des biens et des personnes et l’intégration régionale. Ces travaux sont financés par la Banque africaine de développement (Bad). Le secteur des transports représente à lui seul plus de 60% des engagements en cours du groupe de la Bad au Burundi.

 

Le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement, Jean Bosco Ntunzwenimana, a procédé le mardi 11 avril 2017 au lancement des travaux et services supplémentaires du lot 2 : tronçon Nyamitanga – Ruhwa situé dans la province de Cibitoke.
Les travaux consisteront à réhabiliter d’abord les pistes de Ndava- Buhayira- Ndora, Muzenga-Rugano, Mpinga- Buzirasazi, Mpinga- Nyarurinzi, Gisha- Bihembe, Ndora- Kiruhura, Kaburantwa- Bumba ainsi que Kirinzi- Rubona. Le montant de ces travaux s’élève à 5 522 902 608 FBu. Ensuite viendront les travaux de pavage de la voie de contournement de la ville de Cibitoke qui s’étend sur 8 kilomètres. Ces travaux coûteront 4 025 403 406 FBu. Il s’agira enfin de construire le marché moderne de Rugombo avec un montant de 1 945 600 981 FBu.
Selon le ministre Jean Bosco Ntunzwenimana, ces travaux font suite à la route reliant Ruhwa à Rugombo dans le cadre de consolider les relations d’amitié et les échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie sur les littoraux des lacs Kivu et Tanganyika.

Des précisions sur les travaux à effectuer sur la R N 5

Il a précisé que la Bad est aussi intervenu dans la construction des routes Gitega-Ngozi, Kirundo-Kigali, Mwaro-Gitega, Makebuko-Ruyigi et Nyanza-lac-Makamba-Mugina. Il a fait remarquer que le coût global des travaux qui seront exécutés dans la province de Cibitoke est de 11 500 906 995 FBu. Il n’a pas manqué de remercier cette banque qui ne cesse de se préoccuper des travaux de développement de la sous-région.
Jean Bosco Ntunzwenimana a demandé à la population de Cibitoke de faciliter les travaux des entreprises qui ont gagné les marchés. Aussi a-t-il demandé à ces entreprises de privilégier la main-d’œuvre de cette province dans les travaux susmentionnés sans toutefois oublier d’autres travailleurs en provenance des provinces limitrophes.

Le représentant résident ai de la Bad rassure

Le représentant résident ai de la Bad, Joël Tokindang, a, quant lui, laissé entendre qu’en conformité avec l’objectif de promotion de l’intégration régionale, cette banque a répondu favorablement à la requête du Burundi en accordant en mars 2009, un financement d’un montant total de 67 millions de dollars. Ce financement qui est destiné au projet multinational Burundi-Rwanda de la route Nyamitanga-Ruhwa-Ntendezi-Mwityazo, incluait également la construction et l’équipement du poste frontière à arrêt de Ruhwa.
Il a noté qu’à l’achèvement de ces travaux et des services initialement prévus, le projet a dégagé un solde d’environ 10 millions de dollars. Sur proposition du Burundi, la banque a donné son accord pour l’utilisation de ces ressources non engagées pour l’acquisition des biens, travaux et services supplémentaires, dont certains ont été déjà exécutés. Il s’agit essentiellement des travaux de réhabilitation des points critiques sur la RN1 occasionnés par les précipitations du mois de février 2014, la fourniture et l’installation de l’enregistrement des passagers aux postes frontaliers de Ruhwa, Gasenyi et l’aéroport de Bujumbura.
Pour lui, ces travaux que le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement venaient de lancer contribueront sans nul doute à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines.

L’engagement de la Bad

Il a saisi cette opportunité pour réaffirmer l’engagement du groupe de la Bad de renforcer le partenariat dynamique et fécond qui a toujours caractérisé ses relations avec le Burundi. Ces relations existent depuis plus de 50 ans et se sont davantage renforcées avec l’ouverture de Bureau pays du la Banque à Bujumbura en 2012. Elles n’ont jamais cessé même durant les périodes les plus difficiles qu’a connues le Burundi ces deux dernières années.
Pour le représentant résident a.i., l’engagement de la Bad dans le domaine des infrastructures, notamment de transport, traduit sa volonté de soutenir les efforts des autorités burundaises pour le désenclavement en faveur d’une meilleure circulation des bien et des personnes et l’intégration régionale.
Masta Shabani

 

OFFICE BURUNDAIS DES RECETTES>Bilan des activités réalisées au cours du premier trimestre 2017


L’Office enregistre une performance de 104,6%

 

aaaszdgt Au cours du premier trimestre 2017, l’Office burundais des recettes (OBR) a collecté 178,67 milliards de FBu contre 170,78 milliards de FBu des prévisions, avec une performance de 104,6%. Cela ressort de ce qui a été dit par le commissaire général de l’Office, Leonard Sentore, lors du café de presse animé le jeudi 13 avril 2017.

 

 « Les résultats du premier trimestre 2017 ont montré une bonne performance par rapport aux prévisions et une bonne croissance par rapport aux résultats de 2016 », a indiqué Leonard Sentore.
D’après lui, les réalisations entreprises au niveau de la collecte des données montrent que les recettes collectées durant le premier trimestre 2017 sont de 178,67 milliards de FBu contre 170,78 milliards de FBu des prévisions. L’Office enregistre une performance trimestrielle de 104,6%. Comparées avec 2016, les recettes trimestrielles de 2017 dépassent celles collectées pendant le premier trimestre en 2016 de 28,88 milliards de FBu, soit une croissance de 19,3%. Le taux de réalisation de la collecte des recettes est de 24,8%.
M. Sentore a souligné que l’OBR a poursuivi sa lutte contre la fraude et la corruption. Sept cent soixante procès-verbaux de saisie ont été établis et clôturés. Un montant de 194 916 943 de FBu a été recouvré. Dans sa lutte contre la fraude, dix-neuf dénonciations par contacts physiques au bureau et douze par téléphone ont été faites. En outre, six cas disciplinaires ont été traités et clôturés. Il a rappelé que l’OBR a mis en place les numéros gratuits 500 et 71450450 pour la dénonciation de la fraude.
En plus du pas franchi en matière de collecte des recettes et de lutte contre la fraude, l’OBR a continué à mettre en œuvre plusieurs programmes de modernisation, notamment le programme des Opérateurs économiques agréés (OEA), le Territoire douanier unique, le Système douanier automatisé et bien d’autres.
Parmi les grandes perspectives figurent l’élargissement de l’assiette fiscale, la lutte contre la corruption, le suivi de performance des employés de l’OBR en général et les vérificateurs des taxes internes en particulier, ainsi que la décentralisation de l’OBR.

Eric Mbazumutima

 

ECOFO KAMENGE II> Bilan des pertes liées aux récentes pluies diluviennes

Les pertes ne sont pas énormes

 

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Bujumbura dans l’après midi du dimanche 2 avril 2017 n’ont pas épargné l’Ecofo Kamenge II. Les différentes classes de cette école sont pleines d’eaux mêlées de boue et quelques livres ont été mouillés. Mais les pertes ne sont pas très énormes et les activités vont continuer comme il faut.

 

Selon Dominique Seseka, directeur de l’Ecofo Kamenge II, le bilan des pertes n’est pas énorme. Puisque cette école est souvent inondée, M.Seseka a fait savoir qu’il essaie de conserver tous les documents à un niveau supérieur au moins d’une hauteur de 75 cm. Au niveau du matériel scolaire, il y a des fichiers utilisés par les enseignants et les livres d’élèves qui ont été endommagés. La plupart des classes inondées sont celles localisées près de la route macadamisée par rapport à celles situées du coté opposé. Les classes de 5ème, 2ème et 3èmes années sont celles qui ont connu des pertes énormes en fichiers et en livres d’élèves.
Même si la situation a été ainsi, M.Seseka a signifié que cela ne va pas leur empêcher de continuer leur travail. « Nous allons utiliser des tablettes qui contiennent de la matière que nous enseignons, a-t-il dit ». Sur le total de 10 classes dont dispose l’Ecofo Kamenge II, l’eau a pénétré dans huit classes, y compris le bureau du directeur jusqu’au niveau de deux mètres.
La cour et l’intérieur de la plupart des classes sont couverts de boues. Le directeur de cette école demande avec insistance aux autorités municipales et locales d’intervenir dans les plus brefs délais afin que ces boues soient enlevées. Il a indiqué que la police de Protection civile est à l’œuvre dans les travaux de rendre cette école encore fonctionnelle depuis lundi. Les services techniques municipaux sont aussi saisis mais ils n’ont pas répondu présents, a-t-il dit.
Pour éviter que ce problème d’inondation de cette école ne se reproduise, M.Seseka demande de faire l’extension de la buse du pont situé sur le boulevard de l’Unité qui est très étroite. Comme l’eau vient souvent avec des troncs d’arbres, ces derniers bouchent la buse et l’eau manque de passage et se répend dans tous les sens. L’autre solution intermédiaire est de construire un mur de protection sur la rivière Nyabagere derrière cette école, a-t-il souhaité.

Martin Karabagega

 
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