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Economie, Sciences, Education/formation

HOTELLERIE ET TOURISME>Atelier de dissémination du plan stratégique

Il porte sur cinq ans

 

DSC 0225La HTB (Chambre sectorielle de l’hôtellerie et tourisme) a organisé un atelier de dissémination de son plan stratégique sur 5 ans et un plaidoyer sur 2 ans le jeudi 15 février 2018. Une occasion de présenter le plan d’actions prioritaire ainsi que les réalisations de la Chambre depuis son agrément en 2009.

 

Dans son discours d’ouverture, Marie Josée Mpundu, présidente de la HTB, a fait savoir que l’objectif de la Chambre dès sa création est de booster le secteur touristique au Burundi et dans la Communauté est-africaine (CEA). Et de faire remarquer qu’au niveau de la CEA, ce secteur contribue à hauteur de 8% du PIB et génère 7% des emplois permanents.Au niveau du Burundi, Mme Mpundu a signalé que le secteur touristique est le 4e produit qui contribue à l’augmentation de l’économie nationale. Le Burundi dispose d’un potentiel  touristique énorme qu’il suffit de développer. C’est pourquoi d’ailleurs, a-t-elle ajouté, le secteur touristique a été placé dans les annexes du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté 2e génération (CSLPII). Toutefois, c’est un secteur qui tarde à décoller, d’où un plan stratégique est nécessaire, a signalé Marie Josée Mpundu.La HTB s’étant donné comme mission la promotion du secteur touristique, des actions de plaidoyer pour faciliter les investisseurs dans ce secteur ont déjà produit des effets. C’est notamment la suppression de la taxe de séjour hôtel, la suppression de la taxe touristique et hôtelière avec toutes les activités connexes, la réduction de la taxe de départ pour un hôtel qui était à sept cent cinquante mille (750 000 FBu) à cinquante mille (50 000 FBu).

Le plan comporte 5 axes stratégiques

Quant audit plan stratégique de la HTB, il dispose de cinq axes stratégiques et des actions prioritaires qui se doivent d’être réalisées dans les 2 ans. Les axes sont notamment la structure organisationnelle, le marketing et communication touristique du Burundi, les services rendus aux membres de la HTB, l’amélioration de l’offre touristique et enfin la pérennisation. Chaque axe possède ses objectifs. S’agissant des actions prioritaires, on peut citer la mise en valeur des attractions touristiques, la réduction des taxes sur le transport aérien, le code d’éthique pour les sous-secteurs et événement annuel « Umurisho w’ingoma ».
INNOCENT NTAKIRUTIMANA (STAGIAIRE)

AMEDEE HABIMANA

 

EDUCATION> Validation de l’étude TTISSA actualisée sur la question enseignante

Pour renforcer le système éducatif burundais

 

DSC 7815Le ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en collaboration avec l’Unesco (Organisation des nations unies pour  l’éducation, la science et la culture) a organisé le jeudi 15 février 2018 un atelier de validation de l’étude TTISSA  (Teacher training initiative for sub saharian Africa) actualisée sur la question enseignante.  Cette étude a pour but de renforcer le système éducatif burundais.  

 

Le chargé de bureau à la maison de l’Unesco pour la culture de la paix au Burundi, Joséphine Ntahobari, a informé, dans son discours, que cette étude servira à l’élaboration de  la politique enseignante au Burundi, inscrivant ainsi le pays dans l’une des stratégies proposées par le Forum de l’Inchon  de mai 2015 pour atteindre les cibles de l’ODD4.Mme Ntahobari a ajouté que cette stratégie recommande d’élaborer  et mettre en œuvre    des politiques de gestion des enseignants inclusive, équitable et soucieuse de la parité des sexes. Ces politiques portent sur le recrutement, la formation, l’affectation, la rémunération, l’organisation des carrières  et les conditions de travail, ainsi que la revalorisation du statut des enseignants et des éducateurs et la qualité de l’enseignement. Mme Ntahobari a signalé que l’Unesco est disponible pour accompagner techniquement et financièrement  le ministère en charge de l’éducation dans ce chantier important pour le Burundi. L’inspecteur général de l’Enseignement fondamental et post fondamental au ministère en charge de l’éducation, Herménégilde  Burikukiye, a indiqué, dans son allocution, que dans ses efforts d’asseoir des bases solides d’un développement durable, le Burundi s’est engagé à renforcer son système éducatif. Selon M. Burikukiye, le but est d’en faire une machine de production des ressources humaines susceptibles d’apporter des solutions durables  aux défis sociaux, économiques et politiques auxquels il est confronté. M. Burikukiye  a fait savoir qu’à travers cette étude, le ministère en charge de l’éducation veut établir une base solide. Celle-ci prend en compte les évolutions récentes du système éducatif pour alimenter la définition d’une politique sur la question enseignante. Selon lui, la validation institutionnelle de ce document va permettre l’imprégnation de son contenu et son appropriation   par différents acteurs du secteur.M. Burikukiye a souligné que, malgré les initiatives du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie et les capacités des enseignants, les conditions de travail des enseignants sont loin d’être satisfaisantes. Il a signifié que les formations  en cours d’emploi ne sont pas encore entièrement systématisées et le recrutement n’est pas toujours à la hauteur des besoins. Il a remercié l’Unesco pour son soutien technique et financier.  
EZECHIEL MISIGARO

 

MINISTERE DE L’ENERGIE ET DES MINES> Bilan des réalisations 2017

La lutte contre la fraude des minerais a été effective

 

DSC 0207Dans l’après- midi de mardi 13 février 2018, le ministre de l’Energie et des mines, Côme Manirakiza, a animé un point de presse sur les réalisations de son ministère.  Dans les différents secteurs, beaucoup de réalisations ont pu être opérées. La production minière a été revue à la hausse et la lutte contre la fraude des minerais fut effective.   

 

Au cours de ce bilan, le ministre Côme Manirakiza a indiqué que dans les réformes des politiques sectorielles du cadre légal et institutionnel des secteurs de l’énergie, de l’eau potable et des mines, en vue d’une meilleure mise en œuvre des plans d’action, et dans le secteur de l’énergie, avec la promulgation de la loi n° 1/13 du 23 avril 2015 portant réorganisation du secteur de l’électricité, il y a eu élaboration d’un plan directeur national de production, de transport et de distribution de l’électricité qui sera bientôt validé, et qui servira de référence aux programmes d’investissement dans le secteur de l’énergie électrique. Le ministre Manirakiza a signalé qu’un projet de loi portant gestion des produits pétroliers a été élaboré et analysé en conseil des ministres et que bientôt il sera transmis au parlement pour adoption. A cela s’ajoute aussi un décret portant mise en place des procédures tarifaires dans les secteurs de l’électricité et de l’eau potable. 

Un contrat d’achat de l’électricité a été signé

« En vue de préserver le déficit énergétique du pays, un contrat d’achat de l’électricité a été signé entre la Regideso et la société Interpétrol et un centre thermique d’une capacité de 30 mégawatts a été mis  en service depuis le 16 septembre 2017. Pour cela, les quartiers au centre-ville sont régulièrement alimentés en électricité sauf quelques courtes coupures liées à la surcapacité du réseau », a dit M. Manirakiza.Toujours dans le but de lever ce déficit, le ministre Côme Manirakiza a dit que les travaux d’aménagement et de constructions de nouvelles centrales hydroélectriques ont démarré et sont en cours. Quand elles seront achevées,  la production électrique sera portée à plus de 200 mégawatts. Il a aussi informé que dans la ville de Bujumbura seulement 2 280 nouveaux abonnés ont été raccordés en 2017 alors qu’on avait prévus 5 000 nouveaux raccordements et cela à cause des problèmes techniques. Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, afin de répondre à la réglementation de ce secteur, Côme Manirakiza a indiqué qu’il y a eu élaboration d’un projet de plan directeur  d’alimentation en eau potable  dans la ville de Bujumbura et qu’un projet de loi portant réorganisation du secteur de l’eau potable et de l’assainissement de base a été élaboré et va bientôt être présenté en conseil des ministres.

Un document de politique minière au Burundi élaboré 

Dans le secteur des mines, le ministre Manirakiza a fait entendre qu’ au cours de l’exercice précédent, un document de politique minière au Burundi, élaboré en référence à la vision du Burundi 2025 et le CSLP II et aussi en conformité avec les autres politiques minières des pays de la région, est en processus d’adoption. « Ce document donne des orientations à travers des principes directeurs pour arriver à une gestion durable et responsable du secteur minier et dégage les objectifs et stratégies de leur mise en œuvre afin que le secteur contribue d’une manière significative dans l’économie nationale », a-t-il fait savoir.    Comme il l’a encore fait entendre, dans ce secteur, plusieurs projets de documents ont été élaborés. C’est le cas notamment du décret fixant les modalités et conditions d’application du Code minier au Burundi, le décret portant statut de l’Agence de régulation des secteurs de l’eau et de l’énergie au Burundi, et une ordonnance portant modèle de cahier des  charges pour les permis d’exploitation des petites mines.  
Jean Bosco Nkunzimana

 

PLAN STRATEGIQUE DE L’UAOD-BURUNDI> L’implication de plusieurs acteurs de différents secteurs dans sa mise en œuvre

Améliorer les conditions de vie de la population et les efforts du gouvernement

 

L’implication de plusieurs acteurs de différents secteurs dans la mise en œuvre du plan stratégique quinquennal de l’UAOD-Burundi (Union africaine des ONG de développement) est d’une grande importance. Elle permettra d’améliorer les conditions de vie d’un nombre important de Burundais et soutiendrait le gouvernement dans ses efforts de lutter contre la pauvreté. Cela ressort de l’exposé d’Augustin Minani, le président de l’équipe technique qui l’a élaboré et directeur du réseau Environnement et développement durable  lors de l’atelier de validation de celui-ci, le jeudi 8 février 2018.  

 

Dans son exposé, Augustin Minani a informé qu’au sein du plan stratégique de  l’UAOD-Burundi (2018-2022), les réseaux  thématiques d’intervention sont au nombre de 14 et chacun est dirigé par un directeur. Il a dit que ces réseaux sont : Agriculture, développement rural, pêche et élevage ; Promotion du genre, de la femme et protection de l’enfant ; Immigration, cohésion sociale et solidarité ; Démocratie et citoyenneté ; Bonne gouvernance et lutte contre la corruption ; Education et formation ; Défense, paix et sécurité ; Droit de l’Homme ; Emploi, jeunesse et sports ; Energie, mines et richesses du sous-sol ; Environnement et développement durable ; Santé et hygiène ; Tic, Commerce et transports  et enfin Tourisme, culture et artisanat.Le président de l’équipe technique a ajouté que cinq défis majeurs au développement du Burundi ont été ciblés. Il s’agit de l’inefficacité des systèmes de production agro-animale; la croissance démographique non encore maîtrisée; les faibles investissements du secteur privé, le moteur de la croissance; l’insuffisance de l’énergie électrique; etc. Dans l’élaboration de la planification quinquennale de ses activités, a fait savoir M. Minani, l’UAOD-Burundi interviendra pour la période 2018-2022 suivant quatre axes stratégiques. Le premier axe vise l’amélioration des conditions de vie des communautés burundaises pour un développement inclusif  et durable. Selon M. Minani, tous les Burundais doivent avoir accès aux services de santé, d’éducation, de développement du secteur agropastoral résiliant aux changements climatiques. Des actions concrètes seront faites dans ce domaine pour accroître l’économie nationale, a-t-il dit, étant donné que plus de 90% de la population burundaise vivent de l’agri-élevage. Les efforts y seront concentrés pour permettre au peuple burundais d’atteindre un niveau de vie décent.

Renforcer le rôle des femmes et des jeunes dans le développement inclusif et durable 

M. Minani a indiqué que le deuxième axe concerne la prise de conscience de la population burundaise de l’intérêt du panafricanisme et la promotion des valeurs culturelles, piliers de la cohésion sociale. Des actions visibles seront réalisées, a-t-il poursuivi,  dans la promotion du patrimoine culturel burundais, la protection des œuvres artistiques et la lutte contre la piraterie.Augustin Minani  a signalé que le troisième axe consiste en la promotion d’une société paisible, démocratique, respectueuse des droits de l’Homme et de la bonne gouvernance. Il a dit que le renforcement de la justice et d’un Etat de droit, la consolidation de la bonne gouvernance et la performance des institutions, la promotion des droits humains ainsi que le renforcement de la sécurité et du processus démocratiques seront les principales actions de cet axe. Selon M. Minani, le dernier axe est fondé sur le renforcement du rôle des femmes et des jeunes au développement inclusif et durable auquel le Burundi aspire. Il a signifié que la résolution du problème crucial de chômage par la facilitation du développement des micro-entreprises et du travail autonome chez les femmes et les jeunes est l’action prioritaire dudit axe.
Ezechiel Misigaro

 
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