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Economie, Sciences, Education/formation

FERTILISANTS FOMI> Leur utilisation

Les agriculteurs ont besoin de contacter les moniteurs agricoles pour leur indiquer les doses à appliquer

 

L’utilisation de types d’engrais organo-minéraux Fomi par les agriculteurs nécessite l’explication des moniteurs agricoles pour les guider afin de connaitre les doses à appliquer. Cela ressort de l’entretien que la rédaction du journal « Le Renouveau » a récemment mené avec le directeur du Bureau provincial de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage (BPEAE) de Ngozi, Justin Uwawe. 

 

Le directeur du BPEAE Ngozi a indiqué qu’il y a actuellement trois types de fertilisants fabriqués par l’entreprise Fomi (Fertilisants organo-minéraux industrie) à savoir Fomi imbura, Fomi bagara  et Fomi totahaza. Pour les différentes cultures, a-t-il dit, une fiche technique sera utilisée pour la fertilisation. Le directeur du BPEAE Ngozi a indiqué qu’il y a actuellement trois types de fertilisants fabriqués par l’entreprise Fomi (Fertilisants organo-minéraux industrie) à savoir Fomi imbura, Fomi bagara  et Fomi totahaza. Pour les différentes cultures, a-t-il dit, une fiche technique sera utilisée pour la fertilisation. M. Uwawe a signalé que pour le haricot nain, on utilise seulement le fertilisant Fomi imbura à raison de 100 kg à l’hectare.  Il a fait savoir que l’on applique pour cette culture 0.8 g de Fomi imbura par poquet, ce qui correspond à ¼ de bouchon de la bouteille de Fanta ou de Primus. Pour le haricot volubile, le directeur du BPEAE Ngozi  a indiqué que l’on utilise le fertilisant Fomi imbura à raison de 150 kg à l’hectare.  Selon lui, on applique 3,75 g de Fomi imbura par poquet, ce qui correspond à un bouchon de  bouteille de fanta ou de primus bien rempli.Pour la culture de pomme de terre, M. Uwawe a affirmé que l’on utilise Fomi imbura à raison de 200 kg à l’hectare et Fomi bagara à raison de 150 kg à l’hectare. Il a signalé que l’on applique 8 g de Fomi imbura par poquet, ce qui correspond à un bouchon de bouteille de Kinju bien rempli et 6 g de Fomi bagara par poquet, ce qui correspond à 2 bouchons de bouteille de Fanta ou de Primus bien remplis.

Suivre les instructions des moniteurs agricoles pour produire plus

M. Uwawe a ajouté que pour le maïs, on utilise Fomi imbura à raison de 150 kg par hectare et Fomi totahaza à raison de 75 kg par hectare. Il a dit que l’on applique 6 g de Fomi imbura par poquet, ce qui correspond à 2 bouchons de bouteille de Fanta ou de Primus bien remplis et 3 g de Fomi totahaza par poquet, ce qui correspond à un bouchon de bouteille de Fanta ou de Primus. Pour le riz, on utilise Fomi imbura à raison de 100 kg à l’hectare et Fomi totahaza à raison de 200 kg  à l’hectare. Ces deux types d’engrais s’appliquent par la méthode d’épandage pour la culture de riz. Le directeur du BPEAE Ngozi a fait savoir que pour le sorgho, on utilise Fomi imbura à raison de 130 kg et Fomi totahaza à raison de 220 kg  à l’hectare. Il a dit que l’on applique 1,95 g de Fomi imbura par poquet, ce qui correspond à 1/2 bouchon de bouteille de Fanta ou de Primus et 3,3 g de Fomi totahaza par poquet, ce qui correspond à un bouchon de bouteille de Fanta ou de Primus bien rempli.Comme ce sont des fertilisants qui ne sont pas habituellement utilisés, le directeur du BPEAE Ngozi a recommandé aux agriculteurs qui veulent utiliser ces engrais de contacter les moniteurs agricoles se trouvant sur les collines pour les guider.

Ezéchiel Misigaro

 

SANT’EGIDIO> Son intervention dans l’éducation/scolarisation des enfants vulnérables

Au sein de l’Ecole de la paix, ces enfants sont assistés dans leur parcours scolaire

 

Dans sa mission d’apporter son assistance aux plus défavorisés de la société, la communauté Sant’Egidio a aussi un programme à l’endroit des issus des familles vulnérables. Comme le signale Jean Claude Nsabimana, porte-parole  de ladite communauté au Burundi,  celle-ci rassemble  les enfants  vulnérables  au sein de l’Ecole de la paix où ils sont assistés par les volontaires dans leur parcours scolaire. 

 

Comme le fait savoir notre interlocuteur Jean-Claude Nsabimana, l’Ecole de la paix est un centre animé dans un esprit de famille, qui soutient les  enfants  dans leur insertion scolaire, aide les familles  à  remplir  leur rôle  et propose un modèle  éducatif ouvert aux autres, solidaire avec les plus défavorisés, capable de dépasser  les barrières et la discrimination. «Durant toute l’année scolaire, nous les rencontrons tous les samedis afin de partager avec eux leurs programmes scolaires», ajoute  M. Nsabimana.  Ces enfants présentent les cours où ils ont des difficultés et  sont ainsi aidés par les membres de la communauté avant de recevoir  les enseignements sur la paix et la non-violence. A côté de cela, ces enfants reçoivent aussi le matériel scolaire. Le porte-parole Nsabimana  signale  que 63 élèves de l’école de la paix ont reçu des cahiers et stylos à la récente rentrée scolaire.Notre interlocuteur indique que durant ses quinze ans d’existence, l’Ecole de la paix a réalisé des actions ayant porté des fruits. M. Nsabimana fait savoir  que les ainés de cette école ont terminé leurs études et exercent aujourd’hui  différents métiers. « Ce sont ces derniers qui reviennent aider  leurs cadets; ces cahiers et stylos que nous donnons proviennent de leur contribution», précise-t-il.  Il ajoute que les enfants de l’Ecole de la paix connaissent une évolution  satisfaisante dans les écoles.Néanmoins, des problèmes  entravant ce programme  sont aussi signalés. Issus ou adoptés dans des familles pauvres, le stress lié au manque de moyens pour satisfaire à certains besoins comme  la ration alimentairebsuffisante, les uniformes, etc. peut handicaper  leur réussite scolaire.  M. Nsabimana  signale aussi les difficultés à pouvoir  couvrir  tous les besoins nécessaires  de ces enfants,  par la seule contribution des membres de la communauté.  Mais il remercie, le gouvernement du Burundi qui soutient la communauté  Sant’Egidio  dans ses activités et lui demande de continuer à le faire. Un appel est aussi lancé à l’endroit de tout un chacun qui le peut  d’avoir cet esprit de solidarité et de partage.

Eric Sabumukama

 

AGRICULTURE> Utilisation des urines comme fertilisant

Un fertilisant moins cher et plus rentable que l’engrais chimique

 

Les populations qui ont bénéficié de la formation sur la collecte des urines ainsi que sur l’utilisation des excréments humains dans la fertilisation des champs sous l’encadrement de l’Aprosan poussent un ouf de soulagement du fait que ce nouveau fertilisant est plus rentable que l’engrais chimique.Moins cher par rapport à l’engrais chimique habituel, il est également plus rentable que ce dernier. 

 

Après la visite des latrines environnementales construites d’une manière locale par les populations de Giheta en province de Gitega, ainsi que  des champs situés sur la même colline dans lesquels les populations ont utilisé comme fertilisant les urines collectées, la rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue avec les usagers pour savoir la contribution de ce fertilisant dans l’augmentation de la production. Ils ont affirmé que concernant la récolte, les cultures sur lesquelles on utilise les urines comme fertilisant sont plus rentables que celles sur lesquelles on utilise l’engrais.

Les bénéficiaires de ces techniques et connaissances sur la collecte et l’utilisation des excréments humains en particulier les urines apprécient

Côme Ntakarutimana et Evariste Iramfasha sont parmi les quarante personnes qui ont une formation sur la construction des latrines environnementales afin de collecter les urines pour ensuite les utiliser dans la fertilisation de leurs champs. « Depuis que nous avons appris que les excréments humains et surtout les urines sont beaucoup efficaces dans la fertilisation des champs et qu’elles contribuent dans l’augmentation de la production agricole, personne d’entre nous n’utilise plus actuellement l’engrais chimiques.Actuellement, nous avons constaté qu’à part qu’il coûte très cher et qu’il détériore petit à petit le sol, l’engrais chimique utilisé dans les champs par les agriculteurs ne donne plus assez de récolte comme dans le temps. Mais, ces latrines environnementales, en plus de leur contribution à la protection de l’environnement, et la promotion de l’hygiène,servent principalement et facilement à la collecte des excréments humains en particulier les urines qui serviront par la suite à la fertilisation du sol afin d’augmenter la production agricole pour lutter contre la famine ».
Avit Ndayiragije

 

BPEAE NGOZI> Préparatifs de la saison culturale A

Le labour est au stade avancé, les fertilisants et les semences sont déjà commandés

 

DSC 0015Le Bureau provincial de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage (BPEAE) de Ngozi se prépare bien à la saison culturale A. Le labour est au stade avancé, les fertilisants et les semences sont déjà commandés. Cela ressort de l’entretien que la rédaction du journal « Le Renouveau » a récemment mené avec  le directeur du BPEAE Ngozi, Justin Uwawe. 

 

Le directeur du BPEAE Ngozi a indiqué que les travaux  de  labour  se  trouvent  à  un stade avancé. M. Uwawe a dit que les agriculteurs ont commandé des fertilisants et il reste l’approvisionnement. La commande des semences surtout le maïs composite et le maïs hybride a également été faite.Au niveau national, a ajouté M. Uwawe, le ministère en charge  de  l’agriculture a signalé qu’il va disponibiliser 100 tonnes de semences de maïs composite et 100 tonnes de maïs hybride. Selon lui, ces semences seront accordées aux agriculteurs à travers le PNSEB (Programme national de subvention des engrais du Burundi). Il a fait savoir qu’à travers ce programme, un kg de maïs composite qui s’achetait à 2 000 FBu sera acheté à 1200 FBu et un kg de maïs  hybride  qui  s’achetait  à 6 000 FBu  sera acheté à 3 600 FBu.M. Uwawe a signalé que le BPEAE Ngozi a déjà identifié les semences qui sont disponibles au niveau de la province de Ngozi, c’est-à-dire celles qui sont en possession des multiplicateurs de semences. Après avoir inventorié les types de semences disponibles ainsi que leur quantité, a affirmé M. Uwawe, le BPEAE  a fait l’estimation des besoins. A part le PNSB, d’autres partenaires comme la fondation Stamm et Prodefi (Programme de développement des filières) vont accorder les semences de haricot et de maïs. Selon M. Uwawe, le BPEAE encadre les agriculteurs regroupés au sein de 298 coopératives Sangwe récemment installées et au sein de 40 coopératives qui préexistaient, ceux regroupés en associations ainsi que les agriculteurs indépendants. Il n’a pas manqué de dire que le BPEAE attend les données statistiques qui seront fournies par l’Igebu (Institut géographique du Burundi) pour  communiquer aux agriculteurs la période de semis. En attendant ces données, M. Uwawe a lancé un appel aux agriculteurs de songer à achever les labours afin de ne pas retarder la période de semis. 

Ezéchiel Misigaro

 
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