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Economie, Sciences, Education/formation

AGRICULTURE ET ELEVAGE> Descente du ministre de tutelle dans cinq provinces du pays

Pour évaluer la production de la saison culturale 2017-B

 

DSC05747Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage a organisé, du 12 au 14 juin 2017, avec les journalistes, une descente dans les provinces de Bubanza, Kayanza, Ngozi, Kirundo et Gitega. C’était pour évaluer la production agricole de la saison culturale 2017-B et se rendre compte de l’état d’avancement des activités et des réalisations des partenaires tout en relevant des défis auxquels fait face la population rurale afin de trouver ensemble des solutions pour une amélioration de leurs conditions de vie. Et selon Déo Guide Rurema, ministre ayant l’agriculture dans ses attributions, « la production est généralement bonne parce qu’au niveau nationale, la production des principales cultures pour la saison 2017-B est évaluée à 80 % en moyenne ».

 

Dans toutes ces cinq différentes provinces, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage a visité différents champs et associations des agriculteurs des différentes communes. Pour s’assurer de ce qui concerne la bonne gestion des récoltes et leurs transformations auprès des populations bénéficiaires, M. Rurema a en plus visité certains hangars communautaires de stockage qui servent à la population dans la gestion de leur récolte et une usine de décorticage du riz ainsi que les centres de collecte de lait qui sont installés par le Fonds international pour le développement agricole (Fida). Il a également rendu visite les différents agri-éleveurs des différentes communes qui ont bénéficiés des vaches auprès du Fida à travers ses différents projets de développement.
Et dans chaque province visitée, le ministre Rurema a demandé à la population de travailler en synergie et en collaboration avec les directeurs provinciaux de l’agriculture et de l’élevage (DPAE) ; les partenaires du Burundi œuvrant dans leurs localités dans différents projets ainsi que les centres de multiplication de semences afin de pratiquer une agriculture moderne qui leur permettra de pallier la faim et la pauvreté dans notre pays. Signalons qu’au cours de toutes ses visites, toutes les populations interrogées se réjouissent des actions du gouvernement burundais à travers ses partenaires d’investir dans les populations rurales pour éradiquer l’extrême pauvreté, la faim et la malnutrition dans tout le pays.

« Au niveau national, la production agricole est généralement bonne, avec une moyenne de 80 % »

Pour clôturer les activités de cette descente, le ministre Rurema a animé une conférence de presse à Gitega, dans laquelle il a indiqué que cette descente s’inscrit dans la logique des missions quotidiennes du ministère de suivi régulier des activités de terrain afin de se rendre compte de l’état d’avancement des activités et des réalisations des partenaires ; des défis auxquels fait face la population rurale afin de trouver ensemble des solutions pour une amélioration de leurs conditions de vie. M. Rurema a ajouté que dans toutes les provinces visitées le climat a été clément, ce qui a engendré des retombées positives en ce qui concerne la production des cultures vivrières et saisonnières. « Nous pouvons maintenant confirmer que le rapport d’évaluation des récoltes qui a été élaboré par les équipes conjointes de notre ministère, de la FAO et du Pam est un rapport confiant qui reflète la réalité sur terrain », a précisé M. Rurema.
En effet, le rapport du ministère ayant l’agriculture dans ses attributions montre que la production agricole pour les provinces successivement visitées est évaluée à 93% pour Kirundo; 91% pour Ngozi ; 89% pour Kayanza; 82% pour Bubanza; 79% pour Muyinga et 65% pour Gitega.
« Avec ce même rapport, la production au niveau national des principales cultures pour la saison 2017-B est de 80 % en moyenne, tandis que dans d’autres provinces, la production agricole a une moyenne inférieure à 70%. Il s’agit des provinces de Gitega, Bujumbura et Rumonge», a informé M. Rurema.
Ce dernier a en plus affirmé que cette meilleure production a été obtenue essentiellement grâce aux bonnes précipitations, à une mobilisation et un encadrement rapprochés des agriculteurs sur les bonnes techniques agricoles dont la plupart ont fait le semis à temps ; à la disponibilisation des fertilisants à temps ainsi qu’au travail en synergie, une bonne collaboration entre le gouvernement du Burundi à travers le ministère de l’Agriculture et de l’élevage avec certains partenaires comme Fida.

« Conservons nos récoltes pour éviter le vol et assurer une bonne gestion »

« Comme nos ancêtres l’ont bien dit : « Inda ntuyibwira ivyo wayihaye uyibwira ivyo wayirarije », il faut que tous les agriculteurs songent dès aujourd’hui à bien gérer la récolte pour ne pas le regretter le lendemain », a incité M. Rurema. Il a rappelé que le gouvernement du Burundi, en collaboration avec certains de ses partenaires œuvrant dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage a construit des greniers communautaires dans toutes les provinces du pays. Donc, tous les agri-éleveurs sont priés de les rentabiliser en y conservant leurs récoltes pour éviter le vol et assurer une bonne gestion.
Dans cette même perspective, M. Rurema a notamment interpellé les administrations locales en collaboration avec les DPAE à continuer à décourager les commerçants ambulants qui profitent de l’abondance de la production en achetant aux agriculteurs leurs produits à des prix dérisoires pour le leur revendre à des prix exorbitants.

Changer de comportement et s’occuper utilement
Au cours de cette période, M. Rurema a profité de l’occasion pour lancer un appel vibrant aux agriculteurs de changer de comportement et de pratiquer la petite irrigation collinaire dans les marais. Il a demandé à l’administration locale de chaque entité provinciale et aux techniciens agricoles de s’y investir sérieusement car c’est l’un des moyens d’éviter les vols, les ligalas et l’ivrognerie.
Dans le but d’assurer un bon suivi pour la saison culturale C et se préparer pour la prochaine saison culturale 2018-A, M. Rurema a informé que certaines actions ont doivent être menées. Il s’agit entre autres de rendre disponible les semences et les fertilisants aux agriculteurs; continuer le programme de subvention des engrais au Burundi (PNSEB) pour une augmentation sensible de la production ; cultiver dans les marais les plantes à court cycle végétatif comme les légumes, les patates douces facilement irrigables pour faire face aux effets du changement climatique ; assurer un encadrement de proximité des agriculteurs sur les bonnes techniques agricoles et renforcer des capacités des agriculteurs en les organisant et en les structurant en groupements pré -coopératifs qui vont évoluer vers les coopératives afin d’atteindre un bon circuit de commercialisation des produits agricoles.
M. Rurema a enfin remercié très vivement tous les partenaires techniques et financiers en général et plus particulièrement le Fida qui ne cesse de soutenir le gouvernement burundais à travers les différents projets de développement afin d’assoir ensemble une sécurité alimentaire pour tous et ainsi lutter contre la faim, la pauvreté et la malnutrition dans notre pays.

Avit Ndayiragije

 

REGIDESO> Descente de travail du directeur général dans certaines localités de la municipalité de Bujumbura

Pour constater la transgression de la loi face aux installations de la Regideso

 

DSC 0525Dans l’objectif de constater des constructions faites au dessus, en dessous et tout près de ses matériaux, la Regideso a effectué le jeudi 15 juin 2017 une descente dans différentes localités de la municipalité de Bujumbura. Le constat a été que des constructions en matériaux durables et des usines sont érigées en transgressant de la loi.

 

A la fin de l’activité, le directeur général de la Regideso, Jéroboam Nzikobanyanka, a indiqué qu’il venait de constater que des personnes érigent des constructions en matériaux durables et des usines sur de grands tuyaux d’eau de la Regideso. Il a dit que d’autres construisent en dessous et tout près des lignes à haute tension. Pour les tuyaux, M. Nzikobanyanka a indiqué qu’ils alimentent presque toute la municipalité de Bujumbura. En guise d’exemple, il a ciblé les tuyaux se trouvant dans la zone Gihosha qui alimentent toute la commune urbaine de Ntahangwa sur lesquels des maisons ont été construites. Il a signalé que les gens sont au courant que ces tuyaux sont là. En effet, a-t- il expliqué, l’administration de la Regideso informe tout intéressé qui vient la contacter que ces tuyaux sont là. Malheureusement, ils passent outre mesure en construisant au dessus de ces tuyaux.
Concernant les câbles électriques de haute tension, il a dit qu’ils sont visibles. Il a informé que les gens construisent en dessous de ces lignes de hautes tensions alors qu’ils savent qu’ils n’ont pas le droit de le faire. Tout le monde a été indemnisé pour laisser l’espace prévu par la loi à partir du poteau des lignes.

Semer le trouble

Pour résoudre ce problème, cette autorité a informé que l’administration de la Regideso va se consulter avec l’autorité de tutelle pour que cette situation ne continue pas de cette manière. Si cette situation continue, elle risque de semer le trouble dans la capitale. Comme appel, le directeur général de la Regideso a invité ces transgresseurs de la loi de stopper tout de suite ces constructions que ce soit au dessus ou en dessous des infrastructures de la Regideso. Ainsi, si ces tuyaux explosent, il a dit que tous les gens se trouvant dans une maison peuvent mourir compte tenu de la pression d’eau s’y trouvant. C’est le même cas pour ceux qui construisent en dessous ou tout près des lignes dont la tension s’élève jusqu’a70 KV et 30 KV. « S’ils ne cessent pas, ils vont le regretter car l’Etat ne va pas les indemniser deux fois », a-t-il insisté. Six endroits ont été visités. Il s’agit entre autreS du dépôt du ciment U.M.Z. Burundi se trouvant sur le long de la route Bujumbura-Gatumba, une usine se trouvant dans le quartier asiatique construite en dessous des lignes à haute tension, plusieurs maisons d’habitation en zone Buyenzi , quartier Ruvumera, construites en dessous et tout près de ces lignes ; les quartier de la zone Ngagara, Gihosha et Mugoboka où des maisons sont construites sur de grands tuyaux d’eaux.

Vincent Mbonihankuye

 

 

ENSEIGNEMENT> Concours national de certification et d’orientation

Les élèves de la neuvième année fondamentale s’y préparent

 

DSC 0832Au niveau des écoles concernées par le concours national de certification, les élèves de la 9e année fondamentale se préparent afin d’être admis à l’enseignement post-fondamental. Ce concours se déroulera du 20 au 22 juin 2017.

 

Les préparatifs au concours national de certification et d’orientation sont en train d’être faites. La rédaction s’est rendue au lycée du Centre culturel islamique pour s’en rendre compte. Les élèves de cette école étaient en pleine préparation.
Le directeur de l’école du Centre culturel islamique, Haruna Nkunduwiga a indiqué que depuis deux ans déjà, la classe de 9e année fondamentale passe le concours national de certification et d’orientation.
« Nous avons constaté notamment l’année dernière, que le concours était relativement abordable mais qu’il y a des enfants qui ont échoué au niveau de notre école ». Pour cette année, a-t-il poursuivi, les préparatifs vont bon train à quelques jours de passation dudit concours. « Par rapport aux préparations pédagogiques au niveau des programmes, nous avons presque terminé et les cours sont déjà assimilés. Maintenant, nous sommes en train de donner les examens de l’école aux enfants pour qu’ils puissent avoir suffisamment de temps de se préparer au concours ». Notre interlocuteur a mentionné que les examens de l’école ont été achevés le 14 juin 2017 pour que les enfants aient quelques jours de préparation avant la passation du concours. D’après M. Nkunduwiga, ce sont des enfants qui ont été suffisamment mobilisés. Ils ont été informés des instructions qui sont sorties du ministère ayant l’éducation dans ses attributions. L’effectif des élèves concernés à cette école est au nombre de 44, dont un abandon.
Le concours national de certification et d’orientation concerne les cours de mathématique, français, anglais, physique, chimie et biologie. Dans tout le pays, environ 130 mille élèves vont passer ce concours.
Ce concours se fera au moment où le ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a mis en garde contre le taux de réussite bas aux évaluations nationales. Tous les directeurs et directrices des écoles publiques dont les résultats n’atteindront pas le taux de 30% au concours national, éditions 2016 et 2017, ont été avisés qu’ils seront destitués avec l’année scolaire 2017-2018.

Eric Mbazumutima

 

Ministère de l’Energie et des mines> Communiqué de presse

« Les stations-service Mogas Kigobe, Mogas Nyakabiga et Kigobe City Oil sont momentanément fermées»

 

DSC 0639Dans un communiqué rendu public par le porte-parole du ministère de l’Energie et des mines, Léonidas Sindayigaya, suite à certaines irrégularités constatées lors d’une descente effectuée dans toutes les stations-service se trouvant dans la municipalité de Bujumbura, certaines mesures ont été prises dont la fermeture des stations-services Mogas Kigobe, Mogas Nyakabiga et Kigobe City Oil pour une période de sept jours à compter du 15 juin 2017.

 

En date du 8 juin 2017, les autorités du ministère de l’Energie et des mines ont effectué une descente dans toutes les stations-service se trouvant dans la municipalité de Bujumbura afin de se rendre compte du niveau d’application des mesures prises dans le secteur pétrolier.
Après analyse des données recueillies sur terrain, certaines irrégularités ont été constatées. Il s’agit notamment des stations-service qui ont été surprises en train de distribuer du carburant en bidon sans autorisation délivrée par les services compétents, des stations-service qui avaient des produits stockés clandestinement soit dans le bureau du gérant. Et des stations-service qui ne disposaient pas du matériel nécessaire de jaugeage et les pancartes d’orientation (Ouverte ou Fermé).
Face à cette situation, le ministère de l’Energie et des mines informe le public des mesures prises à cet effet.
Ainsi, les stations-service Mogas Kigobe, Mogas Nyakabiga et Kigobe City Oil sont momentanément fermées pour une période de 7 jours à compter du 15 juin 2017. Les quantités de carburant saisies en cachette dans les stations et aux alentours sont mises à la disposition du Ministère ayant la solidarité dans ses attributions pour usage sociale. En outre, des stations-service qui ne disposaient pas de pancarte d’orientation et du dispositif de jaugeage sont intimées de s’en procurer au plus tard le 25 juin 2017, faute de quoi des sanctions sévères seront prises à leurs encontre.
Il est également porté à la connaissance du public que les autorisations délivrées par les gouverneurs de province sont uniquement valables dans leurs circonscriptions.
Toute autorisation de transport de carburant en bidons, en fûts et doit porter, après son usage, le nom de la station ainsi que le nom et numéro de téléphone du pompiste.
Les stations- service sont invitées de tout mettre en œuvre pour disponibiliser les deux types des produits pétroliers (essence et gasoil).
Les stations- service sont autorisées de fonctionner de 6 heures à 21 heures).
Le ministère de l’Energie et des mines informe que de telles visites seront régulièrement organisées pour décourager toute tentative de perturbation de la réglementation des produits pétroliers.
Emelyne Iradukunda

 
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