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Economie, Sciences, Education/formation

CENTRE-VILLE DE BUJUMBURA> Les commerçants ambulants


Ils se lamentent en disant qu’ils travaillent à perte

 

Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est entretenu le mercredi 10 mai 2017 aux alentours  

du « grenier du Burundi » à Bujumbura avec certains commerçants ambulants pour se rendre compte de leur situation. Ces derniers disent qu’ils éprouvent beaucoup de problèmes dans leurs commerces car ils sont chassés par la police. Bien plus, ils n’ont pas de stands à l’intérieur du marché « Grenier du Burundi ».

Les commerçants ambulants qui exercent leurs commerces aux alentours du « Grenier du Burundi », au centre-ville de Bujumbura, éprouvent beaucoup de problèmes. Non seulement ils sont toujours exposés sous un soleil accablant, aux accidents de roulage et parfois aux eaux des pluies, ils sont aussi chassés par la Police. Cette dernière dit qu’aucun commerçant n’est autorisé à pratiquer le commerce en dehors dudit marché. Mais les commerçants, au lieu d’exécuter, préfèrent jouer au cache-cache avec la Police.
Un des commerçants ambulants rencontré sur le lieu a dit qu’il ne peut pas trouver d’argent pour payer le stand chaque mois. Il a ajouté qu’il n’a pas assez de capital pour le louer. « L’argent que j’utilise, c’est l’argent emprunté et je rembourserai la somme avec un intérêt. J’ai des enfants qui sont à ma charge que je dois nourrir, vêtir, loger, etc», a expliqué N.G. « Je ne vis pas dans ma propre parcelle, je suis locataire. Je ne peux pas trouver d’argent pour louer la maison, payer les frais de scolarité à mes enfants et ceux de soins de santé une fois que ces derniers tombent malades et, en même temps, pour payer le stand. Mon mari a deux femmes et moi j’ai préféré rester avec mes enfants », a- t- elle ajouté.
D’autres commerçants ambulants se lamentaient comme quoi ils sont malmenés par les policiers. Ceux- ci les chassent et quand ils ne confisquent pas leurs marchandises et ils leur exigent de payer des amendes. « Si on est attrapé par la Police et détenu dans la prison de Police à la Sogemac, on doit payer une amende de cinq mille francs. Si, ensuite, vous êtes amené au commissariat municipal de police, vous n’en sortirez pas sans payer douze mille francs. Dans les deux cas, les marchandises ne sont pas remises et voilà pourquoi nous travaillons à perte », s’est indignée une marchande de mandarines.


Evelyne Habonimana

 

EAC> L'importation de vêtements de seconde main

Elle ne peut pas s'arranger bientôt

 

Pendant de nombreuses années, les pays membres de l’Eac dépendent des vêtements d'occasion importés d'Europe et des États-Unis. Ils sont abordables et leur forte demande a maintenu les commerçants en affaires. En février 2016, les chefs des Etats de la Communauté avaient pris la décision d’interdire carrément l’importation des vêtements de seconde main jusqu’en 2019.

 

Lors du sommet des chefs d'État qui a eu lieu à Dar Es Salaam, le 20 mai de cette année, les États partenaires ont adopté une méthode pour promouvoir les industries locales de vêtements qui aideront à répondre à la demande locale et à décourager indirectement l'importation de vêtements d'occasion.
"Les États partenaires ont convenu que, pour l'instant, la meilleure approche pour éliminer les vêtements d'occasion est de soutenir les industries locales au lieu d'interdire l'importation des vêtements une fois pour toutes", a déclaré François Kanimba, ministre du Commerce, de l'industrie et des affaires de la Communauté de l'Afrique de l'Est. Il a dit cela alors que cinq chefs d’Etat de l’Eac avaient accepté d’interdire totalement l’importation de ces vêtements jusqu’en 2019.
Tout en commentant les motifs de l'interdiction, le ministre rwandais des Finances et de la planification économique, Amb. Claver Gatete a déclaré que la fin du commerce ne concernait pas uniquement l'industrie, «ce n'est tout simplement pas acceptable selon notre dignité». Il dit que 15 millions de dollars sont dépensés chaque année pour importer ces vêtements alors que le fait de les porter ne rehausse pas la valeur de la population africaine en général et des membres de l’Eac en particulier.
L'industrie locale du vêtement fait appel aux investisseurs pour exploiter les opportunités existantes et les taxes sur les vêtements d'occasion importés. Par exemple le Rwanda a grimpé le prix de certains produits de seconde main importés. Cela dans le but de mettre fin à ce commerce et enfin renforcer le secteur industriel dans la région. Christophe Bazivamo, vice-secrétaire général de l’Eac a declaré que les pays de la Communauté cultivent du coton mais que les industries produisent 40% à 50% de leur capacité. Alors, il dit que c’est inacceptable que les gens continuent à porter ces vêtements usés. Il n’a pas manqué de préciser que le Burundi est un peu en retard et qu’il peut même ne pas accepter l’accord suite aux sanctions que l’Union Européenne a appliqué contre lui.
Traduit de l’Anglais par
OLIVIER NISHIRIMBERE

 

CARBURANT> Vente frauduleuse


Une vigilance s’impose pour la décourager

 

Il existe certaines gens qui se livrent au commerce clandestin de l’essence. On trouve cette pratique particulièrement dans la zone urbaine de Buyenzi et dans la zone Gatumba. Ils profitent de la pénurie du carburant pour s’adonner à la spéculation en ignorant le danger auquel la population est exposée. Cette commercialisation pourrait notamment être la source d’incendies.

La pénurie du carburant a poussé certaines gens à se livrer à la spéculation. C’est ainsi que ces personnes vendent clandestinement de l’essence à des prix exorbitants. Un litre d’essence coûterait sur le marché noir 4 000 FBu dans la zone Gatumba frontalière avec la zone d’Uvira se trouvant en République démocratique du Congo (RDC).
Dans la municipalité de Bujumbura, ce produit serait trouvable dans la zone urbaine de Buyenzi en commune urbaine de Mukaza. Et le prix du litre s’élèverait à 4 500 FBu.
La question serait de savoir comment ces commerçants clandestins parviennent à obtenir cette denrée rare actuellement sur les marchés locaux. D’après les sondages effectués par le quotidien « Le Renouveau», certains pompistes livreraient de l’essence en cachette moyennant des pots-de-vin. Du moins pour le cas des vendeurs clandestins de la zone Buyenzi. Mais en ce qui concerne la zone Gatumba, les fournisseurs seraient les quelques véhicules d’agence de voyage qui empruntent le tronçon Bujumbura- Uvira. Ces véhicules s’approvisionneraient dans les stations d’essence de cette dernière ville en remplissant les réservoirs. C’est alors qu’ils vident une grande quantité d’essence en transvasant dans les bidons. Les détaillants prennent le soin de mettre ce produit dans les bouteilles qui ont servi à la conservation de l’eau minérale.
Il revient à la police d’être plus vigilante pour traquer ces commerçants véreux en vue de décourager cette pratique qui, de surcroît, pourrait causer des incendies dès lors que les vendeurs seraient inattentifs. En outre, on ne pourrait que saluer la mesure prise par le ministère de l’Energie et des mines selon laquelle les stations qui disposent de l’essence devront désormais servir les véhicules à partir de 7 heures jusqu’à 18 heures sous peine de tomber sous le coup de la loi.

Masta Shabani

 

BARRAGE DE KAJEKE> Visite du ministre en charge de l’agriculture avec les experts


La situation sur ce barrage n’est pas du tout appréciable

 

aaasfghjk Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, en compagnie des experts nationaux et internationaux, a effectué le jeudi, 4 mai 2017 une descente sur le barrage d’irrigation situé sur la rivière Kajeke en commune Bubanza afin de se rendre compte de l’état des lieux de ce barrage.

 

 Dans son interview, Deo Guide Rurema, ministre de l’Agriculture et de l’élevage a fait savoir que cette visite sur ce projet du gouvernement est très importante. La construction du barrage de Kajeke avait en principe l’objectif d’irriguer les champs des paysans sur une superficie de trois milles hectares (3000 ha). L’état de ce barrage est déjà connu. Des malformations et des malversations se sont observées. La preuve est que certains matériaux comme les buses qui devraient constituer la conduite principale de l’eau sont déjà dans un état déplorable. Certaines infrastructures sont déjà tombées. La situation dudit barrage n’est pas du tout appréciable.
M. Rurema a indiqué qu’avec cette équipe mixte des experts nationaux et internationaux, ils vont se rendre compte des imperfections ainsi que des malfaçons situés à différents niveaux notamment au niveau du réservoir, du canal principal qui doit conduire l’eau jusque dans les plantations mais aussi jusqu’aux canaux d’irrigation.
Ces experts vont faire le diagnostic, l’évaluation générale et complète en se basant sur les notions scientifiques pour qu’ils puissent donner une idée de ce qu’on peut refaire et comment le faire. Ce diagnostic ou cette évaluation va se clôturer juste avant la fin de cette année avec des propositions concrètes. L’année 2018 sera consacrée à la mise en exécution des travaux. Au plus tard en 2019, on va commencer par irriguer les champs. Signalons que ce barrage avait été construit avec un budget qui s’élève à 13 milliards de FBu.

Lucie Ngoyagoye

 
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