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Economie, Sciences, Education/formation

Municipalité de bujumbura> Le métier de distributeur de lait de vache à vélo

Il permet de faire face à ses obligations familiales

DSC 1213La rédaction du journal Le Renouveau s'est entretenue, le jeudi 20 septembre 2018, avec Dieudonné Habonimana, un distributeur de lait de vache dans quelques quartiers de la municipalité de Bujumbura. Ce métier lui permet de faire face à ses obligations familiales.


Dieudonné Habonimana, un jeune homme marié et  père d'un enfant habite la zone Gihanga de la commune Mpanda en province de Bubanza. Il exerce de la distribution du lait de vache à vélo dans différents quartiers de la municipalité de Bujumbura. M. Habonimana a informé qu'il se lève très tôt le matin pour collecter le lait auprès des éleveurs de la localité de Gihanga. Selon lui, il paie aux éleveurs le soir après avoir vendu la quantité collectée. Néanmoins,  il a souligné qu'il lui arrive de payer cash aux éleveurs lorsque les vaches allaitantes sont moins nombreuses, ce qui entraine la diminution de la quantité de lait de vache. 

 En concurrence avec d'autres distributeurs, M. Habonimana a dit qu'il préfère payer avant et attend que les trayeurs terminent afin qu'il parte avec le lait.Le distributeur Habonimana a indiqué qu'il finit la collecte de lait à 9 heures et commence la distribution dans les quartiers de la municipalité de Bujumbura. Selon lui, le lait parvient aux premiers servis de la zone urbaine de Buyenzi à 10 heures et les derniers sont de la zone urbaine de Kinindo à 14 heures. Au retour, a fait savoir M. Habonimana, il fait le chemin inverse pour  faire payer tous les servis et récupérer les bidons laissés  aux cafétérias  pour le partage du lait afin  qu'il gagne le temps d'aller servir les autres.Le distributeur Habonimana a signalé qu'il a pu fonder son foyer grâce au revenu en provenance de cette activité. Il a mentionné qu'il pratique l'élevage des porcs grâce au revenu tiré  de cette activité. En plus de la distribution, M. Habonimana a signalé qu'il compte ouvrir une cafétéria pour gagner plus d’argent en détaillant. Il a fait remarquer que les défis dans son métier ne manquent pas. « Il y a des moments où certains clients ne peuvent  pas me payer pendant plusieurs jours et  cela a des répercussions négatives sur mes finances. Il peut arriver que le lait se déterore pendant qu’il est déjà dans  les cafétérias et la perte revient au distributeur. L'ensoleillement intense du lait transporté dans les bidons est la cause de cette détérioration. Elle se remarque quand on chauffe le lait », a-t-il conclu.

Ezechiel Misigaro

 

Transport en commun> La persistance du manque de bus dans les quartiers périphériques

C’est toujours un casse tête pour les passagers

00aaaaaazaz La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est entretenue ce jeudi 20 septembre 2018 avec les habitants de Kanyosha pour comprendre leurs problèmes de déplacement liés au manque de bus.


Pendant la matinée, le déplacement dans les quartiers périphériques de la capitale Bujumbura est toujours un casse-tête pour les passagers. La zone de Kanyosha est l’un des quartiers les plus peuplés de la ville de Bujumbura.  Pour pouvoir trouver le déplacement et arriver à temps au travail ou à l’école, les habitants du quartiers sont obligés de se lever très tôt et arriver à l’arrêt-bus au plus tard à 6h30, sinon il est presque impossible de se déplacer . Ces passagers traversent un moment de stress et de désespoir parce que tous les jours ils arrivent avec retard à leur lieu de travail ; cela crée une mésentente entre eux et leurs chefs. Certains des conducteurs disent que cela est dû au fait que la zone urbaine de Kanyosha est située loin du centre-ville et, le matin il y a un trafic énorme de voitures, de motos et de vélos sans oublier les piétons eux même qui causent un embouteillage.Des habitants du quartier avec lesquels nous nous sommes entretenu ont indiqué qu’il est devenu une habitude de manquer de bus de transport dans cet endroit. Selon eux, quand ils arrivent à l’arrêt bus, ils prennent les taxis-vélos qui les emmènent jusqu’au pont Muha pour éviter d’arriver en retard. Or, les taxis-vélos leur font payer énormément d’argent, plus que les bus. «Par exemple, quand on prend un taxi vélo de la 7e avenue Kanyosha jusqu’au pont Muha, on paie 500 FBu et c’est devenu une habitude. Nous le faisons ainsi puisqu’on ne peut rien y faire. Nous sommes obligés de nous déplacer par n’importe quel moyen qui se présente pour notre bien.».Même les bus qui vont dans ce quartier le matin font demi tour au Petit séminaire de Kanyosha parce que là aussi il y a des passagers qui les attendent. Alors au lieu de perdre du temps à aller chercher les clients très loin, ils transportent ceux qui sont près du centre-ville. Cela cause un problème à ceux qui sont dans des arrêts bus éloignés. Ils demandent aux autorités ayant le transport dans leurs attributions d’user de tous les moyens possibles pour résoudre ce problème.

Sonia Busogoro (stagiaire)

 

Agriculture > Multiplication des semences

Une tâche bénéfique pour la société

001aaaUn agriculteur-éleveur a parlé de l’intérêt de la multiplication des semences pour l’agriculteur-multiplicateur de semences et pour la société des agriculteurs en général dans un entretien. Il a montré que l’agriculture et l’élevage sont complémentaires.

  
Jean Gatabazi est un agriculteur-éleveur de la commune Bwambarangwe de la province de Kirundo. Il est aussi multiplicateur de semences agréé par l’Isabu. Il a fait savoir qu’il travaille au sein d’une coopérative de plus de mille agriculteurs qu’il encadre. Il a souligné qu’on multiplie les semences de haricots ou de maïs et que par an, la coopérative peut produire jusqu’à 500 tonnes de semences. Selon lui, il est bénéfique d’utiliser les semences sélectionnées. L’intérêt  mentionné est que la production est améliorée en qualité et en quantité. Il a souligné qu’en semant des graines sélectionnées, il est sûr de pouvoir revendre 1kg de haricots à 1 500 FBu alors que l’agriculteur qui n’a pas les semences sélectionnées ne peut vendre qu’à 500 à 600 FBu le Kg.

Les semences multipliées sont achetées par les agriculteurs des environs

M. Gatabazi a expliqué qu’il dispose de 40 ha personnels et de 8 ha que la DPAE a mis à sa disposition car, il a déjà fait ses preuves en matière de multiplication de semences. Il a souligné que la tâche de multiplication de semences est bénéfique pour la société car, les semences multipliées sont achetées par les agriculteurs des environs. En plus du haricot et du maïs, Jean Gatabazi multiplie les boutures de patate douce, plantain de banane, les ignames, le riz et la pomme de terre. M. Gatabazi peut récolter à lui seul 50 tonnes de haricots. Concernant les liens entre l’Isabu et les agriculteurs-multiplicateurs de semences, il a expliqué qu’il achète à l’Institut les semences et qu’une fois celles-ci multipliées, l’Isabu lui connecte aux acheteurs. Jean Gatabazi a montré que l’agriculture et l’élevage sont complémentaires. Ainsi, il cultive une plante appelé «Mukuna» en kirundi, une plante semblable au haricot qui sert à nourir les vaches et les chèvres. Il a souligné qu’il a plus de 150 porcs qui lui fournissent le fumier dont il a besoin pour entretenir ses cultures.         

Grâce-Divine Gahimbare

 

AGRICULTURE> Retards de paiements aux caféiculteurs

Pour l’Arfic, certains dépulpeurs n’ont pas encore réuni les certificats d’entreposage pour obtenir les financements

000aazazaLes caféiculteurs se plaignent des retards de paiement  enregistrés pour la campagne café en cours. D’après le directeur technique de l’

Agence de régulation de la  filière café (Arfic),  Augustin Manirakiza,les cas de non paiement  sont dus aux retards des dépulpeurs qui n’ont pas encore contracté les crédits de financement  auprès de leurs banques pour payer les caféiculteurs.


Lors d’une conférence de presse dernièrement organisée par la Confédération nationale des associations des caféiculteurs du Burundi (Cnac Murimaw’isangi), Joseph Ntirabampa, président de la Confédération, a fait le point sur l’inquiétude des caféiculteurs à l’endroit des coopératives et des Sogestals qui ont dépassé le délai de paiement.Les caféiculteurs voulaient savoir l’origine de ces blocages.Le directeur technique d’Arfic, quant à lui, reconnait que le délai de paiement de la deuxième tranche qui était fixé au 31 août 2018 est déjà dépassé. Selon lui, certains dépulpeurs n’ont pas également encore payé la première tranche qui devait être payée  au mois de juin, notamment la Sogestal Ngozi et quelques coopératives de déparchage. Cependant, poursuit-il, certains ont déjà honoré leurs engagements et d’autres sont en train de réunir les certificats d’entreposage pour obtenir les financements auprès des banques.Selon M. Manirakiza, l’Arfic  est en train de faire tout son possible pour que les dépulpeurs puissent payer le montant restant dû  aux caféiculteurs. « Les caféiculteurs doivent être payés le plus rapidement possible », indique-t-il.Il précise également que les dépulpeurs doivent faire leur possible pour contracter les crédits de financement  auprès de leurs banques,étant donné que la filière café est actuellement privatisée. M. Manirakiza trouve que le caféiculteur est la base de la matière première et le dépulpeur ne peut pas l’avoir sans lui.Il sied de faire savoir les acteurs de la filière café se sont mis ensemble au début de la campagne café pour fixer le prix de café cerise aux caféiculteurs. Ce prix a été revu à 500 FBu par kg. Par la suite, le gouvernement et la Banque de la République du Burundi (BRB) se sont convenus que le paiement  allait se faire en deux tranches et que les banques allaient accepter de financer les paiements à l’aide des certificats d’entreposage du café cerise. A cet effet, toutes les quantités de café cerise devaient être enlevées des stations de lavage pour être acheminées dans les usines de déparchage.

Eric Mbazumutima

 
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