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Economie, Sciences, Education/formation

MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ELEVAGE > Visite à un député éleveur de poules pondeuses

«Le métier d’agriculture, le métier d’élevage, n’est pas seulement pour le petit paysan »

 

DSC01496Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Deo Guide Rurema a visité un député éleveur de poules pondeuses à Gihosha rural le jeudi 2 novembre 2017. Cette visite s’inscrit dans l’objectif de témoigner le soutien à l’éleveur dans cette noble initiative. 

 

A son arrivée au poulailler du député Ezéchiel Nibigira, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Deo Guide Rurema a visité le bâtiment, et le propriétaire et son épouse lui ont parlé de cette expérience. La famille des éleveurs a expliqué qu’elle a 15 000 poules pondeuses dont dix mille à l’âge de ponte et 85% de ces dernières produisent des œufs. D’où le poulailler donne plus de 800 œufs par jour qu’on distribue dans la ville de Bujumbura et ses environs. Un personnel permanent évalué entre 15 et 20 personnes est employé sans compter des ouvriers journaliers. La famille a créé une unité de transformations d’aliments nécessaires pour ces volailles. Elle a souligné que les problèmes qu’elle rencontre sont notamment liés à l’accès aux médicaments, à l’étroitesse de la parcelle bien que le poulailler soit en étage ainsi que le manque d’aliments notamment le maïs qu’on doit importer. 

Une surprise agréable

«Le métier d’agriculture, le métier d’élevage, n’est pas seulement pour le petit paysan mais c’est pour toutes les catégories de personnes. Il y a un adage kirundi qui dit que celui qui a évolué ne peut plus retourner à la colline natale. Cette fois-ci, c’est le contraire. Nous devons développer nos milieux respectifs. C’est dans cet objectif que nous sommes venu leur témoigner notre soutien dans cette noble initiative.», a indiqué le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Deo Guide Rurema, après la visite. Il a fait savoir qu’il a été agréablement surpris de voir que l’éleveur a déjà compris que le ministère est en train de faire la promotion de l’association agriculture-élevage. « Nous avons trouvé qu’il y a du fumier de qualité qui est utilisé pour augmenter la production agricole. C’est un fumier qui est biologique, qui ne détruit pas la terre. Quand nous disons qu’il faut produire des aliments sains de manière écologiquement saine, je pense que c’est un exemple», a-t-il dit. Concernant le problème d’accès aux médicaments pour les volailles, le ministre Rurema a promis que le cas sera analysé pour qu’on puisse accorder une permission spéciale.

Grâce-Divine Gahimbare

 

 

Deuxième vice-présidence > Audience accordée à une délégation du Corridor central

Le transport intégré sur le lac Tanganyika au centre des échanges

 

DSC09910Le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, a reçu en audience une délégation du Corridor central conduite par le secrétaire exécutif de ce corridor, Dieudonné Dukundane. Il s’agissait d’une visite de courtoisie au cours de laquelle le Deuxième vice président de la république a été brieffé des résultats de deux jours de discussions sur l’amélioration de ce transport qui vise d’une façon générale le développement économique des peuples riverains du Lac Tanganyika. 

 

Selon le porte-parole du Deuxième vice président de la République, Isidore Ntirampeba, la délégation comprenait les chefs des délégations en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), de la République unie de Tanzanie ainsi que les représentants de certains partenaires. C’était l’occasion pour le Deuxième vice-président de la république d’insister sur l’aspect intégrateur de tous les projets qui vont être développés pour pouvoir arriver au développement escompté. Il ne serait pas, par exemple, logique de développer un port à Kigoma en Tanzanie et oublier celui de Kalemie en RDC ou celui de Bujumbura alors qu’il y a le point de départ et le point d’arriver. Si on veut que  ce développement soit intégré, il faut développer ces Ports en même temps. Ainsi, a indiqué M. Ntirampeba, les membres de cette délégation proposent avec insistance que les partenaires à ces projets tiennent en compte cet aspect intégrateur pour la réussite de ces projets. M. Ntirampeba a aussi évoqué la question de la protection de l’environnement du lac et de sa biodiversité. Il est donc logique que tous les projets qui seront développés au Burundi, en Tanzanie et en RDC, soient développés au même moment parce que si on fait mieux au Burundi, par exemple, et qu’on ne fait rien de l’autre côté du Congo pendant deux ou trois ans, ce n’est pas logique parce que les problèmes d’un côté vont se répercuter sur l’autre bord du lac. Le Deuxième vice président de la République s’est ainsi réjoui des résultats de cet atelier parce que les grands projets qui vont être développés dans les pays riverains du lac Tanganyika, vont aller de pair avec le développement d’autres infrastructures dont les routes, les chemins de fer, etc. 

Astère Nduwamungu

 

TRANSPORT> Développement du transport intégré sur le lac Tanganyika

Le Burundi a préparé des projets prioritaires qui vont faciliter le commerce

 

DSC 0020Le Burundi abrite, du 2 au 3 novembre 2017, un atelier sur le développement du transport intégré sur le lac Tanganyika avec les pays riverains de ce lac dont le Burundi, la Tanzanie, la République Démocratique du Congo et la Zambie. Et le Burundi a préparé les projets qui vont faciliter le commerce avec les pays riverains du lac Tanganyika.  

 

La Banque mondiale vient de promettre 600 millions  de dollars aux pays riverains du lac Tanganyika qui seront utilisés dans le transport et la protection de l’environnement du lac Tanganyika. Selon le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement, J. Bosco Ntunzwenimana, 500 millions de dollars seront affectés dans le transport et 100 millions de dollars seront affectés dans la protection de l’environnement du  lac Tanganyika.M. Ntunzwenimana a fait savoir que le Burundi a préparé des projets prioritaires qu’il va présenter dans cet atelier. Ainsi, il  a indiqué que le lac Tanganyika est le poumon du pays où la plupart des marchandises y passent en provenance de  différents ports dont le  port de Kigoma, le port de Mpurungu, etc. Et avec les projets qui seront présentés, le ministre en charge du transport a révélé que le Burundi va avoir une réduction sensible sur le coût du transport. A cela, il a pris l’occasion de remercier le gouvernement tanzanien qui vient de réduire de 2,5 dollars par tonne le coût du transport. Et le Burundi veut que le coût de transport soit réduit jusqu’à ce qu’un Burundais achète les marchandises à moindre coût.

Les projets qui vont permettre la mobilité des personnes et des marchandises sur le lac seront priorisés 

M. Ntunzwenimana a précisé aussi que les projets qui augmentent le taux d’infrastructure sur le lac Tanganyika  et qui vont permettre la mobilité des personnes et de marchandises sur ce lac seront priorisés.  Ainsi, au niveau des infrastructures de transport, la priorité va à l’endroit du transport routier, transport maritime, chemin de fer, etc. Il a indiqué que tous les projets que le Burundi a préparé sont des projets qui vont développer le commerce avec les pays riverains du lac Tanganyika. Il a souligné que les priorités du pays sont visées aussi, surtout au niveau du Corridor sud, c'est-à-dire le corridor qui relie le Burundi avec la Zambie. Sur ce corridor, le Burundi va insister sur la construction du chemin de fer passant par Mpurungu en le raccordant aux différents ports du Corridor sud, notamment le port de Durban. Sur le transport ferroviaire, le Burundi va insister sur la construction du chemin de fer utilisant Musongati qui est un projet prioritaire pour le gouvernement.
Fidès Ndereyimana

 

EAC>Transport sur le lac Tanganyika

«La Banque mondiale a engagé plus de 500 millions de dollars »

 

DSC00451Le secrétariat général de l’Eac en collaboration avec l’autorité du lacTanganyika et le secrétariat exécutif du Corridor central a organisé une conférence de présence pour faire le briefing media sur le développement du Corridor intégré-programme de transport sur le lac Tanganyika. 

 

Dans son discours, le secrétaire général de l’Eac, Libérât Mpfumukeko, a fait savoir que le programme de transport sur le lac Tanganyika représente une autre  initiative coordonnée entre les Etats partenaires, les partenaires au développement, et les organisations régionales, pour fournir un système de transport intégré, efficace et rentable pour nos  régions.Il a ajouté que le lac Tanganyika est idéalement placé pour fournir des liens internationaux entre les blocs économiques régionaux tripartites de l’Eac, du Comesa et de la SADC, et par conséquent, un canal critique non seulement pour les besoins de transport mais aussi pour des avantages économiques plus larges. M. Mpfumukeko a indiqué que la Tripartite rassemble vingt-six pays avec une population totale de plus de 650 millions d’habitants, qui représentent 57% du marché africain.Il a par la suite fait savoir que le programme du transport sur le Lac Victoria a débuté en 2015 et couvre les projets en Ouganda, en Tanzanie et au Rwanda avec le soutien de la Banque mondiale et du Department for international Development (DFID). La Banque mondiale a engagé environ 600 millions de dollars pour le projet de transport sur le lac Victoria et plus de 100 millions de dollars ont été approuvés par la Banque mondiale pour les composantes rwandaises.Il a ajouté que la même banque a engagé plus de 500 millions de dollars pour soutenir le programme de transport sur le lac Tanganyika. Il a indiqué qu’il a besoin du soutien d’autres partenaires de développement pour l’adoption de projets, le financement et le mélange. Et l’importance de  l’infrastructure et du système de transport efficace pour le développement économique régional dans la Communauté est-africaine reste impératif.Il a enfin signalé que les études de faisabilité du programme de transport sur le lac Victoria en partenariat avec la Banque Mondiale sont achevées.  
Olivier Nishirimbere

 
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