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Economie, Sciences, Education/formation

INCLUSION NUMERIQUE> Sa problématique au Burundi

Le manque de cadre légal est l’une des entraves

 

IMG 7779Le manque de cadre légal constitue une entrave à l’inclusion numérique au Burundi. Cela ressort d’un entretien qu’a accordé, le vendredi 14 juin 2019, Alexis Kubwimana, chargé d’Etudes et développement à l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT), à la rédaction du journal « Le Renouveau ». 

 

Depuis 2016, le Burundi a enclenché le processus de migration  de l’analogique vers le numérique mais l’inclusion numérique reste une problématique. Alexis Kubwimana a fait savoir que cette dernière s’observe par un vide juridique. « Il n’y a aucun texte légal ni réglementaire qui organise l’inclusion numérique », a-t-il signalé.  De ce fait, il recommande l’adoption de certaines lois parmi lesquelles une loi qui régit les larges bandes car l’actuelle date de 1997, et n’évoque nulle part la question relative à l’inclusion numérique ou à des stratégies larges bandes. A part ce vide légal, il regrette l’inexistence du Conseil national chargé de l’inclusion à l’instar des autres pays de la sous région.Selon M. Kubwimana, le faible taux d’inclusion numérique au Burundi, estimé à 8% en 2018, s’explique à la fois par le manque de pouvoir d’achat et le manque de ressources humaines qualifiées dans ce secteur. Plusieurs stratégies sont en cours pour sortir de cette situation. Il cite à titre d’exemple l’atelier de sensibilisation sur l’inclusion numérique qui vient d’être organisé par l’ARCT dans le cadre de promouvoir cette inclusion numérique, en commençant par la sensibilisation de toutes les parties prenantes.A la question de savoir si, d’ici peu de jours, le Burundi pourra avoir un taux élevé d’inclusion numérique, Alexis Kuwimana affirme qu’il y aura un changement remarquable compte tenu des actions que l’ARCT, en collaboration avec le ministère ayant en charge les TIC, est en train de mener. « Du moment où la population qui habite dans un coin reculé du Burundi est sensibilisé, elle commence à prendre connaissance de l’importance des télécommunications et doit s’y investir ». Alexis Kubwimana lance un appel à l’endroit des Burundais pour qu’ils protègent les infrastructures  dans lesquelles la fibre optique sera connectée.                                                      

Moise Nkurunziza

 

Commune Songa> Descente du ministère de l’Energie et des mines à Jiji et Murembwe

Le ministre se dit satisfait de l’état d’avancement des travaux de construction de deux barrages hydroélectriques

 

DSC 0998Le ministre le l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, a effectué une visite sur terrain en commune Songa dans la province de Bururi le mardi 18 juin 2019. Cette visité a été faite au site  où seront érigé les centrales hydroélectriques de Jiji et  Murembwe qui produiront plus de 49 mégawatts. Le ministre Manirakiza se dit satisfait de l’état d’avancement des préparatifs pour démarrer les travaux proprement dits, au mois de septembre 2019.  

 

Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza a effectué une visite à Jiji et Murembwe le mardi 26 juin 2019. Il dit qu’il a effectué cette visite pour se rendre compte de l’état  des préparatifs des travaux de construction de deux barrages  hydro-électriques sur les rivières Jiji et Murembwe. Ce projet a fait parler de lui depuis longtemps. Le ministre dit que pour des raisons variées, on n’a pas pu commencer comme prévu. «Quand un projet doit commencer, on doit d’abord mobiliser les fonds nécessaires  pour qu’il soit réalisé», dit M. Manirakiza. Donc il a fallu avoir certains partenaires qui ont accepté de pouvoir se mobiliser et mobiliser les fonds nécessaires  pour la réalisation de ce projet. «Les fonds ont été mobilisés à hauteur de 270,4 millions de dollars américains.  La Banque mondiale a donné cent millions, la Banque européenne d’investissement quatre vingt-quinze millions, l’Union européenne plus de trente-six millions, la Banque africaine de développement vingt-deux millions, le gouvernement du Burundi quatorze millions, et la Regideso a contribué à hauteur de plus de deux millions de dollars », précise le ministre.

Et après la mobilisation...?

Ainsi, la mobilisation étant faite, il a fallu avancer pour faire des préparatifs sur terrain, dont les études qui ont été menées, ainsi que le choix de l’entreprise. Aujourd’hui, l’entreprise a signé des contrats au mois d’octobre 2018, elle a déjà eu les avances, à présent, elle mobilise les engins pour démarrer. Et sur terrain, on devrait faire des études comme le mouvement de la population et donner des indemnisations pour éviter les manifestations de ceux qui ont été affectés par le projet. Aujourd’hui, on est en train de construire des bâtiments pour les ménages, les écoles et églises, de ceux qui seront déplacés. Le ministre trouve que les préparatifs se font avec beaucoup d’énergie, que le plan d’indemnisation a été approuvé et qu’il faut bien faire  sur terrain. Il projette la pose de la première pierre pour la construction des deux barrages qui produiront plus de 49 mégawatts, au mois de septembre 2019. 

Alfred Nimbona

 

ASSURANCES> Développement du secteur de l’assurance au Burundi

Une piste de solutions pour doubler le chiffre d’affaires, d’ici à 2022

 

DSC03554Plusieurs défis sont à relever pour que le secteur d’assurance au Burundi soit développé. Le consultant international en assurance  Jean Paul Roux trace une piste de solutions pour améliorer ce secteur. Il propose notamment la mise en place d’un contrat-programme de l’assurance public-privée.

 

 

Lors d’un entretien accordé au quotidien « Le Renouveau », le 17 juin 2019, Jean Paul  Roux, a indiqué que le secteur de l’assurance au Burundi est faiblement représenté, surtout au niveau du chiffre d’affaires, puisque le taux de pénétration sur le Produit intérieur brut (PIB) est de 0,74 % alors que la moyenne mondiale est au-delà de 6%. D’après lui, c’est pour cette raison que l’Association des assureurs du Burundi (Assur) a réuni les assureurs et tous les intervenants qui accompagnent le secteur de l’assurance, notamment les pouvoirs publics, autour des Etats généraux de l’assurance qui se sont déroulés au mois de novembre 2018 dans la province de Ngozi. Quarante-trois recommandations ont été formulées en vue de doubler le chiffre d’affaires, d’ici à 2022. 

Un Contrat-programme pour s’engagersur des mesures concrètes

Pour doubler le chiffre d’affaire dans les 5 ans à venir, M. Roux trouve qu’un contrat-programme doit être mis en place. Il explique qu’il s’agit d’un engagement réciproque des  pouvoirs publics autour de l’Arca pour pouvoir s’engager sur des mesures concrètes. Ce contrat-programme doit contenir des objectifs qu’on peut recueillir des Etats généraux et aussi de la part de l’Etat représenté par l’Agence de régulation du secteur de l’assurance (Arca) suite au Plan stratégique qui est en place  depuis 2018. « Ce plan stratégique 2018 doit, avec les recommandations des Etats généraux, trouver l’association et la cohérence nécessaires pour pouvoir bâtir ce contrat-programme », mentionne-t-il. Le consultant international en assurance se dit être engagé pour tenir, dans un premier temps, une étude qui fixe les prérogatives concrètes à conduire pour répondre aux objectifs des Etats généraux de l’assurance. Ces objectifs consistent à doubler le chiffre d’affaires, sécuriser les consommateurs, redorer l’image de marque de l’assurance, améliorer la compétitivité des acteurs et la proximité avec la population. Selon M. Roux, ce dernier objectif concerne la mise en œuvre d’une décentralisation des compagnies d’assurance avec l’implantation d’agences générales. Il propose l’installation de 400 agences sur tout le territoire burundais. Avant de mettre en application ce contrat-programme, notre interlocuteur trouve qu’il faut mettre en place une étude qui va permettre au deux parties, c’est-à-dire les professionnels, les  assureurs d’un côté et les pouvoir publics de l’autre représentées par l’Arca, de définir ensemble les mesures concrètes à appliquer qui soient sur le court, moyen et long termes. Il précise également  qu’il faut renforcer la sécurité des citoyens burundais dans leur ensemble et améliorer fortement le niveau de compétence des acteurs de l’assurance.

Engager une démarche de la Bancassurance

Selon toujours M. Roux, la Bancassurance est un autre secteur qui doit être développé au Burundi. Ce sont les banques qui vendent de l’assurance à leur clientèle. « Si l’on veut développer ce secteur au Burundi, il faut que les banques mettent une stratégie de l’offre et de vente à leur clientèle des contrats d’assurance », dit-il. Il lance un appel aux banques d’engager une démarche de Bancassurance d’autant qu’il n’y a pas aujourd’hui de loi cadre de la bancassurance, tout en soulignant que cette dernière est un levier très important dans le développement de leur portefeuille client pour sécuriser financièrement leurs clients.Il convient de signaler que le chiffre d’affaires du secteur de l’assurance était de 40,6 milliards de FBu en 2017. Les intervenants préconisent de le porter à 80 milliards de FBu dont 30 milliards en assurance-vie d’ici à 2022.

Eric Mbazumutima

 

ISABU> Le projet de la culture du cacao au Burundi

Les résultats de la recherche sont positifs

 

Dès l’an 2014, l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (Isabu) a mené des recherches sur la culture du cacao au Burundi. Selon le chef de service chargé de la Valorisation des résultats de la recherche, Cyrille Mbonihankuye fait savoir que les résultats de la recherche sont positifs. L’Isabu est en train de multiplier les plans du cacao afin que la population burundaise puisse commencer à le cultiver et en bénéficier ses bienfaits. 

 

Dans un entretien de la rédaction du quotidien burundais d’information «Le Renouveau » avec l’initiateur des recherches sur le cacao, M. Mbonihankuye a fait savoir que les recherches sur cette culture ont débuté en 2014. Il ajoute que les résultats montrent que le cacao peut s’adapter au climat du Burundi.M. Mbonihankuye a indiqué que dans leurs recherches, ils se sont penchés d’abord sur le climat d’adaptation du cacao qui est le climat chaud. Le climat que l’on peut trouver au Burundi. Normalement, le cacao était connu dans les pays de l’Afrique de l’ouest. Les études montrent que le cacaoyer fleurit à la période comprise entre 3 à 4 ans, mais au Burundi, les recherches montrent qu’en deux ans et demi, le cacaoyer commence à fleurir.M. Mbonihankuye a fait savoir que la culture du cacao apportera tant de choses au pays et à la population burundaise. C’est une culture industrielle qui exige très peu de choses que d’autres cultures anciennes au Burundi. La particularité du cacaoyer avec d’autres plantes et que ses fleurs et fruits poussent directement sur ses planches et son tronc. Aussi, il grandit correctement en sous-bois, à l’abri d’autres arbres les plus hauts, ce qui est le contraire pour les autres cultures. La vie du cacaoyer est de 40 à 50 ans, et l’on n’empêche pas de cultiver d’autres cultures dans son endroit. Le cacaoyer a beaucoup de feuilles et ces feuilles servent aussi à l’enrichissement du sol lorsqu’elles tombent. Cela donne aux plantes cultivées en association avec ce dernier des éléments nutritifs dont elles ont besoin.M. Mbonihankuye fait savoir que l’Isabu est en train de multiplier des plants du cacao afin de les distribuer aux cultivateurs dans les jours à venir. Il a ajouté aussi que bientôt, des études vont être menées pour voir les régions pouvant faciliter la croissance de cette plante.Il a terminé en faisant appel au gouvernement d’appuyer cette nouvelle culture et d’aider dans les travaux de recherche qui continuent, ainsi que de sensibiliser pour que la population le cultive à grande échelle.
                                           

Julien Nzambimana (Stagiaire)

 
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