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Economie, Sciences, Education/formation

UNIVERSITE DU BURUNDI> Appréciation des nouveaux étudiants face à leur accueil

Ils remercient les autorités et les délégués

 

DSC 0252Le lundi 30 janvier 2017, l’Université du Burundi a accueilli dans tous ses campus, les nouveaux étudiants pour l’année académique 2016-2017. L’effectif des participants à cet appel n’était pas élevé mais les autorités universitaires avaient l’espoir que l’effectif allait augmenter le jour suivant. Les nouveaux étudiants apprécient la façon dont ils ont été accueillis. Ils remercient les autorités de l’Université et les autres étudiants, en l’occurrence les délégués et autres, qui se sont organisés en comité d’accueil. Le quotidien le Renouveau s’est rendu au Campus Mutanga le mardi le 31 janvier 2017 pour voir comment les nouveaux universitaires ont été accueillis.

 

Pour l’année académique 2016-2017, les nouveaux étudiants ne sont pas accueillis de la même façon que ceux des années antérieures. Auparavant, la représentation des étudiants mettait en place un comité d’étudiants qui accueillait les nouveaux étudiants. Ce travail d’accueil ou d’intégration prenait une période variant entre trois semaines et un mois. Mais pour le moment, c’est l’Université qui a organisé deux journées d’accueil et d’orientation des nouveaux étudiants. A la troisième journée, tous les étudiants vont se présenter en classe pour démarrer les cours.

Nous avons remarqué le contraire par rapport à ce que les autres nous disaient

Les nouveaux étudiants ont fait savoir qu’ils ont été très bien accueillis contrairement à ce à quoi ils s’attendaient. « Quand nous étions encore à la maison, il y a ceux qui nous disaient que quand on va à l’Université du Burundi, les autres étudiants te traumatisent en te battant et te mettant dans la boue. Mais, nous n’avons vu que le contraire. Ils nous ont accueillis comme un parent qui accueille son enfant. Ils nous ont pris soigneusement en nous donnant un livret d’accueil qui contient toutes les informations en rapport avec l’ Université du Burundi et en nous disant tout ce qui est bon et ce qui est mauvais», s’est exprimé un des nouveaux étudiants.
Nombreux sont les nouveaux étudiants disent que si rien ne change, ils sont vraiment bien accueillis. Ils ajoutent qu’ils sont même étonnés de voir les doyens et les chefs de département prendre leur temps pour venir les informer sur ce que c’est l’Université et comment s’y prendre.

OLIVIER NISHIRIMBERE(Stagiaire)

 

ENTRETIEN> Le jardin potager et ses avantages

Il donne des rendements élevés sans exiger trop d’espace

 

DSCO1734Dans le cadre de l’amélioration de la sécurité alimentaire dans un contexte d’exigüité des terres, des techniques ont été introduites au Burundi. Ces techniques ont pour but d’appuyer les communautés dans l’amélioration de leur nutrition par l’introduction des jardins potagers sur de petits espaces afin d’accéder régulièrement aux légumes riches en vitamines et cela pendant toutes les saisons culturales. Ceci permet d’assurer un accès à des aliments diversifiés pour la santé des enfants, des femmes, et des autres membres du ménage. Le jardin potager est également conçu de manière à favoriser son irrigation. Il donne des rendements élevés sans exiger trop d’espace.

 

Selon un expert en la matière, le jardin potager est constitué par un ensemble de légumes et d’arbres fruitiers cultivés autour des habitations. Ce type de jardin donne des rendements élevés sans exiger trop d’espace et avec notamment deux heures de soins par semaine environ. Un jardin potager de 400 m2 peut produire assez de légumes et de fruits pour couvrir tous les besoins en sels minéraux, en vitamines et en protéines nécessaires à une famille de six personnes.

La production est de courte durée

Les jardins potagers sont aménagés sur une même surface en escaliers ou en étages, ou parfois on remplit des sacs de terre. Après aménagement, on mélange cette terre avec de la fumure organique. Après le semis des plantes, le sarclage est minimal. Dans ce cas, la production est de courte durée et elle peut servir le ménage dans la cuisine c'est-à-dire dans l’alimentation.

Les jardins potagers demandent peu d’espace

Les jardins potagers présentent beaucoup d’avantage car ils demandent peu d’espace et sont indépendants des variations saisonnières (utilisé tant en saison de pluie qu’en saison sèche). On récolte toute l’année s’il est correctement entretenu, la gestion des maladies et des ravageurs est facile. C’est une culture de dépannage et de proximité.
Comme contraintes, les jardins potagers demandent plus de soins car on doit arroser régulièrement les plantes. Cet arrosage intensif conduit donc à la compaction du sol s’il y a manque de matières organiques. Ils exigent parfois aussi des clôtures parce qu’ils sont installés là où passent les animaux domestiques. Leur aménagement demande un encadrement de proximité.

Emelyne Iradukunda

 

Soft media company>Point de presse

Pour résoudre les défis observés dans le domaine artistique burundais

 

IMG 0055Soft media company est une nouvelle entreprise œuvrant dans le marketing, multiplication et distribution des œuvres des artistes. Cette entreprise a annoncé le mardi 31 janvier 2017 un festival dont le but est de promouvoir les artistes burundais par la diffusion et la visibilité de leurs œuvres. Ce festival vient résoudre quelques défis observés dans le domaine artistique burundais.

 

Olivier Irankunda, chargé du service Marketing et communication au sein de l’entreprise Soft media company, a indiqué qu’une recherche menée par les agents de cette entreprise sur les artistes burundais a montré que ceux-ci font face à beaucoup de défis qui les empêchent d’avancer et de démontrer leurs talents. Les défis qu’il a cités sont notamment le manque de publicité, l’absence d’une adresse légale et connue où on peut trouver les œuvres de tel artiste, le manque de collaboration entre les artistes, les médias et les ONG, etc.

«Ensemble, faisons vivre le Burundi en art»

M. Irankunda a fait savoir que, pour résoudre les difficultés précédemment énumérées, Soft media company a pensé à un festival qui sera organisé chaque année avec des thèmes différents. Le thème retenu pour l’édition 2017 est « Ensemble, faisons vivre le Burundi en art ». Il a souligné que les activités de ce festival débuteront par l’inscription et l’enregistrement des œuvres prévue du 1er février au 1er avril 2017. Le chargé du service marketing et communication a précisé que le festival aura lieu le 15 juillet 2017. « A la clôture du festival, nous distribuerons différents prix comme des trophées et enveloppes aux meilleurs son, image, chanson gospel ou profane, au meilleur producteur, au meilleur réalisateur, etc », a-t-il souligné
Répondant aux questions des journalistes, Olivier Irankunda a expliqué que toutes les catégories d’artistes, dont les chanteurs, les acteurs de cinéma et les producteurs, seront soutenues. Concernant ce que l’entreprise gagnera en retour, il a répondu que les gains seront déterminés dans les termes du contrat qui lie ladite entreprise aux artistes. Quelques artistes, dont Rally Joe, Mireille, une actrice de cinéma et Guy, un chanteur de musique gospel avaient été invités à cette conférence et ont salué cette initiative.

Grâce-Divine Gahimbare

 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE> Point de presse

Sur l’état actuel des insectes ravageurs des différentes cultures

 

DSC 0233Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, à travers la direction générale de l’Agriculture et l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (Isabu), a organisé le mardi 31 janvier 2017, un point de presse. C’était pour informer le public en général et les agriculteurs en particulier sur l’état actuel des insectes ravageurs des différentes cultures. « Et actuellement, la situation est en train d’être maitrisée »

 

Dans son mot liminaire, Salvator Sindayihebura, directeur général de l’Agriculture au ministère de l’Agriculture et de l’élevage, a indiqué que les cultures vivrières constituent l’essentiel de la production agricole et contribuent à plus de 40% du produit intérieur brut du Burundi. Il a ajouté que vue la forte densité de la population et une diminution des terres cultivables surtout dans les zones très peuplées, il est difficile d’envisager l’extension des cultures ni la pratique de la jachère. « Dans ce contexte d’exploitation intensive des terres où on connait une succession de trois saisons culturales conjuguées aux perturbations climatiques dans le monde, y compris le Burundi, la pression parasitaire et la pullulation des maladies et ravageurs des cultures deviennent de plus en plus fortes», a affirmé M. Sindayihebura. Ce dernier a précisé que c’est suite au problème d’accès aux produits phytosanitaires à cause des prix exorbitants de ces produits, et le peu de stratégies de lutte que nous avons est mal exploité.
M. Sindayihebura a informé que durant les cinq dernières années (2011-2016), les perturbations climatiques ont été à l’origine de l’introduction des ravageurs de cultures. Il a cité par exemple la chenille d’automne Spodoptera frugiperda qui attaque le maïs ; le Tuta absoluta des tomates et le Thaumastocoris pereginus des eucalyptus etc.

Des efforts n’ont pas été ménagés pour lutter contre ces ravageurs de cultures

Bien qu’actuellement les attaques et les dégâts des maladies et ravageurs de cultures se manifestent d’une façon non habituelle, M. Sindayihebura a signalé que les agriculteurs essaient de combattre ces maladies et ravageurs, mais d’une façon non contrôlée. Et cela peut occasionner la résistance de ces maladies et ravageurs, ou constituer un danger sur la santé humaine ou l’environnement. « Mais, le ministère de tutelle n’a ménagé aucun effort pour lutter contre ces maladies et ravageurs », a affirmé M. Sindayihebura. A cela, il a signalé que certaines activités ont été réalisées dans le but de pallier ces insectes ravageurs. Il s’agit, entre autres, d’identifier les organismes nuisibles de quarantaine déjà introduits et installés dans le pays ; d’appuyer les agriculteurs dans le diagnostic de routine pour l’identification des organismes nuisibles ; d’intercepter aux postes frontaliers et de refouler les végétaux et les produits végétaux introduits dans le pays sans l’autorisation d’importation ni certificat phytosanitaire, et d’intercepter et saisir les pesticides non homologués ou n’étant pas accompagnés de permis d’importation. « Et actuellement, la situation est en train d’être maitrisée », a rassuré M. Sindayihebura.
Concernant la question du risque de rupture des stocks stratégiques de produits phytosanitaires et de l’entrée illicite des produits phytosanitaires non homologués, M. Sindayihebura a mentionné que le ministère de tutelle et ses partenaires se sont engagés à faire un encadrement de proximité des agriculteurs pour faire le suivi ensemble en vue d’identifier et de combattre ces maladies et ravageurs des cultures avant qu’ils ne causent des dégâts. « Nous demandons aux agriculteurs de faire une alerte rapide au lieu de se lancer dans le traitement des cultures sans consulter les spécialistes en la matière », a insisté M. Sindayihebura.

Avit Ndayiragije

 
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