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Economie, Sciences, Education/formation

Kanyinya> Entretien avec un agri-éleveur

Il suffit d’apprendre les techniques culturales pour augmenter la production

 

DSC 1123Certains agri éleveurs ne parviennent pas à avoir une bonne récolte suite à l’ignorance. Mais, ceux qui ont appris les techniques culturales modernes parviennent à augmenter leur récolte.     

 

Dans son entretien, Gérard Ndayizeye, un agri-éleveur de la zone Kanyinya dans la commune Kirundo, a fait savoir que les gens peuvent s’auto-développer eux mêmes sans attendre l’aide extérieure. Il suffit d’apprendre les techniques culturales qui permettent d’avoir une meilleure récolte. M. Ndayizeye a révélé qu’il a appris ces techniques culturales au centre agropastoral de Mutwenzi. Par après, il est devenu membre du groupement appelé « Twijukire ibikorwa mw’iterambere ». Ce groupement a, au total, dix personnes. Les membres de ce groupement ont aussi essayé d’enseigner à d’autres gens pour qu’ils se développent eux aussi.  Avant d’adhérer à ce groupement, il ne parvenait pas à avoir une récolte suffisante. Il habitait aussi dans une maison en mauvais état.M. Ndayizeye a indiqué qu’aujourd’hui sa vie a changé car, il récolte une quantité suffisante pour sa famille et une autre pour la vente . « Grâce à cette production, je suis  parvenu à construire une maison en dur et j’ai acheté une parcelle que je compte mettre en valeur dans les jours à venir », a-t-il dit.Pour pouvoir bien gérer l’argent reçu après avoir vendu la récolte, le groupement a ouvert un compte à la Banque de crédit de Bujumbura, agence Kirundo (BCB). Cet argent permet aux membres du groupement qui le souhaitent d’avoir de petits crédits. Ces derniers sont remboursables progressivement après chaque récolte à un taux de 5%.M. Ndayizeye a indiqué que pour ceux qui n’ont pas assez de superficie pour cultiver, ils sont obligés de louer un autre espace. Pour ceux qui cultivent le tourne sol, ils n’ont pas de problème d’écouler leur récolte. Ils le vendent au centre agro pastoral de Mutwenzi. En ce qui concerne le maïs, le soja ou encore d’autres produits, l’écoulement n’est pas toujours facile. Les producteurs sont obligés de chercher les clients dans différents marchés de la province de Kirundo.

Lucie Ngoyagoye  

 

CARBURANT> Manque d’essence dans les stations-services

«L’état des stocks montre que ce produit est disponible sur le territoire burundais »

 

staUn manque de carburant de type « essence » s’observe dans pas mal de stations-services de la municipalité de Bujumbura, selon le constat du 12 septembre 2017. Le ministère de l’Energie et des mines indique que l’état des stocks au 6 septembre 2017 montre que ce produit est disponible sur le territoire burundais.

 

Un manque d’essence s’observe  actuellement dans la capitale Bujumbura. Depuis le vendredi 8 septembre 2017, les stations-services peinent à satisfaire les automobilistes qui attendent dans des files pour être approvisionnés en essence. Lors de notre passage dans certains endroits de la municipalité de Bujumbura, nous avons remarqué que les stations Kobil, Mogas, Eka, Engen de Kigobe dans la commune urbaine Ntahangwa ne distribuaient pas de l’essence. La situation était la même dans les stations Kobil de Mutanga Sud et Engen de Rohero I. Seules les stations Kobil près de la rivière Ntahangwa haut et Kobil de Rohero I près de l’Alimentation Fidodido distribuaient de l’essence. Ainsi, des files d’attente se faisaient remarquer dans ces stations.Mélance Ndayizigiye est un chauffeur de taxi qui attendait d’être approvisionné en carburant à la station Kobil se trouvant au quartier Rohero I. « Nous sommes là, nous attendons, on ne sait pas quand on va être servi en carburant. Les transporteurs s’inquiètent déjà des effets négatifs sur leurs activités. « Si on doit s'aligner deux ou trois heures ou même plus, nous perdons toute une journée de travail », s’indigne un propriétaire de véhicule.Dans son communiqué du 11 septembre 2017, le ministère de l’Energie et des mines indique que l’état des stocks du carburant de type «  essence » au 6 septembre 2017 montre que ce produit est disponible sur le territoire burundais et rien ne pourrait justifier une telle situation à peine deux jours après ce constat.Selon le ministère, toute forme de spéculation et de fraude sera sanctionnée conformément aux règlements en vigueur. Il sollicite encore une fois les forces de l’ordre et de sécurité à lui prêter main forte comme toujours afin que la distribution des produits pétroliers se fassent normalement.Le même communiqué précise que la structure des prix pétroliers pour le mois de septembre 2017 reste similaire à celle du mois d’août 2017, aucun changement n’ayant pas été opéré par l’autorité habilitée.

Eric Mbazumutima

 

EDUCATION> Rentrée scolaire 2017-2018 au centre de la capitale

Certaines écoles ont bien démarré, d’autres connaissent des difficultés

 

DSC03461La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le lundi 11 septembre 2017 à certaines écoles du centre de la capitale Bujumbura pour constater le déroulement de la rentrée scolaire 2017-2018. Certaines  écoles ont bien démarré et  d’autres connaissent encore quelques difficultés. 

 

A l’arrivée de la rédaction du journal Le Renouveau au lycée Notre Dame de Rohero à 9h30, dans les classes, les effectifs étaient élevés, les cours avaient déjà démarré dans certaines et dans d’autres les élèves sans enseignant s’occupaient utilement. Le directeur du lycée Notre Dame de Rohero, Pierre Joseph Nsabimana a indiqué que sur cette école, l’année scolaire commence avec approximativement 600 élèves mais l’effectif définitif sera connue après une semaine parce qu’il peut y avoir l’un ou l’autre élève qui trouve une place ailleurs et peut ne pas venir. Et de dire que l’école a 9 classes fonctionnelles et compte les sections Lettres modernes et Scientifique, les sections Langue et Sciences du post fondamental ainsi que le 4e cycle du fondamental. M. Nsabimana a indiqué que le matériel scolaire n’est pas suffisant surtout pour le 2e Science et 2e Langue post fondamental, l’école attend du ministère de l’Education le matériel didactique, l’outil de travail, les manuels scolaires et les livres du maitre.Quant au laboratoire, a fait savoir M. Nsabimana, cela fait longtemps que le stock n’est plus renouvelé et il y a des produits chimiques périmés qu’il faut absolument détruire. Le ministère de tutelle est au courant et fait des efforts pour renouveler ces produits. 

Le personnel enseignant n’est pas suffisant à l’ICA

A l’Institut commercial et administratif (ICA), le directeur, Cassien Ndikumana, a indiqué que les élèves ne sont pas nombreux comme on l’attendait compte tenu du manque du matériel scolaire, des uniformes  et du minerval. L’effectif attendu était de 231 élèves. Le matériel scolaire est presque suffisant, a dit M. Ndikumana,  parce qu’il y a du matériel qui existait déjà auquel on a ajouté d’autres pour combler le vide. M. Ndikumana a signalé que le personnel enseignant est réduit à la suite de la mesure interdisant les enseignants des écoles publiques de dispenser des cours dans des établissements privés. L’école va recruter d’autres en remplacement de ceux qui sont partis. 

EZECHIEL MISIGARO

 

Fondation Buntu> Remise du matériel scolaire dans les orphelinats Nezerwa et Jesus life center church

Tous les bénéficiaires ont remercié vivement la Première dame du pays

 

DSC 1434La fondation Buntu a procédé le vendredi, 8 septembre 2017 à la remise du matériel scolaire aux orphelins, aux vulnérables  et représentants de deux orphelinats de Bujumbura. 

 

Dans son interview, Monique Ndayizigiye qui a représenté la Fondation Buntu a fait savoir que les orphelins, les parents vulnérables ainsi que les représentants de deux orphelinats se sont adressés à  la Première dame Denise Nkurunziza en même temps présidente de la Fondation Buntu  en vue de solliciter un soutien matériel scolaire. Ces orphelinats sont «Nezerwa» de Kinama et «Jesus life center church» de Kanyosha.Mme Ndayizigiye a indiqué que la fondation Buntu a, dans ses missions, le soutien aux  vulnérables.  Après cette demande de soutien  par  les orphelins, la fondation Buntu a cherché des moyens pour y répondre. Elle a pu  acheter le matériel scolaire d’une valeur de  deux  millions  de  francs burundais (2 000 000 FBu). Chaque parent a reçu les cahiers en fonction du nombre de ses enfants.Ferdinand Mukunzi qui a représenté l’orphelinat « Jesus life center church » de Kanyosha  a remercié vivement la Première dame du pays pour ce geste aux personnes vulnérables. Les orphelinats ont beaucoup d’enfants qui doivent aller à l’école. S’ils ne trouvent pas d’assistance, il serait difficile d’envoyer tous ces enfants à l’école.Frédiane Mbonigaba a aussi remercié la Première dame pour ce geste charitable. Elle a révélé qu’elle est veuve, elle n’a pas d’autres soutien pour l’éducation des enfants. Heureusement, cette année, elle trouve des cahiers à temps, ses enfants n’auront pas de difficultés pour suivre les études. 

Lucie Ngoyagoye        

 
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