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Economie, Sciences, Education/formation

COLLINE MWUMBA> La culture du thé

Elle est une des sources financières chez certains habitants

000eaesaChaque région a sa spécialité de culture que celle-ci soit vivrière ou industrielle. Concernant le thé, on le rencontre  dans les régions des hautes terres. Certains habitants de la colline Mwumba pratiquent la culture du thé et signalent que ce dernier intervient comme une de leurs sources financières au quotidien. Rappelons que cette colline se trouve dans la  zone Matara de la commune Nyabiraba en province de Bujumbura.


En plus du blé, du haricot, du manioc, … comme cultures vivrières, les habitants de la colline Mwumba cultivent aussi le thé comme culture industrielle. De passage dans cette localité, on observe des plantations de théiers sur les collines en plus des pépinières de multiplication des plans de la même culture, dans la vallée voisine.  Selon les sources sur place, la culture du thé est en train d’être promue dans cette localité. Francine Nitunze, cultivatrice rencontrée à cet endroit, signale que même si la localité se spécialise dans les cultures vivrières cultivables dans cette localité, celle industrielle est aussi nécessaire. Elle explique que la grande partie des cultures vivrières est consommée au sein des ménages alors que l’argent est aussi nécessaire pour la satisfaction des autres besoins.

« Le thé, étant la seule culture industrielle praticable dans notre région, nous nous contentons de lui pour avoir de l’argent», poursuit-elle.Elle précise, ici, que ceux qui ont des champs de théiers déjà prêts à la cueillette n’éprouvent pas de problèmes d’ordre financier au même degré que ceux qui n’en ont pas. Cette première interlocutrice est complétée par son voisin, Méthode Niyokindi, lui aussi théiculteur, qui fait savoir que l’argent qu’il tire de la culture du thé contribue dans  l’achat des vivres, à la scolarisation des enfants et  aux soins de santé. « Malgré son insuffisance, le revenu théicole constitue ma source financière régulière me permettant de satisfaire certains de mes besoins», ajoute M.Niyokindi. Celui-ci  parle aussi  des défis liés à cette culture notamment le bas prix des feuilles du thé sur le marché ainsi que le manque de terres cultivables  suffisantes afin de trouver où installer séparément les plantations théicoles et les autres cultures vivrières. 

Eric Sabumuka

 

Education des enfants> Apport du club «Les arts de la scène»

Il socialise

000abcLe club « Les arts de la scène » rassemble les enfants dont l’âge est compris entre 3 et 7 ans  autour des activités relatives au théâtre et à la comédie. Dans un entretien qu’elle a accordé dernièrement à la rédaction du quotidien Le Renouveau, Claudine Ndagijimana, présidente de ce club, a fait savoir que ce dernier a aussi un apport considérable dans l’éducation des enfants membres. En plus de l’art, ils apprennent le social.


Outre la préparation d’un avenir meilleur dans le domaine artistique à ces enfants, le club «Les arts de la scène» les prépare aussi à être des leaders de bonnes moeurs. « Au sein du club  «Les arts de la scène», nous prétendons former les professionnels de l’art mais aussi le modèle de la bonne éducation dans notre société», a fait savoir Mlle Ndagijimana. Elle poursuit qu’en plus de l’éducation qu’ils reçoivent au sein de leurs familles respectives, les enfants membres en reçoivent aussi au sein du club. L’interlocutrice indique que la première contribution du club dans l’éducation des enfants membres est l’encadrement de ces derniers quand ils ne sont pas à l’école. « Pendant les vacances et les week-ends, nos enfants passent du temps au sein du club en apprenant, non seulement le théâtre, mais aussi la culture», a-t-elle souligné. Elle ajoute qu’en plus de ces activités théatrales et  culturelles, ces enfants sont épargnés des occupations malsaines.

Dans la même persepective de l’éducation des enfants au sein  du club « Les arts de la scène», la présidente Ndagijimana  souligne le petit règlement et les exigences  d’ordre interieur qui contribuent aussi au bon comportement de l’enfant au quotidien. « Bien sûr, les plus petits comme ceux de 4 à 5 ans n’en tiennent pas beaucoup compte, mais si les encadreurs les habituent à les appliquer, leur comportement change au fil du temps», signale-t-elle. Etant de différents âges, les enfants sont aussi habitués à se respecter les un les autres et à respecter leurs supérieurs. « Petit à petit, en évoluant au sein de cet environnement regi par des règlements et des exigences, l’enfant change d’esprit. Il devient obéissant et respectueux même dans la société », a précisé Mlle Ndagijimana.

Eric Sabumukama

 

LYCEE COMMUNAL REMERA> Résultats scolaires du premier trimestre 2019-2020

Ils sont satisfaisants, mais ...

000bbcDans  un  entretien accordé le vendredi 10 janvier 2020 à la rédaction du quotidien d’informations « Le Renouveau », le directeur du lycée communal Remera (commune Gishubi), Constantin Havyarimana, a fait savoir qu’il n’y a pas eu d’amélioration remarquable en ce qui concerne les résultats du premier trimestre. Des initiatives sont déjà prises dès le début du deuxième trimestre pour les améliorer. 


Selon ce responsable scolaire, le lycée municipal Remera s’est honoré par les résultats du concours national édition 2018-2019 quand il a arraché la deuxième place dans le classement communal. Cependant, des difficultés liées à l’insuffisance du personnel enseignant qualifié dans le cycle post-fondamental et de matériels didactiques constituent toujours un obstacle pour atteindre de meilleurs résultats.  M. Havyarimana a fait savoir que, même si le lycée a essayé de remédier à ces difficultés en s’appuyant sur l’exercice des enseignants vacataires et volontaires, cela n’a pas généré de bons résultats car souvent l’assiduité et le dévouement des enseignants vacataires et volontaires se mesurent au même niveau que les enseignants permanents. Certains enseignants vacataires ou volontaires ont parfois tendance à, ne pas s’impliquer assidument à la tâche.

Des initiatives sont déjà prises, d’autres envisagées

Face à ces défis, les responsables scolaires n’ont pas croisé les bras. Dans le but de trouver une solution pour l’amélior les résultats pour le trimestre en cours, le directeur du lycée a indiqué qu’il y a eu une réunion à l’intention des enseignants (tous vacataires sauf un seul) dont les points à l’ordre du jour étaient l’analyse de l’état des lieux de la réussite du premier trimestre, la contribution des enseignants et celle de la direction scolaire. Il a ajouté qu’une assemblée générale à laquelle seront invités les parents est prévue pour parler de leur contribution dans le suivi des enfants en dehors de l’école. Il a indiqué que la direction va organiser une séance d’études matinale et vespérale aux élèves pour prolonger le temps d’étude. M. Havyarimana a profité de l’occasion pour réclamer un enseignant affecte à ce lycée depuis le récent recrutement.  Aux enseignants et aux parents, il leur a demandé de ne ménager aucun effort en vue de la meilleure réussite pour ce deuxième trimestre.

Fiacre Nimbona

 

Enseignement de base> Collaboration entre enseignants

Elle s’avère nécessaire

00012azertyqL’enseignement de base est très important pour la réussite scolaire. Les enseignants et les parents doivent collaborer pour que l’enfant puisse avoir un enseignement de base plus solide. Aussi, une franche collaboration est nécessaire pour les enseignants du degré à l’autre afin de connaitre les difficultés ou les facilités de chaque enfant.  


Selon Alexis Ndayiziye, psychologue spécialisé en sciences de l’éducation, l’enseignement de base est un enseignement qui va permettre  à l’enfant de s’ouvrir au monde  et il va installer des connaissances de base dans le domaine de l’éducation.  Cet enseignement est très important car il contient des notions de base dans la lecture, l’écriture, la mémorisation, la capacité de réflexion qui va permettre à l’enfant d’avancer normalement à l’école. Il a indiqué que dans l’enseignement de base,  l’enfant va acquérir l’importance de la scolarisation et les connaissances de responsabilité dans la vie de tous les jours.En effet, M. Ndayizigiye a souligné que la période préscolaire est très importante du fait que l’enfant commence à acquérir les notions de son entourage. L’enfant commence aussi à détecter les relations entre les objets et l’écriture, c'est-à-dire qu’il écrit ce qu’il voit à travers les dessins surtout. Aussi, la période préscolaire est une période d’orientation par l’enfant  car c’est ce dernier qui va s’orienter en fonction des notions vues à l’école.  Il a précisé que c’est une période où les parents ou les enseignants constatent que l’enfant est motivé ou pas par l’école. Toutefois, l’enfant peut éprouver des difficultés au début, mais avec le soutien des parents ou plusieurs activités de psychoéducation, l’enfant peut s’améliorer. C’est pourquoi, il est nécessaire de suivre l’enfant du jour au jour afin de détecter les difficultés qu’il recontre sinon, il sera difficile de le redresser plus tard.

Au premier degré, l’enfant améliore l’écriture et la lecture

 Concernant l’école primaire, notre source a fait savoir que c’est la mise en application de ce qu’il a appris au niveau de l’école maternelle. C’est là qu’il va améliorer sa façon d’écrire et résoudre des exercices surtout pour le premier degré, c'est-à-dire la 1ère année et la 2ème année.  A cette période, les parents doivent fournir beaucoup d’efforts, et ils doivent collaborer avec les enseignants afin de connaitre la situation de l’enfant à l’école. Cela pour pouvoir connaître le  système et le rythme d’apprentissage de l’enfant. Il ne faut pas que les parents attendent les résultats à la fin du trimestre.   M. Ndayizigiye a dit qu’il est très important que l’enfant quitte le premier degré en sachant lire et écrire convenablement dans toutes les langues d’enseignement.Pour notre interlocuteur,  il devrait y avoir aussi une franche collaboration entre les enseignements d’un niveau à l’autre afin de connaitre les difficultés ou les facilités de chaque enfant. Car, l’enseignant d’un niveau supérieur a besoin d’un avis  de son collègue qui a enseigné l’enfant au niveau inférieur. Il a déploré qu’il y ait certains enseignants qui ne comprennent pas qu’il y a toujours cette collaboration des enseignants d’un niveau à l’autre. Cela peut occasionner des échecs scolaires qui devraient être évités.  

Fidès Ndereyimana

 
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