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Economie, Sciences, Education/formation

MEFTP UNICEF> Inauguration officielle du Centre de référence pour l’éducation inclusive

 Il permettra d’assurer aux enfants l’égalité de droits et de chances

 

DSC 1148Le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle, Janvière Ndirahisha, en collaboration avec le représentant de l’Unicef au Burundi, Jeremy Hopkins,  a inauguré officiellement,  le jeudi 20 juin 2019, le Centre de référence pour l’éducation inclusive sis au quartier Kigobe de la zone Gihosha en commune urbaine de Ntahangwa. Ce centre permettra d’assurer aux enfants l’égalité de droits et de chances. 

 

Dans  son allocution, la  ministre en charge de l’éducation, Janvière Ndirahisha, a indiqué que la construction de ce centre par l’Unicef est un signe de bonnes relations qui existent entre le gouvernement du Burundi et cette organisation. Selon Mme Ndirahisha, la mise en place de ce  centre concorde bien avec le Plan national  de développement (PND) du Burundi 2018-2027 qui vise, par ses objectifs à améliorer la qualité de l’éducation, multiplier des écoles et des enseignants pour que beaucoup d’enfants soient formés sans aucune exclusion.La ministre en charge de l’éducation a souligné que l’amélioration de la qualité de l’éducation selon les besoins du pays dans le développement permettra d’accéder au niveau des autres pays en matière d’éducation. Cela sera possible quand le pays aura mis en place tout le nécessaire pour asseoir l’éducation inclusive à tous les niveaux pour toutes les catégories d’enfants sans laisser derrière ceux vivant avec le handicap.

L’éducation inclusive est une approche soutenue par l’Unicef

Le représentant de l’Unicef au Burundi, Jeremy Hopkins a, dans son discours, fait savoir que ce centre permettra à environ 450 enfants, dont 150 vivant avec handicap, d’avoir une éducation inclusive  de qualité. M. Hopkins a signalé que ledit centre est constitué d’infrastructures accessibles aux enfants vivant avec le handicap  ainsi que de deux salles facilitant la formation des enseignants à la pédagogie adaptée aux enfants vivant avec différents handicaps.M. Hopkins a dit que l’éducation inclusive est une approche éducative soutenue par l’Unicef  qui tient compte des besoins particuliers en matière d’enseignement et d’apprentissage de tous les enfants et les jeunes gens en situation de marginalisation et de vulnérabilité, et notamment les enfants déscolarisés tels que les filles-mères, les enfants issus de minorités ethniques, les déplacés, ainsi que les enfants vivant avec un handicap.Selon le représentant de l’Unicef au Burundi, l’éducation inclusive a pour objectif d’assurer à ces enfants l’égalité de droits et de chances en matière d’éducation dans le cadre du respect de la Convention  relative aux droits de l’enfant ratifiée par le Burundi.

EZECHIEL MISIGARO

 

ISTEEBU> Base de sondage sur l’agriculture

Elle permettra de disposer d’une gamme d’informations dans le secteur agricole

 

La base de sondage actualisée sur l’agriculture grâce au recensement de l’agriculture et de l’élevage couplé à un recensement général de la population et de l’habitat sera menée en 2022.  Elle permettra de disposer d’une gamme d’information dans le secteur agricole. Cela ressort de l’entretien du 17 juin 2019 avec le directeur général de l’Institut des statistiques et d’études économiques du Burundi (Isteebu).

 

Le directeur général de l’Isteebu, Nicolas Ndayishimiye, a indiqué que la base de sondage utilisée actuellement est issue du Recensement général de la population et de l’habitat de 2008. Selon lui, cette base n’est pas spécifique pour les enquêtes agricoles et mérite d’être améliorée, raison pour laquelle un Recensement de l’agriculture et de l’élevage couplé à un recensement général de la population et de l’habitat sera mené en 2022. Cela permettra d’avoir une base de sondage exhaustive en ce qui concerne les enquêtes agricoles au Burundi.M. Ndayishimiye a signalé que les échanges se font entre les experts burundais et ceux d’autres pays d’Afrique sur les nouvelles directives d’organisation des recensements agricoles et sur le partage de leurs expériences. Des leçons et des défis vont permettre une préparation en conséquence pour réussir le recensement de 2022. Certains pays comme le Sénégal et le Cap-Vert ont déjà commencé à faire leurs recensements agricoles. Le directeur général de l’Isteebu a fait savoir que toutes les étapes d’organisation des recensements agricoles en l’occurrence la conception, la programmation, la collecte des données sur terrain, le traitement et la diffusion des données sont passées en revue  pour relever les défis liés à chaque étape. Selon M. Ndayishimiye, un tel recensement agricole n’avait pas encore eu lieu au Burundi car ce genre d’activité coûte énormément cher. Bien que le Burundi soit un pays agricole, il doit mobiliser des fonds pour faire ce genre d’opérations statistiques. « Il fallait mobiliser une expertise en la matière. Au regard des différentes composantes du système statistique national, le Burundi est maintenant outillé pour conduire tout le processus de recensement général de l’agriculture. En plus, il y a l’engagement du pays qui a  manifesté la volonté de mener ledit recensement», a-t-il précisé.Le directeur général de l’Isteebu a dit que les données statistiques du recensement de l’agriculture et de l’élevage  de 2022 couplé à un recensement général de la population et de l’habitat seront bénéfiques à la mise en œuvre du Plan national de  développement (PND) du Burundi de 2018-2027. Selon lui, le PND a beaucoup misé sur le développement et l’amélioration du secteur agricole notamment l’introduction de nouvelles cultures d’exportation. Ce recensement permettra de disposer d’une gamme d’informations dans le secteur agricole qui va permettre aux preneurs de décisions de s’y référer.

EZECHIEL MISIGARO

 

ISABU> Sa vision sur la culture des champignons comestibles

Il faut qu’elle soit pratiquée partout au Burundi

 

IMG 2051Il y a plus de deux ans que l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (Isabu) a introduit au Burundi la culture des champignons comestibles. Cyrille Mbonihankuye, chef du service Valorisation des résultats et de la recherche, fait savoir que les études ont montré que cette culture peut aider beaucoup au développement du pays et à la lutte contre la malnutrition. La vision de l’Isabu est que la culture des champignons comestibles soit pratiquée partout au Burundi. 

 

Dans un entretien accordé au quotidien Le Renouveau le 13 juin 2019, M. Mbonihankuye a fait savoir que la plupart des gens ne connaissent pas les bienfaits des champignons comestibles sur la santé ou sur l’économie du pays.Il a dit que l’Isabu est en train de faire tous les moyens possibles pour que la culture des champignons comestibles soit faite sur toute l’étendue du pays. Aujourd’hui, cette culture est connue en milieu urbain, mais peu connue en milieu rural. M. Mbonihankuye a indiqué que l’Isabu est en train de multiplier les semences de ce dernier afin de les donner aux cultivateurs qui en auront besoin. Des séances seront aussi organisées pour que les agriculteurs puissent savoir ce qui est en rapport avec la culture des champignons comestibles. « Les champignons peuvent être conservés et exportés dans d’autres pays et procurer des devises au pays», a-t-il ajouté. M. Mbonihankuye a indiqué que les champignons comestibles sont très riches en nutriments à l’instar de la viande. D’où, l’appellation de « viande des pauvres ». Il y a même des malades qui sont obligés de manger chaque fois des champignons suite au manque de quelques éléments nutritifs dont le corps a besoin dans leur organisme. M. Mbonihankuye a fait savoir aussi que la culture des champignons exige peu de choses et une très petite étendue de terre, mais la production est très grande. « Une botte de champignon coûte 1 000 FBu mais la production est de 3 à 5 kg par botte. Et un kilo de champignon coûte entre 3 000 et 4 000 FBu au marché», dit-il.M. Mbonihankuye fait savoir qu’une séance sur cette culture sera organisée bientôt avec les coopératives et les associations, ainsi que toute personne cultivant les champignons afin de leur transmettre des connaissances suffisantes en rapport avec cette culture.                    

Julien NZAMBIMANA(Stagiaire)

 

COMMUNE BUBANZA>Stabulation permanente

Elle permet une double production

 

Le gouvernement burundais a mis en place une loi sur la pratique de la stabulation permanente dans tout le pays. Cette pratique est appréciée par le monde rural, selon Wakati Rajabu agro- éleveur de la colline Mitakataka de la commune et province de Bubanza, lors d’une interview sur l’importance de la stabulation permanente sur le rendement agricole.  

 

La stabulation permanente est une nouvelle pratique d’élevage qui va changer la mentalité des éleveurs. Elle va transformer l’élevage extensif en élevage intensif.Wakati Rajabu, éleveur de la colline Mitakataka, possède deux vaches. Elles restent à la maison où elles sont nourries et soignées. Il a confirmé que la stabulation permanente est venue résoudre pas mal de questions sur la vie des agro-éleveurs. Sur le plan de la production, il nous a dit qu’une vache qui produisait moins d’un litre de lait par jour peut facilement en produire trois pour les vaches locales. Ceux qui possèdent encore les vaches purement locales espèrent les croiser pour élever les races améliorées en vue de produire plus. Il a ajouté en outre que la stabulation permanente évite de pratiquer un élevage de prestige qui leur demande de consacrer tout leur temps parce qu’ils doivent garder les vaches toute la journée. Cela coûte énormément de temps, car dit-il, on n’a plus le temps de vaquer à d’autres activités d’autant plus qu’actuellement, on pratique une agriculture moderne qui demande de veiller à ce que les cultures soient entretenues.Selon toujours M. Rajabu, la pratique de la stabulation permanente a permis une bonne productivité agricole. Le fumier organique qui se perdait pendant les sorties pour brouter est récupéré à la maison pour entretenir les champs. Et il est en quantité suffisante. Il a admis aussi que les animaux en stabulation permanente ont une vie saine, car dit-il, ils ne rencontrent pas d’autres animaux qui pourraient les contaminer.  Et puis, ces animaux consomment des plantes fourragères qui aident aussi à protéger les terres cultivées contre l’érosion. Ces plantes ont un double emploi. Wakati Rajabu a souligné néanmoins, qu’ils rencontrent des difficultés dans l’alimentation de ces animaux, mais il a dit qu’avec le temps, ils vont s’y habituer.

Aline Nshimirimana

 
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