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Economie, Sciences, Education/formation

COOPERATIVE SANGWE GIHOSHA> Avantages des connaissances appliquées dans des projets

L’application interactive des connaissances est à la base de la réussite d’un projet

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien «Le Renouveau» le lundi 23 septembre 2019, le président de la coopérative Sangwe dans la zone urbaine de Gihosha Déo Hatungimana a fait savoir que la réussite d’un projet exige plusieurs nécessités mais les connaissances des coopératives bien orientées et accompagnées de la compétence au travail forment un atout à la réussite.  

 

Selon M. Hatungimana, les moyens matériels et financiers sont très importants dans un projet mais le savoir faire dans la gestion des moyens est l’essence adéquate qui mène à la réussite. « C’est d’ailleurs la raison pour laquelle plusieurs projets échouent dès le départ car, en ayant les moyens, certains croient que le projet a réussi avant même qu’ils n’évaluent la productivité du projet.», a laissé entendre M. Hatungimana. Parlant des connaissances, M. Hatungimana a affirmé que personne n’est capable de tout, mais que toute personne a des capacités de faire quelque chose et que la conjugaison de différentes connaissances que ce soit innées ou acquises peut créer un acte louable qu’une seule personne ne pourra pas réaliser ou réalisera très difficilement. 

Grâce aux connaissances partagées, la couveuse fabriquée a été améliorée

Quant à la réalisation des projets de la coopérative dont il est président, M. Hatungimana a affirmé que n’eût été la contribution par des connaissances variées des membres, le projet de fabrication d’une couveuse d’œufs n’aurait pas abouti à l’étape où’il est aujourd’hui. Dans cette coopérative dont certains des membres ont bénéficié des formations variées dans des universités, M. Hatungimana a rappelé qu’ils se sont organisés et ont crée un projet d’élevage de poules. Il a ajouté qu’à partir de ce projet d’élevage est née l’idée de combiner les connaissances pour  fabriquer  eux mêmes une couveuse. «Alors qu’au départ la couveuse été mise sur pied grâce à une lampe à pétrole, actuellement on l’a améliorée pour utiliser le courant électrique et couve plus de cinq cents œuf alors qu’elle couvait à peine deux cent cinquante au paravent.», a-t-il précisé. M. Hatungimana appelle les chômeurs diplômés de prendre le devant dans des coopératives pour jouer le rôle d’éclaireur en partageant les connaissances acquises pour atteindre un développement durable pour tous. Il a précisé qu’il est prêt à intervenir en cas de besoin pour le partage d’expériences.

Fiacre Nimbona (stagiaire)

 

COOPERATIVES> Causes de l’échec

Le détournement des fonds en est la principale cause

 

IMG 12Certaines coopératives connaissent de l’échec tout au début de leurs activités, avant même l’obtention de l’agrément. Les causes de cet échec sont multiples: Un responsabe d’une coopérative incompétent, une équipe inexpérimentée, et le détournement des fonds de la coopérative souvent par les représentants ou les membres eux-mêmes de cette dernière en sont les principales causes. 

 

Dans un entretien accordé le  lundi 23 septembre 2019 par la coordinatrice des coopératives Sangwe et Vaso de la commune urbaine de Ntahangwa en mairie de Bujumbura, Evelyne Nininahazwe, elle a fait savoir que les causes de l’échec que connaissent certaines coopératives sont multiples. Elle a précisé que la principale cause qui s’observe souvent est le détournement des fonds de la coopérative par les représentants ou les membres eux-mêmes de la coopérative. Mme Nininahazwe a indiqué que la plupart des coopératives chutent tout au début de leurs activités, avant même l’obtention de l’agrément. Elle a informé que les représentants des coopératives incompétents ou des équipes inexpérimentées dans l’organisation des travaux des coopératives peuvent être la cause de cette chute. Elle a donné un exemple d’une des coopératives Sangwe de la zone Kinama où son représentant avait cherché à détourner les fonds de cette dernière en donnant dans un rapport un montant qui était supérieur au montant utilisé. Du fait que la mission première des coopératives est de lutter contre le chômage, aider au développement et lutter contre la fainéantise, elle a signalé que certains membres des coopératives ne participent pas aux travaux de ces dernières, ce qui crée souvent des malentendus entre les membres. Mme Nininahazwe a fait savoir aussi que le manque de fonds suite au non paiement des frais des cotisations convenues entre les membres de la coopérative cause souvent l’arrêt des activités de la coopérative. « L’environnement inadapté aux projets choisis par la coopérative peut mettre en faillite ses activités. », a-t-elle indiqué.Mme Nininahazwe a informé que la commune Ntahangwa abrite aujourd’hui soixante coopératives Sangwe et six coopératives Vaso Abakutsakivi. Elle a indiqué que ces coopératives ont réussi suite aux travaux en commun qu’ils ont menés. Elle a terminé en précisant que la plupart des coopératives échouent suite au manque d’encadrement et de connaissances en rapport avec la préparation des projets des coopératives et leur mise en oeuvre.

Julien Nzambimana (Stagiaire)

 

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR> Point de presse du mardi 24 septembre 2019

« Toutes les stratégies seront envisagées pour aboutir à une saine régulation de l’activité académique »

 

DSC 1145Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), Gaspard Banyankimbona, a animé le mardi 24 septembre 2019, un point de presse  sous le thème : «  De l’école fondamentale à la réforme BMD : un enseignement supérieur de qualité et la place de l’université comme source d’épanouissement des communautés ». Selon M. Banyankimbona, toutes les stratégies seront envisagées pour aboutir à une saine régulation  de l’activité académique.v

 

Le ministre en charge de l’enseignement supérieur a indiqué que l’année académique  est particulière car elle correspond à l’arrivée des premiers lauréats du post-fondamental à l’enseignement supérieur.  Dans le but de garantir un enseignement supérieur de qualité, M. Banyankimbona a lancé un appel à toutes les institutions de l’enseignement supérieur (IES) d’affiner les préparatifs de ces nouveaux étudiants. Ces derniers ont été formés  suivant une approche méthodologique nouvelle et on se doit de garantir  la pérennité pour une meilleure performance à l’université.Le ministre Banyankimbona a invité les IES à s’approprier de ce processus de préparation  et à collaborer efficacement avec la Commission nationale de l’enseignement supérieur (CNES) qui est disposée à assurer tout l’accompagnement nécessaire. Il a rappelé que, depuis l’année académique 2018-2019, le MESRS a décidé de publier les offres de formation autorisées et disponibles dans toutes les IES publiques et privées pour faciliter un choix avisé des élèves et parents.Bien s’informer avant de s’inscrireM. Banyankimbona a fait un clin d’œil aux étudiants d’éviter de fréquenter les universités non reconnues faisant la promotion des offres de formation d’universités étrangères sans respect du cadre légal d’ouverture et de fonctionnement d’une IES au Burundi.  Il en est de même pour  les organisations sans  aucune reconnaissance légale ni adresse faisant les publicités sur les réseaux sociaux. Avant de s’inscrire, les lauréats doivent s’informer sur les IES reconnues au Burundi, légalement autorisées et remplissant des conditions d’accueil des étudiants ; sur les filières autorisées ; se rassurer s’ils remplissent les conditions d’accès à l’institution et aux filières que l’IES organise, etc. Selon M. Banyankimbona, le ministère de tutelle  garde un droit de regard sur le respect du cadre légal  des IES et prendra des mesures appropriées au moment opportun.

Suivre de près la qualité des prestations des IES

Dans un souci de suivre de près la qualité des prestations des IES, a dit M. Banyankimbona, le MESRS mène régulièrement des visites de suivi-évaluation des IES. S’agissant de suivi des l’exécution des décisions et recommandations  issues de l’évaluation institutionnelle des IES effectué en 2018, le constat est que certaines institutions ne se sont pas ajustées. Pour sécuriser l’accès à un enseignement supérieur de qualité, a rassuré le ministre Banyankimbona, l’interdiction d’enrôler de nouveaux étudiants à toutes les IES ne remplissant pas les conditions requises reste maintenue jusqu’à preuve du contraire. Il a fait remarquer qu’une nouvelle évaluation sera faite sur base de nouveaux référentiels validés par la CNES. Selon lui, toutes les stratégies seront envisagées pour aboutir à une saine régulation  de l’activité académique et à l’harmonisation de la rentrée académique unique pour toutes les IES d’ici 5 ans. Cela permettra d’ouvrir un espace d’exercice d’une mobilité académique stable et d’éviter ainsi les décalages entre la qualité des lauréats issus des différentes IES.

Ezéchiel Misigaro

 

CENTRALES HYDROELECTRIQUES JIJI ET MUREMBWE > Démarrage des travaux de construction

«La croissance en énergie est le moteur du développement durable du pays»

 

DSC 0025Les travaux de construction des centrales hydroélectriques Jiji et Murembwe ont été officiellement lancés le lundi 23 septembre 2019 sur la colline Muheka de la commune Songa en province de Bururi. Le Deuxième-vice président de la République a fait la pose de la première pierre pour la construction de ces centrales hydroélectriques qui durera 42 mois. 

 

Le Deuxième-vice président de la république du Burundi, Joseph Butore a indiqué que les deux centrales hydroélectriques vont contribuer efficacement à la croissance en énergie au Burundi. Il a souligné que ce projet démontre que le gouvernement du Burundi et ses partenaires ont compris que la croissance en énergie est le moteur du développement durable du pays. Selon, M. Butore, c’est un projet qui  vient répondre à un besoin réel car, la population, les villes et les exigences industrielles s’accroissent au fil des années. Il s’est réjouit du fait que ces centrales vont contribuer à l’épanouissement de la population et au développement national car, ils vont doubler l’offre nationale de la puissance installée. Il a rappelé que les projets de développement sont possibles en période de paix et a remercié le corps de sécurité, l’administration locale et la population qui œuvrent conjointement à la consolidation de la paix. Il a invité tous les partisans de la paix et la sécurité à tenir bon tout le temps que la construction des centrales va durer afin d’augmenter l’énergie et satisfaire la demande sur le plan national. Il a demandé que les travaux sur ces centrales hydroélectriques soient réalisés tel qu’ils ont été prévus et dans les délais.Le Deuxième-vice président de la république du Burundi, Joseph Butore a indiqué que les deux centrales hydroélectriques vont contribuer efficacement à la croissance en énergie au Burundi. Il a souligné que ce projet démontre que le gouvernement du Burundi et ses partenaires ont compris que la croissance en énergie est le moteur du développement durable du pays. Selon, M. Butore, c’est un projet qui  vient répondre à un besoin réel car, la population, les villes et les exigences industrielles s’accroissent au fil des années. Il s’est réjouit du fait que ces centrales vont contribuer à l’épanouissement de la population et au développement national car, ils vont doubler l’offre nationale de la puissance installée. Il a rappelé que les projets de développement sont possibles en période de paix et a remercié le corps de sécurité, l’administration locale et la population qui œuvrent conjointement à la consolidation de la paix. Il a invité tous les partisans de la paix et la sécurité à tenir bon tout le temps que la construction des centrales va durer afin d’augmenter l’énergie et satisfaire la demande sur le plan national. Il a demandé que les travaux sur ces centrales hydroélectriques soient réalisés tel qu’ils ont été prévus et dans les délais.

La capacité combinée de ces centrales hydroélectriques sera de 49,5MW

Le Deuxième-vice président a vivement remercié les partenaires du gouvernement du Burundi pour la réalisation de ce projet et la population de cette localité qui a permis que ce projet soit exécuté. Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza a fait savoir que la capacité combinée de ces centrales hydroélectriques sera de 49,5MW dont 32,5MW de Jiji et 17MW de Murembwe. Il a souligné que l’offre actuelle en énergie électrique est d’environ 32MW alors que la demande s’élève à plus de 70MW, raison pour la quelle, l’apport des pays voisins est sollicité. Il a mentionné que le projet prévoit aussi la construction et l’extension de postes électriques, la construction de 107 km de lignes de transport d’électricité de 110 KV et de 25 km de ligne de 33 KV permettant de raccorder les postes de Jiji et de Murembwe, de Horezo et de Kabezi au poste de la Route nationale N°1 et ainsi au réseau électrique nationale. Le projet comprend aussi le volet électrification rurale dans les zones avoisinantes du projet.    

Le projet est aligné sur les priorités stratégiques

Le coût du projet s’élève à 270,40 millions de dollars américains cofinancé par la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, l’Union européenne, la Banque africaine de développement, le gouvernemet du Burundi et la Regideso. Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Burundi, Jean-Christophe Carret, au nom des partenaires du gouvernement du Burundi, a indiqué que ces derniers se réjouissent du démarrage de la mise en œuvre de ce projet qui est en ligne avec le deuxième pilier stratégique du Plan national de développement du Burundi. Selon lui, le projet est également aligné sur les priorités stratégiques de différents partenaires qui le confinancent.      Les travaux sont exécutés par deux entreprises, l’une italienne et l’autre égyptienne.

Grâce-Divine Gahimbare

 
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