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Economie, Sciences, Education/formation

EDUCATION> Mise en garde à l’endroit des directeurs des écoles ayant obtenu moins de 30% aux évaluations nationales

Ils seront destitués avec l’année scolaire 2017-2018

 

La ministre de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique (MEESRS) vient de mettre en garde les directeurs des écoles qui auront obtenu moins de 30% aux concours nationaux. Ils seront destitués de leurs fonctions avec l’année scolaire 2017-2018.

 

Dans sa correspondance N° Réf : 610/CAB/IGEFPF/2861/2017 adressée aux Directeurs provinciaux de l’enseignement (DPE), la ministre burundaise de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Janvière Ndirahisha demande à ces derniers d’aviser tous les directeurs et directrices des écoles publiques dont les résultats sont inférieurs à 30% au concours national, édition 2016 et édition 2017 qu’ils seront destitués avec l’année scolaire 2017-2018.
Dans cette correspondance, la ministre Janvière Ndirahisha précise que faisant suite à la publication des résultats des écoles publiques et privées au concours national d’admission à l’enseignement Post-fondamental et sur recommandation du président de la République du Burundi, tous les directeurs des écoles publiques dont les résultats sont inférieurs à 30% au concours national, éditions 2016 et 2017 seront destitués de leurs fonctions la prochaine année scolaire.
En effet, selon la ministre Janvière Ndirahisha, la compétence d’un directeur ou directrice se manifeste à travers les résultats obtenus aux évaluations nationales. En dessous de 30%, ces résultats s’avèrent comme un indice d’incompétence pour la direction à mener l’école à atteindre le seuil minimal de la qualité souhaitée des enseignements-apprentissages. L’objectif de cette correspondance est donc la mise en garde à l’endroit des directeurs et directrices dont les écoles n’auront pas dépassé ce seuil minimal de réussite lors du concours donnant accès à l’enseignement post fondamental qu’ils seront sans doute limogés. Dans la correspondance adressée au Directeur provincial de l’enseignement de Muramvya, les écoles particulièrement concernées sont en annexe : 5 écoles dans la DCE de Muramvya, 3 écoles dans la DCE de Kiganda ainsi que 2 écoles dans les DCE de Mbuye et de Rutegama.

Correspondance éxploitée par :
Eric Sabumukama(stagiaire)

 

ECONOMIE> Pénurie du carburant de type mazout

Il est urgent d’y apporter une solution durable

 

IMG 090808Il n’y a pas longtemps que le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est entretenu avec le propriétaire d’un camion sur la pénurie du carburant de type mazout. Il a dit que les propriétaires des camions ont aujourd’hui beaucoup de difficultés à payer les impôts et les salaires des employés.

 

Le propriétaire de camion a dit qu’on avait orienté à tous les propriétaires des camions vers deux stations sis l’un à Musaga et l’autre à Kinama dans la municipalité de Bujumbura pour servir le mazout. Mais aujourd’hui, ils peuvent passer deux à trois jours sur de longues files d’attente à ces stations et rentrer sans carburant. Il a ajouté que, par après, ils ont trouvé le mazout sur la station dénommée « Top 7 » qui se trouve à la gare du nord, en face de la salle de réception communément appelée Ku kazuba center. «On s’est réveillé à 4h du matin pour s’aligner sur de longues files d’attente. Là, on nous a servi le mazout à 13h. Pour que le camion soit rempli, il faut 100 litres de carburant. Mais, on donnait seulement 30 litres pour que les autres soient servis. Comment alors peut-on travailler avec 30 litres au lieu de 100 litres ? On ne nous donnait même pas la moitié de la quantité nécessaire. Avec ces 30 litres, on peut travailler une journée et le carburant est épuisé. »
L’interlocuteur a affirmé que ces propriétaires de camions sont obligés de payer les impôts même s’ils n’ont pas travaillé, à cause de cette pénurie. Donc, ce manque de carburant n’est pas une cause exonératoire. Non seulement ils doivent payer les impôts, mais aussi leurs employés journaliers et mensuels ont besoin de leurs salaires.
Un des habitants rencontré en face de la station « Top 7 » où s’alignaient ces camions a dit qu’ils ont beaucoup d’inquiétudes, car ces files de camions peuvent bloquer la circulation routière. La RN1 où se trouve ladite station est une route où passent beaucoup de véhicules qui vont à l’intérieur du pays et est réputée pour ses nombreux accidents.
Les propriétaires de camions ainsi que leurs employés demandent aux concernés de bien gérer la situation car les camions, les bus et autres véhicules utilisent le carburant de type mazout.
Evelyne Habonimana

 

LE MOIS DE RAMADAN> Les prix de certains produits alimentaires


Certains tubercules sont rares et extrêmement chers

 

aaookiuy Le mois du jeûne musulman a démarré le samedi 27 mai 2017. D’habitude Certains prix sont en hausse pendant cette période. Pour les musulmans, cette hausse des prix est due aux spéculations de certains commerçants. Mais ce qui est sûr est que certains tubercules sont rares sur le marché et extrêmement chers.

 

 Normalement, les tubercules sont les plus consommés pendant le mois de ramadhan car ils aideront à libérer de l’énergie lentement pendant les heures de jeûne. Mais aussi, pendant ce mois de jeûne, les musulmans doivent tenir compte de la variété nutritionnelle, c’est pourquoi ils utilisent plusieurs sortes d’aliments pendant le repas. Ce sont les propos de Djuma Ndizeye, un musulman qui s’est entretenu avec le quotidien « Le Renouveau ». Selon notre source, il y a des préparatifs pour cette période où l’on fait des stocks des produits non périssables comme le riz, le haricot, le sucre, la farine pour la bouillie, etc. Car il y a des aliments qui doivent être présents dans chaque repas, ce sont, entre autres, le thé et la bouillie.
Sur la question de savoir pourquoi, d’habitude, les prix des denrées alimentaires sont en hausse pendant cette période, il a répondu que c’est parce que certains commerçants font des spéculations en augmentant les prix des produits alimentaires. Aussi, il a indiqué que cette spéculation est due, peut-être, au fait que dans cette période, les musulmans consomment des produits en grande quantité. Cela parce qu’ils organisent des repas en famille élargie. Ainsi, M. Ndizeye a souligné que le mois de ramadan de 2017 est différent des autres ramadhan des années passées car il y a la pauvreté en général mais aussi la rareté de certains produits alimentaires à cause du changement climatique.

Certains produits sont rares sur le marché

Certains produits comme la colocase et le manioc sont presque absents sur le marché alors qu’ils sont parmi les produits les plus consommés pendant cette période du mois de ramadhan. Pour C.K., une vendeuse de ces produits, la rareté de ces produits n’a rien à voir avec le jeûne des musulmans ; c’est plutôt le changement climatique qui a fait que la récolte soit mauvaise. Concernant les spéculations, elle a indiqué qu’il est difficile de spéculer dans ces jours où il y a la pauvreté qui menace la population, parce que la clientèle n’est pas nombreuse.

Fidès Ndereyimana

 

ESPACES PUBLICS> La pénurie de carburant a ralenti les AGR

Le taux de fréquentation a diminué

 

Les espaces publics sont des endroits généralement favorables à la prolifération des AGR (activités génératrices de revenus) car, fréquentés par beaucoup de gens. Partant, le petit commerce y est possible avec des gens qui y viennent pour les loisirs. Certains espaces publics sont en train d’être touchés par la pénurie du carburant qui s’observe depuis quelques semaines. C’est l’exemple de la plage située près du port de Bujumbura où les citadins se rendent pour prendre l’air du lac et achètent certains produits tels que les limonades, les sucreries, etc.

 

Dans et au tour des espaces publics en mairie de Bujumbura, les activités économiques y sont rentables. Les citadins généralement aiment ces lieux pour les loisirs et des rencontres amicales. Pendant ce temps, il est possible qu’ils fassent des achats de diverses natures. Pour que cela soit possible, il faut qu’il y ait des vendeurs, des boutiques et il n’est pas exclu qu’on y trouve des marchands ambulants. Tous ceux-là gagnent leur vie à partir de ces espaces publics.
Mais en cas de pénurie de carburant, les citadins ne viennent plus nombreux comme en temps normal. Ceux que notre rédaction a rencontré sur les lieux affirment qu’il est difficile, voire hasardeux de se rendre à la plage quand on n’a pas son véhicule car, pour eux, avant la pénurie de carburant, il y avait des motos, des tricycles, des taxi-voitures, etc.

La plage située près du port de Bujumbura n’est pas suffisamment fréquentée

Les citadins qui aiment fréquenter la plage située près du port de Bujumbura se lamentent par rapport à la pénurie de carburant. Ils disent que c’est vraiment dur de s’abstenir à prendre un peu d’air près du lac. Quand le carburant fait défaut et que s’ils s’y rendent, ils peuvent manquer de motos ou taxi pour rentrer, ils préfèrent s’abstenir.
Etant donné que ceux qui y effectuent du commerce paient des taxes municipales, les pertes se répercutent sur la mairie..
La plupart de ceux que notre rédaction a pu contacter sur les lieux proposent qu’on adopte des mesures accompagnant celles qui ont été prises sur la gestion des stations-services. Notamment en prenant une mesure qui accorde plus de facilités d’obtention du carburant pour les bus de transport en commun et en privilégiant ceux qui transportent beaucoup de personnes pour que même des particuliers qui n’ont pas été servis dans les stations-services puissent se déplacer en commun. Comme cela, les espaces publics resteront fréquentés comme en temps normal et ainsi les AGR reprendront prospèrent de plus belle.

Amédée Habimana

 
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