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Economie, Sciences, Education/formation

Métier de l’enseignant> Il faut renforcer les formations continues et initiales

Axes stratégiques répondant à ses défis

 

DSC07601Un enseignant connaît des difficultés dans l’exercice de son métier.  Trois axes stratégiques ont été définis par la Politique enseignante pour orienter les actions de mise en œuvre de cette dernière. Cela ressort de l’entretien tenu dernièrement avec le secrétaire permanent au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), Frédéric Bangirinama.  

 

Eu égard aux défis que rencontre un enseignant dans l’exercice de son métier, a indiqué Frédéric Bangirinama, trois axes stratégiques ont été définis par la Politique enseignante. Ces axes permettraient d’orienter les actions de mise en œuvre de cette politique. M. Bangirinama a ajouté que le premier axe consiste à renforcer les formations continues et initiales des enseignants afin d’améliorer leur compétences et les résultats d’apprentissage. Le besoin est que l’IPA (Institut de pédagogie appliquée), l’ENS (Ecole normale supérieure) et les autres facultés qui forment les formateurs puissent améliorer leur offre de formation pour que demain, les lauréats des institutions d’enseignement supérieur soient bien imprégnés de la matière enseignée au niveau du fondamental et du post fondamental. « Au niveau national, on a besoin d’un organe de coordination, de suivi et de planification de la formation continue des enseignants. Chaque année, on devrait avoir ce plan  pour que la  formation continue ait de bons résultats. Il faudrait rationaliser la gestion des enseignants pour améliorer la productivité, la discipline, la rétention et le déploiement de la carrière des enseignants», a-t-il précisé.  Pour y arriver, a fait savoir le secrétaire permanent au MESRS, il faudra agir sur la considération de l’enseignant au niveau social et professionnel. Il faut aussi lui donner les moyens et les possibilités de s’épanouir et de se développer dans la carrière pour que d’ici 10 ans ou    20 ans, il puisse bénéficier des acquis de l’expérience. Il faudrait également standardiser les qualifications et les pratiques des enseignants à tous les niveaux depuis le préscolaire jusqu’à l’enseignement supérieur. Le secrétaire permanent au MESRS a fait remarquer que cela va passer par les normes de l’exercice de la profession d’enseignant mais également par la mise en œuvre d’une déontologie professionnelle qui créerait la responsabilité et la recevabilité pour l’enseignant. Il n’a pas laissé de côté  l’amélioration de la gouvernance scolaire en mettant en place des directeurs ou des responsables des établissements scolaires qui sont capables mais également de les préparer à travers une formation en administration et en gestion scolaires pour que les résultats soient tangibles. Parmi les enseignants qui sont au service, il y en a ceux qui ne sont pas qualifiés pour le métier d’enseignants. M. Bangirinama a cité notamment ceux qui ont fait les techniques, l’agronomie, l’économie, le droit, l’ITS, … mais également ceux qui n’ont pas terminé les humanités ou l’université et qui ont été recrutés et qui prestent actuellement. Pour lui, cela est un défi parce qu’à côté, il y a un grand nombre de lauréats de l’IPA, de l’ENS et des autres facultés qui sont dans l’éducation  et qui n’obtiennent cette opportunité.« Nous avons proposé qu’il y ait une cartographie de la situation sur terrain. Quelles sont les enseignants que nous avons sur terrain ? Quelles sont leurs qualifications ?  Quels sont les besoins pour qu’à partir de cet état des lieux on puisse savoir le nombre d’enseignants à recruter et leur calibre et à quelle province et commune il faudrait les affecter. Cela permettra de gérer de manière rationnelle le peu de places que nous avons», a précisé M. Bangirinama.

Ezéchiel Misigaro

 

Bornes fontaines> Problématique de leur gestion

La mauvaise gestion implique un manque à gagner pour la Regideso

 

DSC 0662La gestion des bornes fontaines doit faire objet d’une attention particulière pour, d’une part, assurer la maintenance, la propreté et l’hygiène autour des bornes fontaines et le paiement régulier des consommations à la Regideso, d’autre part. Tels sont les propos du directeur commercial de la Regideso, Louis Mutima, au moment où la Regideso a pris la mesure de gratuité de l’eau des bornes fontaines dans la municipalité de Bujumbura en cette période d’épidémie de choléra. 

 

En date du 13 septembre 2019, la Régie de production et de distribution d’eau et d’électricité (Regideso) a sorti un communiqué demandant les gérants des bornes fontaines installées dans les zones de la municipalité de Bujumbura de  laisser la population puiser de l’eau gratuitement pour aider à éradiquer le fléau de choléra qui sévit dans certaines localités. Cette mesure est jusqu’aujourd’hui en vigueur. 

La gestion des bornes fontaines pose problème

Etant confiée à des privés, la gestion des bornes fontaines pose problème quand il survient une épidémie comme il en est le cas en ce moment où la mesure de gratuité de l’eau des bornes fontaines est en application. Louis Mutima précise que le constat est amère vu l’état dans lequel se trouve les bornes fontaines. « Elles sont laissées à elles-mêmes, les gérants ayant cessé de s’en occuper parce qu’ils ne perçoivent plus l’argent. Beaucoup de bornes fontaines sont devenues des espaces de lavage de motos et des véhicules,  d’autres devenus des douches publiques. L’eau stagne autour des bornes fontaines et risque de provoquer d’autres maladies alors que l’objectif était de lutter contre les maladies des mains sales. Dans d’autres endroits, les compteurs ont été volés », s’indigne le directeur commercial. Il indique qu’il y a un manque à gagner au niveau de la Regideso et quand la gratuité sera levée, la Regideso sera obligée de remettre en bon état les bornes fontaines abimées et il y aura une perte commerciale énorme  vu que même ceux qui ont de l’eau dans leurs ménages en profite pour la puiser dans les bornes fontaines.

Mette en place un Comité de suivi de gestion des bornes fontaines

Pour pallier aux défis liés à la gestion des bornes fontaines, la Regideso propose une piste de solutions. Selon M. Mutima, la Regideso envisage de renouveler les contrats de gestion des bornes fontaines afin de confier la gestion aux gérants qui acceptent son contenu et surtout les conditions à savoir le maintien de l’équipement en bon état même en période de gratuité, la propreté et l’hygiène autour de la borne fontaine et le paiement régulier des consommations à la Regideso. Elle envisage également de mettre en place un organe appelé Comité de suivi de gestion des bornes fontaines qui va jouer le rôle d’intermédiaire entre les gérants, la Regideso et les usagers et pourra se substituer aux gérants défaillants. Elle va également changer les compteurs d’eau classique qui se trouvent sur les bornes fontaines et les remplacer par les compteurs à prépaiement pour faciliter le recouvremant des factures.La Regideso demande à l’administration de s’impliquer davantage dans la protection des bornes fontaines et soutenir la mise en place des Comités de suivi dont le rôle est d’évaluer périodiquement la qualité des services rendus par les gérants.

Eric Mbazumutima

 

ARCT> Séminaire de validation des textes sur le partage des infrastructures des TICs

« Créer un cadre légal et réglementaire pour bien gérer les TICs au Burundi »

 

DSC07955L’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) en collaboration avec l’Union internationale des télécommunications (UIT) a organisé, le vendredi 15 novembre 2019,  un séminaire de validation des textes de numérotage et partage des infrastructures des technologies de l’information et de la communication (TIC).  Hermalas Nahimana a informé que la validation de ces textes permettra à l’ARCT de bien gérer et régler les infrastructures des TICS au Burundi. 

 

Dans son discours d’ouverture, M. Nahimana, directeur de régulation, des finances et ressources humaines au sein de l’ARCT, a fait savoir que la mise en place des réseaux de télécommunications engendre le déploiement et la pose des pilonnes partout dans le pays, pour assurer la transmission des signaux dans le but de couvrir le territoire et promouvoir la qualité de service. M. Nahimana a indiqué que l’installation de pilonnes  entraîne beaucoup de problèmes tant sur la vie des populations que sur l’environnement, etc.« Dans le but de créer un environnement propice au niveau de tout le pays,  l’ARCT en tant qu’organe de régulation s’est donné comme objectif d’assurer l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre légal et une ligne directrice dans le domaine des TICS au Burundi », a ajouté M. Nahimana.  Ce dernier a précisé qu’au cours de cette réunion, toutes les parties prenantes auront l’occasion d’échanger sur le projet de décret régissant le numérotage et  partage des infrastructures des TICS afin d’assurer un environnement juridique en matière de partage d’infrastructures  dont l’implantation ne cesse d’augmenter  dans notre pays.

« Tous les opérateurs de téléphonie mobile devront s’aligner à ce nouvel outil de régulation »

Quant à Apollinaire Bigirimana, chef de service d’études et développement à l’ARCT, il a  signalé que nul n’ignore que les numéros est l’une des ressources rares qui sont beaucoup exploités par les opérateurs et utilisateurs des compagnies de téléphonie mobile. Ce qui est très important est de bien gérer rationnellement cette ressource, et conformément aux normes internationales. Il a mentionné que ce texte prévoit la mise en place d’un seul centre de réseau au moins par ville, lequel sera utilisé et exploité par toutes les compagnies de téléphonie mobile afin d’éviter  l’implantation d’une multitude de pilonnes dans le pays.  M. Nahimana a terminé en demandant à tous les opérateurs de pouvoir s’aligner à ce nouvel outil de régulation afin de réduire les risques y relatifs.

Avit Ndayiragije

 

SOCIETE> Les anciens des écoles

Ils devraient servir de modèle aux jeunes générations

 

deka1Ils le font sans but lucratif. Ils sont aujourd’hui éparpillés dans divers domaines de la vie du pays et même à l’étranger. Ils ont décidé d’être les ainés et les guides de leur ancienne école.  Ce sont des femmes et hommes, anciens de l’école primaire Ngagara quartier 2-2, communément appelée  « Poroto » car étant une école sous convention de l’Eglise protestante méthodiste libre. Ils viennent d’octroyer à ladite école 20 bancs pupitres et prochainement  du matériel scolaire pour enfants vulnérables sera octroyé. L’un des membres de ce groupe, Msambya Kakozi nous dévoile les raisons qui les ont poussés à penser à leur ancienne école. 

 

Ils projettent de faire agréer une association qu’ils ont appelée Amis comme au primaire pour la promotion de l’éducation. Pour M.Kakozi, les anciens ont le rôle d’accompagner leurs petits frères et sœurs dans la promotion de l’éducation. Ils doivent essayer de veiller au bon fonctionnement de leur ancienne école et de se rassurer que la nouvelle génération étudie dans de bonnes conditions tout en veillant aux innovations qui devraient positivement affecter cette école. Les écoliers doivent quitter cette école tout en étant outillés d’un bagage intellectuel leur permettant de poursuivre leur vie et  se prendre en charge. « Nous avons posé un geste au début de cette année. Répondant à l’appel du directeur, nous avons contribué avec un don de 20 bancs pupitres mais ce n’est pas tout. D’ici deux semaines 10 autres bancs pupitres seront octroyés à cette école en provenancede la part de ces anciens. En plus, un lot constitué de matériel scolaire pour 25 écoliers accompagnera ces bancs, sans compter un lot composé  d’uniformes pour 25 écoliers jugés vulnérables », indique M.Kakozi.

Les aînés de l’école devraient être les partenaires du gouvernement

M. Kakozi indique qu’il faut toujours retourner à l’ancienne école pour voir ce que l’on peut faire pour aider. Que ce soit remplacer les vitres cassées, donner une couche de peinture, etc. ce sont quelques uns des petits travaux qui montrent que nous nous souvenons de  l’école qui nous a formés. Ils n’ont  pas oublié de faire recours à la diaspora. Les  anciens écoliers de l’Ecofo quartier 2-2 qui sont aujourd’hui à l’étranger sont aussi membres de ce groupe. Pour Kakozi, il faut qu’ils se mettent ensemble pour contribuer dans le peu qu’ils peuvent afin que les générations d’aujourd’hui apprennent d’eux et sachent à quel point cette école est d’une grande valeur pour ceux qui l’ont quittée. « Avec notre courage et détermination, nous avons l’intention de toquer aux portes de certains organismes pour mettre en pratique des projets qu’on a initiés ». En effet, ils ont l’intention d’ouvrir une salle informatique équipée à l’Ecofo Ngagara quartier 2-2. Enfants, on est innocents. Mais quand on parvient à garder de bons souvenirs de l’enfance et penser à partager cette joie avec les autres générations, c’est un pas de géant. Signalons que ces adultes sont les pionniers dans la création d’une association des anciens « écoliers ». En effet, la plupart créent des groupes des camarades de l’université, des écoles secondaires, mais ceux qui se sont connus à l’école primaire arrivent rarement à se rencontrer.Ils demandent que le matériel didactique qu’ils octroient à l’école soit exonéré d’impôts quand il doit venir de l’extérieur et que l’agrément de leur association soit facilité. C’est un groupe qui œuvre pour le bien des enfants du pays. Ils sont partenaires du gouvernement. Ils veulent appuyer les plans du gouvernement en ce qui concerne la promotion de l’éducation. Ils ne demandent qu’à être soutenus et encouragés.

BLANDINE NIYONGERE

 
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