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Economie, Sciences, Education/formation

MARCHE DE MAKAMBA> Panier de la ménagère sur les produits de première nécessité

Les prix sont en général revus à la baisse

 

DSCI6568Il fut un certain temps, la province avait été touchée par une famine, mais actuellement les habitants de cette province se disent satisfaits  de la production. Cela a été confirmé par le gouverneur de la province qui, lui aussi est satisfait par le travail des agriculteurs de la province de Makamba. Les prix des denrées alimentaires sont en général revus à la baisse même si nous sommes en saison culturale A. 

 

Au marché de Makamba, les produits de première nécessité sont constitués du manioc qu’on transforme le plus souvent en farine, du haricot, du riz, de la patate douce, etc. D’après les marchands de Makamba, ces produits sont revus à la baisse. Pour le cas du haricot, suivant la qualité, ils sont passés de mille huit cents francs (1800) à mille deux cents francs burundais (1200). Pour le riz, la qualité diffère aussi le riz par exemple dit tanzanien de première qualité qui s’achetait à deux mille trois cents francs (2300), s’achète actuellement à mille huit cents francs (1800). Le riz varie donc entre mille huit cents (1 800) et mille six cents francs (1600) suivant la qualité. Pour la farine de manioc, qui est la plus consommée dans cette localité, le prix a sensiblement diminué, passant de mille (1000) francs à quatre cents francs (400). Cette différence est manifeste car, dans le temps, dans la province de Makamba, il y a eu présence d’une maladie qui a attaqué le maïs, une maladie appelée mosaïque. Cette maladie a ravagé beaucoup de cultures. La patate douce avait été aussi attaquée par une maladie. Cette denrée, même si elle n’a pas tout à fait baissé de prix  les prix au marché sont toujours un peu élevés, alors qu’avant, on étalait pour cinq cents (500), deux cents francs même (200), mais actuellement, on étale à deux mille francs (2000) les meilleures portions et à cinq cents francs les moins bonnes.  Les habitants demandent qu’on leur fournisse de l’engrais chimique pour augmenter leur récolte afin que la question de famine soit éradiquée définitivement.

Aline Nshimirimana

 

Témoignage> Aviculture : Un métier rentable

Un complément familial

 

L’aviculture est un métier d’élevage de volaille. C’est une activité rentable qui de demande peu de moyens  et par lequel on peut facilement se faire beaucoup d’argent. Tel est l’avis de Dismas Niyonkuru, éleveur de volaille dans la zone urbaine de Kinama. Dismas Niyonkuru est un éleveur et un vendeur de volaille. C’est une activité qu’il a commencée depuis son départ à la retraite. Pour lui, elle est rentable, car elle demande peu de moyens mais rapporte beaucoup d’argent. 

 

« Les volailles se multiplient très rapidement, ce qui me permet de vendre les plus âgés et continuer à engraisser le reste ». Il élève les pondeuses ainsi que les couveuses. Les unes pondent les œufs, les autres les couvent.Selon toujours M. Niyonkuru, cette activité permet de vivre et faire vivre la famille. « Mes enfants vont à l’école facilement et cela m’évite de prendre de petits crédits », poursuit-il. C’est une occupation, dit-il, qui aide à se sentir utile.Il a lancé un appel aux autres personnes qui sont dans la même situation que lui ; de lui emboiter le pas et penser à une activité qui pourrait leur venir en aide. A cet âge, on a besoin de se sentir vivant en faisant quelque chose dans sa vie quotidienne. Sinon, en restant à la maison, on a tendance à dormir tout l’avant-midi, et l’après-midi on cherche quelqu’un avec qui s’assevir  ensemble, tout cela sont des dépenses, alors qu’on n’a rien investi, ajoute M. Niyonkuru.« Mais, quand on élabore un projet à réaliser pendant notre retraite, cela nous aide, et nous épargne les récriminations comme quoi notre pension est insuffisante. Et puis, cela nous épargne de tomber dans l’alcoolisme ». Pour terminer, M. Niyonkuru a affirmé que l’élevage des volailles permet à sa famille de se nourrir convenablement, car ils peuvent facilement avoir des protéines et compléter par une autre alimentation en achetant ce qui leur manque. Et enfin, dans une propriété où il y a de volailles, on peut planter des arbres fruitier et on utilise le fumier de ces cette volaille, et la récolte  devient très bonne. 

Aline Nshimirimana

 

AGRICULTURE> Entretien avec une femme cultivatrice d’amarante

Le revenu y tiré épaule l’économie de son ménage

 

IMG 1115La pratique de culture des légumes comme l’amarante  dans les espaces publics aux abords des rues ou dans les parcelles non encore bâties de certains quartiers périphériques de la municipalité de Bujumbura fait procurer un revenu à certaines femmes.  Ce revenu épaule l’économie de leurs ménages. 

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue le mercredi 14 novembre 2018 avec Angélique Mateso, une femme cultivatrice d’amarante. Cette activité lui procure un revenu qui lui permet de contribuer à  certaines dépenses de sa famille. Angélique Mateso est une femme mariée qui a quatre enfants. Elle habite au quartier Bukirasazi situé dans la zone urbaine de Kinama et vit essentiellement du petit commerce et de l’agriculture. La rédaction du journal Le Renouveau l’a rencontrée dans une des parcelles non encore bâties en train de pratiquer la culture d’amarante.  Ces parcelles appartiennent à certains propriétaires qui lui ont confié leur garde  pour la bonne sécurisation de leurs terres.  Elle profite en même temps des espaces verts  se trouvant aux abords des rues du quartier où elle habite.Une partie de sa production est destinée à subvenir  à ses besoins pendant qu’une autre partie (la grande part)  est vendue  en vue d’obtenir de l’argent pour d’autres  dépenses d’ordre social.  La cultivatrice Mateso parvient à encaisser une somme environnant 150 000 FBu par parcelle. Ces besoins extra-familiaux portent sur  les diverses dépenses en rapport avec les sollicitations  auxquelles elle fait face. Il y a lieu de citer les visites familiales, l’assistance d’une manière ou d’une autre, à des personnes éprouvées, etc.  Le reste de la somme constitue une épargne pour d’autres circonstances imprévisibles, notamment lorsqu’il faut réhabiliter sa maison. Cette épargne lui permet aussi d’investir dans des tontines (ikirimba). La rédaction du journal Le Renouveau a ainsi compris que Mme Mateso dispose d’un sens d’organisation  entrepreneuriale. Ce qui lui permet de mener une vie laborieuse mais digne. 

Ezéchiel Misigaro

 

ISTEEBU> Résultats des enquêtes récemment menées

Une évolution sur certains points

 

IMG 2902La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue, le vendredi 23 novembre 2018 avec le directeur général de l’Institut de statistique et d’études économiques du Burundi (Isteebu) sur les statistiques concernant les enquêtes récemment  menées. Une évolution sur certains points a été remarquée. 

 

Le directeur général de l’Isteebu Nicolas Ndayishimiye a indiqué que les résultats de la 3e enquête  démographique et de santé au Burundi et ceux de l’enquête nationale sur la situation nutritionnelle  et de mortalité au Burundi montrent une évolution par rapport aux enquêtes antérieures. Ces deux enquêtes ont été menées respectivement 2016-2017 et 2018. Selon M. Ndayishimiye, le taux de fécondité est passé de 6,4 enfants par femme à 5,5 enfants par femme de 2010 jusqu’en 2016-2017. Un point est gagné dans l’intervalle de 6 ans. Au niveau de la nutrition chez les enfants, a ajouté le directeur général de l’Isteebu, la province de Muyinga est sorti de la malnutrition chronique car il y a des programmes de nutrition dans cette province. M. Ndayishimiye a déploré le fait que dans certaines provinces comme Kirundo, Ruyigi et Ngozi, le taux de malnutrition est resté statu quo sur cet intervalle. Pour M. Ndayishimiye, il faut que des programmes ciblés soient réalisés dans ces provinces pour s’en sortir. Le directeur général de l’Isteebu a souligné que les résultats de ces enquêtes montrent que le taux de prévalence du VIH a été réduit en 2016-2017 comparativement à 2010. De même, a-t-il dit, le taux de la prévalence contraceptive toutes les méthodes confondues a évolué. Il était en 2010 entre 19 et 20 tandis qu’en 2017 ce taux était entre 28 et 30. M. Ndayishimiye n’a pas manqué de dire que le taux d’alphabétisation a  été amélioré en 2016-2017 par rapport à 2010. Selon lui, l’alphabétisation est considérée dans l’enquête comme la capacité de savoir lire une phrase dans n’importe quelle langue. 

Ezéchiel Misigaro

 
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