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Economie, Sciences, Education/formation

ZONE URBAINE DE KAMENGE> Les équipements ménagers de seconde main

Ils sont d’origines diverses

 

IMG 2416Des équipements ménagers de seconde main s’observent dans certains coins de la municipalité de Bujumbura. Ils sont constitués d’armoires, de matelas, de lits etc. Les vendeurs de ce matériel disent qu’ils les achètent et les revendent à bas prix. 

 

Dans la municipalité de Bujumbura, on observe des points de vente des équipements ménagers de seconde main. Certaines gens soupçonnent ces objets et pensent qu’ils sont  volés quelque part. Très récemment, le Renouveau, a voulu savoir d’où proviennent ces équipements. C’est ainsi qu’il a recueilli des informations en rapport avec l’origine, la clientèle et le prix, comparativement aux équipements ménagers neufs.Dans la zone urbaine de Kamenge où ce type de commerce va bon train, votre quotidien s’est entretenu avec les vendeurs qui affirment que ces objets sont d’origines diverses. Léonidas Ndayisenga est l’un des vendeurs de ce type d’équipements. « Il y a beaucoup de gens, pour lesquels les conditions de vie s’améliorent et qui veulent changer leurs salons. Il y en a d’autres qui changent de domicile en quittant Bujumbura pour l’intérieur  du pays ou pour l’étranger. Dans ce cas, ils nous les vendent pour se procurer de nouveaux équipements. A la question de savoir si ces équipements ne sont pas volés quelque part, M. Ndayisenga rassure que cela est pratiquement impossible. « Les équipements dont nous disposons ici sont légalement acquis. Les voleurs ont peur d’être attrapés et incarcérés, ils ne peuvent pas venir vendre les objets volés dans un milieu public »

Ils s’achètent et se revendent à bas prix 

Concernant  l’acquisition  de  ces articles, M. Ndayisenga indique qu’ils les achètent à bas prix car leurs anciens propriétaires s’en débarrassent pour éviter l’encombrement dans leurs maisons. « Nous achetons ces équipements à bas prix car le propriétaire ne peut pas nous demander beaucoup d’argent. Sinon nous n’achetons pas », a-t-il souligné. Et d’ajouter que comme ils les achètent à bas prix, ils les revendent aussi à bas prix. Ce qui fait que l’affluence des clients est importante. « Nous avons beaucoup de clients car nos articles ne sont pas chers. Nous n’hésitons pas à les revendre même pour un gain de mille francs bu seulement», a confié M. Ndayisenga.

Donathe Ndayisenga (Stagiaire)

 

MINEAGRIE> Réunion du ministre avec tous les hauts cadres

Travailler en synergie pour stabiliser la sécurité alimentaire

 

Le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a  tenu le lundi 25 mars 2019, une réunion à l’intention de tous les hauts cadres de ce ministère. L’objectif était de leur rappeler de travailler en synergie. Cela dans le but de stabiliser la sécurité alimentaire dans tout le pays. 

 

Le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema a indiqué que la mission principale de ce ministère est d’assurer la sécurité alimentaire à tous en quantité et en qualité. Et cela est possible si tous les départements de ce ministère travaillent en synergie. Il a précisé que les résultats montrent que la production est stabilisée dans tout le pays.  M. Rurema a souligné qu’il y a le secteur de l’environnement et de l’eau qui sont venus se combiner au ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Il était donc nécessaire d’organiser cette rencontre pour tous les hauts cadres de différents départements pour compendre qu’ils ont le même objectif, surtout qu’il y a des cadres nouvellement nommés. C’est pourquoi il est nécessaire de les aligner dans cette dynamique de travailler en synergie. Aussi, c’était une occasion de restituer à ces cadres les conseils que le président de la République à prodigués à l’endroit de ce ministère sur le rôle que ce dernier doit jouer pour stabiliser la vie sociale de tous les citoyens burundais.M. Rurema a précisé que le message principal à ces cadres était de travailler en synergie, la prise de conscience et le travail qui vise à résoudre les besoins de la population. Il leur a conseillé aussi de multiplier les descentes sur terrain afin de se rendre compte de la situation. Cependant, M. Rurema a fait un clin d’œil aux cadres qui ne travaillent pas convenablement de changer de mentalité afin d’augmenter la production, sans quoi des mesures fâcheuses seront prises. Il leur a conseillé de ne pas prendre leurs postes comme des propriétés privées.  Aussi, il a déploré le fait qu’il y a  des experts dans tous les domaines mais qui n’accomplissent pas leurs tâches.  Et cela se remarque dans les rapports, où il y a souvent des demandes de consultants privés.  

Fidès Ndereyimana, Alexandre Bihizi (Stagiaire)

 

ESAFF BURUNDI> Doléances des petits agriculteurs

Pour les prendre en considération au budget de 2019/2020

 

IMG 0011L’association The Eastern and southern Africa small scale farmers’ forum Burundi (Esaff Burundi) a émis les doléances des petits agriculteurs au gouvernement du Burundi  pour les prendre en compte dans le budget 2019/2020. Cela ressort  de l’entretien avec le coordinateur national de ladite association, Augustin Mpawenimana, après la réunion préparatoire du budget 2019/2020 organisée le mercredi 20 mars 2019 par le Comité de l'agriculture, le tourisme et les ressources naturelles de l’Eala.  

 

Le coordinateur national de l’Esaff Burundi, Augustin Mpawenimana, a salué les efforts du gouvernement du Burundi pour avoir affecté au moins 10% des dépenses publiques annuelles à l'agriculture conformément à la déclaration de Malabo. Selon M. Mpawenimana, ladite association encadre les petits agriculteurs regroupés en associations ou travaillant individuellement. Elle accompagne les agriculteurs à travers le renforcement des capacités et sensibilise les agriculteurs individuels à se regrouper en associations. L’Esaff Burundi mène ses activités sur tout le territoire national en appuyant directement les  agriculteurs à travers la provision des semences améliorées, les engrais organiques et chimiques, les produits phytosanitaires et à l’accès aux infrastructures agricoles tel que  les hangars de stockage, les unités de transformation des produits agricoles ainsi que les services d’irrigation et de stockage de l’eau à utiliser pendant la saison sèche. M. Mpawenimana demande au gouvernement d’allouer plus de 10% du budget dans le secteur agricole et d’aider à la provision d’intrants agricoles aux cultivateurs. L’Esaff Burundi demande également au gouvernement de continuer à appuyer les programmes et projets  de résilience climatique et résilience de moyen de subsistance. Les doléances des agriculteurs concernent également l’appui à la mise en place des fermes de multiplication des bêtes pour que les petits agriculteurs en bénéficient, afin d’avoir la fumure organique pour les champs. Cela va leur permettre d’avoir un meilleur rendement agricole, un revenu provenant de la vente de ces bêtes une fois devenu un grand troupeau sans oublier  de s’en servir dans leur alimentation.Les doléances portent aussi sur le soutien à l’organisation des petits agriculteurs afin d’œuvrer dans le sens de promouvoir la culture écologique, réduisant les aléas climatiques. Cela permettra la croissance de la productivité agricole. M. Mpawenimana a indiqué qu’il y a moyen de mettre en place une banque d’investissement agricole à partir de 10% du budget alloué au secteur agricole. Pour lui, cette banque aurait deux volets, le volet concernant l’accès aux microcrédits agricoles et celui de l’assurance agricole. Le coordinateur national de l’Esaff Burundi  a conclu que la mise en oeuvre de ces doléances permettra d’accélérer l’application du contenu de la déclaration de Malabo.

Ezéchiel Misigaro

 

REGIE NATIONALE DES POSTES> Lancement officiel du produit de transfert d’argent « Rungika »

Un nouveau moyen rapide, fiable et moins cher de transférer de l’argent à travers le monde

 

DSC 0643La Régie nationale des postes (RNP) en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Union postale universelle (UPU), a procédé le vendredi 22 mars 2019, aux cérémonies de lancement officiel du produit de transfert d’argent «Rungika ». Et selon le directeur général de la RNP, Bénjamin Niyonkindi, « Rungika est un nouveau moyen rapide, fiable  et moins cher de transférer au niveau national et international ». 

 

Dans son discours de circonstance, Evelyne Butoyi, ministre de la Jeunesse, des postes et des technologies de l’information, a indiqué que le lancement de ce projet postal intégré OIM-UPU-RNP  s’inscrit dans la droite ligne de la politique du gouvernement du Burundi qui a conféré à la RNP, le droit d’exploiter les produits de la micro finance, des transferts d’argent et de change.  Mme Butoyi a informé que ce nouveau projet  comprend cinq volets importants. Il s’agit entre autres de la facilitation  de la communication entre migrants et leurs familles respectives, l’amélioration des services de transfert d’argent et de la réduction des coûts y relatifs,  la fourniture de l’éducation financière aux migrants et à leur famille ainsi qu’au renforcement de l’inclusion financière au profit de la population burundaise. « Ce nouveau moyen de transfert permettra également de faciliter l’accès aux marchés internationaux pour les producteurs agricoles locaux, mais aussi la promotion des échanges  des produits d’art et alimentaires entre les populations », a ajouté Mme Butoyi.

«Le service Rungika est  disponible dans tous les bureaux postaux du pays»

A travers ce projet tripartite, Mme Butoyi a signalé que  ce système de transfert d’argent propre à la RNP est opérationnel au niveau domestique  depuis 2017, date à laquelle a eu lieu le lancement dudit produit à l’échelle international. Elle a mentionné que la RNP forte d’un réseau postal très dense de 146 bureaux de poste, à raison d’un bureau postal par commune, s’en tirera mieux que les autres concurrents au niveau de tout le pays.  Pour  terminer, la ministre Butoyi a  affirmé que le ministère  ayant la jeunesse dans ses attributions apprécie  la prise en compte  par le projet, du volet d’éducation financière, et a assuré que le gouvernement du Burundi s’est engagé à appuyer la RNP en créant un environnement propice au développement des  affaires  de manière à permettre à la population burundaise d’entreprendre.
Avit Ndayiragije

 
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