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Economie, Sciences, Education/formation

GAHAHE> Coopérative Twiyunge

Elle contribue au développement local

 

IMG 2002Quelques personnes  habitant la colline Gahahe de la commune Mutimbuzi, en province de Bujumbura  se sont organisés en coopérative depuis 2015 pour travailler ensemble.  Le représentant de cette coopérative, Willy-Emery Nshimirimana se dit satisfait de l’état déjà franchi dans le développement, mais un long chemin reste à parcourir. Tels sont les propos du représentant légal de la coopérative Twiyunge de Gahahe. 

 

La coopérative Twiyunge est ouverte à tout le monde, a précisé le représentant légal Willy-Emery Nshimirimana. Elle est composée de cinq associations de vingt cinq membres, chacune. Au paravant, chaque association travaillait à part, mais d’après les membres, les résultats étaient peu satisfaisants. Avec l’appel du gouvernement burundais à travailler dans des coopératives, depuis l’année 2015 la coopérative Twiyunge a vu le jour.Selon M. Nshimirimana, le travail de cette coopérative a continué comme dans les associations en s’appuyant sur l’épargne et le crédit mutuel. Mais depuis sa création, l’objectif était de se développer mutuellement et développer le pays en payant des taxes. Le problème pour eux, c’est le capital. Comme principales activités, la coopérative produit des savons de lessive ; elle a aménagé aussi un petit restaurant et un petit bistrot.

Les projets d’avenir qu’ils comptent réaliser  

D’après notre interlocuteur, comme ils ont de faibles revenus, ils ont sollicité un appui au gouvernement en soumettant quelques projets qu’ils veulent réaliser dans l’avenir. Ils ont soumis, entre autres, le projet agricole et d’élevage, d’enseignement des métiers, de transformation agro-alimentaire (huile de palme), ainsi que la transformation des savons à partir des noix de palme et du tourteau pour l’élevage.Les membres de cette coopérative ont aussi des défis. M. Nshimirimana a évoqué la faible représentation des membres de la localité, la population n’est pas sensibilisée pour participer dans les coopératives, et ceux qui participent ne sont pas tous actifs; Sur cette colline, il y a peu de coopératives, ce qui démontre la faible représentation au sein de la population. Le représentant légal de la coopérative Twiyunge a lancé un appel à la population en général et en particulier celle de Gahahe, de participer dans des coopératives, car dit-il, il a été démontré que cela peut être une voie de sortie pour vaincre la pauvreté. C’est donc un signe de développement. Il a donné l’exemple des pays qui se sont développés grâce aux coopératives comme la Chine, la Corée et le Japon.M. Nshimirimana salue le pas déjà franchi, il a dit qu’ils ont commencé en 2015 avec sept personnes mais qu’ils sont maintenant à cent vingt-cinq. Il a remercié l’administration locale pour sa collaboration et demandé un appuis au gouvernement pour qu’ils soient parmi les collines qui percevront l’appui de 10 millions de francs prévu par le gouvernement aux coopératives. A l’entourage, il a demandé d’acheter leurs produits fabriqués sur place.

Aline Nshimirimana

 

COMMERCANTS AMBULANTS> Leur suivi

Des contrôles sont souvent faits pour voir s’ils sont en ordre

 

IMG 09Les commerçants ambulants sont  priés de se faire enregistrer dans les communes où ils habitent et d’entrer dans les associations ou coopératives pour leur sécurité et celle de leurs marchandises. Cela facilite le contrôle et le suivi de ces derniers afin qu’il n’y ait pas un malfaiteur qui se cache derrière eux. 

 

Dans un entretien de vendredi 20 septembre 2019 avec le vice-président de l’Association des commerçants ambulants de la commune Ntahangwa (A.CO.A.C.NT) et  conseiller communal, Nathan Balthazar Nsabimana a informé que cette association a été créée dans le but de suivre et d’encadrer les commerçants ambulants de la commune Ntahangwa.M. Nsabimana a fait savoir que pour réglementer le commerce ambulant  en mairie de Bujumbura, cette dernière a décidé qu’il y ait leur suivi et leur encadrement. C’est dans ce cadre que les associations et les coopératives  ont été créées pour répondre à l’appel du gouvernement. M. Nsabimana a indiqué que ces associations et coopératives travaillent en collaboration avec les communes qui les abritent. Des cartes et des gilets des membres sont donnés aux commerçants ambulants par leurs associations ou coopératives lesquels ils présentent au bureau communal pour avoir des badges. «C’est pour faciliter le suivi des commerçants ambulants afin que les malfaiteurs ne profitent pas de l’occasion», précise-t-il. Il a ajouté que le suivi de ces commerçants sur terrain est assuré par certains membres de cette association pratiquant aussi ce commerce. A part le suivi, M. Nsabimana a indiqué que l’A.CO.A.C.NT encadre les commerçants en les empêchant de se comporter mal et donne des emprunts à ces membres en cas de perte qu’ils remboursent petit à petit. M. Nsabimana a fait savoir qu’en collaboration avec les agents de  sécurité, l’administration communal de Ntahangwa passe souvent aux contrôles des commerçants ambulants pour voir s’ils remplissent les conditions exigées. Il a ajouté que pour les gens qui pratiquent ce commerce en employant un travailleur, c’est le patron qui amène ce travailleur auprès d’une association ou d’une coopérative proche et à la commune pour le faire enregistrer.Le conseiller communal de la commune Ntahangwa et vice-président de l’A.CO.A.C.NT appelle les commerçants ambulants qui ne se sont pas encore faits enregistrer dans les bureaux communaux proches de le faire  rapidement et d’adhérer dans des associations ou coopératives pour leur sécurité et celle de leurs marchandises.

Julien Nzambimana (Stagiaire)

 

COOPERATIVE «ABAVUKANYI» > Commerce des fleurs d’origine burundaise

Elles peuvent être exportées

 

Alors que certaines fleurs qu’on vend au Burundi sont importées de l’Uganda, du Kenya ou du Rwanda, les vendeurs des fleurs réunis dans la coopérative Abavukanyi comptent exporter aussi les fleurs d’origine burundaise. Cela ressort d’un entretien que le président de cette coopérative, Frédéric Ndikumana, a dernièrement accordé à la rédaction du journal Le Renouveau. 

 

Frédéric Ndikumana a fait savoir que  les fleurs importées sont de la catégorie des roses. « Cela montre clairement que nous pouvons aussi exporter nos fleurs, ce qui serait d’ailleurs un avantage à la fois pour les agriculteurs et pour le Burundi », a-t-il affirmé.  Compte tenu de cette exportation, il affirme que les vendeurs des fleurs du Burundi ont compris la valeur ajoutée de travailler en coopérative.  

Des défis ne manquent pas 

M. Ndikumana se réjouit du pas déjà franchi depuis la création de cette coopérative. Cependant, pour avoir la production souhaitée avant l’exportation, les agriculteurs ont besoin de beaucoup de moyens qu’ils n’arrivent pas à avoir. « Dans ce cas, nous avons besoins de produits chimiques. En plus, ces fleurs doivent être examinées au niveau des laboratoires spécialisés afin de vérifier si elles ne présentent pas de maladies ». Outre ces défis, pendant la saison sèche, surtout à partir du mois de juin, les vendeurs des fleurs se heurtent au manque des terres cultivables alors que c’est pendant cette période que les fleurs sont beaucoup sollicitées. M. Ndikumana affirme que cette coopérative est en train d’élaborer un projet qui permettra de résoudre ces défis. « Nous allons présenter notre projet au gouvernement pour que nous ayons un terrain facile à arroser pendant la saison sèche ». Il a demandé au gouvernement du Burundi d’accompagner cette coopérative.Rappelons que ce métier fait vivre pas mal de personnes et que les fleurs sont spécialement cultivées à Bugarama en province de Muramvya et dans les montagnes qui  surplombent la ville de Bujumbura.                                                                       

Moïse Nkurunziza

 

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR> Réponses du ministre Banyankimbona aux questions des journalistes

Les IES qui sont interdites à enrôler les nouveaux étudiants ont l’obligation d’accompagner les anciens étudiants inscrits

 

DSC 1135Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), Gaspard Banyankimbona, a répondu aux questions de la presse lors d’un point de presse le mardi 24 septembre 2019. Selon M. Banyankimbona, les IES (les institutions d’enseignement supérieur) qui sont interdites d’enrôler les nouveaux étudiants ont l’obligation d’accompagner les anciens étudiants inscrits.  

 

A la question de savoir s’il y aurait des universités fantômes au Burundi, le ministre en charge de l’enseignement supérieur a répondu que les universités du genre circulent en ligne et peuvent atteindre n’importe quelle personne qui est connectée. Dès qu’on est connecté, on est exposé.  L’on pourrait donc chercher si le Burundi n’est pas encore atteint mais le plus souvent ces fantômes existent en ligne.  M. Banyankimbona a indiqué que le risque de se faire inscrire dans des universités fantômes est réel dans la mesure où l’enseignement supérieur est à l’heure des nouvelles technologies plus ou moins démocratiques. A la question de savoir si le MESRS reconnaît l’organisation dénommée EDESDM qui dispenserait des formations universitaires et qui délivrerait des diplômes jusqu’au grade de doctorat, M. Banyankimbona a répondu que non. Le ministre en charge de l’enseignement supérieur a fait savoir qu’il n’est pas au courant de cette organisation car le MESRS n’a aucune information sur son statut légal.  Selon lui, le MESRS a reçu de celle-ci une correspondance avec une adresse confuse et sans précision de l’objet. «  Si c’est une institution qui délivre des diplômes et qui probablement serait opérationnelle au Burundi, on l’attend au tournant.  Car, si elle le veut ou pas, les diplômes qu’elle délivre ne dérangeront personne s’ils restent dans les tiroirs ; mais si ces papiers deviennent publics, on devra vérifier tout le parcours », a précisé M. Banyankimbona. Il a mis en garde les IES,  les étudiants et les parents pour que chacun prenne ses responsabilités car beaucoup peuvent se faire arnaquer. 

Une équipe technique est en train d’élaborer les contenus des matières de onze programmes 

Concernant l’état des lieux des préparatifs, notamment, en rapport avec la réforme des curricula universitaires pour accueillir les lauréats issus du cycle post fondamental, M. Banyankimbona a signalé qu’une équipe technique est actuellement en retraite à Gitega en vue d’élaborer les contenus des matières de 11 programmes et le processus continue. Il a ajouté que les maquettes de cours sont déjà terminées. «C’est la raison pour laquelle ces étudiants vont être accueillis dans les universités tant publiques que privées. Le MESRS se doit de préparer tout le monde à l’accueil de ces étudiants », a-t-il fait remarquer. Quant au sort des étudiants qui ont évolué aux universités qui ont été suspendues, M. Banyankimbona a répondu que le MESRS va faire évoluer le cadre légal car aucun texte légal ne permet la liquidation d’une IES en faillite. Quant à lui, le MESRS a constaté que ces IES avaient fermé leurs portes. Concernant les IES auxquelles ministère a interdit l’enrôlement de nouveaux étudiants, M. Banyankimbona  a affirmé qu’elles ont l’obligation d’accompagner les anciens étudiants inscrits. Il a conclu que s’il y a des étudiants qui ne sont pas accompagnés pour l’une ou l’autre raison, le ministère de tutelle va gérer la question. 

Ezéchiel Misigaro

 
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