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Economie, Sciences, Education/formation

OTB> Bilan des réalisations pour l’année 2017

L’office a enregistré des résultats satisfaisants

 

DSC01394L’office du thé du Burundi (OTB) a organisé le lundi 2 avril 2018, une conférence de presse en vue de présenter le bilan des réalisations pour l’exercice 2017. 

 

Dans son mot liminaire, Jacques Bigirimana, directeur général de l’OTB a fait savoir qu’au cours de l’année 2017, l’office a produit environ  50 milles tonnes de feuilles vertes. La production du thé sec s’élève a 9 706 tonnes. Le directeur général a expliqué qu’un kg de thé sec provient de cinq kg de feuilles vertes.M. Bigirimana a indiqué qu’avec 9 706 tonnes de thé sec, l’OTB a reçu  47 644 748 654 FBu soit une augmentation de dix millards de FBu FBu par rapport à l’année 2016. Le montant encaissé en dollars américains’élève à  26 830 321. L’OTB a pu payer à 60 milles familles de théïculteurs une affaire de 7 847 929 500 FBu. Grâce à l’augmentation de la production, l’OTB va également procéder au deuxième payement aux théïculteurs à raison de 50 FBu le kg de feuilles vertes soit un montant d’un milliard et demi de francs burundais. Les résultats enregistrés avant le payement de l’impôt s’élèvent à  13 179 059 494 FBu. L’impôt sur les résultats de l’année 2017 va être de 4 521 075 809 FBu. L’OTB a payé une taxe communale d’un montant d’environ de 150 000 000 FBu. M. Bigirimana a également fait savoir que c’est la première fois que l’OTB enregistre ces résultats depuis son existence. L’augmentation de la production est justifiée par le dévouement de tout le personnel depuis les différentes usines jusqu’au siège de l’OTB. Tout ce personnel a dépassé tous les problèmes et a travaillé en synergie, a-t-il conclu.
Lucie Ngoyagoye

 

CNFAL> Formation sur l’élaboration du budget communal

Pour une meilleure affectation des recettes et la promotion du développement économique et local

 

IMG 2025Le Cnfal (centre national de formation des acteurs locaux) a organisé une formation sur l’élaboration du budget communal à l’intention des conseillers techniques pour le développement et les comptables communaux des provinces de Gitega, Karusi, Ruyigi et Cankuzo du 02 au 06 avril 2018 à Gitega. Un accent particulier était mis sur le processus d’élaboration de ce budget après consultation auprès du comité communal de développement communautaire.  

 

Comme l’a précisé le coordinateur du Cnfal Serges Njebarikanuye, la commune constitue la base du développement économique et social de la collectivité. Une porte d’entrée du développement communautaire. Or, qui dit développement implique nécessairement l’investissement. Pour arriver au stade d’investissement, il faut mobiliser les ressources financières et autres selon la loi en vigueur. Les recettes fiscales et non fiscales de la commune sont une rigueur avant tout investissement en plus du recours aux dotations et legs s’il y a lieu.

Et le budget communal ?

D’après Serges Njebarikanuye, le processus d’élaboration du budget communal respecte un certain nombre de principes budgétaires. Il s’agit, entre autres, des principes d’annualité, d’équilibre, d’unité, d’universalité, de spécialité, d’antériorité, de régularité, de publicité et de sincérité. Le principe d’universalité des recettes  qui veut que toutes les dépenses communales doivent être portées annuellement et spécifiées au budget communal, sans contraction ni compensation. Il faut que les recettes financent indifféremment des dépenses. Il a dit que, par exemple, on ne peut pas dire que les recettes fiscales sur les propriétés seront exclusivement affectées aux dépenses d’entretien des bâtiments de la commune. Un principe qui, selon le coordinateur du Cnfal, n’est pas à confondre avec le principe de spécialité selon lequel, par exemple, le crédit voté pour l’achat du carburant ne peut pas être utilisé pour acheter les fournitures de bureau.

Comment créer légalement de nouvelles ressources ?

D’après toujours Serge Njebarikanuye, cette formation vise notamment à renforcer les capacités des acteurs locaux dans le développement économique et local. Pour cela, il a précisé que la commune a les prérogatives de créer une nouvelle ressource à condition de s’assurer d’abord qu’elle est inscrite dans la loi et que le mode de recouvrement est adéquat. Et de faire un clin d’œil, par exemple, à certaines communes qui ont entrepris de faire payer les opérateurs de téléphonie mobile qui installent des antennes de relai. Or, la taxe ne figure pas dans la liste des impôts et taxes prévue par la loi. La commune fait donc payer cette taxe en toute illégalité. Elle peut néanmoins faire pression pour que cette taxe soit créée officiellement.Cette formation qui va durer cinq jours portera également sur les actes administratifs et la promotion du développement économique et local de la commune, en plus de l’élaboration du budget communal.
Amédée Habimana

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR > Ordonnance conjointe portant modalités du prêt-bourse

Les conditions et modalités d’octroi, de retrait, de reconduction et de remboursement sont claires

 

Le ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et celui des Finances et du budget ont sorti une ordonnance conjointe portant conditions, modalités d’octroi, de retrait et de reconduction du prêt-bourse le 22 mars 2018. Parmi les précisions à souligner, il faut noter le montant du prêt-bourse mensuel et les modalités de son remboursement. Ladite ordonnance précise également les conditions d’octroi de la bourse d’excellence. 

 

D’après cette ordonnance conjointe, le prêt-bourse est accordé sur demande écrite au ministère ayant l’enseignement supérieur dans ses attributions avec une copie pour information au directeur du Bureau des bourses et stages. Les étudiants poursuivant les programmes soir ne sont pas concernés par le système de prêt-bourse. Le prêt-bourse est accordé une seule fois pour un cycle de formation et pour une seule filière. Pour l’obtenir, le candidat au prêt-bourse doit d’abord signer un contrat annuel et renouvelable, précisant les obligations de chaque partie.L’article 14 de ladite ordonnance précise que nul ne peut signer plus de trois contrats de prêt-bourse pour le premier cycle de formation, sept contrats pour la médecine générale, deux contrats pour le deuxième cycle et trois contrats pour le troisième  cycle de formation. Selon l’article 15, pour la formation des deuxièmes et troisièmes cycles de formation, le prêt-bourse est accordé pour les domaines jugés prioritaires et stratégiques par le gouvernement selon les besoins et les moyens disponibles.
Quel montant mensuel selon le cycle de formation ?Le troisième chapitre de ladite ordonnance en ses articles 19 et 20 indique le montant mensuel du prêt-bourse. Ainsi il est précisé que les frais de subsistance incluent la restauration, l’hébergement, le déplacement et autres soins. Ainsi ces derniers sont mensuels et versés sur les comptes des bénéficiaires. Pour le premier cycle de formation, l’article 20 montre que l’étudiant percevra soixante mille francs burundais (60 000 FBu), pour l’étudiant du deuxième cycle, les frais de subsistance sont fixés à cent mille francs burundais (100 000 FBu) tandis que pour le troisième cycle de formation l’étudiant aura une somme de cent cinquante mille francs burundais mensuellement (150 000 FBu).

Qu’en est-il pour le remboursement ?

Le quatrième chapitre précise quant à lui les modalités de remboursement du prêt-bourse. Ainsi l’article 23 stipule que tout étudiant qui a bénéficié du prêt-bourse doit le rembourser dès qu’il exerce un emploi ou une activité génératrice de revenu. Et l’article 24 dit que tout employeur public ou privé, avant de signer un contrat de travail avec son employé détenteur d’un titre universitaire doit exiger comme élément constitutif une attestation de redevabilité ou de non-redevabilité vis-à-vis du prêt-bourse. Cette dernière sera délivrée conjointement par le ministère ayant l’enseignement supérieur dans ses attributions et le ministère en charge des finances et du budget. Le remboursement minimal et mensuel est de 10% du revenu. Les modalités de pénalités au non remboursement du prêt-bourse sont définies dans le contrat de celui-ci.Le cinquième chapitre montre en ses deux sections les conditions et les modalités d’octroi, de retrait, de reconduction et de remboursement de la bourse d’excellence. 

Amédée Habimana

 

API> Atelier de formation et d’information sur les procédures et les documents spécifiques liés à l’exportation

L’exportation, un moyen d’entrer les devises

 

DSC 0445L’Agence de  promotion  des investissements (API) a organisé le 30 mars 2018  à son siège, un atelier  de formation et d’information sur les procédures et les documents spécifiques à l’exportation à l’endroit des commerçants transfrontaliers. Etaient invités à cet atelier les représentants des institutions de l’Etat œuvrant pour la promotion des investissements tel que l’API, la BRB, l’OBR, le BBN ainsi que les différentes associations des commerçants. 

 

Le commerce transfrontalier est constitué des exportations et des importations. L’objectif de l’atelier organisé par l’API était d’expliquer aux commerçants transfrontaliers les procédures et les documents spécifiques à l’exportation. L’API a pour objectif de sensibiliser les commerçants transfrontaliers afin qu’ils travaillent dans la légalité.Dans son discours d’ouverture, Serges Nsabimana, directeur a.i. de l’API a remercié les invités qui ont répondu à l’invitation. Il a en outre rappelé la mission de l’API, celle de promouvoir l’investissement et l’exportation. Alors, pour promouvoir les exportations et faire des activités conformes à l’éthique commerciale,  l’API cherche à se proposer de toucher les catégories des commerçants transfrontaliers qui, comme on le sait, exportent une gamme de produits même s’ils sont en faible quantité, afin d’inciter ceux-ci à migrer du secteur informel vers le secteur formel, et développer à cet effet les activités d’exportation. Pour lui, cet atelier vient donc à point nommé car il permettra aux participants de connaître les procédures et les documents spécifiques à l’exportation  des produits burundais.  Le commerce transfrontalier a des lacunes car beaucoup de commerçants l’exercent clandestinement, ce qui fait que le Trésor burundais ne bénéficie pas de ce commerce alors que c’est avec l’exportation que les devises entrent dans le pays, le développement du pays est facilité par les exportations, poursuit-il.

Aline Nshimirimana

 
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