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Economie, Sciences, Education/formation

ENTRETIEN> Sur le métier de couture

Le travail ennoblit l’Homme

 

metLa rédaction du quotidien burundais d’information « Le Renouveau » s’est entretenu le lundi 23 janvier 2017 avec un jeune de la zone Cibitoke en commune Ntahangwa qui exerce le métier de couture. «Il n’y a pas de métier à dénigrer, car tout travail ennoblit l’Homme », d’après Jacques Ndihokubwayo

 

Au Burundi un bon nombre de jeunes diplômés ou non diplômés ne possèdent pas d’emploi rémunéré. En effet, les autorités ne cessent de rappeler aux jeunes que l’Etat du Burundi n’est plus en mesure d’embaucher tous ceux qui terminent leurs études et les sensibilisent à avoir un esprit de créativité pour créer leur propres emplois
Jacques Ndihokubwayo, un jeune tailleur de 28 ans titulaire d’un diplôme des humanités générales dans la section Lettres modernes indique qu’il n’a pas appris ce métier de couture à l’école, qu’il l’apprenait après les études sous forme d’une occupation. « J’avais un ami tailleur, c’est lui qui m’a appris ce métier, au lieu de passer tout le temps au ligala comme les autres jeunes de mon âge, je préférais aller apprendre ce métier de couture », témoigne-t-il.
Il poursuit son propos en disant qu’il en est satisfait. « Je me prends en charge aussi, j’ai acheté une parcelle grâce à ce métier, bientôt je prévois fonder un foyer », dit-il.
D’après M. Ndihokubwayo, la couture est un excellent métier, n’importe où on va étant tailleur on ne peut pas manquer de clients. Il affirme qu’il n’abandonnera jamais ce métier.
A la question de savoir s’il n’a pas de complexe de faire ce métier vu qu’il est diplômé, M.Ndihokubwayo dit qu’il n’y a pas de métier à dénigrer ou à sous-estimer aussi longtemps qu’il apporte un revenu satisfaisant.

Travailler pour vivre

M. Ndihokubwayo interpelle les autres jeunes désœuvrés à ne pas s’adonner à la mendicité, d’avoir un esprit de travail et de créativité car, selon lui, rien n’est gratuit, on doit de toute les façons travailler pour vivre et sortir de la pauvreté qui guette la société burundaise.
Il ajoute également qu’il est prêt à former tout jeune désirant apprendre ce métier.
Parlant de ses rêves d’avenir, M. Ndihokubwayo dit qu’il aimerait fonder une école de formation des jeunes et créer un grand atelier de couture afin de donner lui aussi des emplois aux jeunes formés.

Liliane Butoyi (stagiaire)

 

 

GARE DU NORD> Ambiance permanente

Diverses activités s’y déroulant constituent un trafic intense

 

DSC 1280La rédaction du quotidien burundais d’information « Le Renouveau » s’est rendue le vendredi 27 janvier 2017 à la Gare du nord pour constater l’ambiance qui y règne au quotidien. Diverses activités s’y déroulant constituent un trafic intense.

 

A l’arrivée à la Gare du nord, on est accueilli par un brouhaha. Ce dernier provient des vrombissements des moteurs de véhicules, des klaxons, les rabatteurs qui cherchent les clients pour les bus, des annonceurs de l’heure de partir pour les agences de voyage, des vendeurs des petits articles autour des bus en attendent leur départ etc.
Les trafiquants et les passants sont tellement nombreux de sorte que cet endroit est encombré tout le temps. Les bus ayant peu de personnes dedans font de manœuvre faisant semblant de quitter le lieu pour faire croire aux passagers que le départ est proche de peur qu’ils ne descendent pour prendre d’autres.
En attente de départ des bus, les vendeurs des pains et des beignets, de jus, d’eau, des bananes mûrs, des habits, des torches etc., rodent autour des véhicules pour chercher les acheteurs. De part et d’autre de la route RN1, des cafétérias et restaurants y sont installés. Des serveurs qui attendent des clients éventuels, lorsque s’approchent des personnes, se concurrent afin de s’approprier de ces dernières pour le gain de cause.
Dans le parking de la Gare du nord, de gens surtout les femmes, attendent des passagers venant avec eux des bananes ou les autres vivres à vendre sur place afin de s’en approvisionner. Lorsqu’un bus arrive de l’intérieur du pays et qu’il y a des bananes dedans, ces femmes se précipitent pour demander à leurs propriétaires s’ils peuvent les vendre. Ce mouvement s’observe aussi chez les rabatteurs des bus lorsqu’arrivent des personnes qu’ils soupçonnent avoir l’intention de voyager vers l’intérieur du pays surtout celles qui ont des bagages avec eux.
Dans tout ce scénario, les pick-pockets ne manquent pas de profiter de ce mouvement de va-et-vient des gens pour les dérober et surtout pour ceux qui viennent de l’intérieur pour la première fois. De l’argent est piqué dans les poches des passagers en descendant les bus et des bagages sont parfois détournés lorsque leurs propriétaires ne sont pas plus vigilants.

Ezechiel Misigaro

 

 

Entretien> Le coût de la vie

Certains commerçants se lamentent

 

Certaines activités se retrouvent menacées par le coût de la vie. Le petit commerce fait vivre beaucoup de familles en milieu urbain. Une dame rencontrée à une rue du quartier Taba en zone Gihosha parle du manque de clients et de la montée des prix des denrées alimentaires.

 

D.N. indique qu’actuellement elle ne reçoit pas beaucoup de clients car eux aussi disent qu’ils n’ont plus de moyens. Le coût de la vie ne leur permet pas d’acheter beaucoup de denrées. Il y a la montée des prix qui fait que les consommateurs consomment moins. Par exemple, un tas de tomates qui coûtait 200 FBu coûte 500 FBu aujourd’hui. Certains même s’abstiennent d’acheter certaines denrées alimentaires.
Notre interlocutrice ajoute qu’elle vend des bananes, des choux, des tomates, des oignons rouges, des aubergines et des poivrons. Elle n’arrive plus à écouler ses marchandises. Comme elle n’a pas de place pour les conserver, elles périssent. Certaines denrées doivent être conservées dans un congélateur. En plus, certaines denrées alimentaires demandent d’être écoulées rapidement, ainsi les bananes mûrissent, les choux et les tomates périssent, etc. Elle insiste que tout cela la conduit à la perte car elle doit les jeter.
« Le transport de ces marchandises est élevé, car les prix ont monté », dit-elle. On s’approvisionne en ces marchandises à des coûts plus élevés. Donc on les vend parfois à des coûts insignifiants pour qu’ils s’écoulent avant qu’ils ne périssent ou ne mûrissent. Pour voir si on a eu des gains, il faut soustraire toutes ces dépenses. Celles du transport, de l’approvisionnement, y compris pour les marchandises qui ont péri.
Elle doit gagner en retour parce que cet argent est un crédit qu’elle a contracté auprès d’une entreprise de micro-finance. C’est de l’argent à rembourser. On ne gagne pas, on ne rembourse pas. Plus on ne paie pas ce crédit avant l’échéance, plus les intérêts de retard s’accumulent. Avec cette situation, D.N. éprouve beaucoup de difficultés pour couvrir les besoins familiaux. Avec son revenu actuel, elle n’arrive pas à assurer la ration alimentaire de son ménage. Depuis que les prix ont monté, ses clients ont diminué, et, du coup, ses moyens de subsistance ont fortement diminué.
Evelyne Habonimana(stagiaire)

 

SOCIETE> Impact de la coupure de l’électricité sur les activités génératrices de revenus

Quelques activités sont perturbées

 

agL’électricité c’est quelque chose d’important dans la vie de beaucoup de gens et dans la réalisation de beaucoup d’activités .La coupure d’électricité perturbe certaines activités qui nécessitent l’électricité. Le quotidien burundais d’informations, Le Renouveau, l’a constaté lors de son passage dans la zone Nyakabiga le vendredi 27 janvier 2017.Ici on peut citer la soudure, la coiffure, la vente du lait, le secrétariat public, etc

 

Dans la zone Nyakabiga, la population se lamente comme quoi la coupure d’electricité impacte négativement les activités génératrices de revenus. Ceux qui vendent du lait surtout rencontrent beaucoup de problèmes parce que si le lait n’est pas refroidi, il est avarié, et c’est une grande perte car ils le vendent pour pouvoir gagner la vie. C’est la même chose pour les coiffeurs ; si jamais il n’y a pas d’électricité, ils ne peuvent pas avoir d’argent nécessaire pour se faire vivre et mourrire leurs familles. Ici on n’oublie les frais de location des maisons que ce soit les maisons d’habitation ou les salons de coiffure. Ceux qui travaillent dans les secrétariats publics et dans les cyber disent que la coupure d’électricité leur cause beaucoup de problèmes parce que pour eux, la vie sans électricité à Bujumbura est pratiquement impossible ; « S’il n’y a pas d’électricité, nous ne trouvons les pas de l’argent pour procurer à la famille ce dont elle a besoin. Les élèves ne peuvent pas avoir les frais de scolarité et les uniformes, etc » disent-ils.

Quelques remèdes seraient proposés

Pour essayer de remédier à ce manque d’électricité, certaines gens s’achètent des groupes électrogènes qui remplacent l’électricité mais comme le prix du carburant a monté, on ne les allume pas tout le temps sauf si les clients viennent nombreux. Un autre impact sur les clients est que si on va faire des photocopies chez celui qui a allumé un groupe électrogène, le prix monte. La population de la zone Nyakabiga dit que si c’était possible on aurait déjà acheté les groupes électrogènes ou installé les plaques solaires mais que pour le moment beaucoup de gens sont pauvres. Elle demande enfin au gouvernement de régler cette situation qui est devenue difficile ;
Olivier Nishirimberea (Stagiaire)

 
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