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Economie, Sciences, Education/formation

Commune Mutimbuzi> Vente d’herbes pour le bétail en stabulation

L’activité fait vivre beaucoup de ménages, et les éleveurs tirent profit

IMG 2022 2Du matin au soir, il y a des gens qui travaillent pour trouver l’herbage pour bétail moyennant de l’argent. Cependant, certains travaillent comme des permanents  à une étable quelconque, d’autres cherchent cette nourriture pour le bétail en vue de la vendre à un client qui se présente ou qui est le plus offrant. Toutes ces catégories de gens apprécient ce travail, car il leur permet de faire vivre leurs familles. 


Du côté de Rubirizi  en commune Mutimbuzi, précisément à la partie où les éleveurs gardent leurs vaches, un emploi s’est créé surtout pour les hommes. Du matin au soir, on les voit venir de partout avec de lots d’herbes, tantôt sur la tête tantôt sur vélo. Ceux qui transportent cette nourriture pour bétail disent qu’ils sont généralement employés par les propriétaires de vaches qui les paient mensuellement. Ils apprécient ce travail qui, affirment-ils, leur permet de subvenir à leurs besoins. Les jeunes hommes disent qu’ils construisent les maisons pour contracter mariage facilement grâce à cet argent.

Ceux qui ont des familles disent qu’ils n’éprouvent pas de difficultés quand il s’agit d’envoyer les enfants à l’école, de les vêtir, de les faire soigner de même que leurs compagnes. Il  y a une autre catégorie de gens qui apportent l’herbage sur vélos. Ceux-là trouvent plus d’avantages car ils peuvent aller plus loin du point de vente pour chercher cette nourriture de bétail. Parmi eux, il y en a aussi qui sont affectés à une étable quelconque et qui sont payés hebdomadairement ou mensuellement selon leur choix. Ceux-ci ont l’avantage d’avoir un client permanent. Mais, après avoir fourni de la nourriture de bétail à celui-là,  ils peuvent faire un autre tour à vendre à n’importe quel preneur. Quand on arrive au point de vente d’herbes pour le bétail, les prix varient selon sa qualité selon la relation entre l’offre et la demande. Ces vendeurs te diront que ce vélo se vend à six mille francs, cet autre à cinq mille ou à quatre mille avec possibilité de négocier à la baisse. Cependant, les prix sont plus hauts pendant la saison sèche et chutent pendant la saison de pluies. Les éleveurs  disent que ces gens qui utilisent les vélos présentent des avantages, car ils peuvent aller loin pour amener un bon herbage. Selon eux, la saison sèche est difficile à gérer. En effet, ceux qui sont affectés à l’étable décident le plus souvent d’abandonner ce travail suite au manque de pâture. Ceux qui utilisent les vélos sont donc souvent là pour sauver certaines situations.   

Alfred Nimbona

 

EDUCATION> Les causes de l’abandon scolaire

Elles sont multiples et variées

 

De nombreux facteurs augmentent la probabilité qu’un élève abandonne ses études. Ces facteurs peuvent être non seulement de nature personnelle, familiale, scolaire, mais aussi  liés à son milieu de vie. Les parents doivent donc conjuguer les efforts afin de suivre leurs enfants.  

 

Les causes de l’abandon scolaire sont multiples et variées. Elles peuvent être de nature personnelle, familiale, scolaire ou d’autres. Dans un entretien accordé dernièrement au quotidien d’informations Le Renouveau, certains parents évoquent la pauvreté dans les familles comme l’une des causes de l’abandon scolaire. Ils  précisent que cette pauvreté peut compliquer l’apprentissage d’un jeune élève puisque la carence alimentaire, surtout, va créer un manque de concentration en classe, ce qui conduit toujours à des échecs scolaires et l’enfant finit par abandonner ses études.  «On peut parler également de l’humiliation que peuvent vivre ces jeunes issus de familles pauvres puisqu’ils n’ont pas toujours les moyens nécessaires leur permettant de se procurer les matériels scolaires dont ils ont besoin. Ce qui entraîne la frustration chez le jeune », expliquent ces sources. Tandis que pour d’autres, il y a un manque de motivation. « Il y a un grand manque de motivation de la part des jeunes de nos jours, plusieurs d’entre eux préfèrent travailler et se faire de l’argent au lieu de poursuivre les études», ont souligné ces sources, avant d’ajouter qu’il y a également d’autres parents qui forcent leurs enfants à abandonner l’école pour les appuyer dans les travaux ménagers ou en les envoyant à la recherche du pain. Les  autres causes évoquées sont, entre autres, les échecs profonds ainsi que les grossesses non-désirées en milieu scolaire. Ces parents ont terminé en conseillant les autres de suivre de près leurs enfants. Car, pour qu’un enfant réussisse bien en classe et poursuive ses études, les parents doivent assurer un suivi régulier. 
Emélyne Iradukunda

 

Ecofo Kinama II> Le salut au drapeau

Fait dans la discipline, les enfants apprennent à devenir responsables

 

ecole2Chaque matin, à l’école fondamentale Kinama II, dite Ave Maria, les enfants se rangent autour du drapeau pour chanter l’hymne nationale. Dans ces localités où les enfants proviennent des milieux différents, une discipline règne quand il s’agit de saluer le drapeau national et quand il s’agit de quitter l’endroit pour aller en classe. Tout se fait dans l’ordre et la discipline. Selon le directeur, Gahungu Stanislas, c’est une façon d’éduquer les enfants au respect et  à être utile pour eux même et pour le pays. 

 

En voulant savoir les stratégies utilisées par le directeur pour que cette discipline règne lors du salut au drapeau, M. Gahungu indique que là où on nait, là où on évolue, on apprend des autres. « A l’école, les responsables nous montraient la ligne à suivre. On nous éduquait pour que demain nous devenions des femmes et hommes qui puissent se prendre en charge et être utiles pour les autres et surtout pour le pays. Il faut aussi savoir que tout commence à la base », dit-il.En voulant savoir les stratégies utilisées par le directeur pour que cette discipline règne lors du salut au drapeau, M. Gahungu indique que là où on nait, là où on évolue, on apprend des autres. « A l’école, les responsables nous montraient la ligne à suivre. On nous éduquait pour que demain nous devenions des femmes et hommes qui puissent se prendre en charge et être utiles pour les autres et surtout pour le pays. Il faut aussi savoir que tout commence à la base », dit-il.« Je n’ai pas l’habitude du désordre», souligne-t-il. A l’école, il y a toujours une ligne à suivre et à ne pas dépasser. Même pour avoir un taux de réussite satisfaisant, cela dépend de plusieurs facteurs. Cela commençant  par de petites choses qu’il ne faut jamais négliger. Si les enfants ne sont pas disciplinés au drapeau, à l’extérieur de la classe, comment voulez-vous qu’ils le   soient  en classe. On y contribue beaucoup. En tant que premier responsable de l’école, le directeur donne l’exemple et les enseignants suivent pour essayer de bien aligner ces enfants. Quand ces enfants se rangent sur des lignes, l’un derrière l’autre sans désordre, quand ils quittent les lignes après le drapeau pour regagner la classe, l’un derrière l’autre, ligne par ligne sans dépasser l’autre, y aurait-il une technique appropriée aux enfants qui fait qu’ils suivent sans problème? Cela relève-t-il d’une éducation particulière ? Telles sont les questions que l’on peut se poser pour essayer la technique dans d’autres écoles. Au fait, les enfants comprennent vite. Et l’on ne moissonne que ce que l’on a semé. Il faut juste prendre le temps de leur montrer le bien et le mal ; en leur inculquant de bons exemples. Il suffit de parler avec eux. « Je passe souvent dans les classes pour des séances de moralisation avec les écoliers. Leur parler de l’interdit et ce qu’il faut respecter et aimer. De ce fait, les relations enfants-enseignants s’améliorent », conclut le directeur Gahungu.
Blandine Niyongere

 

Conservation de la recolte> Une femme cultivatrice s’exprime

Construction d’un frigo naturel

 

DSCI6519La conservation de la récolte des fois s’avère un défi pour les entrepreneurs agricoles. La récolte mal conservée finit parfois par pourrir, et c’est la perte pour l’entrepreneur. Ce sont les avis de Gloriose Mureranyana, de la coopérative Cojud (Coopérative des Jeunes Unissons-nous pour nous développer) de Bubanza.  

 

Gloriose Mureranyana, est une veuve vivant avec deux enfants. Elle vit grâce aux activités agricoles. Elle est aussi à la tête d’une fédération de dix-huit coopératives.  Cette fédération est essentiellement composée de femmes de moins de 35 ans auxquelles s’ajoutent quelques hommes. Ces femmes cultivaient et au moment de la récolte, les cultures ne résistaient pas plus longtemps d’autant plus que le marché d’écoulement est aussi un problème  .Gloriose Mureranyana a eu pitié des dames qui vendaient des fruits dont le reste qui n’était pas vendu finissait par pourrir. J’ai cherché des contacts qui pourraient nous aider dans la confection d’une méthode de conservation naturelle, a-t-elle poursuivi.  Pour palier le problème de pourriture de leur récolte de fruit, de tomate et autres produits agricoles, ils ont pu fabriquer un frigo naturel qui peut accueillir des récoltes en quantité suffisante. Ce frigo est fait des matériaux facile à trouver sur place. Il est constitué de la paille, du charbon, et autre. Ce frigo peut conserver les récoltes pendant vingt et un jours. Cela leur a permis de rentabiliser leur activité, parce qu’avant, s’ils voyaient que les marchandises allaient pourrir, ils les vendaient à moins cher pour ne pas tout perdre. Pour Mme Mureranyana, tout cela a été possible car ils se sont mis ensemble pour travailler. Elle a profité de cette occasion pour lancer un appel aux autres femmes qui travaillent toujours en singleton, de se regrouper en synergie, car l’union fait la force. Avec les bénéfices de la vente de leurs récoltes, ils se procurent tout ce dont ils ont besoin. L’éducation de leurs enfants est prioritaire, et puis la question de la malnutrition chronique n’est plus au centre d’intérêt pour les personnes qui se sont mis ensemble. Ils deviennent indépendants économiquement. Ils ont demandé au gouvernement via l’administration locale de leur accorder une parcelle.

Aline Nshimirimana

 
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