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Economie, Sciences, Education/formation

SEMAINE MONDIALE DE L’ENTREPRENEURIAT > Conférence d’ouverture de l’édition 2019 par BBIN

« L’entrepreneuriat inclusif pour un développement durable »

 

DSC 1852Burundi business incubator  (BBIN) en collaboration avec l’entreprise Brarudi a animé le lundi 18 novembre 2019 une conférence d’ouverture de l’édition 2019 de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat sous le thème : « L’entrepreneuriat inclusif pour un développement durable ». Les cérémonies ont été rehaussées par la présence du ministre du Commerce, de l'industrie et du tourisme, Jean Marie Niyokindi. 

 

Dans son allocution le ministre en charge du commerce a exprimé ses sentiments de remerciement au BBIN pour avoir entrepris une oeuvre remarquable pour soutenir les petites et moyennes entreprises et les entrepreneurs de notre pays. M. Niyokindi a félicité le BBIN qui, en sa qualité de premier incubateur au Burundi a organisé la semaine mondiale de l'entrepreneuriat pour la première  fois au Burundi en 2018, afin de favoriser l'émergence de la prochaine génération d'entrepreneurs, d'innovateurs et de réalisateurs de changements. Il a fait savoir que  les entrepreneurs burundais ont des talents qu'ils peuvent mettre au service de la société Burundaise aussi bien dans le secteur primaire que dans les secteurs secondaire et tertiaire.Selon M. Niyokindi, le gouvernement reconnaît et soutient la vision de la semaine mondiale de l'entrepreneuriat qui est un mouvement créé en 2008 pour fêter l'entrepreneur et surtout encourager l'esprit d'entreprendre. A travers le Plan national de développement (PND 2018-2027) du Burundi, le gouvernement burundais vise à  promouvoir le développement intégral du monde rural et à faire du Burundi  une puissance régionale émergente à l'horizon 2027, portée par des sources de croissance diversifiées et durables, créatrices de valeurs ajoutées et d'emplois et assurant à chaque Burundais  un accès adéquat aux services sociaux de base et à un logement décent.

Multiplier des petites et moyennes entreprises productrices d'emplois de qualité

M. Niyokindi a fait remarquer que le ministère de tutelle a adopté une stratégie nationale de développement du secteur privé dont un des objectifs stratégiques constitue le soutien à l'entrepreneuriat. Le ministre en charge de l’industrie a souligné qu’il est convaincu que cette semaine de promotion de l'entrepreneuriat est un facteur clé dans le développement du secteur privé. Selon lui, les efforts consentis par le BBIN au Burundi permettront de contribuer à la mise en œuvre de ces outils de développement en particulier le PND.Selon le ministre Niyokindi, le gouvernement constate avec satisfaction que le premier incubateur d'entreprises du Burundi se positionne comme une structure de promotion de l'entrepreneuriat au Burundi. Ce centre s'est engagé à changer l'image du secteur privé burundais en créant une nouvelle classe d'hommes et de femmes d'affaires plus compétents qui vont appliquer les nouvelles pratiques de gestion pour être capables d'entrer en saine compétition avec leurs homologues de la Communauté est-africaine.Selon le ministre en charge du commerce, les entreprises qui naissent grâce aux appuis techniques de BBIN se révèlent être les partenaires idéals dans la création d'emplois et la lutte contre la pauvreté. L’objectif de BBIN de multiplier les petites et moyennes entreprises productrices d'emplois de qualité  cadre avec  la politique du gouvernement en matière de lutte contre le chômage, surtout chez les jeunes diplômés. A ce titre, M. Niyokindi a promis le soutien du gouvernement envers le BBIN.

Ezéchiel Misigaro

 

BRB> Point de presse du vendredi 15 novembre 2019

Les bureaux de change sont invités à respecter les taux tels que fixés par la banque centrale

 

IMG 2149La Banque de la république du Burundi (BRB) a animé le vendredi 15 novembre 2019, un point de presse sur les principales conclusions issues de la réunion tenue en date du 14 novembre 2019 avec les actionnaires et gestionnaires des bureaux de change. Ces derniers ont été invités à respecter les taux de change tels que fixés par la BRB. 

 

Prosper Ngendanganya, directeur de la supervision, de la stabilité financière et de l’inclusion financière a précisé que l’objet de cette réunion était, d’une part de faire un rappel de la nouvelle réglementation des changes et, d’autre part, d’identifier les raisons à la base du non-respect des dispositions de cette réglementation par les bureaux de change. Il a ajouté que les forces de l’ordre et du Service national de renseignement (SNR) étaient invités à cette réunion. M. Ndenganganya a fait savoir qu’un rappel a été fait à l’endroit de tous les participants sur les principales dispositions de la nouvelle réglementation de change édictée en date du 17 septembre 2019. A la même date, la BRB a édicté une circulaire relative à la marge à appliquer par les bureaux de change dans leurs opérations et à la protection de la profession de change. Il a fait remarquer que les principales dispositions qui ont fait objet de rappel sont, notamment, que tout bureau de change doit fixer un taux de change journalier qui se réfère aux taux officiels d’achat et de vente de la BRB, et cela en ne dépassant pas une marge bénéficiaire de 15%. Pour toute opération d’achat ou de vente, les bureaux de change sont tenus de délivrer à leurs clients un bordereau signé prouvant l’opération et les bureaux de change. Ils sont ainsi tenus d’acquérir un logiciel de gestion mis à leur disposition par la BRB. 

Quelques manquements ont été relevés

M. Ndenganganya a souligné que depuis la révision de la réglementation de change, des manquements se font remarquer dans sa mise en application. Il a parlé notamment des bureaux de change qui fixent des taux qui ne se réfèrent pas aux taux officiels d’achat et de vente tels que publiés par la BRB. Il a parlé également des bureaux de change qui n’utilisent pas efficacement le logiciel (Burex) mis à leur disposition par la BRB et du marché noir qui refait surface, surtout en mairie de Bujumbura. Néanmoins, les gestionnaires des bureaux de change ne dénoncent pas ces activités illicites. 

Exiger les bordereaux imprimés d’achat et de vente

M. Ngendanganya a fait le point sur les principales conclusions sorties de cette réunion. « Compte tenu des arguments des participants, les bureaux de change n’ont aucune raison de violer la réglementation de change. Les bureaux de change doivent impérativement respecter les taux tels que fixés par la BRB. La Direction a bien démontré que si les bureaux de change respectaient les taux officiels, ils gagneraient plus par rapport à ce qu’ils gagnaient avant l’édiction de la nouvelle réglementation  de change. Pour cela, le bureau de change qui sera attrapé dans les mêmes infractions sera poursuivi et puni conformément  au code pénal du Burundi. Des sanctions sont également prévues à l’éncontre des bureaux de change qui n’utilisent pas le logiciel Burex comme exigé. Le public qui achète ou vend des devises dans les bureaux de change agréés par la banque doit exiger des bordereaux imprimés d’achat ou de vente. Pour les Burundais ou les étrangers, les opérations d’achat ou de vente en devises des marchandises sont interdites sur le territoire du Burundi », a-t-il dit. Il a terminé en invitant les gestionnaires et actionnaires des bureaux de change à s’approprier des dispositions du code Pénal du Burundi. 

EMELYNE IRADUKUNDA

 

ENTREPRENEURIAT AU BURUNDI> Ses défis

Ils varient selon le métier

 

IMG 1334Comme dans tout travail, l’entrepreneuriat au Burundi rencontre certaines difficultés. Ils sont liées notamment au manque de matières premières, au marché d’écoulement, etc. Tels sont les avis des entrepreneurs retrouvés au palais des arts de Bujumbura lors de la foire régionale qui a débuté le 10 novembre 2019.

 

Dans notre pays, l’entrepreneuriat arrive à un niveau satisfaisant. Beaucoup d’entreprises sont créées et sont en activité. Dans notre pays, l’entrepreneuriat arrive à un niveau satisfaisant. Beaucoup d’entreprises sont créées et sont en activité. David Shumbusho est le chef de l’atelier de menuiserie de Kirema II dans la province de Kayanza. L’atelier est fonctionnel depuis 2003 et fabrique différents produits en bois. Certains de ses produits sont fabriqués dans un bois rare appelé « Jakalanda ». Comme ce bois est rare, les produits dérivés sont par conséquents chers vu le pouvoir d’achat de certains Burundais. Il a dit que le manque de bois pour la fabrication de ces produits les freine. Même les types de bois actuellement abondants tendent à disparaître. M. Shumbusho invite les gens à procéder au reboisement. Il propose par exemple le cèdre qui peut cohabiter avec les plantes. Un autre défi qui hante les entreprises burundais, c’est le manque du marché d’écoulement. Beaucoup d’entreprises se trouvent éloignées de la ville de Bujumbura où se trouvent la plupart des acheteurs. Le manque de visibilité fait que leurs produits restent invendus, a signalé M. Shumbusho. Pour lui, les produits sont surtout composés d’objets d’art. Or, ces derniers sont achetés surtout par les étrangers, mais les touristes ne sont pas nombreux dans notre province, a-t-il déploré. M.Nshumbusho a demandé au gouvernement burundais d’encourager les entrepreneurs, car dit-il, ils contribuent au paiement des impôts et taxes, à la création d’emploi pour les jeunes, bref au développement du pays. Il a proposé que l’Etat fasse le nécessaire pour permettre aux entrepreneurs burundais de participer le plus souvent dans les foires extérieures, car cela fait entrer des devises. Dans ses perspectives, il a dit qu’il voulait investir dans la jeunesse et surtout les filles en leur enseignant le métier. Les entreprises sont unanimes concernant l’organisation des foires comme moyen de visibilité de leurs produits, mais aussi l’échange d’expérience. C’est l’avis de Pie Bigirimana, membre de la coopérative Nyunganiradukore de Muramvya. Ils s’occupent de l’atelier de couture. Ceux là rencontrent des difficultés comme le non respect du rendez-vous ou la détérioration du tissu du client etc. Il a demandé aux Burundais d’acheter les produits fabriqués au Burundi.

ALINE NSHIMIRIMANA

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR> Avis des étudiants sur l’importance des formations complémentaires

Multiplier les chances à la recherche de l’emploi

 

IMG 5660Les universités, tant publiques que privées, disposent de différents instituts et facultés. Un étudiant peut ainsi suivre tel domaine tout en ayant  l’engouement d’avoir des connaissances dans l’autre domaine, d’où le recour à la formation complémentaire. Les  étudiants de l’université du Burundi qui se sont entretenus avec la rédaction du quotidien Le Renouveau ont fait ressortir l’importance de ces  formations annexées à celles qu’ils suivent dans leurs filières respectives.  

 

En plus des diplômes qu’ils recevront dans leurs domaines d’étude à l’université, ces étudiants désirent aussi rentrer avec des certificats  sanctionnant les formations suivies dans d’autres domaines en dehors de leurs filières respectives. Ils font savoir que  c’est une façon de multiplier les chances quand ils seront à la recherche d’emploi.Léonce Karerangabo, un étudiant de la première année à l’Institut de pédagogie appliquée, département de Français a signalé qu’il suit  parallèlement la formation de l’informatique. Celui-ci  explique que l’idée de suivre cette formation lui est venue après avoir constaté qu’ils n’ont que 30 h seulement pour le cours d’informatique en IPA Français Bac 1. « J’ai aussi été motivé par les appels d’offres que je lis souvent  où la maîtrise de l’outil informatique est souvent exigé », a ajouté M. Karerangabo.  Il a indiqué que le certificat qu’il recevra lui augmentera les chances de trouver du travail.  Isaac Ngendakumana  suit la formation de la langue Kiswahili alors qu’il fait l’histoire à l’Université du Burundi.  Ce dernier a signalé que sa motivation à suivre cette formation est liée au fait que le Swahili est utilisé dans beaucoup de pays  et spécialement au sein de la Communauté est-africaine. « Avec  le diplôme  universitaire en histoire et un certificat dans la langue swahili, je pourrais même traverser les frontières à la recherche de l’emploi », a expliqué  M. Ngendakumana.  Cet avis est aussi soutenu par  Bernadette Ndayikeje qui suit, elle aussi, la formation de la langue swahili en plus des études qu’il suit dans le département d’Anglais à l’Institut de pédagogie appliquée.Pourtant, des difficultés liées à ces formations complémentaires sont à  signaler. Nos interlocuteurs ont évoqué le temps pour la révision des matières. « Si on ne fait pas attention, on risque d’échouer partout», a indiqué  M. Ngendakumana.  

Eric Sabumukama

 
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