Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

MINISTERE EN CHARGE DE LA JEUNESSE> Création d’une banque des jeunes

Pour financer les projets des jeunes

 

aaaaqqssrdserLa jeunesse est l’une des grandes composantes de la population burundaise. Les statistiques déjà faites montrent que la jeunesse est autour de 65 %. C’est dans cette optique que pour pallier les différents défis que rencontre la jeunesse burundaise, le gouvernement via le ministère en charge de la jeunesse, va créer une banque des jeunes. Ce sera une banque d’investissement et de commerce

 

Le Forum national de la jeunesse a eu lieu en mars de l’année passée. Les jeunes ont, à cette occasion, exposé les problèmes majeurs auxquels ils font face pour que le gouvernement les aide à trouver des solutions. C’est ainsi que le ministère en charge de la jeunesse a mis en place une politique nationale de jeunesse mais, « cela ne suffit pas car ce ne sont que des paroles seulement. Nous avons un autre objectif qui nous a été donné par le président de la République que d’ici mars 2018, nous allons créer une banque des jeunes. Nous avons aussi pensé comment sera cette banque », d’après le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Jean-Bosco Hitimana.

Une banque avec un capital social de 30 à 40 milliards de francs burundais

Le ministre en charge de la jeunesse a aussi ajouté qu’ils sont maintenant à l’étape d’une étude de faisabilité et des consultants recrutés qui vont bien étudier l’organisation de cette banque que ce soit au niveau de la gestion administrative, du règlement des opérations ou du Règlement d’ordre intérieur, etc. «D’ici le mois de septembre, toutes ces démarches seront finies et nous serons capables de dire au ministre en charge des finances de rendre disponible le capital nécessaire. Nous pensons que ce sera une banque avec un capital social de 30 à 40 milliards de FBu. Ce sera une des grandes banques du pays qui va financer les projets des jeunes », a-t-il indiqué.
Il y a eu un fond de plus d’un milliard de FBu destiné à l’entrepreneuriat des jeunes mais cet argent n’a pas fait son travail car il y a eu manque de document de référence. « Nous pensons qu’actuellement ce sera bien fait pour que les jeunes se mettent au travail », assure le ministre Hitimana.
M.Hitimana a dit que même dans d’autres pays les jeunes terminent leurs études en grand nombre mais que l’Etat n’est plus capable de leur procurer tous de l’emploi. Il espère que cette banque sera opérationnelle dès le premier trimestre de l’année 2018.


Yvette Irambona

 

 

MINISTERE EN CHARGE DES FINANCES> Sensibilisation sur les CPPP

Réaliser les travaux de grande envergure et promouvoir le secteur privé

 

finaL’Unité de gestion des CPPP (contrat de partenariat public-privé) a organisé une session de sensibilisation des autorités contractantes sur le régime régissant le partenariat public-privé. Cette session qui a rassemblé les responsables des différentes institutions sous tutelle du ministère ayant dans ses attributions la communication et la poste avait pour but d’initier, interpeller, informer, échanger, renforcer les connaissances juridiques, théoriques, etc. pour toute autorité contractante du CPPP.

 

Au nom du coordinateur de l’Unité de gestion des CPPP, Jean Harahagazwe, conseiller fiscal à cette unité, a fait savoir que les CPPP est un mécanisme qui préconise la question du meilleur rapport « public-privé » dans la réalisation des travaux de nature complexe et de grande envergure. L’acquisition des biens et services nécessite des investissements lourds avec des recherches particulières de façon à satisfaire les besoins techniques et autres besoins des entités des autorités contractantes. « C’est un cadre qui favorise la promotion du secteur privé. C’est aussi un système qui favorise le développement économique pour maximiser les bénéfices des dépenses liées aux passations de marchés publics dont la seule source de financement sont des fonds publics », a-t-il poursuivi.
M. Harahagazwe signale que le gouvernement du Burundi a procédé à l’instauration d’une réglementation du système de gestion de la chose publique par le mécanisme des contrats de partenariat public-privé. Cette action vise à rationnaliser le partenariat public-privé pour un cadre de financement des activités à caractère public. « Ainsi, le gouvernement du Burundi a mis en place, par des textes juridiques, un cadre institutionnel, organisationnel et procédural régissant le régime des contrats PPP », a déclaré Jean Harahagazwe.

Un partenariat public-privé et un marché public, quid?

Dans son exposé, le conférencier a laissé entendre qu’il est important que les gens différencient les CPPP du marché public. On parle de CPPP quand une personne publique confie en tout ou en partie la conception, le financement, la construction, la transformation, l’exploitation, la gestion, l’entretien, la maintenance de biens immatériel nécessaires à la fourniture d’un service public, ainsi que d’autres prestations de services concourant à l’exercice, par la personne publique, de la mission publique dont elle est chargée. Et de faire remarquer aux participants que ce sont les gestionnaires publics appelés aussi autorités contractantes dans les CPPP qui sont chargés de chercher les privés avec lesquels leurs institutions vont établir ces contrats. Les participants ont été informés que, selon la loi en vigueur, il est prévu une méthode de passation des CPPP. Il sera question soit d’un appel d’offre ouvert, soit d’un appel d’offre restreint, d’une méthode de dialogue compétitif ou alors une méthode de l’offre spontanée.

Amédée Habimana

 

EDUCATION> Passation du Concours national édition 2017 en Mairie de Bujumbura

Il s’est bien déroulé malgré quelques problèmes enregistrés aux centres de passation

 

Les élèves de la 9ème année fondamentale ont procédé de mardi 20 au jeudi 22 juin 2017 à la passation du Concours national, édition 2017. Le quotidien burundais d’informations «Le Renouveau » s’est rendu dans certains centres de passation de cet examen en mairie de Bujumbura. A part que les directeurs de ces centres ont refusé de donner des informations et la prise des images à la suite des recommandations reçues de leurs autorités supérieures, le constat est que l’examen se déroule normalement même si certaines difficultés sont enregistrées.

 

Au sud de la capitale burundaise, la rédaction du journal Le Renouveau s’est d’abord rendue au centre de passation situé à l’Ecofo Kanyosha I, où les écoliers qui devraient passer le test étaient au nombre de quatre-cent-quatre- vingt-sept. Et tout le monde avait répondu au rendez vous. Mais le problème qui s’est posé sur ce centre est qu’il y a cinq autodidactes qui n’ont pas passé l’examen, parce qu’ils ne sont pas enregistrés sur la liste des candidats.
Après, la rédaction a ensuite visité le centre situé au lycée de la Convivialité de Kanyosha. Là-bas, le même cas s’est également observé produit parce qu’il y a des écoliers qui n’étaient pas dans la salle d’examens, parce qu’ils ne figurent pas sur les listes des autodidactes présentées par les directeurs des écoles respectives. Une autre catégorie d’élèves n’a pas eu la chance de passer l’examen à cause de ces irrégularités. A cette dernière, le préfet des Etudes rencontré sur le lieu a indiqué qu’il y avait un règlement disant qu’un élève qui aura sept absences non justifiées durant l’année scolaire ne passera pas l’examen.
La même rédaction s’est également entretenue avec Khamisi Hasangirabakize, représentant légal de l’Association des parents pour la promotion de l’éducation rencontré sur ces centres en train de superviser le déroulement des activités de passation du concours en mairie de Bujumbura. « Comme le ministre ayant l’éducation dans ses attributions a donné la dernière chance aux autodidactes qui n’ont pas réussi le Concours de l’année passée, nous demandons aux directeurs des centres de passation de les laisser passer l’examen et la vérification sur les listes d’enregistrement se fera après afin de voir si réellement ils sont enregistrés ou pas », a insisté M. Hasangirabakize. Pour éviter toutes sortes de problèmes qui s’observent pendant le jour de passation de l’examen, M. Hasangirabakize a signalé qu’il faut que les directeurs d’Enseignement communal et des établissements scolaires affichent les listes de ceux qui vont passer les examens au moins une semaine avant le jour de passation, parce que la faute de ne pas être enregistré ne revient pas aux parents ni aux élèves, mais plutôt à l’administration scolaire.

La situation est la même au nord de la capitale

Au centre Reine de la Paix Ngagara, le Concours a débuté avec un grand retard. Cela est dû au temps réservé à l’appel des candidats au Concours, surtout le premier jour. Ce centre regroupe 353 élèves en provenance de différentes écoles à savoir Ecole de la Solidarité, Ecole des techniques commerciales (ECOTEC), Ecole de technologie (ETEC), Groupe intercontinental de Bujumbura (GIB), La colombière et le lycée Reine de la Paix. Les élèves des classes de 9ème sont au nombre de 315 et les autodidactes sont au nombre de 38.
Les élèves en provenance de différentes écoles ont été accompagnés par les directeurs des écoles avec l’objectif de voir si tous les élèves ont accès au Concours national. Dans certains cas, on trouve les élèves qui sont réguliers à l’école mais qui ne figurent pas sur la liste des lauréats au Concours national. Le responsable de l’école doit être présent pour les défendre.
L’un des élèves qui voulait passer le Concours national a fait savoir qu’il espère réussir sans difficultés. Il s’est préparé dès le début de l’année scolaire. Il a eu assez de temps pour la révision des cours. Mais, par contre, un élève autodidacte n’a pas apparemment d’espoir. « J’ai seulement voulu tenter ma dernière chance », a-t-il dit.

Lucie NGOYAGOYE
Avit NDAYIRAGIJE

 

 

ENTRETIEN> Sur la débrouillardise d’une étudiante

Pour compléter les efforts des parents dans ses études universitaires

 

DSC03146Mener la vie dans la capitale de Bujumbura en tant qu’étudiant ressortissant de la campagne n’est pas une chose facile. Consolate Iranyumvira se débrouille bien en complétant les efforts de ses parents par la gestion d’un cafétéria qui lui procure un revenu pour contribuer dans le paiement de ses études.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue avec une jeune étudiante à l’une des universités privées de Bujumbura sur sa débrouillardise en cherchant une activité génératrice de revenus. Celle-ci complète les efforts des parents qui assurent tout le nécessaire pour que Consolate Iranyumvira termine les études de baccalauréat.
Mlle Iranyumvira a informé qu’elle a bénéficié un capital de la part de son frère afin de démarrer avec le cafétéria. Elle vend du lait, du sucre, des beignets et des pains. Elle profite de faire le suivi de son activité pendant le jour étant donné qu’elle fréquente l’université du soir. Son activité se heurte à la coupure répétitive du courant électrique.
« Je ne refroidis plus le lait que ce soit le yaourt ou le lait entier. Et cela suite au manque du courant durant presque toute la journée et qu’elle ne trouve pas rapidement des clients avant la péremption », s’est-t-elle lamentée. Néanmoins, la cafétéria apporte une contribution non négligeable dans l’achat de rames de papier, de faire la photocopie des notes des cours, le paiement du loyer, etc.
« C’est une activité que j’exerce depuis trois ans. Auparavant, je vendais entre 25 et 30 l de lait par jour. Mais au fur et à mesure que la conjoncture économique du pays se dégrade, le nombre de litres vendus par jour a progressivement diminué. Actuellement, j’écoule à peine 10 l par jour », a regretté Mlle Iranyumvira.
Elle a indiqué que malgré cet état de choses, elle a une plus-value financière par rapport à une autre étudiante de sa classe sociale qui compte sur ses parents. Elle a conseillé d’autres étudiants, dans la mesure du possible, de se débrouiller honnêtement en cherchant une activité à faire tout en se rappelant que le but ultime est de décrocher un diplôme.
Elle a demandé au gouvernement d’apporter une solution à la coupure électrique répétitive afin que ceux qui vivent de petits métiers nécessitant de l’énergie puissent survivre.
Ezéchiel Misigaro

 
Ouvrir