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Economie, Sciences, Education/formation

BENEFICIAIRES DU PRET-BOURSE> Leurs inquiétudes sur les tranches d’octroi.

Ils craignent que cela ne conduise au gaspillage 

 

Les dernières promotions à l’Université du Burundi perçoivent aujourd’hui leur prêt-bourse. Une somme de 180 000 FBu est octroyée tous les trois mois à chaque étudiant ayant signé son contrat avec le ministère en charge de l’éducation et des finances. Mais les bénéficiaires s’inquiètent de cet octroi en tranche. Ils craignent que cela ne les conduise au gaspillage et tombent dans l’incapacité de se prendre en charge avant la fin de la tranche.

 

Le problème de gestion de la somme reçue est l’une des choses qui inquiètent ces étudiants bénéficiaires du prêt-bourse.  La grande partie de ces derniers mène leur vie dans les quartiers de la ville de Bujumbura. Ceux-ci souhaitent que ce prêt soit viré mensuellement sur leurs comptes ; cela leur permettrait d’échapper au gaspillage. Certains de ces derniers qui ont été interrogés  par le quotidien burundais d’informations Le Renouveau demandent le virement mensuel de ce prêt-bourse et rejettent l’octroi par tranche de trois mois. Un bénéficiaire du prêt-bourse qui mène sa vie dans un des quartiers de la municipalité de Bujumbura explique ceci : « Bien sûr c’est une somme considérable qui est perçue en même temps, mais difficile à gérer  pendant une durée de trois mois». Celui-ci donne l’exemple de cette première tranche où il fait savoir que seulement après un mois, il s’est retrouvé dans l’incapacité de satisfaire ses besoins. « On a toujours des besoins qui nécessitent la satisfaction, on se retrouve avoir déjà utilisé cet argent dans des situations où il ne fallait pas», dit-il.Ces inquétudes ne s’écartent  pas de celle d’un autre étudiant logé dans les homes universitaires mais qui n’a pas accès au restaurant universitaire. Celui-ci fait savoir que la gestion de l’argent dans ses poches n’est pas facile. « Je devrais ne pas depasser la somme prevue par jour,  mais parfois je tombe dans le piège et je dépense sans compter », explique-t-il. Le risque de tomber dans l’incapacité avant la fin de la tranche est ce que l’interlocuteur craint. Les avis des autres ne s’ecartent pas de ceux de ces derniers. Comme cela se fait pour les bénéficiares de la bourse, ceux du prêt-bourse souhaitent qu’il soit viré mensuellement sur leurs comptes.

Eric Sabumukama

 

LES LAUREATS DU SE-CONDAIRE> Les préparatifs à l’examen d’Etat

Ils continuent même si la date de passation reste inconnue

 

Après les examens de fin d’année en classe, les finalistes des écoles secondaires se préparent à l’examen d’Etat. Maintenant qu’ils sont dans cette période des préparatifs à cet examen, certains candidats font savoir  qu’ils continuent la révision même si la date de passation reste inconnue. Des problèmes particuliers à chacun sont aussi signalés. 

 

La majorité des écoles ont déjà  clôturé l’année scolaire et  les finalistes savent déjà s’ils ont ou pas l’accès à l’examen donnant accès aux études supérieures. Différemment, selon l’organisation de l’école, ces derniers s’y préparent conséquemment. Certains continuent à se présenter en classe pour être guidés par  les titulaires des cours concernés, tandis que les autres font leur étude à la maison. Mais tous affirment  qu’ils ne sont pas beaucoup encouragés par le fait que la date de passation de cet examen n’est pas encore dévoilée.Ceux qui ne se présentent plus à l’école et qui font la révision chez eux se regroupent ensemble pour s’expliquer les uns les autres. Malgré cela, ils  éprouvent certaines difficultés. Rencontrés groupés dans un ménage en révisant  le cours de maths, ils expriment  les difficultés rencontrées: «Nous essayons de nous expliquer les uns les autres, mais il y a  des exercices qui nous échappent. Et comme nous ne sommes pas à l’école pour contacter le titulaire du cours pour nous aider, nous mettons de côté l’exercice », explique un candidat à l’examen d’Etat. Il en est de même pour les cours littéraires. On a toujours besoin du titulaire du cours pour guider la révision. Un autre problème signalé par ces derniers est que, comme ils n’ont pas  quelqu’un pour les encourager, ils se retrouvent découragés, étant donné que la date de passation qui n’est pas connue.Ceux qui font la révision à l’école en présence des titulaires des cours concernés présentent, quant à eux, leurs  problèmes particuliers.  Etant obligatoire, cette  présence à l’école, ces derniers signalent qu’ils se retrouvent  découragés de se présenter  toujours à l’école, ayant l’illusion qu’ils ne sont pas toujours soumis au règlement scolaire. « Je me présente à l’école  de lundi à vendredi  pour la préparation de l’examen dont le jour de passation n’est pas encore connu, je me retrouve découragé », témoigne un candidat.Ces derniers signalent qu’ils seraient bien encouragés dans les préparatifs si la date de passation de cet examen était connue à l’avance.

ERIC SABUMUKAMA

 

VACANCES> Occupation des élèves dans le quartier Muyaga

La fabrication des briques est l’une des activités réalisées

 

IMG 046La rédaction du journal « Le Renouveau » s’est rendue le vendredi 20 juillet 2018 au quartier Muyaga situé dans la zone urbaine de Gihosha où elle s’est entretenue avec quelques élèves sur leurs occupations pendant cette période des vacances. 

 

A en croire les propos de certains d’entre eux,  ils s’occupent en fabriquant des briques. Les autres, quant à eux, pratiquent de petites activités génératrices de revenu comme la vente d’ arachides, d’oranges, de bananes, de la canne à sucre, de beignets, etc.Les élèves qui fabriquent des briques disent qu’ils exercent ce métier pour éviter le vagabondage mais aussi pour trouver de l’argent leur permettant de se procurer le matériel scolaire sans gêner les parents. La majorité de ceux qui les fabriquent sont des garçons. « En fabriquant ces briques, nous gagnons de l’argent pour subvenir à nos besoins scolaires et autres », déclarent-ils. Certains élèves parmi eux affirment que leurs parents n’ont pas assez de moyens pour subvenir à tous les besoins parce qu’ils ont d’autres charges. C’est pour cette raison qu’il faut les décharger de quelques obligations, ont-ils renchéri.  La plupart des filles, quant à elles,  pratiquent de petites activités génératrices de revenu. Elles s’adonnent à la vente d’arachides, de canne à sucre, de beignets, etc. sur les rues des quartiers qu’elles habitent. Comme les précédents, elles admettent que l’argent qu’elles obtiennent de leur commerce renforce le pouvoir d’achat de leurs familles respectives. Mais cela ne les empêche pas de s’occuper des travaux de ménage. Elles ont fait remarquer qu’elles organisent leur temps de manière à concilier les deux tâches. « Avant-midi nous faisons le travail de ménage et après-midi nous allons vendre nos articles », ont-elles souligné.Tous nos interlocuteurs affirment que la période des vacances n’est pas un moment de tuer le temps ou de se livrer au vagabondage comme certains élèves le pensent.Il est plutôt question de changement d’activités. Pour eux, ils ne doivent pas se comporter comme des enfants nantis. 

EVELYNE HABONIMANA

 

Mineduc> Questions adressées à la ministre de tutelle

Les sanctions aux élèves irréguliers seront conformes au règlement scolaire

 

DSC 0323La ministre de l’Education, de la formation technique et professionnelle, Janvière Ndirahisha, a répondu à une série de question de la presse lors de la présentation du bilan du 1er semestre 2018 le vendredi 20 juillet 2018. Pour ce qui est du sort des élèves irréguliers après la passation du concours national, ils seront sanctionnés conformément au règlement scolaire. 

 

A la question de savoir si la mesure prise par la ministre de l’Education à l’endroit des filles qui tombent enceinte et des garçons qui les engrossent de ne plus intégrer le système éducatif formel n’est pas à l’encontre des droits des élèves à l’éducation, Mme Ndirahisha a répondu que non. Pour elle, c’est une mesure de prévention parce que le phénomène des grossesses non désirées en milieu scolaire prend une allure inquiétante. «Cette mesure émane du fait que nous avons constaté que les filles qui ont eu la malchance de tomber enceinte en milieu scolaire fraudent les dossiers scolaires au lieu de réintégrer la classe dans laquelle elles étaient. Ce n’est pas normal d’accepter qu’on triche et il faut lutter contre ce fléau. Si nous ne prenons pas de mesures, nous risquons d’avoir toutes les jeunes filles engrossées»,  a précisé la ministre Ndirahisha.Quant à la question de savoir le sort des élèves de la 9e fondamentale qui ne se sont  pas rendus à l’école après la passation du concours national, la ministre de l’Education a répondu que les sanctions seront décidées conformément au règlement scolaire. « Nous avons constaté qu’il y a certains candidats au concours national de certification et d’orientation à l’école post fondamentale qui, après avoir terminé cette épreuve,   ne continuent pas de fréquenter  l’école pour achever l’année scolaire. A ce moment, nous les considérons comme les élèves irréguliers et nous devons annuler les résultats du concours national », a souligné Mme Ndirahisha. A la question de savoir la proportion des élèves qui vont être accueillis au post fondamental et aux écoles des métiers, la ministre de l’Education a répondu qu’il n’est pas opportun de donner les chiffres exacts des orientations.  Mme Ndirahisha a dit que la correction de l’épreuve du concours national de certification et d’orientation vient de se terminer. Après une semaine, les candidats vont recevoir les copies roses pour les réclamations. « Après les recours, nous  pourrons déterminer le nombre de candidats orientés à l’école post-fondamentale. Nous connaissons les places disponibles mais nous  n’avons  pas de bilan pour ceux qui vont refaire l’année au post fondamental. La note minimum qu’on prendra pour l’orientation au post-fondamental sera communiquée après la clôture de tous les préparatifs », a-t-elle fait savoir.  
Ezéchiel Misigaro

 
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