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Economie, Sciences, Education/formation

Activités de développement> Implication des jeunes Batwa

Ils sont bloqués par certains défis, entre autres, le manque de terres cultivables

Les jeunes Batwa de la commune Giheta affirment qu’ils s’impliquent activement dans des activités de développement. Ils participent dans les coopératives, les associations et peuvent même initier leurs propres associations dans lesquelles ils échangent des expériences sur l’élaboration et la mise en œuvre des projets de développement. Cependant ils font remarquer qu’ils sont bloqués par le manque de terres cultivables.


Georges Ndarusanze est un jeune mutwa originaire de la commune Giheta de la province de Gitega. Il est membre de l’association Copa Burundi. Il fait savoir que les jeunes batwa s’impliquent activement dans les activités de développement : « Lorsque les administratifs, surtout à la base, nous interpellent pour participer dans les travaux de développement, nous répondons sans hésitation. Quand il s’agit d’adhérer à des coopératives ou associations pour donner notre part dans l’élaboration des projets, nous répondons aussi positivement. Avec nos parents, nous nous mettons ensemble pour élaborer nos projets et cherchons des partenaires qui puissent nous appuyer», a-t-il indiqué.

M. Ndarusanze a cependant signalé que, malgré les initiatives des jeunes batwa, ils font face à différents défis, notamment le manque de terres cultivables. Il a précisé que dans beaucoup de cas, la population à la base planifie des projets en rapport avec l’agriculture ou l’élevage soit de petit ou de grand bétail. « Or, les jeunes batwa ne peuvent pas élaborer un projet d’agriculture alors que leurs parents n’ont pas de terres cultivables. Ils ne peuvent pas non plus faire l’élevage de petit ou grand bétail alors qu’ils n’ont pas de moyens financiers, a-t-il ajouté. Pour ce faire, notre source demande au Gouvernement de faciliter l’implication des jeunes batwa dans les activités de développement en leur octroyant des terres cultivables afin qu’ils puissent élaborer et mettre en œuvre des projets en rapport avec l’agriculture et l’élevage comme les autres jeunes burundais.
   

Rose Mpekerimana

 

Lettre à ma nièce, Noëlla Nzitonda,vacancière à la colline Rutabo en commune Busoni de la province de Kirundo

Chère nièce,Chère nièce,Béni soit le Seigneur que tu sois bien arrivée dans les mains de tes parents pour les vacances! Tu ne le sais pas, mais quand tu as pris le bus vers la commune Busoni, j’ai passé plus de trois heures en priant pour ton voyage. Je ne sais pas, je ne suis pas superstitieux, mais je constate qu’il y a beaucoup de cas de pertes en vies humaines vers la fin de l’année. Peut-être Dieu veut  que ces gens célèbrent   leur anniversaire avec Lui, peut-être c’est l’horloge céleste qui sonne pour plusieurs personnes pendant la même période, peut-être oui, peut-être non, peut-être c’est une simple coïncidence, Dieu seul sait. Tout ce que tu dois savoir, c’est que j’ai assisté, les yeux fermés,  à plus de deux cent cinquante kilomètres de distance, la scène de ta mère en train de t’embrasser tendrement, longuement, fortement, avec les mots qui se bousculent sur ses lèvres, l’un voulant sortir avant l’autre sans succès. Je voyais ton père attendre impatiemment derrière ta mère, je voyais ses petites et tendres  frappes sur les épaules de ta mère en demandant son tour de t’embrasser ; j’ai compté jusqu’à me perdre les gouttes de tes larmes qui coulaient sur le dos, tour à tour de ta mère et de ton père ; je me suis dit, vive l’amour entre les parents et leurs enfants.  

Ma chère NzitondaTu as sans doute réalisé la relation qui est entre toi et tes parents. J’imagine que tu as directement réalisé ce que tu dois faire pendant ces vacances pour équilibrer cette équation, du moins pour répondre à leurs attentes de toi. Tu n’as pas à t’inquiéter tout le temps de ces deux échecs que tu as encaissés en classe. Il ne faut pas afficher un visage renfrogné devant tes parents, cela créerait une déception et des inquiétudes chez eux.  Il faut plutôt, spontanément, faire des travaux de ménage et champêtres, pour leur montrer qu’une paire de mains s’ajoute dans la famille. Comme tu l’as été toujours, la bonne conduite doit rester  ta pierre angulaire. Tu ne dois surtout pas avoir honte de conseiller tes amies et tes voisines, tes cousins et tes cousines ou tes connaissances que tu auras la chance de rencontrer, sur le bon comportement à adopter pendant les vacances. Tu sais, je suis convaincu, que vous devez rester proches de vos parents pour servir à quelque chose. Vous savez qu’il faut garder un comportement responsable. Si tu éprouves des inquiètudes, tu vois que tu quittes la puberté, il ne faudra pas avoir honte d’approcher ta mère ou ta tante pour chercher la lumière sur ce qui  sème la confusion chez toi. Je voudrais, ma chère, terminer cette lettre en te souhaitant un joyeux Noël et les meilleurs vœux pour l’année 2020. 

Ton oncle

Alfred Nimbona

 

PRODUITS DE LA BRARUDI> Spéculations sur les prix

00azertyuLes produits Brarudi sont revus à la hausse dans ces jours des fêtes de Noël et Nouvel an en mairie de Bujumbura et à l’intérieur du pays. Les commerçants des boissons de la Brarudi se sont arrogés le droit de fixer d’autres prix que ceux reconnus officiellement. Certains de ces commerçants affirment qu’ils connaissent les prix officiels de ces produits mais qu’ils sont obligés de les revoir à cause de l’approvisionnent difficile en produits de la Brarudi dans les stocks stratégiques de distribution. 

En ces jours des fêtes de fin d’année, il s’observe un problème sur la vente des produits de la Brarudi là où les commerçants de ces produits ont décidé de rehausser les prix illégalement. Certains commerçants ont fait savoir qu’ils vendent les produits de la Brarudi selon les prix et les dépenses occasionnés par l’approvisionnement.Certains cabarets ont été visités par le journal «Le Renouveau». Les propriétaires de ces bistrots ont indiqué qu’ils connaissent les prix officiels des produits de la Brarudi. D’après ces commerçants, les prix d’achat sur les dépôts sont revus à la hausse par les propriétaires de ces derniers, il y a même des produits qu’ils trouvent difficilement et sont obligés d’effectuer de longues  distance à la recherche desdits produits.

Ils ont signalé  que, parfois ils sont obligés d’acheter d’autres sortes de produits pour avoir un produit voulu. «Par exemple, pour avoir deux casiers d’Amstel de 65cl, on doit acheter d’abord dix casiers d’autres sortes de bière ou de coca zéro et les prix ont été majorés entre 1000 FBu et 2500 FBu. », a indiqué N. E, commerçant des boissons Brarudi au quartier Mirango II. A  la fête de Noël, une bouteille de limonade qui s’achetait à 700 FBu, était à 1 000 FBu, et seuls le coca zéro et le citron étaient disponibles. « D’autres sortes de limonade sont introuvables depuis quelques jours, même ceux qui en disposent les vendent à un prix oscillant entre 1 200 FBu et 1 500 FBu, la bouteille.», a précisé Yvette Niyoyankijije, un client trouvé dans un cabaret à Kamenge. L’Amstel de 65cl qui coûtait 1 800 FBu s’achetait entre 2 200 FBu et 2 500 FBu, et ce produit est difficilement trouvable. D’outres bières étaient majorées soit de 100 FBu soit de 300 FBu. Les prix changent d’un cabaret à un autre. Selon nos sources de l’intérieur du pays, cette majoration des prix sur les produits de la Brarudi s’est observée également à l’intérieur du pays. Nos sources ont affirmé que l’Amstel de 65cl et les limonades étaient difficilement trouvables dans plusieurs points de vente. Les consommateurs de ces boissons tirent la sonnette d’alarme et demandent au gouvernement de prendre toutes les mesures pouvant empêcher cette mauvaise habitude en punissant les recalcitrants.

Julien Nzambimana

 

Emploi> La monnaie virtuelle

Les jeunes s’y lancent de plus en plus

La monnaie virtuelle est une unité de compte n'ayant pas de statut légal et qui, à ce titre, n’est pas régulée par la Banque centrale. Appelée aussi crypto monnaie, elle s’est développée depuis peu.  Au Burundi, les jeunes  se lancent de plus en plus dans ce genre d’investissement. C’est une monnaie qui représente beaucoup de risques du fait qu’elle n’est soumise à aucune réglementation.


Actuellement partout dans le monde, la montée en puissance des nouvelles technologies a une influence accrue dans tous les domaines de la vie. Le Burundi n’est pas resté hors de cette influence. Dans notre pays, diverses  monnaies virtuelles existent :   Bitcoin, Dogecoin, Ripple, Fricacoin et autres.Les jeunes qui se sont lancés dans ce genre d’investissement au Burundi ont affirmé qu’il s’agit de faire une confiance absolue aux gens  qui ont créé ces crypto monnaies. Emmanuel Tuyisenge est un jeune qui a investi dans un de ces crypto monnaies. « Un ami m’a expliqué comment fonctionne le système et je me suis obligé de chercher l’argent pour acheter des jetons cryptés », a précisé M. Tuyisenge. « Même s’il n’est pas connu au Burundi du fait que la plupart des Burundais n’ont pas accès à l’Internet, il se développera au fil du temps. Je crois que ces jetons peuvent constituer dans un proche avenir mon porte-monnaie électronique qui me permettra de me procurer tout le nécessaire  via l’internet », a-t-il ajouté.Un autre interlocuteur qui n’a pas voulu décliner son identité a dit qu’il s’agit d’un vol organisé. « On nous a ressemblés sous un crypto monnaie appelé Ellocoin, il n’y a pas longtemps, on nous a demandé d’investir pour devenir des copropriétaires. Nous étions des centaines de jeunes, nous y avons injecté notre argent et, après quelque temps, personne ne sait comment ils ont disparu», a-t-il signalé. «Nous n’avons pas d’autre choix, nous ne savons pas à qui nous pouvons présenter notre problème parce que ce secteur est  informel », s’est-il indigné.Pour ce fait, ces jeunes qui se lamentent demandent aux autres jeunes d’être vigilants pour ne pas être escroqués.

Cedric Ndayikunda(Stagiaire)      

 
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