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Economie, Sciences, Education/formation

LE TARISSEMENT DES COURS D’EAU> Le ministre Côme Manirakiza s’exprime

Le déracinement des eucalyptus dans les marrais, une des solutions envisagées

 

DSC06232Lors de la réunion de coordination avec tous les intervenants dans le domaine de l’eau potable qui s’est tenue à Gitega en date du 24 septembre 2019, le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines , Côme Manirakiza, a indiqué que le déracinement des eucalyptus dans les marais est l’une des solutions envisagées pour lutter contre le tarissement des cours d’eau.

 

Lors d’un entretien avec les journalistes, le ministre Manirakiza a indiqué que les ressources en eau doivent être protégées. « Ces derniers temps, il s’est remarqué qu’il y avait la destruction de l’environnement qui est à l’origine du tarissement de certaines sources d’eau », a-t-il affirmé.Face à cette situation, le ministre Manirakiza a rappelé que le gouvernement du Burundi a pris certaines mesures. « Rappelez-vous qu’il y’a une campagne au niveau national pour déraciner tous les eucalyptus plantés dans les marais parce que là où se trouvaient ce type d’eucalyptus les sources d’eau ne faisaient que tarir ». Et d’ajouter que le gouvernement a aussi, dans le cadre d’améliorer et de protéger l’environnement, mis en place certains programmes. Il a donné l’exemple du programme « Ewe Burundi urambaye » pour que toutes les collines soient encore couvertes d’arbres.
 

La démographie galopante constitue un autre problème

Comme indiqué, l’autre problème est celui de la démographie galopante. « Certains ouvrages se retrouvent saturés par rapport à la demande ». A ce problème, le ministre Manirakiza a dit que le ministère  ayant l’hydraulique dans ses attributions continue à faire des planifications pour que là où il y a des sources d’eau, on puisse en tirer de l’eau potable. « Là où il n’y a pas de sources d’eau mais où il y a des cours d’eau, on pourra voir comment capter ces derniers et passer au traitement de cette eau avant qu’elle ne soit donnée à la population».Cependant, le ministre Côme Manirakiza affirme qu’il s’agit d’un travail qui demande beaucoup de moyens. Fort heureusement, avec les partenaires avec qui le ministère est en train de travailler, Côme Manirakiza réaffirme que son ministère fera de son mieux pour que la population ait de l’eau potable.                                                                                             

Moïse Nkurunziza

 

MONNAIE> La nouvelle réglementation des changes

Son respect n’est pas encore visible

 

Dans le souci d’adapter la réglementation des changes aux réalités du moment et d’opérer la correction des lacunes observées, la Banque de la république du Burundi (BRB) vient de mettre en place une nouvelle réglementation des changes. Cette dernière n’est pas encore respectée, d’après le constat fait le lundi 23 septembre 2019. 

 

Dans un communiqué dernièrement rendu public par le gouverneur de la BRB, Jean Ciza, il a indiqué que la nouvelle réglementation stipule que le capital minimum pour ouvrir un bureau de change a été revu à la hausse, allant de 50 millions à 100 millions de FBu. Les bureaux de change doivent fixer les taux de change journaliers en se référant aux taux officiels de la BRB, incluant les frais de commissions ne dépassant pas la marge bénéficiaire réglementaire et les afficher à un endroit visible et accessible au public. Ils doivent également remettre au client un bordereau attestant l’achat ou la vente des devises.Le gouverneur de la BRB a aussi mentionné l’interdiction de détention d’actions dans plus d’un bureau de change ; l’ouverture d’un compte dans les livres de la BRB et la constitution d’une caution bancaire sur ce compte ; l’acquisition d’un logiciel de gestion des bureaux de change auprès de la BRB ; l’interdiction d’exercer les changes de monnaie ambulants, etc.Les bureaux de change doivent aussi créer une association professionnelle à laquelle ils doivent tous adhérer. Lors de notre passage dans différents endroits du centre-ville de Bujumbura, le constat a été que les changeurs de monnaie ambulants existent toujours aux alentours des bureaux de change.Il s’observe aussi une augmentation du taux de change sur le marché parallèle par rapport aux taux officiels de la BRB. A notre passage, la monnaie burundaise qui s’échange à 1 847.005 contre un dollar américain s’achetait à plus de 2 900 FBu.Certains bureaux de change ne respectent pas l’obligation d’affichage des taux de change, tandis que les autres posent les tableaux d’affichage sans mention des taux. Les taux affichés ne sont pas non plus conformes aux taux réels fixés par les bureaux de change. En outre, l’obligation de remise du bordereau au client n’est toujours pas suivie.Un changeur de monnaie, sous le voile de l’anonymat, dit avoir apprécié cette nouvelle réglementation sur certains points. Il indique que la création d’une association s’avère nécessaire afin d’assurer la bonne collaboration entre les bureaux de change, en général, et les bureaux de change avec les autres intervenants, en particulier. Il trouve, néanmoins, que le capital fixé et le prix du logiciel fixé à 2 millions FBu sont exorbitants. Il demande l’implication de tous les intervenants dans la prise des mesures.   

Eric Mbazumutima

 

PANIER DE LA MENAGERE> Sur les fruits et légumes

Certains produits sont très chers, notamment les tomates

 

IMG 0027Les fruits et légumes sont chers dans cette période. Les vendeurs disent que la cherté de ces produits est due à plusieurs facteurs. Il y a, entre autre, les fruits qui sont saisonniers et les spéculations des commerçants surtout pour les légumes. Mais, il y a d’autres qui sont moins abondants et très chers notamment les tomates.   

 

Selon les vendeurs des légumes du marché Ngagara II communément appelé Marché Cotebu, les prix varient selon le prix d’approvisionnement car le client peut acheter les  légumes à un prix mais celui-ci peut changer le lendemain. Ils ont souligné que normalement, les prix des légumes augmentent surtout pendant le week-end car les clients sont très nombreux. A la question de savoir si les  légumes sont moins abondants pendant la saison sèche, ils ont répondu que ce n’est pas le  cas car avec le système d’irrigation la récolte peut être très bonne aussi bien pendant la saison sèche qu’au cours de la saison des pluies.  Ces vendeurs ont précisé que des cas de spéculation s’observent dans la commercialisation des légumes car si ceux qui s’approvisionnent deviennet nombreux, les prix augmentent.Pour les fruits, il y a  ceux qui sont saisonniers. C’est pourquoi il y a des fruits qui sont très moins chers pendant la saison et qui sont plus chers lorsqu’ils sont hors saison. Mais en cette période, les fruits sont en général chers. Ces vendeurs ont signalé que la période des mangues s’approche même si leur saison est de  courte période.

Fidès Ndereyimana

 

GIHANGA> Entretien avec un pisciculteur

Faire face à l’insécurité alimentaire

 

IMG 2521Boniface Nzikobanyanka est un pisciculteur de la commune Gihanga en province de Bubanza. Il est membre de la coopérative piscicole Action pour le développement économique axé sur l’aquaculture intégrée (Adeca Turashoboye). L’objectif de cette coopérative est de faire face au chômage en créant une activité génératrice de revenu. 

 

Cette coopérative de Mugerero dans le village V de la commune Gihanga, compte 200 membres qui pratiquent la pisciculture dans les étangs et l’élevage des animaux de la basse-cour.D’après M. Nzikobanyanka, la pisciculture exige de l’eau et des aliments pour les poissons. L’eau utilisée provient de la rivière Mpanda et nécessite qu’on la change plusieurs fois car, le poisson est un être vivant comme tant d’autres, il a besoin d’oxygène. Les sortes de poissons élevés sont de type tilapia et clarias. Ces deux types de poissons ont été choisis parce qu’ils grandissent rapidement; ils sont peu chers à nourrir ; résistants et bien adaptés au climat de la région. 

La pisciculture a amélioré les conditions de vie

Notre interlocuteur a indiqué que le ministère en charge de l’élevage et leur coopérative les aident, à travers des formations, à acquérir des connaissances en ce qui est du suivi et de la nutrition des poissons. «Nous nous organisons au sein de notre coopérative pour qu’il y ait des membres qui assurent le suivi de ces poissons dans les étangs. L’élevage associé de poules et de poissons contribue à l’amélioration de l’alimentation des poissons », a-t-il précisé.Il n’y a pas beaucoup de jours que nous pratiquons la pisciculture, c’est la deuxième fois que nous le faisons. La première production était satisfaisante et a beaucoup contribué dans notre vie quotidienne. En effet, nous consommons du poisson récolté dans ces étangs mais aussi, le poisson nous aide à subvenir à nos besoins. Egalement, le poisson vendu nous a permis d’avoir un capital pour bien aménager les étangs piscicoles », a poursuivi Boniface Nzikobanyanka.Le programme de développement de la pisciculture intégrée initiée par le gouvernement est en cours dans différentes provinces du pays.  Les activités piscicoles peuvent combler le manque à gagner dans la production des poissons, et aider à régler le problème de malnutrition au Burundi.                                                                                                 

Yvette Irambona

 
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