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Economie, Sciences, Education/formation

ENTRETIEN> Sur les causes des abandons scolaires en commune Kiremba nord

L’ignorance de certains  parents et la pauvreté prennent le devant

 

DSC 3259La rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est entretenue avec le directeur communal de l’enseignement de Kiremba en province de Ngozi, le mercredi 25 octobre 2017, sur les causes de l’abandon scolaire. L’ignorance de certains  parents et la pauvreté prennent le devant. 

 

Comme l’a indiqué le directeur communal de l’enseignement de Kiremba de la province de Ngozi Gratien Irakiza, il se produit des abandons scolaires dans cette commune. Au cours de l’année scolaire écoulée 2016/2017, les classes de 9e année fondamentale comptaient 577 élèves mais actuellement, ils sont au nombre de 428 alors que nous sommes au début de l’année. Même dans d’autres classes, des abandons scolaires progressifs s’observent, a dit M.Irakiza.Les causes de ces abandons scolaires sont nombreuses. M.Irakiza a révélé, entre autres, la pauvreté qui s’observe dans certaines familles. L’enfant peut se présenter à l’école sans aucun matériel scolaire. A cela s’ajoute l’ignorance de certains parents et enfants qui ne connaissent pas l’importance capitale de l’école. D’autres abandonnent   l’école soit pour aller dans certaines villes comme Bujumbura à la recherche d’une vie  meilleure, soit se livrer à la délinquance, a-t-il ajouté. Concernant la question de certains directeurs qui chassent les élèves à cause du non port de l’uniforme, M. Irakiza a fait savoir que ces directeurs peuvent le faire dans le but de voir si les parents de l’enfant sont incapables de l’acheter. Le directeur communal de Kiremba a indiqué qu’il y a des parents qui n’achètent pas du matériel pour leurs enfants, non  parce qu’ils n’ont pas de moyens mais parce qu’ils ne le veulent pas tout simplement. Suite à l’ignorance à propos de l’importance de l’école, certains parents se présentent souvent dans des bistros alors que leurs enfants sont chassés de l’école suite au manque de matériel.Quant au taux de réussite, M. Irakiza a précisé que la DCE de Kiremba a eu une note d’à peu près 62% au niveau de la province de Ngozi. Des stratégies ont été arrêtées pour améliorer le rendement au concours national au cours de l’année scolaire 2017/2018. A propos des enseignants, M. Irakiza a indiqué qu’il ne peut pas affirmer qu’ils sont en nombre suffisant.

MARTIN  KARABAGEGA

 

SOFEPAC> Journée portes ouvertes

A l’occasion de la semaine dédiée à l’épargne

 

DSC 0049L’institution de microfiance (IMF) dénommée Solidarité féminine d’épargne et de crédit (Sofepac) a organisé le vendredi 10 novembre 2017, une journée portes ouvertes. Selon Laurent Nahimana, vice-président du Conseil d’administration de la Sofepac, c’est une occasion pour cette IMF de présenter au public les produits qu’elle offre à sa clientèle.  

 

Le 31 octobre de chaque année est une journée mondiale dédiée à l’épargne. Laurent Nahimana, vice-président du Conseil d’administration de la Sofepac a indiqué que celle-ci en tant qu’institution de microfinance du Burundi, s’est joint aux autres institutions burundaises et internationales pour célébrer cette journée. « Mais nous nous sommes organisés de manière à ce qu’on dédie toute la semaine pratiquement à la promotion de l’épargne dans notre IMF.  C’est donc une occasion pour nous encore une fois de présenter au public  les produits que nous offrons à notre clientèle qui est essentiellement composé de personnes issues des couches de la population qui ont un accès très limité au secteur classiques bancaires. M. Nahimana a souligné que leur objectif est d’encadrer et de permettre à cette catégorie de populations d’accéder à des financements dans des conditions plus accessibles. Il a précisé que leur clientèle cible  est le monde agricole de la zone Gihanga, spécialement les riziculteurs. « Nous finançons les activités rizicoles pour plus de 80% de nos financements. Nous avons également quelques catégories de salariés et d’autres clients qui œuvrent dans le secteur du commerce de façon générale et nous estimons que, d’ici deux ou trois ans, nous aurons participé à l’épanouissement d’une bonne partie de notre clientèle », a dit M. Nahimana.Les bénéficiaires apprécient beaucoup les produits que la Sofepac offre à ses clients, Gilbert Miburo de Maramvya a indiqué que le crédit contracté auprès de cette  microfinance lui a permis de s’auto-développer. 
Emelyne Iradukunda

 

ENSEIGNEMENT> Système Baccalauréat-master-doctorat

Les diplômes de baccalauréat sont encore dans le processus d’entérinement

 

IMG 20171108 WA0001Les diplômes de baccalauréat ne sont pas encore octroyés aux lauréats des promotions du nouveau système d’enseignement universitaire. Selon les autorités, les diplômes sont encore dans le processus d’entérinement par la Commission nationale chargée de l’entérinement des diplômes et titres scolaires. 

 

Les étudiants du nouveau système d’enseignement universitaire dit «Baccalauréat-master-doctorat» (BMD) ayant terminé le baccalauréat réclament, il y a un certain temps, leurs diplômes de fin d’études qui ne leur sont pas encore octroyés.Selon les propos du directeur des services académiques à l’Ecole normale supérieure (ENS), Simon Bisore, les diplômes sont encore dans le processus normal de signature. Il précise qu’en attendant l’aboutissement de ce processus, le retrait provisoire reste toujours possible et autorisé à tout moment. La correspondance de l’ENS adressée au mois de juillet 2017 aux lauréats du Département des sciences appliquées de l’année académique 2012-2013 mentionne que, compte tenu des effectifs élevés qui terminent les enseignements aux différents cycles de formation, le processus de signature demande un temps suffisant vu les multiples attributions des différents responsables impliqués dans ce processus. Ce dernier comprend la production, pour la Commission nationale chargée de l’entérinement, des grilles finales des cycles de formation au niveau des départements après calcul des moyennes des différents niveaux d’études, le remplissage des diplômes, les procédures de signature au niveau des sections, des départements et de la direction  (diplômes et ses annexes qui sont les bulletins, les diplômes d’Etat et les grilles de délibération des différentes années d’études).M. Bisore précise que la Commission nationale chargée de l’entérinement des diplômes est composée des membres qui exercent leurs fonctions dans différentes institutions. Suite à leurs multiples attributions, la programmation des séances de travail relatives à l’entérinement des diplômes ne se fait pas automatiquement et demande que les différents membres cherchent le temps où ils estiment être disponibles.Par ailleurs, la Commission nationale d’entérinement des diplômes et titres scolaires est une et unique pour tout le pays et traite différentes demandes d’entérinement des diplômes délivrés dans différentes institutions d’enseignement supérieur publiques et privées.Désiré Nimenya, président de la Représentation générale des étudiants de l’Université du Burundi, indique qu’ils attendent l’aboutissement du processus d’entérinement des diplômes. Selon lui, ils sont satisfaits de l’état d’avancement. Il convient de mentionner que l’Université du Burundi et l’Ecole normale supérieure(ENS) sont respectivement à la troisième et à la quatrième promotion du BMD.

Le système BMD date de l’année 2012 dans l’enseignement supérieur public

Il sied de faire savoir que le système LMD (Licence, Master, Doctorat) date des années 2000 dans les pays occidentaux. Au Burundi, ce système qui porte l’appellation de BMD (Baccalauréat-Master-Doctorat) est récent. Il date de l’année 2012 dans l’enseignement supérieur public. L’enseignement supérieur a adopté ce système avec la formule respective de 3 ans, 2 ans et 3 ans conformément à un projet de loi portant réorganisation de l’enseignement supérieur. L’objectif était d’harmoniser avec la Communauté est-africaine et le monde entier en ce qui concerne les enseignements et le système d’octroi des titres académiques et diplômes. 

La réforme amène plusieurs apports

Cette réforme amène plusieurs apports, dont l'intégration de l’enseignement supérieur dans le système éducatif sous-régional et la « gouvernance institutionnelle » des établissements d’enseignement supérieur au Burundi. Un autre apport de cette réforme, c'est l'assurance-qualité, puisque le projet de loi établit une Commission nationale de l'enseignement supérieur avec comme cahier de charges le contrôle de la qualité de formation des enseignants et des enseignements dans les établissements burundais d’enseignement supérieur.
Eric Mbazumutima

 

OBR>Point de presse du jeudi 9 novembre 2017

Pour annoncer la célébration de la journée du contribuable prévue le 5 décembre 2017

DSC02230Le commissaire général de l’Office burundais des recettes (OBR) a animé un point de presse le jeudi 9 novembre 2017 à Bujumbura.  Le but était d’annoncer l’état des lieux sur les préparatifs de la 2e édition de la journée du contribuable qui sera célébrée le 5 décembre 2017. Le thème retenu pour cette année 2017  est : « Soyons fiers de payer les impôts, voie du développement durable et de renforcement de l’indépendance nationale ». 

 

Au cours de ce point de presse, Audace Niyonzima, commissaire général de l’OBR a informé que, dans le cadre de la célébration de la journée du contribuable, beaucoup d’activités sont prévues. C’est entre autres la visite de certains contribuables, le concours de chansons de promotion du civisme fiscal. Il est également prévu un match de football entre les équipes des contribuables de la province de Muyinga et celle des employés de l’OBR, une foire commerciale qui se tiendra au stade de Mukoni du 1er au 5 décembre et des émissions radio et télédiffusées pour expliquer les contours de cette journée.Et M. Niyonzima de faire remarquer que l’objectif de l’organisation de la journée du contribuable est de remercier officiellement les contribuables en général, primer les contribuables les plus volontairement conformes, encourager les moins conformes, entretenir de bonnes relations avec les contribuables. La journée est organisée en collaboration avec la Chambre fédérale du commerce et d’industrie du Burundi (CFCIB).« En primant les plus conformes, nous voulons faire passer le message suivant : le paiement des impôts et taxes devrait être volontaire, un acte civique puisque les retombées reviennent à travers les projets de développement que le gouvernement réalise grâce aux recettes collectées par l’OBR », a déclaré le commissaire général Audace Niyonzima.

L’objectif annuel de 720 milliards de FBu sera atteint voir dépassé

M. Niyonzima a fait savoir que la célébration de la journée du contribuable au Burundi, édition 2017 coïncide avec les performances positives de l’OBR en termes de collecte des recettes. Et de préciser que les résultats sont encourageants car l’objectif annuel de 720 milliards de FBu de collecte sera non seulement atteint, mais aussi dépassé puisqu’il se trouvait à 86% de réalisation jusqu’à ce jour. Ces performances sont dues aux contribuables qui deviennent de plus en plus nombreux à être conformes, a-t-il dit avant de faire remarquer que c’est pour cette raison que le gouvernement a décidé de leur dédier une journée pour les remercier, les valoriser et les encourager à aller de l’avant.
Amédée Habimana

 
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