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COMMUNE MUGAMBA> Distribution d’aide aux victimes des aléas climatiques par le Premier vice-président de la République

Huit cent-quarante ménages assistés à raison de 25 kg de riz chacun

 

Dans sa visite en province de Bururi, le Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo, a distribué une aide aux vulnérables victimes des aléas climatiques dans la commune Mugamba le lundi 5 juin 2017. Il a fait savoir que c’est le chef de l’Etat qui avait envoyée cette aide pour que les victimes eux aussi célèbrent la fête de Pentecôte dans la joie. Huit cent-quarante ménages ont bénéficié de cette aide et chacun a eu 25 kg de riz.

 

Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province de Bururi, Christian Nkurunziza, a fait savoir que la commune Mugamba, tout comme les autres communes de sa province, vit dans la paix et la tranquillité. Et cela après qu’elle ait porté le flambeau dans des actes de déstabilisation par des jeunes qui avaient été trompés par les politiciens mal intentionnés qui voulaient assouvir leurs intérêts sectaires.
Et M. Nkurunziza de rappeler qu’il y a quelques mois, les aléas climatiques ont fait que les agriculteurs de la commune Mugamba n’aient plus d’espoir d’obtenir une récolte. Il est tombé une pluie mêlée de grêle qui a détruit les cultures. Il a laissé entendre que la population en désarroi a crié au secours. Le gouvernement du Burundi est intervenu à temps, a-t-il dit, avant de remercier le chef de l’Etat en personne qui ne cesse de penser à la population en détresse.

« Célébrer la fête de Pentecôte dans la joie comme les autres »

Prenant la parole, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a tranquillisé la population de la commune Mugamba que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour le bien-être de sa population. Il a ainsi transmis les salutations du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, à la population de la commune Mugamba. Et de laisser entendre que le gouvernement se réjouit en ce moment où la population de cette circonscription a pris en main la question de la paix et de la sécuritée. Il l’a remercié pour sa collaboration avec les corps défense et de sécurité oeuvrant à Mugamba et ses environs. Gaston Sindimwo a fait savoir qu’il était porteur d’un message du chef de l’Etat : souhaiter une bonne fête de Pentecôte à la population de Mugamba. « Malgré votre vulnérabilité causée par les aléas climatiques, le chef de l’Etat a voulu que vous puissiez célébrer la fête de Pentecôte dans la joie comme les autres », a déclaré M. Sindimwo.
Ainsi, il a remis une aide constituée de riz à 840 ménages des vulnérables victimes des aléas climatiques. Chaque ménage a reçu un sac de 25 kg. Il a fait savoir que ce geste est un signe que le président de la République a voulu montrer pour se joindre aux familles vulnérables de la commune Mugamba en cette fête de Pentecôte.

Amédée Habimana

 

ENTRETIEN> Sur les avantages de travailler en groupement ou en association

« L’union fait la force »

 

La rédaction du quotidien burundais d’information Le Renouveau s’est entretenue avec Ferdinand Bukuru, habitant de la commune Kinyinya en province de Ruyigi et également responsable de la coopérative «Coproceki». Selon lui, « le regroupement en coopérative, en association ou en groupement procure plus d’avantages à la population environnante en général et aux membres de la coopérative en particulier, car l’union fait la force ». Donc, c’est l’un des moyens de lutter contre la famine et la pauvreté dans les familles, mais également dans la communauté.

 

Pour M. Bukuru, soutenir un groupement de personnels est plus facile par rapport à une seule personne. Il a indiqué qu’en collaboration avec l’Ucode-AMR, les membres de ladite coopérative ont appris comment on fait la multiplication des semences sélectionnées, surtout la banane et les arachides. «Actuellement, nous voulons procéder à la multiplication des ignames avec le soutien de l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (Isabu)», a ajouté M. Bukuru. Il a informé que tous ces partenaires ont accepté de les soutenir parce qu’ils se sont regroupés dans une coopérative.
En ce qui concerne l’agriculture et l’élevage, M. Bukuru a mentionné que les membres du Coproceki ont choisi des animaux comme les vaches et les chèvres, lesquelles à la longue, donnent du fumier qui bien procéder à l’agriculture. «Donc, depuis que nous nous sommes regroupés au sein de notre coopérative, nous avons bénéficié de beaucoup de choses », a affirmé M. Bukuru.

« Etant un groupement, nous avons eu beaucoup d’opportunités »

En premier lieu, il a cité la facilité pour les membres de la coopérative d’accès aux crédits auprès des institutions de microfinance. Ce qui leur permet de réaliser normalement leurs projets. « En deuxième lieu, pour ce qui est de la gestion des récoltes, l’Ucode-AMR, en collaboration avec la coopération technique belge, nous a construit des hangars de stockage de nos produits agricoles. Et cela nous aide à ne plus gaspiller la récolte », a précisé M. Bukuru. Une situation, qui avant l’arrivée de ces coopératives, entraînait la famine et la pauvreté dans beaucoup de ménages. Il a terminé en lançant un appel vibrant à toutes personnes qui veulent aller très loin dans leurs projets de se regrouper dans une association, du fait que l’union fait la force.
Avit Ndayiragije

 

Ville de Ngozi> La vie comme elle va

Un vaste choix d’activités malgré certaines contraintes

 

La vie au quotidien dans la ville de Ngozi implique certains points tant positifs que négatifs. Cela ressort des propos recueillis dernièrement auprès de la population de cette ville. Ces propos tournent autour du logement, du commerce des produits vivriers et du carburant.

 

La ville de Ngozi offre un vaste choix d’activités qui contribuent dans le développement de la province. Cependant, des défis ne manquent pas selon les opinions des habitants de cette ville.
L’étudiant à l’Université de Ngozi, Mireille Kampundu, indique qu’il existe plusieurs possibilités de logement et le prix du loyer reste plus avantageux qu’à Bujumbura. Elle poursuit en disant qu’il y a un large choix de restaurants qui conviennent à tous les étudiants. Concernant les denrées alimentaires, elles sont plus accessibles à Ngozi que dans d’autres provinces du pays, indique-t-elle.
Ngozi est également un point stratégique pour les voyageurs, les transporteurs et les commerçants. Des véhicules de transport partent de Ngozi pour aller dans les provinces voisines et lointaines. Ramadhan Manirakiza, un chauffeur rencontré à la gare des véhicules de transport Ngozi-Bujumbura se réjouit de cette situation qui permet de nourrir beaucoup de familles.
La ville de Ngozi, comme d’autres lieux, n’a pas été épargnée par la flambée des prix des produits vivriers et du manque de carburant. Sur le marché central de Ngozi les prix des denrées alimentaires ont grimpés comparés aux prix des temps passés. Les causes de cette flambée des prix sont multiples. Certains commerçants disent que la cause principale est la dévaluation de la monnaie burundaise par rapport aux monnaies étrangères.
Une pénurie de carburant se fait également observer dans la ville de Ngozi. L’essence et le gasoil sont devenus un casse-tête pour les consommateurs. Les propriétaires des stations-services affirment qu’ils ne disposent d’aucune goutte de carburant. A cause de cette situation, la fraude de ces produits est devenue monnaie courante dans certains quartiers, indiquent certaines opinions. Un litre d’essence qui coûte normalement 2100 FBu a déjà atteint 4 000 FBu et 3 500 FBu pour le gasoil. Les acheteurs du carburant sollicitent l’intervention des autorités pour la pénurie de carburant trouve une solution définitive.

Eric Mbazumutima

 

 

DEVELOPPEMENT LOCAL> Rôle des associations agricoles

Ce sont les leviers pour le développement

 

qssLes associations agricoles contribuent au développement de la population si elles sont bien encadrées. Ce sont elles qui servent d’exemple surtout dans l’introduction des nouvelles méthodes lorsque le ministère de tutelle veut faire passer une réforme. Elles sont de véritables leviers pour un développement intégral. C’est le cas d’une association dénommée Dutezimbere igihugu œuvrant dans la commune et province de Muramvya encadrée par un député élu dans cette circonscription. Elle contribue dans la multiplication des semences sélectionnées surtout les pommes de terre.

 

D’après les témoignages recueillis auprès des membres de cette association, durant à peu près deux ans d’existence, l’association Dutezimbere igihugu a déjà multiplié les plants fruitiers. Lievet Nduwayezu est un jeune d’une vingtaine d’années qui vit sur la colline Muramvya. Il a fait savoir que l’association l’a engagé à la fin de l’année 2015. Pour lui, être employé par l’association agricole lui a suscité un besoin de demander à ses parents de lui accorder un lopin de terre pour qu’il cultive lui aussi les prunes de Japon.
M. Nduwayezu a révélé à notre rédaction qu’il a planté 70 plants au mois de mars 2016. Mais actuellement, il récolte entre 50 à 100kg de prunes de Japon tous les 10 jours. Et d’ajouter que l’association lui appuie dans la recherche du marché d’écoulement de ces fruits. Cela lui a permis de projeter la construction de sa maison d’ici une année, a-t-il dit avant de demander à tous les autres jeunes de chercher à adhérer ou à créer des associations.
Juvénal Nsavyimana, est un sexagénaire de la colline, commune et province de Muramvya. Il a signalé à la rédaction du quotidien burundais d’informations que se regrouper en association lui a été bénéfique. Il a indiqué qu’il possède une dizaine de vache mais qu’il n’avait jamais eu l’occasion de pouvoir vendre le fumier. Mais l’association Dutezimbere igihugu dont il est membre lui a été un marché d’écoulement. Il a précisé qu’actuellement, il peut s’acheter ce dont il a besoin grâce à l’argent obtenu de la vente du fumier.

L’administration témoigne : l’association permet le bien-être de la famille

Quant au chef de la zone Muramvya, l’idée du député Rémégie Bazirahomponyoye d’encadrer les agriculteurs à travers l’association a été salvatrice. Il a précisé que ce n’était pas dans les habitudes des élus ou autres hauts fonctionnaires de venir s’investir dans le développement de leur entité. Cet administratif indique que dans plusieurs champs des collines de la commune Muramvya, la population y a planté des prune de Japon car, rassurée que l’association va les aider à trouver les marchés d’écoulement. L’association possède également un vaste champ de pommes de terre qui sert à la multiplication des semences sélectionnées pour la population locale et des autres localités du pays. A ce titre, l’association emploie plus de cents ouvriers qui perçoivent chaque semaine une rémunération qui leur permet à lutter contre la pauvreté extrême dans leur ménage. Le développement commence par le bien-être familial.

Amédée Habimana

 
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