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Economie, Sciences, Education/formation

ENTRETIEN> Les défis rencontrés dans la fabrication du savon

Notamment le manque de matériaux

 

IMG 141300Le manque de matériaux peut bloquer la fabrication des savons. La hausse des prix des produits d’utilisation peut aussi conduire à la perte. Cela ressort de l’entretien que la rédaction du journal « Le Renouveau » a eu avec un fabriquant des savons, Gérard Ntawuyaheza à propos des défis qu’il rencontre dans son métier.

 

Gérard Ntawuyaheza, est un fabriquant des savons. Il a informé qu’il a appris ce métier quand il était très jeune d’une personne qui les fabriquait au quartier industriel. « Avant, je travaillais pour les autres et j’ai imaginé comment travailler pour mon propre compte. Remarquant que je n’avais pas de matériels suffisants pour commencer ce métier, j’ai pris la décision de m’associer avec un autre qui les possédait et nous avons constitué ensemble le capital pour démarrer notre activité », a- t- il ajouté.
Gérard Ntawuyaheza affirme que cette activité lui procure un revenu lui permettant non seulement d’entretenir sa famille mais aussi de payer les taxes. Il a acheté du petit bétail qui l’aide à pourvoir aux besoins de sa famille. Pour enrichir le sol de ses champs, il utilise le fumier de ce bétail. Sa famille ne manque ni d’habits, ni de frais scolaires pour les enfants, ni de frais pour les soins de santé. « Quand ma femme ou mes enfants tombent malades, je trouve facilement des frais de soins de santé. C’est le même cas si un enfant a besoin des frais ou d’autres matériaux scolaires», a-t-il souligné. Il a continué en disant qu’il a acheté une parcelle qu’il a par la suite mise en valeur et qu’il a remboursé certaines dettes qu’il avait contractées. Il paie facilement le loyer.
Il signale enfin que dans son métier, des problèmes ne manquent pas. C’est un métier qui demande beaucoup de forces et, avec l’âge, il arrive qu’on soit incapable de le continuer. La montée des prix des produits qu’il utilise lui fait travailler à perte. Par exemple aujourd’hui, dit-il, je m’approvisionne en matières premières à des prix très élevés et, souvent, les prix peuvent descendre avant que tous les savons fabriqués à prix de revient élevé, ne soient pas écoulés. Un autre défi est le manque de client car les fabricants des savons sont nombreux. Il n’y a pas assez de marchés pour vendre tous les savons fabriqués.

Evelyne Habonimana

 

Ministère a la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine> Bilan pour l’année 2016

Les réalisations sont fort satisfaisantes

 

DSC03030La ministre à la Présidence chargée des Affaires de la Communauté est-africaine (CEA), Léontine Nzeyimana, a présenté, le jeudi 9 février 2017, le bilan des réalisations de son ministère. Plusieurs activités ont été réalisées par ledit ministère mais des contraintes n’ont pas aussi manqué.

 

Selon Léontine Nzeyimana, ministre à la Présidence chargée des Affaires de la Communauté est-africaine, une des victoire du Burundi enregistrée aura été sans conteste la nomination par le 17e sommet des chefs d’Etats de la CEA, de l’ambassadeur Libérat Mpfumukeko, en qualité de nouveau secrétaire général de la CEA pour un mandat de cinq ans renouvelable, en remplacement de l’ambassadeur Richard Sezibera, de nationalité rwandaise, dont le mandat était arrivé à terme.
L’autre victoire aura été la manière dont le Burundi a contrecarré les velléités à l’encontre du Burundi, en particulier au-delà d’une médiatisation à outrance contre le Burundi et entretenue par le secrétaire général de la CEA sortant qui avait pris fait et cause contre les intérêts du Burundi, et traduisant certains moments l’animosité de son pays d’origine contre la souveraineté du Burundi et les tentatives d’aliéner les droits du Burundi. Le Burundi s’est aussi, pour sa part, attelé à remplir ses obligations à l’endroit de la CEA en dépit de la conjoncture économique défavorable pour être en situation confortable pour défendre ses intérêts et ceux de la CEA à laquelle il appartient.

Difficultés rencontrées

La ministre Nzeyimana a indiqué que le budget d’austérité pour l’exercice 2016 a handicapé certaines activités dans le Plan d’actions annuel. Ceci a particulièrement affecté la représentation du Burundi dans les réunions statutaires et non statutaires de la CEA. Le second problème concerne le gel d’une partie de la coopération qui a entraîné la non réalisation de certaines activités, par exemple la poursuite du programme Renforcement des capacités en langue anglaise qui requiert un financement costaud à hauteur de 1 200 000 dollars américains.
La troisième contrainte aura été un défi à caractère transversal de l’harmonisation des lois. Il s’agit d’une question complexe qui interpelle plusieurs parties prenantes à la fois, avec ici et là un manque de vision partagée et une absence d’anticipation sur des engagements auxquels le Burundi a souscrit.
Au cours de la période sous examen, Léontine Nzeyimana a précisé que les réalisations du ministère en charge de la CEA sont fort satisfaisantes.
Yvette Irambona

 

ENTRETIEN> Avec le représentant légal de l’AEPDIJEB

Pour la promotion du développement intégré du jeune enfant en faveur des parents en particulier

 

IMG 0017L’AEPDIJEB (Association pour la promotion de l’éducation parentale et le développement intégré du jeune enfant au Burundi) a pour objectif de renforcer une prise de conscience de l’éducation parentale, la promotion du développement intégré du jeune enfant en faveur des parents en particulier et de la communauté en général.

 

Le représentant légal de l’AEPDIJEB, Zacharie Irambona, a fait savoir que cette association s’allie aux principes de l’éducation pour tous. Il a indiqué qu’elle a pour mission d’œuvrer pour une conscience des parents et des communautés en vue d’une prise en charge holistique du jeune enfant burundais dans tous ses aspects physiques, affectifs, sociaux et cognitifs. C’est aussi pour contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la mère et du jeune enfant de la conception à six ans, contribuer à la promotion d’une alimentation équilibrée chez la mère et le jeune enfant à travers la promotion des cultures à haute teneur protéinique, etc. Notre source a révélé que pour réussir à sa mission, l’association utilise des stratégies comme promouvoir l’éducation et la communication des parents et des communautés à la base en vue de leur conscientisation pour la prise en charge du jeune enfant à travers des attitudes et comportement favorisant son développement.
Selon M. Irambona, cette association a été crée parce que les membres ont constaté que le domaine de l’éducation n’est pas suffisamment développés au Burundi par exemple l’éducation préscolaire. Il a indiqué que dans les milieux ruraux les parents ignorent complètement ce domaine ou bien ils n’ont pas de moyens pour permettre à leurs enfants de fréquenter les écoles préscolaires. Il y a d’autres qui ne sont pas bien informés sur les bienfaits de l’éducation préscolaire, a-t-il ajouté. C’est pour cette raison que cette association a pensé qu’il est nécessaire d’apporter une contribution pour renforcer les capacités des parents dans ce domaine par rapport aux efforts de l’Etat. M. Irambona a insisté sur les bienfaits de l’éducation préscolaire étant donné qu’au niveau primaire, il y a un effectif élevé dans une même classe et qu’il est difficile de l’encadrer. Mais, il y aura une amélioration si l’enfant a déjà fréquenté le préscolaire car il sera moins timide dans l’apprentissage.
Notre interlocuteur a lancé un appel à tous les parents d’être proche de leurs enfants pour un développement efficace de l’enfant dans tous les aspects.

Fidès Ndereyimana

 

 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ELEVAGE> Conférence de presse

Les questions de famine ou de disette hantent certaines provinces du Burundi

 

IMG 0164Le mercredi 8 février 2017, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage a organisé une conférence de presse au cabinet du ministre pour faire la lumière sur l’une ou l’autre question des journalistes. Les questions posées étaient relatives à la famine qui sévit dans certaines provinces en particulier et de tout le pays en général.

 

Une des questions était en rapport avec le vocabulaire qu’il faut utiliser à savoir s’il s’agit d’une famine ou d’une disette et ce que le ministère préconise de faire pour remédier à cela. Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Dr Déo Guide Rurema, a d’abord fait savoir que la saison culturale A a connu beaucoup de problèmes dus au retard de la pluie, ou alors il arrivait que la pluie tombe excessivement. Il a aussi dit que la question de famine hante tous les coins du monde. Il a alors précisé qu’il n’est pas encore temps de dire que c’est une disette mais qu’il s’agit d’une famine qui tend à se généraliser dans certaines provinces suite à la diminution de la production due aux changements climatiques.

Il y a des provinces qui sont plus menacées par la famine

Il a donné l’exemple des provinces qui sont menacées par la famine. C’est le cas de Muyinga, Kirundo, Bubanza et Bujumbura où la production est à moins de 50%. Il a évoqué des provinces qui ont moyennement produit comme Muramvya, Cankuzo avec une production approximative de 60%, mais aussi les provinces qui ont eu une bonne récolte qui va au delà de 70%. C’est entre autres les provinces de Mwaro, Ngozi, Makamba et Rutana. Pour la saison sèche qui approche, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage dit que la fumure est en train d’être distribuée à la population pour voir comment améliorer la production. Il a dit que la population est en train d’être sensibilisée afin de ne pas vendre ce fumier. Il a dit aussi que la population doit tracer des courbes de niveau et utiliser les semences sélectionnées et cultiver aussi des légumes tout autour de la maison. Tout cela peut contribuer à la lutte contre la famine.
Il a donné l’exemple des mères et des enfants qui se lèvent très tôt le matin pour puiser de l’eau et remplir les futs ou tonneaux pour la fabrication des briques. Cette eau peut aussi être utilisée pour arroser ces légumes pendant la saison sèche. Le ministre dit qu’il est en train d’être élaboré un calendrier qui va permettre de savoir les marais qui ne sont pas exploités ou encore savoir l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de ces marais. Le ministère va aussi voir comment introduire les cultures qui résistent à la sécheresse comme les colocases et les patates douces. Il sera question de quitter les bureaux pour descendre sur terrain et se rendre compte de ce qui se passe chez les cultivateurs dans le cadre de ce que le ministère appelle l’encadrement rapproché de la population.

Comment lutter contre les insectes ravageurs ?

Une autre question posée était en rapport avec les insectes ravageurs qui attaquent le maïs et s’il y a des insecticides. Le ministre a répondu que la question est connue et qu’on est en train de travailler avec les experts de l’Institut des Sciences agronomiques du Burundi. Il a aussi précisé que c’est une espèce nouvelle dont le cycle de développement se fait au niveau de la tige du maïs.
Une autre question était de savoir s’il n’y a pas des cultures qui pourraient être priorisées pour résister à la famine et pourquoi on a mis des barrières commerciales dans certaines provinces où l’administration a empêché aux commerçants de vendre des produits à l’extérieur de la province ou du pays. Le ministre a répondu que le gouvernement du Burundi en collaboration avec les quelques bailleurs comme la Banque africaine de développement, (Bad), le Fonds international de développement agricole (Fida), etc. sont descendus sur terrain pour voir comment aménager tous les marées pour la culture du riz. Cela va surtout être appliqué dans les régions de l’Imbo et de Kumoso dans les provinces de Makamba, Ruyigi, Rutana et Makamba. A la question des barrières commerciales, le ministre a fait savoir que par exemple en province de Kirundo, les administratifs se sont convenus de garder jalousement leurs produits au lieu de les acheminer vers les marchés et par la suite aller tendre les mains aux autres.

Olivier Nishirimbere (stagiaire)

 
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