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Economie, Sciences, Education/formation

MESRS> Atelier d’échange sur les orientations stratégiques

En vue de mettre en place une plateforme de tous les acteurs dans la mise en œuvre des ODD de l’agenda 2020 et du PND 2018-2027

 

DSC05946 1Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a organisé, le jeudi 31 janvier 2019, un atelier  d’échange sur les orientations stratégiques du ministère pour la mise en place d’une plateforme de tous les acteurs dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) de l’agenda 2020 et du Plan national de développement (PND) 2018-2027.  

 

Le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Gaspard Banyankimbona a indiqué que le développement est une affaire de tous. « Nous devons nous impliquer tous à ce niveau. Au niveau de l’enseignement supérieur, on a remarqué qu’il y a un décalage entre le monde universitaire, le monde de l’entreprise et le secteur de production. On a senti qu’il y a de l’expertise qui est disponible et qui n’est pas exploité dans les centres de recherche ou dans les universités alors qu’il est indispensable dans la mise en œuvre des ODD d’une part mais également le PND d’autre part. C’est comme ça qu’on a imaginé de créer une plateforme où se réuniront les universitaires, les entrepreneurs, les organisations internationales, tous les partenaires du développement pour que dans ce cadre, on puisse imaginer une manière d’améliorer nos pratiques, d’échanger nos pratiques », a dit M. Banyankimbona.  Il a donné l’exemple du monde des emplois où les entreprises se lamentent que les profils qu’ils reçoivent actuellement ne répondent pas aux besoins de l’entreprise. Et d’ajouter qu’on leur demande d’aider à définir le profil qu’ils souhaitent afin de les former et participer dans tout ce processus. M. Banyankimbona a aussi fait savoir qu’il y a des problématiques des entreprises pour lesquels on invite des consultants étrangers qui viennent faire un travail et qui paradoxalement, à un certain niveau, ils sous-traitent même. Et de signaler qu’au final, on va se rendre compte que la consultance a été effectuée par le personnel local qui était finalement disponible. « Pour nous, la valorisation de cet expertise local qui pourrait couvrir un certain niveau, est moins chère d’abord puis, elle garantit une mémoire institutionnelle. Nous estimons qu’on pourrait se compléter avec les entreprises, les sociétés, avec tous les secteurs de production pour pouvoir agir en synergie pour le développement. Mais il manque ce pont et c’est ce pont qu’on a imaginé sous forme d’une plateforme qui pourrait directement contribuer à booster la mise en œuvre de l’Agenda 2020 et des objectifs du PND pour le Burundi 2018-2027 », a-t-il souligné. 

Emelyne Iradukunda

 

LUTTE CONTRE LE CHOMAGE>Entretien sur la gestion entrepreneuriale Elle permet de satisfaire certains besoins et faire face à la pauvreté

Elle permet de satisfaire certains besoins et faire face à la pauvreté

 

P1107La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue, le vendredi 25 janvier 2019, avec Gaspard Ndereyimana sur la gestion entrepreneuriale. Il affirme qu’elle permet de satisfaire certains de ses besoins afin de faire face à la pauvreté.  

 

Le nombre de chômeurs va en croissant, au Burundi. A défaut de l’Etat employeur et des entreprises internationales qui, d’habitudes, recrutent en masse ; certaines personnes qui terminent l’enseignement secondaires, techniques ou universitaires ne croisent pas les bras. C’est le cas aussi de Gaspard Ndereyimana qui s’est joint avec Jean Claude Nshimirimana dans la réparation des téléphones mobiles afin de lutter contre le chômage.Après avoir eu le diplôme de baccalauréat à  l’Université du Burundi, il y a deux ans, ils n’ont pas croisé les bras. Ils militent pour leur survie en réparant des téléphones. M.Ndereyimana affirme que ce petit métier permet de satisfaire certains besoins. « La bonne gestion de revenus que nous recevons dans notre activité entrepreneuriale nous permet de payer le loyer et tous nos besoins » a-t-il affirmé.Concernant le capital, Gaspard Ndereyimana, affirme que la jeunesse se heurte à un problème de manque de moyens financiers. Il demande qu’il y ait un fond national qui peut aider ceux qui veulent initier des activités génératrices de revenus.     « C’est très difficile de contracter un crédit auprès d’une banque sans une fonction déterminée, si le gouvernement met en place ce fond, la jeunesse aura recours à ce dernier ».A la question de savoir comment ils ont pu commencer, M.Ndereyimana dit qu’ils ont réussi à se lancer dans cette affaire avec des moyens financiers qu’ils avaient. S’ils trouvent un capital, ils comptent aussi se lancer dans d’autres activités et créer leur propre emploi. Pour rappel,  Pierre Claver Nduwumwami, directeur de Burundi business incubator (BBIN), avait affirmé qu’aucun jeune ne devrait être limité parce qu’il n’a pas de capital. Il lui a conseillé d’y aller petit à petit, étape par étape en commençant par une activité qui ne nécessite pas un grand capital.

Moïse Nkurunziza (Stagiaire)

 

Lutte contre le chômage> Témoignage d’un ancien universitaire

Sa prise de conscience lui a permis de scolariser ses petits frères

 

Le chômage des jeunes est une question préoccupante. Certains jeunes terminent leurs études et restent longtemps à la maison sans emploi Aimé Richard Dushime est un jeune du quartier Musaga qui s’est entretenu le mardi 22 janvier 2019, avec la rédaction du quotidien « Le Renouveau », sur sa décision de faire face au chômage prolongé. 

 

« J’ai terminé mes études universitaires dans la faculté de Gestion en 2013. Je voyais vraiment que j’étais une personne très importante car j’avais fais un stage dans l’une des banques de la capitale de Bujumbura.  J’imaginais qu’avec ma façon de travailler, je serais vite engagé», raconte M. Dushime.« L’année 2014 s’est écoulée sans être embauché, en même temps, je suis l’aîné dans une famille de quatre enfants. Notre père était déjà mort. J’ai vu combien ma mère souffrait pour notre survie et je me suis décidé de chercher n’importe quel métier pourvu que je vienne en aide à notre chère maman. En premier lieu, je suis allé demander de l’emploi à la KK Security et j’avais eu la chance de trouver une place. J’avais un salaire minimum mais quand-même ce salaire m’a permis de payer la scolarité de mes petits frères », déclare M.Dushime.

Mes amis se sont moqués de moi à cause de cet emploi

« Dès que mes amis ont entendu que je fais cet emploi, ils sont venus me voir me demandant pourquoi j’avais osé salir les licenciés. Je ne leur ai pas répondu parce que je savais ce que je faisais », indique M.Dushime.Il continue en disant que ses amis sont toujours au chômage. Aimé Richard Dushime continue à payer les frais de scolarité de ses frères, mais aussi il à payer ses amis viennent des fois lui demander de leur prêter de l’argent pour payer le bus car ils commencent à avoir le complexe d’en demander à leur parents.M. Dushime fait un clin d’œil aux autres jeunes comme lui de ne pas attendre en restant à la maison car, même quand on n’a pas de charge, lorsqu’on a à faire, cela donne une valeur sociale. 

Mireille Kubwayo (stagiaire)

 

COMMERCE DANS LES QUARTIERS> Concurrence déloyale

Elle est consécutive à la prolifération des boutiques et cafétérias

 

IMG 5004La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue, le lundi 28 janvier 2019, avec certains boutiquiers et investisseurs dans des cafétérias sur la concurrence déloyale consécutive à leur prolifération. Ce qui pose le problème de rentabilité. 

 

Face à la situation économique du pays, beaucoup de gens s’organisent pour investir dans des activités génératrices de revenus. C’est dans ce cadre que prolifèrent les boutiques, les cafétérias et d’autres types d’activités qui se développent à chaque coin de rue dans les quartiers, particulièrement dans  les périphéries de la municipalité de Bujumbura.Dans les quartiers populaires comme Cibitoke, Kinama, Kamenge, Kanyosha, Musaga, …on assiste à l’implantation de plusieurs échoppes et gargotes qui font la promiscuité dans la mesure où les gens se bousculent continuellement. De telles maisons qui abritent ces activités commerciales se trouvent surtout à la jonction des rues. A côté de ces échoppes et gargotes, on trouve d’autres vendeurs qui étalent leurs marchandises  qui sont de  même nature que celles vendues dans ces infrastructures commerciales susmentionnées. Il en découle que l’offre est supérieure à la demande. Les clients préfèrent ainsi s’approvisionner aux endroits les plus offrants. Les boutiquiers et ceux qui travaillent dans les cafétérias rencontrés sur les lieux ne voient pas d’un bon œil d’autres activités qui les entourent. Ils en arrivent même à s’échanger des propos malveillants. Certains ont indiqué qu’ils ne trouvent pas  de clients suite à cette concentration d’activités identiques dans les mêmes emplacements. Un des interlocuteurs de la zone Kinama qui dispose d’une cafétéria a signalé qu’il s’est lancé dans cette activité il y a trois mois. Selon lui, les clients viennent au compte-gouttes et le lait s’avarie très souvent. Ces trois mois d’essai ne lui donnent pas l’espoir de continuer avec la même activité. Il s’est trouvé dans l’impossibilité de payer le loyer avec le bénéfice dégagé mensuellement depuis le lancement de l’activité.Un autre qui a investi dans une boutique en zone Buyenzi a fait savoir que son activité n’est pas rentable. Il a souligné qu’il grignote sur le capital investi pour pouvoir payer le loyer et qu’il plane sur lui la probabilité de fermeture si la situation continue comme elle se présente.

Ezéchiel Misigaro

 
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