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Economie, Sciences, Education/formation

Commune Kanyosha> Sur le métier de poterie

Les Batwa fournissent beaucoup d’efforts mais gagnent peu

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue le lundi 1er octobre 2018 avec  quelques autochtones  Batwa de la zone Kiyenzi de la commune Kanyosha en province de Bujumbura sur le métier de la poterie. Ils disent fournir beaucoup d’efforts  mais qu’ils gagnent peu.
0001aaaaaAlphonsine Nzopfabansharitse, de la  colline Nyabuyengero a informé qu’elle exerce encore le métier de poterie car elle n’a pas d’autre source de revenu. Selon elle, elle s’approvisionne en argile dans la localité de Nyamaboko de la même commune. Néanmoins, elle effectue 6 heures de marche aller-retour. «C’est un travail fastidieux.  Je transporte la quantité d’argile servant à fabriquer un grand pot. Toute la famille, nous nous y rendons  deux fois par semaine », a-t-elle indiqué. Après deux semaines, a signalé Mme Nzopfabansharitse, la famille commence à façonner les marmites  car la quantité d’argile nécessaire pour  un tas de pots est déjà constituée. C’est un travail qui exige deux jours successifs, le premier est consacré à façonner les marmites et le deuxième, à mettre  des ornements. Le troisième jour, c’est pour faire le séchage  de ces pots ainsi que la recherche du bois et de la paille pour  la cuisson en  four de ces  marmites afin qu’elles soient dures. Quant à Salvator Muyombe de la colline Buhina, il a dit que l’effort fourni pour fabriquer ces pots est inversément proportionnel  au revenu provenant des produits de la poterie. Après trois semaines, toute la famille gagne 20 000 FBu. M. Muyombe a fait savoir que le prix de ces pots varie de 200 FBu à 1 000 FBu selon la taille. « Ces prix ne sont pas proportionnels à la valeur réelle de nos marmites. La population de la localité dit qu’elle n’a plus tellement besoin de nos produits car ces grands pots étaient jadis utilisés pour cuire et conserver le manioc cuit. La raison avancée par ces gens est que la production du manioc dans cette zone a fortement chuté », a précisé M. Muyombe.Il a indiqué que ces revenus sont très insignifiants par rapport aux besoins des ménages des Batwa qui, par conséquent, exercent comme tacherons dans les champs des personnes possédant de grandes exploitations. Ils se font violence pour supporter leur subsistance mais en vain car leurs revenus restent insuffisants par rapport à leurs besoins. M. Muyombe demande au gouvernement de leur accorder des terres cultivables ainsi que des moyens techniques et financiers pour améliorer leur métier de poterie. 

Ezéchiel Misigaro

 

COLLECTIF AVENIR SANS FRONTIERES> Lancement des activités de protection de l’environnement

Pour manifester comment les commerçants des produits du bois devraient travailler

00aaa11zzeLe Collectif avenir sans frontières (Casaf) en collaboration avec l’association « Duterimbere dutezimbere ibidukikije (ADBI) travaillant dans la commercialisation du produit du bois, a organisé le vendredi 28 septembre 2018, une réunion à l’endroit de certaines associations qui œuvrent dans ce secteur. C’était dans le but de lancer en public leurs activités et de manifester comment les commerçants des produits du bois doivent travailler afin de continuer à garder un environnement sain. Signalons que cette réunion a vu la participation de certaines autorités administratives de la mairie de Bujumbura.


Dans son mot,  l’Abbé Télesphore Bandyayera,   représentant du Casaf, une association qui œuvrent dans la lutte  pour les droits des enfants, et surtout ceux en situation de rue,  a indiqué que  ce collectif a été créé dans le but  de  combattre la  délinquance des enfants en situation de rue, à travers  la création des petits métiers pour ces jeunes  afin de les aider à sortir de leur extrême pauvreté.  M. Bandyayera a ajouté que le lancement de ces activités coïncide avec la célébration du 9ème  anniversaire du Casaf. « Alors, c’est une bonne occasion d’évaluation les réalisations et relever les défis afin de proposer des solutions  pour faire face à ces différents défis », a  t il précisé. Au moment où les cas de vagabondage, de délinquance et des enfants en situation de rue se remarquent le plus souvent dans la capitale burundaise, le représentant du maire de la ville a  affirmé que la mairie est beaucoup satisfaite des œuvres du casaf, du fait qu’il travaille pour le bien-être  de ces enfants surtout  en les montrant comment ils puissent créer leurs petits projets afin de sortir en leur pauvreté. « Nous saluons également l’insertion du domaine de protection de l’environnement au sein de votre  collectif. Car, la majorité des commerçants  du produit du bois ne pensent que  couper les arbres pour gagner de l’argent, mais pas de les remplacer  pour continuer à garder un environnement sain », a-t-il mentionné.« Le gouvernement du Burundi, prêt à soutenir les initiatives visant le développement du pays et des populations »

Quant à Ignas Ntawembarira, directeur du département des enfants et familles  au ministère ayant  les Droits de la personne humaine dans ses attributions, dans son discours,  il est d’abord revenu sur le thème général de cette année qui est « l’amour, le droit de l’homme  et le développement », tout en informant que ce dernier est très important parce qu’il coïncide avec la nouvelle politique du gouvernement qui prévoit un développement inclusif durable des populations dans un environnement sain. « Et pendant  les anniversaires, c’est le temps de faire une autoévaluation pour analyser les réalisations ainsi que les défis  afin de mettre en place des stratégies pour les relever »,  a signalé M. Ntawembarira. Ce dernier a terminé  son discours tout  en encourageant les associations regroupées au sein du Casaf de continuer dans le même sens, et  que le gouvernement du Burundi ne ménagera aucun pour  soutenir  toutes les initiatives visant à renforcer le développement du pays et des populations 

AVIT NDAYIRAGIJE

 

EDUCATION>Les opinions des parents sur les cours du soir

Divergences d’opinions

La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est entretenue ce vendredi 28 septembre 2018 avec les parents. C’était pour recueillir leurs opinions sur les cours du soir.


Les cours du soir sont des enseignements dispensés, généralement organisés  après l’école pour les enfants sur demande de leurs parents. Ces cours peuvent être dispensés par leurs propres enseignants ou ceux d’ailleurs. Ce genre de cours est organisé pour les élèves du primaire mais également pour ceux du secondaire. Les enseignants sont sollicités par certains parents afin d’améliorer la capacité intellectuelle de leurs enfants. Les cours du soir créent une divergence d’opinions pour les uns et les autres, car ils ne le perçoivent pas de la même façon. Les parents avec qui nous avons discuté, ont fait savoir que les cours du soir sont importants du moment que l’enseignant fait son travail correctement.

Pour eux, ils n’ont aucun problème. «Avant que nous décidions de confier notre enfant à un enseignant, il avait de très mauvaises notes ; nous quittions la maison à 7 h pour revenir à 20h. Nous n’avions pas le temps de nous occuper de notre enfant. Il rentrait à la maison avec des devoirs et des exercices mais personne n’était là pour lui expliquer ce qu’il ne comprenait pas. Vous comprenez qu’à l’interrogation, il ne pouvait pas avoir de bonnes notes. Alors, nous avons décidé de l’inscrire dans un cours du soir chez sa maîtresse, ce qui a donné de bons résultats à la fin de l’année», ont-ils signalé.Un autre parent nous a confié qu’il a été déçu par la façon dont un enseignant s’occupait de ses enfants. Pour lui, ces cours du soir font perdre de l’argent. «Moi  j’ai deux enfants, je payais 50 000 FBu pour chacun chaque fin du mois pour qu’ils puissent suivre le cours du soir, mais à ma grande surprise, un jour j’ai vérifié et j’ai constaté qu’ils ne faisaient que corriger le devoir à domicile. Il ne leur donnait pas d’autres exercices pour voir s’ils avaient au moins compris. Dès ce jour, j’ai décidé de suspendre ces cours du soir, je m’en charge moi-même et je me débrouille tous les jours afin de dégager du temps pour les suivre, a indiqué ce parent».

Sonia Busogoro (stagiaire)

 

Enseignement supérieur> Concours d’entrée dans les facultés de médecine du Burundi

Proclamation des résultats de la 4e édition

00aaabLe ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Gaspard Banyankimbona a tenu un point de presse le lundi 1er octobre 2018 sur la proclamation des résultats de la quatrième édition du concours d’entrée dans les facultés de médecine du Burundi, au siège du ministère de tutelle. Les étudiants qui ont obtenu une note comprise entre 77,08% et 47,5% ont été retenus, et les trois premiers élèves qui ont obtenu une note comprise entre 77,08% et 71,8% ont été primés par le ministère.


Pour le ministre Banyankimbona, cette proclamation intervient au lendemain de la clôture des activités liées à l’organisation du concours d’entrée dans les facultés de médecine de l’enseignement supérieur du Burundi, dont les inscriptions avaient débuté le jeudi 23 août 2018 pour se terminer le mercredi 29 août 2018. La passation de ce concours a eu lieu sur cinq centres dans tout le pays. Les épreuves ayant fait l’objet de ce concours étaient la biologie, la physique, le français, la Chimie, les mathématiques et l’anglais. Le ministre a dit que le processus s’est déroulé sans incident et a profité de cette occasion pour remercier et féliciter les membres du Comité d’organisation ainsi que toute personne qui aura contribué directement ou indirectement à la réussite de ce concours.

Le concours avait un double objectif

Pour M. Banyankimbona, au Burundi comme ailleurs dans d’autres pays, spécifiquement ceux de la Communauté est-africaine, les facultés de médecine font partie des filières stratégiques recherchées, mais aussi les plus exigeantes en termes, de qualité et de coût relatif aux ressources humaines et équipements pédagogiques. 

Les inscriptions se faisaient par SMS

Pour faciliter les inscriptions à la 4e édition du concours d’entrée, elle se faisaient par SMS. Les effectifs totaux des inscrits par SMS ont atteint un chiffre de huit cent onze (811) candidat dont sept (7) ne remplissaient pas la condition d’avoir 60% à l’examen d’Etat. Parallèlement, cent quarante-trois (143) candidats ont été autorisés à s’inscrire le jour même de l’examen au centre de passation de leur choix. L’objectif final était de retenir trois cent premiers candidats pouvant potentiellement s’inscrire dans les facultés de médecine, à raison de cent (100) étudiants par faculté suivant les recommandations  de la Communauté de l’Afrique de l’Est, a ajouté M. Banyankimbona. Trois cents candidats ayant une note comprise entre 77,08% et 47,5% ont été retenus. Les cent (100) premiers étant d’office admis à la faculté de médecine de l’Université du Burundi, les deux cents autres avaient le choix entre les facultés de médecine des universités Espoir d’Afrique et de Ngozi. Selon toujours le ministre Banyankimbona, à la fin de chaque édition, tradition oblige, on a primé ceux qui se sont distingués pour les féliciter et les encourager, la réussite à ce test n’étant qu’un début d’un long chemin pour devenir médecin, mais également pour raviver l’esprit de compétition pour les futures éditions. Trois candidats ont été primés, le premier est Godefroid Sembabazi, lauréat du Petit séminaire Mika qui a eu 77,08% et a eu un Laptop, la deuxième est Ange Zélie, lauréate du Lycée du Saint Esprit qui a eu 73,8% et a reçu une tablette, et enfin le troisième est un lauréat du Petit séminaire St Pie de Muyinga qui a eu 71,8% et a reçu un smartphone. M. Banyankimbona a également indiqué qu’un petit sondage d’opinion a révélé les raison probable du déclin du taux de participation à ce concours : ceci serait dû à la longue période d’attente des candidats qui seraient déconnectés depuis du contenu de la matière apprise en classe et auraient peur d’aborder la compétition en concours. Ceci nous a paru vraisemblable et nous allons considérer les possibilités d’organiser un autre concours avant la fin de l’année pour maximiser les chances d’avoir plus de candidats, a promis M. Banyankimbona.  

Aline Nshimirimana

 
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