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Economie, Sciences, Education/formation

Zones péripheriques de Bujumbura> Des cultures de maïs ravagées par les chenilles

Les agriculteurs doutent du lendemain

 

IMG 600x450Comme d’habitude, quand la saison des pluies arrive au Burundi, les agriculteurs commencent à labourer pour préparer la saison culturale A. Il en a été ainsi pour les habitants des zones périphériques de la capitale de Bujumbura, surtout dans les quartiers Gikungu rural, Gihosha, Gisandema et Muyaga  mais les chenilles défoliants sont une menace majeure. Des agriculteurs se lamentent en disant qu’ils vont mourir de faim,  si rien n’est fait dans l’immédiat. Le quotidien d’information s’est entretenu avec une des femmes cultrivatrices rencontrée dans son champ se trouvant à Gikungu dit rural, le lundi 26 novembre 2018. 

 

Jeanine Nahimana rencontrée dans son champ a dit qu’elle craint un lendemain incertain, car selon elle, la récolte du maïs ne sera pas bonne à cause des chenilles qui ravagent leurs champs. Elle a  aussi signalé, que cette invasion des chenilles va conditionner la récolte de cette culture. « Ces chenilles constituent une ménace sur la production du maïs, a-t-elle révélé. Mme Nahimana a encore précisé que les agriculteurs n’ont pas de moyens suffisants pour lutter contre ces chenilles et ne savent plus à quel saint se vouer. Elle affirme, en effet,  avoir essayé de lutter contre ces chenilles avec tout ce qu’on lui avait indiqué mais sans succès. Elle a déploré, le fait que la plupart des agriculteurs continuent à mettre de la cendre dans les feuilles de maïs par manque d’insecticides. Elle a  doutes que cette cendre puisse aussi avoir des effets négatifs sur l’évolution de leurs cultures mais aussi sur la production souhaitée. Elle a lancé un appel vibrant au gouvernement du Burundi et à toute autre organisation habilitée de suivre de près ce problème afin qu’ils peuvent avoir facilement de produits chimiques à défaut desquels la population souffrira de faim.Il sied ici de signaler que ces chenilles qui attaquent les plants de maïs commencent à ravager les feuilles montantes avant de ronger la tige. Si on ne lutte pas rapidement contre ces chenilles, il sera difficile aux agriculteurs d’avoir une récolte de cette céréale. Les autres cultures n’ont pas encore été attaquéesSignalons enfin qu’en 2017, de tels cas se sont manifestés dans les champs des agriculteurs de la commune Rugombo. Pendant cette période, les chenilles avaient  ravagé toutes les cultures de haricot, poireaux, poivrons, maïs et oignons.                                                           

Moïse Nkurunziza  (Stagiaire) 

 

MINISTERE EN CHARGE DE L’HYDRAULIQUE>Descente du ministre au centre hydro-électrique de Kaburantwa

Pour se rendre compte de l’état d’avancement des travaux

 

DSC05703Le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des mines Côme Manirakiza a effectué le mardi 27 novembre, une visite sur les lieux de construction du barrage hydro-électrique sur la rivière Kaburantwa. Au départ de Bujumbura, il a passé sur le lieu des travaux de réparation de la conduite de refoulement servant en eau les quartiers de Gasekebuye, Musaga et Kanyosha. C’était pour se rendre compte de l’état d’avancement des travaux. 

 

Le barrage  Kaburantwa (Kabu16) est  entrain de se construire sur la rivière Kaburantwa se trouvant en commune Buganda de la province de Cibitoke. Les travaux de construction  sont assurés  par Angélique international limited (AIL) et atteignent leur première moitié du délai d’exécution. Après sa visite sur les lieux abritant les travaux de construction de ce barrage, le ministre Manirakiza a signalé qu’il s’est rendu compte  que ce qui s’était convenu avec l’entreprise en date du 30 juillet lors de sa  récente visite sur ce  chantier n’a pas  été complètement exécuté. L’entreprise explique que la grande pluviosité qui s’observe dans cette région ces derniers jours, a contribué au ralentissement des travaux. Une autre raison est la mauvaise qualité du sol  qui  freine les travaux de construction proprement dite du barrage, au niveau du traçage du tunnel. « Mais  l’entreprise affirme que le retard sera rattrapé  pour que les travaux puissent réellement prendre fin comme prévu vers fin mars 2020 », ajoute M.Manirakiza.Le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines affirme qu’à la fin des travaux de construction de ce barrage Kabu 16  il y aura un apport supplémentaire au niveau de la production énergétique. Il ajoute qu’il y aura aussi des nouveaux abonnés à la Regideso dans le domaine d’électricité.         « Cela  montre que  le pays progresse en matière énergétique», poursuit-il.Concernant le manque  d’eau dans les quartiers de Gasekebuye, Musaga et Kanyosha suite au tuyau qui y conduit l’eau en panne, le ministre Manirakiza tranquillise que d’autres moyens d’approvisionnement en eau sont déjà  prévus en  attendant que les travaux de réparation de ce tuyau se terminent.Il poursuit qu’à voir l’état des lieux de ces travaux, l’eau sera rétablie dans le tuyau d’ici peu de jours. 

Eric Sabumukama

 

EDUCATION> Conseils du secrétaire permanent au ministère de l’Education aux élèves qui apprennent la langue allemande

S’ouvrir à d’autres cultures et civilisations mais  sans perdre leur identité

 

DSC05458Au lycée du Saint Esprit de Bujumbura, le club d’enseignement de la langue allemande vient de fêter dix ans d’existence. Invité à l’occasion de la célébration de cet anniversaire, le secrétaire permanent au ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle Hermanegilde Burikukiye a prodigué des conseils aux élèves membres de ce club. 

 

Après avoir salué l’initiative de Goethe institut de Nairobi et du lycée du Saint-Esprit dans le but de promouvoir l’éducation des jeunes Burundais et  de les aider à élargir leurs horizons à travers l’enseignement de la langue allemande, M. Burikukiye a aussi donné des conseils aux apprenants. Il les encourage à s’ouvrir à d’autres cultures et civilisations, mais  sans perdre leur identité. Cette autorité précise que l’apprentissage de la langue allemande est une étape importante dans la promotion des échanges culturels entre le Burundi et l’Allemagne. « La langue est non seulement  un instrument de communication, d’échanges de connaissances, mais elle est aussi un outil incontournable de transmission des valeurs », ajoute-t-il. C’est pourquoi le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle ne ménagera aucun effort pour soutenir de telles initiatives, poursuit M. Burikukiye.Parmi les élèves membres de ce club d’enseignement de la langue allemande, il y a ceux qui ont déjà eu la chance de participer à des sessions d’immersion linguistique en Allemagne ou ils rencontrent des jeunes d’autres pays membres de ce réseau. M. Burikukiye encourage ces derniers à découvrir d’autres cultures car c’est à travers ces échanges culturels avec d’autres qu’ils parviendront à un enrichissement mutuel. Il les conseille aussi de ne jamais perdre leur identité ; donc qu’ils soient toujours fiers de leur culture (burundaise), de leur  langue, le kirundi et de leur pays, le Burundi. « On ne peut pas vraiment partager sa culture et ses valeurs avec d’autres si l’on n’est pas soi-même solidement enraciné dans sa propre culture », explique M. Burikukiye.Le secrétaire permanent au ministère de l’Education a aussi rappelé les élèves du Lycée du Saint-Esprit en général que l’avenir, du Burundi leur appartient ; qu’il faut aller et revenir après s’être enrichi, pour développer le pays.

ERIC SABUMUKAMA

 

SAVONOR ET MODERN DAIRY BURUNDI > Visite par commissaire général de l’OBR

Elle s’inscrit dans le cadre de la journée du contribuable

 

DSC05084Le commissaire général de l’Office burundais des recettes (OBR), Audace Niyonzima,  a effectué des visites, le lundi 26 novembre 2018, aux sociétés Savonor et   Modern Dairy Burundi. Il a précisé que cette visite s’inscrit dans le cadre de la Journée du contribuable prévue le 5 décembre 2018. 

 

Après une visite guidée dans les différents services de la société Savonor, Audace Niyonzima a indiqué  que cette visite s’inscrit dans le cadre de la Journée du contribuable qui sera célébrée le 5 décembre 2018 dans la province de Makamba.  Il a ainsi précisé que l’objectif de cette visite est d’encourager les contribuables, leur montrer que le gouvernement n’est pas là seulement pour collecter les impôts mais aussi pour les soutenir, recueillir leurs doléances pour que leur business se fasse sans beaucoup de contraintes. Il a souligné que c’est une surprise très heureuse de constater que le pays dispose d’une grande entreprise comme  Savonor qui parvient à produire environ cent tonnes par jour. « Pour moi, ça donne de l’espoir que le pays est en train d’avancer et que nous avons aussi des investisseurs sérieux dans le pays », a dit M. Niyonzima.  Le commissaire général de l’OBR a rassuré qu’il a pris au sérieux la doléance en rapport avec les questions techniques surtout au niveau informatique. « Nous sommes en train de travailler avec nos techniciens pour améliorer nos services informatiques et j’ai l’espoir que, d’ici peu de temps, les choses vont se passer rapidement et les contraintes qu’ils ont soulevées seront levées », a-t-il ajouté. Après la société Savonor, le commissaire général de l’OBR a visité la société Modern Dairy Burundi qui produit du lait dit Natura. Lors de son entretien avec la direction et le personnel de cette société, il les a invités à participer dans une exposition-vente qui sera organisée à partir du 1er décembre prochain en province de Makamba dans le cadre également de la Journée du contribuable. Il a rappelé que ce sera une occasion pour les investisseurs de faire connaître leurs produits afin d’accroître les recettes et développer le pays. 

Emelyne Iradukunda

 
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