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Economie, Sciences, Education/formation

CFCIB>Lancement officiel du projet de renforcement des capacités du secteur privé

Pour sa contribution aux politiques commerciales

 

La Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi (CFCIB), a lancé, le mardi 10 février 2015, l’un de ses projets qui vise à renforcer les capacités du secteur privé. Sous financement du Trade mark East africa (TMEA) à la hauteur de 450 470 dollars, ce projet permettra à la CFCIB à renforcer sa présence à l’intérieur du pays, à aider le secteur informel à travailler dans la transparence mais aussi à connaître ses droits dans le domaine commercial.

 

DSC07671Dans son mot d’accueil, Econie Nijimbere, président de la CFCIB, a d’abord remercié l’équipe de TMEA pour l’effort qu’elle ne cesse de consentir pour le Burundi à travers la CFCIB. Il n’a pas oublié de mentionner que la Vision Burundi 2025 et le Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, deuxième génération (CSLP II) font du secteur privé le principal moteur du développement et de l’accélération de la croissance économique. Anthe Vrijlandt, directrice pays TMEA, a , quant à elle, indiqué que l’appui financier que la CFCIB vient d’obtenir de la part de TMEA lui permettra de renforcer ses capacités et d’ influencer les politiques commerciales du Burundi pour une meilleure performance de l’économie burundaise. Elle a alors dénoté que l’ensemble du secteur privé compte sur la CFCIB d’où cette dernière doit entreprendre une action de dialogue et de plaidoyer notamment pour ce qui est perçu comme entraves aux commerces dont la complexité du système fiscal, les barrières non tarifaires, les exigences EGS, la non existence des entrepôts, le cadre politique peu claire pour le commerce transfrontalier, la faible capacité du secteur privé et biens d’autres.

Le Burundi est engagé à améliorer le climat des affaires

Albin Sinzotuma, conseiller de la ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme, qui a procédé au lancement des travaux au nom de la ministre, a fait savoir que le gouvernement du Burundi est conscient que le secteur privé est le moteur du développement économique. Il a ajouté que nul pays ne peut se développer sans le secteur privé fort. A cela, le Burundi est alors engagé, a-t-il dit, à améliorer le climat des affaires en général et de l’environnement de l’investissement en particulier, pour encourager l’investissement au pays ainsi que l’augmentation du volume des exportations et cela avec une valeur ajoutée.

ROSINE MUGISHA

 

JOURNEE MONDIALE DES DOUANES> Une troisième édition de la célébration pour l’OBR

Sous le thème : « Gestion coordonnée des frontières : Une démarche participative pour tous les acteurs concernés »

 

DSC 1009L’Office burundais des recettes (OBR) a procédé, le mercredi 11 février 2015, à la célébration de la journée internationale des douanes. Pour Edmond Bizabigomba, commissaire général adjoint à l’OBR, cette journée est une occasion de s’arrêter, évaluer, et prendre une décision délibérée d’aller de l’avant la main dans la main.

Dans son mot de circonstance, Edmond Bizabigomba, a fait savoir que la douane burundaise est une branche de l’OBR depuis la modernisation de l’administration fiscale et douanière au Burundi il y a environ cinq ans. Aujourd’hui, fait remarquer M. Bizabigomba, grâce aux recettes collectées, l’Etat est capable de financer ses activités régulières et cela à une hauteur très appréciable.
Le commissaire général adjoint a, par la suite, indiqué que le thème pour cette année est déjà une réalité avec la mise en place des postes frontalières à arrêt unique. Et d’ajouter que l’OBR continuera à soutenir les contribuables honnêtes en facilitant leurs activités lors de l’acquittement de leurs obligations fiscales. Il est aussi à noter que l’OBR est en train de traduire en Kirundi les dispositions des lois les plus fréquemment utilisées par les agents de la douane lors de la détermination des taxes et droits à payer. Cela pour diminuer les plaintes multiformes que l’OBR enregistre en relation avec l’interprétation des procédures, a souligné Edmond Bizabigomba.
Ainsi, il a remercié tous les partenaires de L’OBR, en l’occurrence le Trade mark East africa, la coopération japonaise au développement , la Banque africaine de développement car, dit-il, sans eux, cet office en général et la douane n’en seraient pas là aujourd’hui.
ROSINE MUGISHA

 

Programme de pavage> Réhabilitation de l’avenue de l’Amitié

50,5% de la main-d’œuvre sont constituées par des femmes

 

Sur le chantier de réhabilitation de l’avenue de l’Amitié, 50,5% de la main d’œuvre sont constituées par des femmes. Ces dernières confient qu’elles se réjouissent de ce métier et soulignent qu’actuellement, il n’y a pas de métier réservé aux hommes.

 

DSC01185Actuellement, il se remarque de plus en plus beaucoup de femmes qui travaillent sur les chantiers surtout dans les programmes de pavage. Une source rencontrée sur le chantier fait remarquer que l’accès aux chantiers-écoles est ouvert à tout le monde. La dimension genre est importante puisqu’au moment de l’identification et de la sélection, la parité hommes -femmes doit être respectée.

Sur le chantier de réhabilitation de l’avenue de l’Amitié, sur quatre vingt treize ouvriers, quarante sept sont de sexe féminin, donc 50,5 %. Dans une ambiance de fête, certains creusent tandis que d’autres mettent de côté les débris. Au même rythme que les hommes, elles avancent.
Souriante, perche à la main, une jeune dame confie qu’elle se réjouit de travailler sur les chantiers. « J’ai commencé par l’école chantier, avec le programme pavage de la Coopération technique belge (CTB) où j’ai appris certaines notions du métier », a-t-elle dit. A la question de savoir pourquoi elle aime ce métier, elle a fait savoir qu’il le rémunère. Et d’ajouter qu’Il y a aussi possibilité de progresser dans le métier. « Aujourd’hui, je travaille comme une non qualifiée, mais demain je peux devenir qualifiée, pourquoi pas un chef de chantier, déclare-t-elle.

Les femmes travaillent dans les mêmes conditions que les hommes

Sur les chantiers, les femmes travaillent dans les mêmes conditions que les hommes. Il n’y a pas de travaux spécifiques pour elles, fait remarquer l’une d’entre elles. « Bien sûr, ça demande de la force physique et de l’endurance. Mais, quand on est en bonne santé, on s’habitue peu à peu», dit-elle.
Une autre abonde dans le même sens tout en ajoutant que, même quand elles arrivent à la maison, les travaux ménagers les attendent. A la question de savoir s’il est facile de concilier les deux, notre source fait savoir que non, mais qu’elles font un effort. « Nous nous organisons pendant le weekend end, car nous ne travaillons pas », a-t-elle indiqué.
Les femmes qui travaillent sur le chantier de réhabilitation de l’avenue de l’Amitié lancent un appel à celles qui pensent qu’elles ne peuvent pas travailler sur les chantiers de s’essayer. Non seulement c’est rémunérateur mais aussi c’est un métier.
Lyse Gahimbare

 

DOSSIER> Marché des produits alimentaires depuis la chute du prix des carburants

Une légère baisse des prix des marchandises

 

Selon le président de l’Association burundaise des consommateurs (Abuco), Noël Nkurunziza, la réduction du prix des carburants qui a occasionné une baisse de 20 FBu sur le ticket de transport, n’a pas occasionné une baisse remarquable de prix sur les denrées alimentaires. Il dénonce toutefois certains commerçants spéculateurs qui ne respectent pas les prix du marché, notamment pour le cas du sucre de la Société sucrière du Moso (Sosumo). Et d’ajouter un manque de suivi des inspecteurs du ministère en charge du commerce pour vérifier la mise en application de l’ordonnance.

 

DSC 2928Comme le ministère du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme l’a annoncé depuis le mois de novembre 2014, le prix du carburant a connu une baisse justifiée par : « La baisse des cours des produits carburants sur le marché international ». Cette réduction du prix des carburants sur le marché international s’est vite répercutée partout sur les autres marchés du reste du monde. Au Burundi, rappelons que le prix d’un litre d’essence est passé de 2 340 FBu à 2 220 FBu, soit une réduction de 120 FBu/ litre. Pour le gasoil, il est passé de 2 200 FBu à 2 150 FBu alors que le pétrole est passé de 2 020 FBu à 1 920 FBu, soit respectivement une réduction de 50 FBu et de 100 FBu, selon un communiqué de presse rendu public le jeudi 18 décembre 2014.
Un mois après, c’est-à-dire au mois de janvier 2015, la réduction a été encore annoncée via le ministère en charge du commerce. Le litre d’essence est passé de 2 220 FBu à 2 050 FBu soit une réduction de 170 FBu et de 2 150 FBu à 2 050 FBu soit une réduction de 100 FBu.

Pour certaines denrées les prix ont baissé

Concernant l’impact consécutif de cette baisse du prix des carburants sur les produits alimentaires, la rédaction du quotidien Le Renouveau s’est rendue sur terrain pour s’en rendre compte dans différents marchés de la municipalité de Bujumbura. Au marché de Kamenge tout comme au marché de Jabe, les prix ont sensiblement diminué, ont affirmé les commerçants vendeurs de ces produits. Cela peut se lire dans le tableau suivant :
Les vendeurs ont signalé que pour des produits qui viennent de l’étranger ainsi que ceux en provenance des provinces comme Makamba, Muyinga ou Kirundo, leurs prix sont restés stables et même en hausse : « C’est le cas du prix du riz de Tanzanie et de celui dit Masomati ; le prix de Golden et de bien d’autres produits », ont-ils précisé.

Cette baisse des prix peut être temporaire

Certains commerçants interrogés doutent que cette baisse des prix des produits alimentaires puisse durer au-delà de la période dite de récolte (les mois de décembre et de janvier). Ils ont exprimé une certaine inquiétude que cette réduction peut être que temporaire. Ils ont déclaré que l’on affirmera que ces prix des produits alimentaires restent constants durant cette année.
D’autres commerçants ont déclaré qu’étant donné que l’agriculture burundais est une agriculture de subsistance, il est difficile de dire que les prix vont rester constants ou ont baissé malgré la chute du prix du carburant. Les personnes interrogées ont expliqué que les terres cultivables sont encore moins fertiles et de petite taille à la suite des bâtiments qu’on continue à y ériger. De ce fait, la production ne parviendra jamais à couvrir l’ensemble de la population burundaise, ont regretté ces commerçants. Par conséquent, pour combler cette situation, ces derniers ont indiqué que certains produits continueraient à être importés et que leurs prix pourront dépendre de plusieurs facteurs dont notamment les droits de douane ainsi que tous les autres frais liés à l’importation. Selon eux, il n’est pas encore temps de chanter la baisse des prix des produits alimentaires avant les réformes du système agricoles qui pourront diminuer ces importations.

Certains produits restent chers

Les femmes vendeuses de bananes et de patates douces aux marchés de Kamenge et de Jabé nous ont fait savoir que les prix de ces produits restent encore élevés. Le motif serait qu’en cette période les bananes et les patates douces sont en petite quantité sur le marché. Elles ont indiqué qu’au mois d’août et de septembre les bananes se vendent à bon prix, de même que les patates douces en avril et en octobre. « Pendant ces mois, c’est la période de récolte de ces produits. Les cultivateurs en général et les consommateurs en particulier se réjouissent en ce moment de la baisse des prix de ces produits », disaient-elles.
Les prix des bananes tels qu’on les a trouvés sur le marché varient entrent 15 000 FBu et 20 000 FBu pour les grandes bananes, soit 700 FBu/kg alors qu’elles se vendaient à 550 FBu/kg. Concernant la patate douce, le sac se vend à 14 000 FBu, soit une augmentation de 2 000 FBu. Cette montée du prix du sac de la patate douce est également due, selon le président de l’Abuco, à une taxe intérieure que l’Office burundais des recettes (OBR) avait oublié d’instaurer ; mais qu’elle a commencée collecter.

Les consommateurs sont satisfaits

Les consommateurs avec lesquels la rédaction du quotidien Le Renouveau a pu s’entretenir, se disent satisfaits des prix des denrées alimentaires qui sont en cours. Ils ont souhaité que cette baisse des prix soit maintenue pour toujours. Pour Noël Nkurunziza, lui aussi se réjouit de cette faible baisse des prix des produits vivriers, avant de suggérer trois voies de sortie totale. Il s’agit de supprimer certaines taxes des produits vivriers importés ; d’amener d’autres politiques agricoles visant à augmenter la production nationale, notamment la distribution des semences sélectionnées en même temps que les engrais, ainsi que l’encadrement par des techniciens agricoles (les moniteurs agricoles). Il se remarque en effet un manque de suivi dans le secteur agricole alors qu’il est le moteur du développement économique du pays.

Rosine Mugisha

 

 
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