Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Entretien> Ecole primaire Giheta II


Elle nécessite une réhabilitation

 

L’école primaire (EP) de Giheta II est une école sous convention qui date des années 1958. Même si à cette école le personnel ne constitue pas un grand problème, les locaux et certains matériels didactiques en sont un.

 

DSC02449Selon le maître responsable, frère Elie Havyarimana, l’EP Giheta II fonctionne normalement. Les enseignants sont suffisants et certains matériels comme les livres sont disponibles. Mais les images, les cartes et le matériel de traçage ne sont plus approvisionnés. Ils sont donc en disparition.
Frère Havyarimana a en outre révélé que cette école a un problème de vétusté des locaux qui datent de longtemps. Il a fait savoir que les murs, la toiture et les pavements sont dans un état déplorable.
A cet effet, frère Havyarimana demande un appui pour que ces locaux puissent être réhabilités d’urgence.
Il a toutefois souligné que dans le cadre d’appuyer la politique du gouvernement de l’école fondamentale, l’extension de cette école est en cours. Six salles de classe sont en construction dont quatre sont déjà fonctionnelles même si elles sont inachevées. Sur ce, il demande du matériel comme le ciment, les tôles, etc. pour terminer la construction de ces locaux afin que les écoliers puissent étudier à l’aise. Car, même les quatre salles déjà fonctionnelles manquent encore de fenêtres et de tableaux ; elles utilisent des tableaux portatifs.
Il a par la suite indiqué que cette école manque quelques enseignants. Certains d’entre eux, a-t-il précisé, viennent d’être nommés à d’autres fonctions.
Bénigne GAHIMBARE

 

SECTEUR De l’EDUCATION> Etats généraux


Pour remédier aux questions qui minent le secteur

 

Le président de la République, Pierre Nkurunziza , a solennellement ouvert le mardi 2 décembre 2014 à Bujumbura, les Etats généraux de l’éducation au Burundi. Cette réunion rassemble tous les acteurs qui interviennent dans le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique ainsi que dans celui de l’Enseignement de base et secondaire, y compris l’enseignement des métiers.

 

DSC 1032Dans son discours de circonstance, M. Nkurunziza a indiqué que cet événement est une première dans le secteur de l’éducation qui est tenu pour trouver des réponses aux préoccupations diverses, à savoir l’accès équitable à l’enseignement ; les capacités financières des ménages à payer les études ; l’accès aux filières selon les choix éclairés des candidats ; quelles matières pour qui et pour quoi ? Il s’ajoute la question de l’employabilité des lauréats du système éducatif, les conditions socio-économiques des éducateurs, les capacités responsives de l’Etat aux exigences des réformes dans le secteur de l’éducation.

 

Des efforts ont été consentis

Le président de la République a rappelé que malgré les difficultés qui se remarquent, le gouvernement a fourni des efforts pour essayer d’améliorer le secteur. Il a ajouté qu’en 2005, il a proclamé la gratuité de l’enseignement primaire qui a été couronnée de faits positifs multiples dont l’augmentation spectaculaire des écoliers, puis et par voie de conséquence, celle des élèves du secondaire et des étudiants de l’enseignement supérieur. « Nous aurons par-là approché le taux voulu pour l’un des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) nommé « L’éducation pour tous », a signalé M. Nkurunziza. Il a en outre félicité la population qui s’est appropriée patriotiquement l’innovation en construisant plus de 5 000 écoles dans les travaux communautaires afin d’accueillir les flux importants d’écoliers, d’élèves et d’étudiants.

 

Au moins 30 doctorants en formation depuis 2015

DSC 1025Le chef de l’Etat a profité de l’occasion pour informer que depuis la prochaine année de 2015, le gouvernement enverra chaque année en formation postuniversitaire au moins 30 doctorants afin de résoudre progressivement la question de la formation des formateurs au niveau de l’enseignement supérieur. M. Nkurunziza a également interpellé la jeunesse burundaise, principale bénéficiaire des résultats de ces états généraux de l’éducation, d’éviter patriotiquement de tomber dans les pièges des pêcheurs en eau trouble surtout en cette période électorale. « Jeunes, rappelez-vous que science sans conscience n’est que ruine de l’âme » et que nous ne voulons pas seulement une jeunesse bien formée mais aussi et surtout bien éduquée », a-t-il averti.

 

Réfléchir sans faux fuyant
Le président de la République a aussi demandé aux participants à ces assises à réfléchir sans faux-fuyant sur les améliorations à apporter aux réflexions déjà faites et sur les réformes nouvelles et profondes en vue d’un système éducatif performant, compétitif et rassurant. Il les a exhortés à être réalistes et pragmatiques et ne pas se fier à un idéal qui ne tiendrait pas compte des contraintes économiques et sociales du pays.
Espérance NDAYIKENGURUTSE

 

 

Entretien> Sur le système des évaluations du système éducatif burundais


L’évaluation des acquis scolaires une préoccupation des autorités

 

Le Projet d’appui à la réforme du système éducatif burundais (Parseb) est né du jumelage entre la Maison de l’éducation internationale et le ministère ayant l’enseignement de base et secondaire dans ses attributions, dont l’objectif était de former des cadres du Bureau des évaluations du système éducatif en vue d’une évaluation des acquis à réponses objectives. Depuis l’an 2011, des formations à l’endroit des responsables scolaires ont été organisées dans le but de vulgariser le nouveau système d’évaluation.

 

DSC 0288Selon Révérien Gahungu, inspecteur-conseiller au Bureau des évaluations du système éducatif au Burundi, la problématique de l’évaluation des acquis scolaires est une préoccupation du ministère de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation. En témoigne l’accord de jumelage entre la Maison de l’éducation internationale et le ministère ayant l’enseignement de base et secondaire dans ses attributions. Cet accord a donné lieu depuis 2011 au Parseb dont l’objectif principal était de former les cadres du Bureau des évaluations sur le référentiel du système des évaluations. M. Gahungu poursuit en indiquant les points ayant fait l’objet de formation. Il s’agit entre autres des concepts de base en mesure d’évaluation, du référentiel d’évaluation, de la formulation des questions à réponse objective, de l’élaboration des tests nationaux et des traitements des données des tests.

Le but est d’amener tous les enseignants à formuler des questions selon le modèle des examens nationaux
Plusieurs séminaires de formation à l’endroit des directeurs et préfets des études ont été organisés pour relayer l’information, a dit Révérien Gahungu. Il précise que c’est une réforme très importante puisque dans le temps, lors de la validation des grilles de correction, des discussions interminables s’observaient menant ainsi à des consensus ou des impasses. Mais, ajoute-t-il, actuellement sur la conception des examens nationaux, un impact positif se remarque.
Toutefois, fait-il remarquer, des problèmes subsistent aussi bien au niveau de l’administration centrale qu’au niveau des professeurs qui participent à l’élaboration des examens nationaux. D’où, pour relever le défi, le Bureau des évaluations organise du 2 au 4 décembre 2014 un atelier de formation à l’endroit des directeurs et préfets des études de certaines écoles des provinces de Bujumbura (mairie), Bujumbura, Muramvya, Mwaro, Bubanza et Cibitoke. C’est dans le but de leur permettre d’acquérir des capacités de formuler des questions selon le modèle des examens nationaux.
Amédée Habimana (Stagiaire)

 

Ecole indépendante>Transport scolaire


Il est à risque à cause du surnombre

 

Certains établissements et parents s’organisent pour le transport en commun des écoliers ou élèves qui habitent loin de l’établissement. Le Renouveau a visité l’Ecole indépendante vers les heures de midi pour voir comment, le transport scolaire se passe. Ainsi, on constate le surnombre des écoliers dans ces véhicules de transport scolaire. Ce qui risque de causer des dégâts routiers.

 

DSC00729Certains écoliers de l’Ecole indépendante sont récupérés par leurs propres parents ou les domestiques quand ils habitent tout près de l’établissement et d’autres se déplacent par des bus scolaires. Et ces derniers sont exposés au risque car ils dépassent le nombre des places réservées en bus. Quand on observe vers les heures de midi, lorsque les écoliers rentrent pour le déjeuner, on constate que là où ils devaient s’asseoir à cinq, il y’a trois de plus ou même quatre c'est-à-dire huit ou neuf sur la place de cinq écoliers. Apparemment, ces écoliers ne sont pas gênés de s’asseoir l’un sur l’autre, plutôt c’est très amusant pour eux car on les voit rentrer avec des sourires qui arrivent aux lèvres.

ORNELLA MUCO (stagiaire)

 
Ouvrir