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Economie, Sciences, Education/formation

Ngozi> Lancement de la campagne de semer pour la saison culturale B

Montrer à la population comment augmenter la production agricole

 

Le président de la République, Pierre Nkurunziza, a lancé le lundi 2 mars 2015, la campagne de semer pour la saison culturale B. Cette activité s’est déroulée dans les champs du président se trouvant sur la colline Rutanga, zone Ngoma de la commune Gashikanwa dans la province Ngozi. Le maïs et le haricot, nouvelles variétés plus productives sont semés sur une étendue de deux hectares. Le but était de montrer à la population comment augmenter la production agricole et le revenu des ménages.

 

DSC 4642-1Le président Nkurunziza a informé que le geste posé va dans le sens de montrer à la population burundaise qu’il est conscient que l’économie de notre pays repose principalement sur l’agriculture et l’élevage. Il a rappelé qu’il a depuis très longtemps lancé un appel à ceux qui ont été à l’école de servir de modèles en pratiquant les méthodes culturales modernes avec des semences sélectionnées aux fins d’augmenter la production agricole. En se basant sur la récolté précédente, il a indiqué qu’avec ces méthodes on peut avoir facilement 10 tonnes de maïs sur l’étendue de deux hectares alors que dans le passé on pouvait avoir une récolte dont la quantité varie de une à deux tonnes seulement. Le chef de l’Etat prêche lui aussi par l’exemple en pratiquant différentes cultures.

Une semence de variété du maïs importée du Kenya

M. Nkurunziza a fait savoir que l’une des voies qui sont utilisées au ministère de l’Agriculture pour augmenter la production est de donner à la population des semences sélectionnées car que les variétés d’il y a 30 à 40 ans dégénèrent et donnent une production très faible. Les semences de maïs utilisées dans ces champs sont importées du Kenya. Il a révélé que l’autre voie de développer l’agriculture est la recherche pour avoir des semences les plus améliorées qui puissent contribuer énormément à l’augmentation de la production au niveau national et partant augmenter les revenus des ménages. Après cette activité, le chef de l’Etat a également visité ses porcs de race améliorée « Large white ». Ces derniers se multiplient très rapidement et permettent également d’avoir de la fumure organique et d’augmenter le revenu. Ces troupeaux passent de 27 à 153 porcs après seulement 6 mois. Le chef de l’Etat possède aussi un champ de bananes mêlées de colocases ainsi qu’un troupeau de vaches.
Ezéchiel Misigaro

 

City Market> Vivres frais

Malgré la saison des pluies, certains vivres frais sont chers

 

Certains vivres frais sont bon marché depuis le mois de décembre. D’autres le sont moins malgré la saison des pluies. Les vendeurs de légumes se disent satisfaits de la clientèle malgré des pertes dues au manque de réfrigérateur.

 

DSC01567Au City market, dans les stands à légumes et autres vivres frais, certains de ces derniers comme les carottes, le céleri, les oignons rouges et blancs, les tomates fruits ainsi que le fenouillet sont bon marché. D’autres comme le petit pois, le haricot vert et les choux-fleur s’y trouvent en petite quantité et par conséquent sont chers.
Sigesbert Ntakabashingwa, vendeur de légumes au City market, se dit satisfait malgré la cherté de certains vivres frais. Pour lui, les légumes peuvent être comparés aux fruits. De la même manière, il faut profiter de leurs saisons. Il donne l’exemple du petit pois qui était vendu à 1 200 FBu vers la fin de l’année, mais qui est à 2 200 FBu voire 2 500FBu aujourd’hui. En général, ajoute t-il, les Burundais consomment les légumes à un niveau satisfaisant par le fait que ces aliments ne sont pas vendus à l’extérieur du pays.
Parlant de sa marge bénéficiaire, M. Ntakabashingwa se dit satisfait avec un sourire aux lèvres. Toutefois, il déplore certaines pertes dues au manque de réfrigérateur pour conserver les légumes. A la question de savoir pourquoi les marchands ne s’approvisionnent pas en fonction de la clientèle disponible, il fait remarquer qu’il n’est pas facile de faire des prévisions car, explique-t-il, des fois leurs fournisseurs amènent de grandes quantités.

Lyse Gahimbare

 

MARCHE DE JABE> Sa transformation

Les commerçants se sont réorganisés pour construire des hangars communs

 

Au début du mois de février 2015, les responsables du marché de Jabe ont jugé bon de procéder à la transformation de ce marché pour y faciliter la circulation, ce qui était très difficile auparavant suite aux stands qui étaient très serrés.

Bernard Nduwimana, le représentant des commerçants du marché de Jabe qui s’est entretenu avec le quotidien Le Renouveau, a indiqué qu’après l’incendie qui a ravagé toutes les marchandises au mois de mars 2001, les vendeurs ont construit des stands en désordre sans laisser de passages pour les commençants eux-mêmes et pour les clients. D’autres désordres s’observent au niveau du plan de construction des stands, les uns sont très serrés, les autres ont des hauteurs très réduites, ce qui peut causer l’étouffement de tous les utilisateurs du marché. M. Nduwimana a signalé que les conséquences sont négatives car, le marché est devenu inaccessible et les commerçants manquent de clients. Il a dit qu’après avoir remarqué que toutes ces irrégularités sont parmi les facteurs qui perturbent les activités au sein de ce marché, les commerçants se sont mis ensemble pour trouver des solutions. Ils ont estimé que la première chose à faire était de détruire tous les stands qui étaient construits en désordre pour construire des hangars communs, ce qui est en cours actuellement. Ils vont procéder au traçage des allées pour faciliter la circulation des vendeurs et des acheteurs. Le commerçant qui représente les autres a affirmé que dans les quartiers du marché où on a terminé la construction des hangars, la situation s’est améliorée.

Les activités se déroulent facilement actuellement

Aujourd’hui, l’intérieur du marché est aéré, ce qui favorise et la respiration et l’afflux des clients. M. Nduwimana a saisi cette occasion pour remercier les commerçants pour leurs contributions. Les commerçants qui se sont entretenus avec Le Renouveau saluent cette initiative de transformer le marché de Jabe car il était mal construit. Pour eux, c’est une bonne idée dans ce sens qu’ils vont travailler dans un endroit approprié pour la vie humaine. Ils demandent à leurs clients de fréquenter nombreux le marché de Jabe car il est actuellement plus accessible.
Jean Bosco Nduwayezu (stagiaire)

 

OBR> Evaluation de ses performances

L’office est à l’œuvre pour améliorer son image

 

Après la réunion tenue par le commissaire général en juillet 2014 avec les chefs de poste et les agents de la douane portant sur la lutte contre la fraude et la corruption et insistant sur la nécessité d’entretenir de bonnes relations avec les contribuables, la situation a-t-elle changé ou pas? Pour certains contribuables, oui sauf que quelques améliorations sont incontestables, mais pour d’autres, des lacunes s’observent encore, L’OBR fait le point.

 

Au vu du trafic qui s’opère au port de Bujumbura, différents déclarants en charge du suivi des dossiers en cours de traitement par la douane sont mis en attente tandis que des vérificateurs et receveurs sont à l’œuvre dans leurs salles.
Adrien Barutwanayo, déclarant rencontré sur place fait savoir que bien qu’on ait augmenté les agents à l’OBR, les procédures sont encore longues en ce qui est du traitement des dossiers si l’on tient compte des différentes étapes. Il fait quand même remarquer qu’il y a eu une amélioration en matière de sélection des dossiers. Aujourd’ hui, il y a même un agent de l’OBR qui est chargé de ce volet.
Pour Yvonne Ntamagendero, la situation a un peu changé malgré quelques lacunes. « Les agents de la douane sont plus attentifs qu’avant en ce qui est de l’accueil », dit- elle .Mais, tout de même, précise Mme Ntamagendero, les dossiers trainent encore. Elle se demande si c’est à cause de l’insuffisance du personnel ou de leur incompétence mais elle assure que certains dossiers dépassent facilement deux jours.

« Il y a encore beaucoup à faire »

« Dire que la situation a changé serait mentir », dit Petit Jean Ndikumana , président de l’Association burundaise des agences en douane et transitaires (ABADT). Il fait savoir qu’il n' y a pas d’amélioration tant que les calculs ne sont pas fondés sur des tarifs réels. Pour lui, le problème de valeur en douane pose encore des problèmes. Il estime qu’il y a un manque de précision. Pour favoriser le climat des affaires, ajoute-t-il, il faut taxer peu et revoir la méthode d’appréciation des valeurs en douane.
Selon lui, l’OBR utilise des méthodes qui défavorisent les commerçants. Petit Jean Ndikumana estime que les procédures devaient normalement changer dans le sens d’améliorer le service aux contribuables. Il donne l’ exemple du document de proposition des procédures simplifiées qui n’a jamais été utilisé alors qu’il existe depuis environ huit mois.
Normalement, en douane, il faut travailler dans un système de confiance et essayer d’améliorer le système de contrôle. « Il faut que les agents de l’OBR considèrent le contribuable comme un client », conseille M. Ndikumana.
Le président de l’ABADT reconnaît qu’il existe des déclarants qui sont complices des commerçants et certains agents de l’OBR qui trichent encore. Cependant, il indique que cela a quand même sensiblement diminué et demande à l’OBR de ne pas considérer tous les commerçants comme des tricheurs.

Des performances positives

Pour Ange Dany Gakunzi, porte-parole de l’OBR, la réunion que le commissaire général a effectuée avec les chefs de poste et les agents de la douane au mois de juillet dernier avait pour objectif de leur faire part du caractère prioritaire que revêtent la lutte contre la fraude et la corruption, et les bonnes relations avec les contribuables.
Il avait, à cette époque, été remarqué qu'il y avait beaucoup de contribuables qui se plaignaient qu’il y avait un mauvais service et la lenteur dans le traitement des dossiers et aussi qu’il y avait des agents de l’office qui trempaient encore dans la corruption.
Le commissaire général avait mis en garde les agents de l’office qui trempent dans la corruption en leur précisant qu’ils sont soumis à des sanctions strictes telles que prévues par le Code de conduite au sein de l’office. Il a également évoqué la courtoisie que les agents de l’OBR doivent avoir devant les contribuables.
« Des réunions de sensibilisation non seulement pour les contribuables mais aussi au sein même de l’office ont été effectuées», souligne le porte-parole de l’OBR. Et d’ajouter qu’il y a eu une conscientisation sur le délai de traitement des dossiers des contribuables. Ainsi, Ange Dany Gakuznzi affirme que les dossiers à la douane sont alors traités dans un délai ne dépassant pas deux jours à moins qu’il y ait des complications.Ce qui permet de traiter plus de dossiers qu’avant.
Même les chiffres montrent une performance certaine, dit Mme Gakunzi. La réunion a eu un impact très positif. On se rend compte que les bureaux de douane par lesquels passent les marchandises ont fait une très remarquable évolution. Elle cite, entre autres, le poste de Mabanda, celui de Kayogoro et même celui du port de Bujumbura.
Pour le porte-parole de l’OBR, l’office avait collecté au mois de septembre 2013 dix milliards de francs burundais et le même mois en 2014, il a collecté onze milliards de francs burundais au port de Bujumbura. Pour le poste de Mabanda, 50 millions de francs burundais ont été collectés au mois de septembre 2013 tandis qu’au mois de septembre 2014, il a collecté une somme de 181 millions de francs burundais. Et pour le mois d’août respectivement en 2013 et 2014 au poste de Kayogoro, l’OBR a passé de 8 millions à 18 millions de francs burundais .
Sur l’inquiétude des contribuables quant à l'affichage de la valeur des marchandises, Mme Gakunzi indique qu’avoir un fichier de valorisation est l’un des défis que l’OBR essaie de relever. Mais il s’agit d’un logiciel informatique qui coûte trop cher. Elle précise que l’OBR voudrait bien travailler avec des déclarants connus par ses services pour qu’en cas de problème, il sache à qui s’en remettre confomément à la loi en vigueur sur la gestion des douanes de la Communauté est-africaine.
Alida Kaneza

 

 
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