Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

AEROPORT INTERNATIONAL DE BUJUMBURA>70ème anniversaire de l’OACI

Une coïncidence avec le 62ème anniversaire de l’Aéroport international de Bujumbura

 

Le vendredi 5 décembre 2014, l’AACB (Autorité de l’aviation civile du Burundi) s’est jointe avec le reste du monde pour la célébration du 70ème anniversaire de la signature de la Convention de Chicago relative à l’aviation civile internationale. Il a également été une occasion de célébrer le 62ème anniversaire de l’Aéroport international de Bujumbura.

DSC 1072Dans son discours de circonstance, Albert Maniratunga, directeur général de l’AACB, a rappelé les circonstances ayant donné lieu à la signature de la Convention de Chicago. C’était en 1944 que les délégués de 54 pays se sont réunis sur invitation des Etats Unis d’Amérique. A l’issue de la rencontre, ils ont signé la Convention relative à l’aviation civile internationale dite Convention de Chicago. C’est un accord, ajoute-t-il, qui a permis au système mondial de l’aviation civile de se développer de manière pacifique et bénéfique pour l’ensemble des peuples et des nations du monde. M. Maniratunga salue les contributions importantes de cet accord à la paix et la prospérité dans le monde grâce au développement sûr et ordonné de l’aviation civile internationale.
Il indique ce 70ème anniversaire arrive au moment où le Burundi vient de se doter d’un cadre légal nouveau en matière de l’aviation civile, c’est l’Autorité de l’aviation civile répondant aux normes et pratiques recommandées par l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale). Le directeur général de l’AACB précise que des textes réglementaires ont été élaborés et édictés pour mettre en application le nouveau Code de l’aviation civile du Burundi.

Durant ses 62 ans, l’Aéroport international de Bujumbura n’a cessé de se développer

Albert Maniratunga a fait savoir qu’au cours des 62 ans, l’Aéroport international de Bujumbura a enregistré beaucoup de progrès dans tous les domaines de l’aviation civile. En matière des infrastructures et équipements, on enregistre des réalisations à des coûts de plus de 15 milliards de francs burundais depuis ces dix dernières années, a-t-il martelé. Ce, pour le seul gestionnaire des aéroports du Burundi sans compter les autres parties prenantes telles que les compagnies aériennes, les sociétés d’assistance en escale comme la Sobugea, etc.
Il a annoncé qu’un Plan directeur de l’aviation civile du Burundi à l’horizon de 2025 a été élaboré. « Nous comptons le mettre en œuvre en commençant, au niveau des infrastructures, par la construction d’une nouvelle tour de contrôle et d’une nouvelle aérogare des passagers dans un avenir proche », a déclaré Albert Maniratunga.
Le gouvernement du Burundi félicite l’AACI et OACI pour leur vigilance
Dans son discours d’ouverture des cérémonies, le secrétaire permanent du ministère des Transports, des travaux publics et de l’équipement a remercié l’AACB pour son bon départ depuis sa création avec le nouveau Code de l’aviation civile au Burundi. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement du Burundi de rester au côté de l’aviation civile, un secteur clé pour le développement socio-économique étant donné l’enclavement du Burundi. A l’OACI, il demande de rester toujours aux côtés de l’aviation civile du Burundi qui a encore besoin d’un soutien indéfectible pour assurer la sécurité des passagers qui est la priorité de la communauté internationale en matière de l’aviation civile.
A l’occasion du 70ème anniversaire de l’aviation civile internationale, à l’aéroport international de Bujumbura, il est organisé une semaine portes ouvertes à tout public qui le souhaite du 6 au 12 décembre 2014, signale-t-on enfin.
AMEDEE HABIMANA (STAGIAIRE)

 

CSLP II> Réunion du Forum politique du groupe de coordination des partenaires


Evaluer les progrès accomplis dans la concrétisation des engagements de toutes les parties

 

Dans l’après midi du jeudi 4 décembre 2014, le gouvernement du Burundi a organisé une réunion du Forum politique du groupe de coordination des partenaires. L’objectif de la réunion était de valider deux rapports sur l’évaluation de la mise en œuvre du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, deuxième génération(CSLPII) qui seront utilisés dans la table ronde qui se tiendra à Bujumbura du 11 au 12 décembre 2014.

 

DSC 0363DSC 0355b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Gervais Rufyikiri qui a animé cette réunion a fait savoir que la rencontre avait comme objectif de présenter les rapports sur l’état des lieux des engagements pris par les partenaires sur la mise en œuvre du CSLPII. Cette réunion se fait à peu près trois ans après le lancement du CSLP II et deux ans après la tenue de la conférence de Genève. C’est pourquoi il était indispensable d’évaluer les progrès accomplis dans la concrétisation des engagements de toutes les parties.

La transformation de l’économie burundaise, un des défis
Cela permet d’identifier les contraintes éventuelles rencontrées et les défis à relever afin d’atteindre les objectifs fixés devait indiquer M. Rufyikiri avant d’ajouter que des avancées importantes ont été réalisées dans la mise en œuvre du CSLP II.
Cependant, les deux rapports montrent aussi que des défis importants restent à relever en matière de la gouvernance économique et politique et surtout en matière de la transformation de l’économie burundaise.

Une occasion de parler aussi des élections de 2015
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unis au Burundi, Parfait Onanga Anyanga a, quant à lui, indiqué que la table ronde qui se tiendra à Bujumbura sera un moyen d’évaluer la mise en œuvre du CSLPII mais aussi d’autres questions concernant les élections de 2015. Il a indiqué que la rencontre va permettre au Burundi de dialoguer avec ses partenaires sur certains défis auxquels le Burundi fait face. Il a invité la communauté internationale à redoubler d’efforts afin d’apporter un soutien au gouvernement burundais qui a déjà fait des progrès remarquables.

La croissance démographique, un défi pour la mise en œuvre du CSLPII
Selon le secrétaire permanent chargé des réformes économiques et sociales à la Deuxième vice-présidence de la République, Léon Nimbona qui a exposé sur le rapport de suivi des engagements des conférences de Genève et sectorielle, la forte croissance démographique constitue un des défis pour la mise en œuvre du CSLPII. Aussi, la concrétisation des engagements se heurte à des contraintes variées. Certaines contraintes incombent au gouvernement, d’autres aux partenaires techniques et financiers tandis que d’autres encore incombent aux deux parties à la fois.
FIDES NDEREYIMANA

 

Avocats du Burundi> Paiement des impôts et taxes


L’OBR leur a adressé une correspondance de rappel

 

Au Burundi, il existe environ trois cents avocats inscrits à l’Ordre national des avocats de Bujumbura. Cependant, une trentaine seulement avait déclaré et payé leurs impôts et taxes à la fin de l’année 2013. L’Office burundais des recettes (OBR) a adressé une correspondance à tous les avocats inscrits au Barreau de Bujumbura pour leur rappeler leurs obligations fiscales. En écrivant cette lettre, l’OBR a voulu que la loi soit respectée.

 

DSC02503Au début du mois de septembre de cette année, la Direction des petits micro contribuables et des recettes non fiscales de l’Office burundais des recettes (OBR) a adressé une correspondance à tous les avocats membres de l’Ordre national des avocats de Bujumbura dont l’objet était de leur rappeler leurs obligations fiscales.
Cette correspondance indiquait que l’OBR a constaté que malgré leur inscription régulière à l’Ordre des avocats, ils ne se sont pas encore fait immatriculer pour recevoir un numéro d’identification fiscale (Nif) , et procéder conséquemment à la déclaration et au paiement d’ impôts. « Ce faisant, nous vous adressons la présente pour vous rappeler vos obligations fiscales et vous inviter à vous y conformer», poursuit la correspondance.
La même lettre donnait un délai de quinze jours, à compter de sa réception, pour être en ordre avec l’Administration fiscale, faute de quoi, des sanctions prévues par la loi allaient être appliquées.

Le Barreau de Gitega n’est pas épargné
A la question de savoir pourquoi la même correspondance n’a pas été adressée au Barreau de Gitega, le directeur des Petits micro contribuables et des recettes non fiscales, Tatien Nzeyimana a indiqué qu’aucun contribuable n’est épargné de payer les impôts et que s’il ne l’a pas encore eue, il l’aura plus tard.

Un rappel fait à plusieurs entreprises
Pour le directeur des Petits micro contribuables et des recettes non fiscales, les avocats n’ont pas été ciblés comme des cas particuliers. La même lettre a été adressée à environ 1 150 sociétés nouvellement immatriculées en 2013, y compris les cabinets de médecins considérés comme entreprises. Elle a également été adressée à environ trois cents membres de l’Ordre des professionnels comptables (OPC).
Selon Tatien Nzeyimana, l’OBR ne veut que le respect de la loi en rappelant aux contribuables de déclarer leurs revenus et de se faire immatriculer conformément à la loi sur les procédures fiscales. Cette dernière stipule que quiconque exerce une activité doit se faire immatriculer. Pour M. Nzeyimana, même ceux qui se cachent dans l’informel seront attrapés. Il ne s’agit pas d’une menace, mais d’un rappel, a insisté M. Nzeyimana.

L’administration fiscale se veut éducative et non restrictive
Pour Tatien Nzeyimana, l’administration fiscale a ajusté les procédures et approches. Elle se veut d’abord être une administration qui sensibilise, une administration éducative, de proximité et non restrictive. Quand les gens viennent se faire immatriculer, on profite de l’occasion pour les informer sur la conformité fiscale. Le Burundi veut entrer dans une nouvelle culture fiscale.
Avant, on ne cherchait pas les contribuables qui ne payaient pas les impôts. Aujourd’hui, on les cherche, on leur fait même des visites pédagogiques dans les entreprises.

Les avocats stagiaires sont exempts
d’impôts et taxes
Certains avocats inscrits au Barreau de Gitega disent que même s’ils n’ont pas vu la correspondance de l’OBR, le rappel pour le paiement des taxes et impôts concerne tous les avocats, à part les avocats stagiaires qui ont exercé moins de deux ans.
Pour le moment, l’OBR a reconnu officiellement que conformément à la loi, les avocats stagiaires sont exempts d’impôts.
Un jeune avocat rencontré à Gitega a dit que les cabinets d’avocats doivent normalement déclarer leurs impôts et taxes. Il propose cependant à l’OBR de mener des séances de sensibilisation sur le civisme fiscal, et d’informer les gens sur les procédures à suivre. Il propose également à l’OBR de toujours passer par le Barreau et la Cour d’appel de Gitega, pour que ce soient ces derniers qui vulgarisent l’information auprès des cabinets d’avocats.
Il a émis une inquiétude en rapport avec la base de tarification. Pour lui, c’est compliqué de faire les calculs des impôts dus, parce que beaucoup d’avocats négocient des contrats verbaux et ne tiennent pas de comptabilité écrite.
Pour le bâtonnier Gabriel Sinarinzi, président du Barreau de Bujumbura, les avocats savent tous qu’ils doivent payer leurs impôts, et qu’il y a des délais à respecter. Pour lui, ce qui est important, c’est le respect de la loi.

Chaque avocat doit déclarer même quand le bilan a été négatif
Un autre avocat du Barreau de Bujumbura a indiqué que même si les stagiaires sont exonérés d’impôts, ils doivent déclarer. « C’est une façon de s’habituer au bon réflexe du civisme fiscal ». Pour cet avocat, l’OBR a fait son devoir de rappeler aux contribuables leur devoir de s’acquitter de leurs obligations fiscales. Chaque avocat doit d’abord déclarer dans les délais et fournir à l’Administration fiscale tous les éléments nécessaires pour calculer les impôts à payer. Même si le bilan a été négatif, la déclaration doit être faite, et l’Administration fiscale en tiendra compte. Il a également dit que chaque avocat doit avoir le Numéro d’identification fiscale (Nif ) parce qu’il y a des avocats qui n’en ont pas.
Pour les avocats qui travaillent avec de grandes sociétés, comme les banques ou autre, le problème de déclaration ne se pose pas, a encore dit cet avocat de Bujumbura.

La tenue d’une comptabilité régulière est d’ordre déontologique
Au sujet de la base de tarification qui peut causer des problèmes puisque certains avocats ne tiennent pas une comptabilité régulière, un autre avocat a dit que la loi régissant les avocats exige à chacun d’eux de faire une comptabilité séparée, c’est-à-dire une comptabilité privée et celle du cabinet. «Cela est dans la déontologie. Chaque avocat doit conserver les pièces comptables et donner des reçus et des quittances de tout montant qui sort ou qui entre », a-t-il insisté.
Pour illustrer cela, il a cité un article du Règlement d’ordre intérieur des avocats du Burundi qui prévoit que les avocats sont soumis , en ce qui concerne la détermination de leur bénéfice professionnel, à des exigences comptables résultant des dispositions du Code des impôts ainsi que les dispositions de l’artcle 49 de la loi du 29 novembre 2002 relative notamment à l’obligation de la tenue du livre journalier de comptabilité et de la fiche individuelle établie pour chaque affaire.
Un avocat exerçant à Bujumbura a insisté sur l’éducation des avocats à se familiariser avec la tenue d’une comptabilité régulière.

Des revenus qui échappent au fisc
« Effectivement, il y a des revenus qui échappent au fisc puisque certains avocats ne font pas de comptabilité régulière », a encore dit notre source.
S’exprimant sur ce manque de comptabilité de certains avocats, Tatien Nzeyimana a fait savoir que ce défi ne se pose pas seulement aux avocats. «Ils ne sont pas les seuls à ne pas tenir le registre des recettes et des dépenses », a-t-il ajouté.
Pour lui, les gens qui veulent rester dans l’informel ne vont pas cacher éternellement leur revenu. L’Administration fiscale a les moyens de savoir les revenus d’un contribuable, a encore dit Tatien Nzeyimana.
Normalement, a-t-il poursuivi, les avocats vont déposer eux-mêmes la déclaration de leur revenu, ils seront obligés de montrer les pièces. Ils seront imposés forfaitairement en cas de manque de pièces comptables ou au cas où la comptabilité sera jugée non satisfaisante.

Une formation sera donnée, si cela s’avère nécessaire
A la question de savoir si l’OBR envisage d’organiser des sessions de formation à l’endroit de ce corps, M. Nzeyimana considère que les avocats sont des gens formés qui connaissent la loi.
Cependant, a-t-il poursuivi, si le barreau considère que ses membres ont besoin de formation, il y a un cadre à l’OBR permettant d’échanger sur le genre de partenariat et de facilités qu’il veut pour ses membres.
Floride Ndakoraniwe

 

 

Bujumbura > 39e réunion ministérielle de l’Unsac


La sécurité en Afrique centrale à l’ordre du jour

 

Depuis le lundi 1er décembre 2014, il se tient à Bujumbura la 39e réunion ministérielle du comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité (Unsac). Les travaux de cette réunion ont commencé par la rencontre des experts de ce comité. Le jeudi 4 décembre 2014, ce fut le tour de l’ouverture, par le ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, Laurent Kavakure, d’une réunion, de deux jours, des représentants de gouvernements des pays membres et des représentants du corps diplomatique accrédités à Bujumbura. Il s’agissait de parler principalement de la sécurité en Afrique centrale.

DSC07901Dans son discours d’ouverture, le ministre Kavakure, a indiqué que le fait pour le Burundi d’avoir accepté d’abriter la 39e réunion de ce comité après seulement deux ans et demi depuis la 34e réunion, témoigne de l’importance et de la détermination qui sont les siennes à travailler avec les autres pays pour que notre sous-région recouvre définitivement la paix et s’attaque aux défis économiques auxquels sont confrontés les peuples de l’Afrique centrale. Il s’est réjoui des résultats satisfaisants auxquels les pays membres ont abouti grâce à la concertation, à la synergie et à l’harmonie qui ont caractérisé les relations qui existent entre ces pays.

Bâtir sur les succès des autres pays
Selon M. Kavakure, la rencontre s’inscrit dans la droite ligne des autres réunions précédentes. « Il s’agit de bâtir sur les succès enregistrés dans certains pays engagés depuis quelques années à reconstruire et consolider la paix ». Au regard de la menace grandissante des groupes terroristes comme Boko Haram, Al Shabab, etc, le ministre Kavakure a invité les pays membres à prendre toutes les dispositions et mesures nécessaires et utiles pour barrer la route à tous les criminels de tout bord et de tout acabit susceptibles de saper la quiétude et le développement des populations de ces pays.
Ainsi, au cours de la réunion, les participants vont examiner et adopter différents rapports des experts sur l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la 38e réunion sur la sécurité, la mise en œuvre de différentes résolutions, l’évolution institutionnelle des structures et mécanismes sous-régionaux de paix et de sécurité ainsi que le développement des partenariats stratégiques dudit comité, etc.

Astère NDUWAMUNGU

 
Ouvrir