Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Commerce des services> Formation de la langue anglaise

La langue anglaise permet de bien s’intégrer dans la Communauté est-africaine

 

L’association «Burundi coalition of services industries» (BCSI) mène des actions pour faciliter l’intégration des Burundais dans la Communauté est-africaine et le développement. Ainsi, cette association a initié un programme de formation de la langue anglaise qui est utilisée dans divers domaines de la région est africaine.

 

DSCO 0306L’association BCSI vient de terminer une session de formation de la langue anglaise pendant quatre mois et a remis des certificats à une trentaine d’hommes et de femmes de tous âges en commune Bubanza, dans la province de Bubanza. Ce genre d’activité se réalise dans les provinces de Bujumbura, Gitega, Ngozi et Bubanza.
Selon Guillaume Nkeshimana, président de cette association, l’idée de la créer est née de l’intention d’aider ceux qui pratiquent différents métiers pour mieux les valoriser. Ainsi, l’association souhaite outiller les Burundais de langues utilisées dans la communauté pour pouvoir bien communiquer et développer ces métiers. Avec le peu de moyens que l’association utilise, elle compte pénétrer jusque dans les communes. L’apprentissage de langues s’avère important pour bien faire les affaires. « Il arrive qu’on voyage en Tanzanie, en Ouganda ou ailleurs, la connaissance de la langue permet de faire ce dont on veut faire sans difficulté », dit M Nkeshimana. Il interpelle le gouvernement et d’autres partenaires à appuyer les initiatives des associations de formation linguistique pour faciliter l’intégration des Burundais dans la communauté.

La langue permet de bien faire son travail

Les lauréats viennent de différents secteurs publics et privés. Selon le responsable de formation Anglebert Niyoyitungira, la participation est encore faible. Emmanuel Mabona de la province de Bubanza estime que l’apprentissage intéresse tout le monde qui en sent l’intérêt. Agé de soixante- dix ans, ce retraité trouve d’actualité la langue anglaise. Il appelle la population à apprendre les langues pour bien faire son travail. « La langue est un outil qui connecte les gens et qui les unit », dit M. Mabona. Frédérique Basogombe indique que la langue est toujours nécessaire dans la vie. Elle appelle d’autres femmes à se réveiller pour apprendre les langues surtout l’Anglais, pour avancer avec le temps. Elle apprécie les initiatives d’aider la population à apprendre cette langue tant utilisée dans cette communauté.

Alfred Nimbona

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Séance plénière

Le projet de loi de règlement et compte rendu budgétaires de la République du Burundi pour l’exercice 2013 adopté

 

Les députés burundais ont analysé et adopté le jeudi 18 décembre 2014, deux projets de loi. Il s’agit du projet de loi de règlement et compte rendu budgétaire de la république du Burundi pour l’exercice 2013 et celui portant ratification par la république du Burundi de la Charte de la renaissance culturelle africaine. Ces deux projets de loi ont été adoptés à l’unanimité par les députés présents à cette séance plénière.

 

DSC 1722Dans sa présentation, le ministre des Finances et de la planification du développement économique, Tabou Abdala Manirakiza a d’abord indiqué que le projet de loi de règlement et compte rendu budgétaire soumis à l’Assemblée nationale pour approbation se réfère à l’article 56 de la loi n°1/35 du 4 décembre 2008 relative aux finances publiques.
Il a alors précisé que le budget révisé de l’exercice 2013 a été exécuté tant en recettes qu’en dépenses conformément aux prescrits de la loi n°1/13 du 30 juillet 2013 portant fixation du budget général révisé de la république du Burundi pour l’exercice 2013. Celui-ci a été préparé dans un contexte économique caractérisé par le taux de croissance de 4,7% et le taux d’inflation de 7,8%, a précisé M. Manirakiza avant d’ajouter que les ressources nationales et les dons prévus pour la loi du 30 juillet 2013 totalisent un montant de 1 314 041 367 492 FBu (répartis en recettes fiscales et celles non fiscales, les dons et les produits exceptionnels).
Tabou Abdala Manirakiza a aussi fait savoir que les réalisations en matière de recettes hors exonérations pour l’exercice 2013 sont de 1 017 915 651 562 FBu (dont les recettes fiscales hors exonérations, les recettes non fiscales, les dons, les produits exceptionnels et les produits financiers), soit un taux de réalisation des recettes totales hors exonérations de 78,5% par rapport aux prévisions. Il a par la suite indiqué que le montant des exonérations pour les chèques délivrés aux contribuables par le département de la comptabilité publique et du trésor s’élève à 56 573 641 349FBu.
Le ministre en charge des finances a enfin rappelé qu’au niveau des charges, la loi n°1/13 du 30 juillet 2013 les a fixées à un montant de 1 368 916 204 934 FBu et que les réalisations des charges sont de 1 154 098 987 230 FBu répartis en dépenses courantes et celles en capital et prêt nets.


La Charte de la renaissance culturelle africaine ouverte à tous les Etas de l’UA

Concernant la charte de la renaissance culturelle africaine, Adolphe Rukenkanya, ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, a indiqué que ladite charte adoptée en janvier 2006 a été ouverte à tous les Etats membres de l’Union africaine. Elle remplace alors la charte culturelle africaine de l’Organisation de l’unité africaine de 1976, a fait savoir M. Rukenkanya.
Au vu de l’esprit du contenu de la charte, le ministre Rukenkanya a révélé que sa ratification par le Burundi représenterait un grand intérêt pour le développement et l’épanouissement du secteur culturel. Ainsi, outre qu’elle offre un cadre de la mise en œuvre de la Politique culturelle nationale, M. Rukenkanya a précisé que cette charte favorisera la prise en compte de la dimension culturelle dans le processus du développement national et constitue un tremplin pour l’ouverture et l’intégration du Burundi dans les ensembles régionaux et internationaux.
Les deux projets de loi ont été adoptés. Le premier a été adopté par 87 députés sur 88, y compris les procurations et le deuxième par 91députés sur 91, y compris les procurations.
ROSINE MUGISHA

 

CNCA> Conférence de presse

Sur le rapport de suivi des engagements des conférences de Genève et sectorielles

 

Le secrétaire permanent du Comité national de coordination des aides (CNCA), Pamphile Muderega, a tenu une conférence de presse, le mercredi 17 décembre 2014, pour apporter un éclaircissement sur les incompréhensions apportées par certains analystes sur le rapport produit par la CNCA à la veille de la table ronde des bailleurs de fonds. Les informations sur le rapport de suivi des engagements de Genève ont été diffusées par certains médias. De ce fait, les éclaircissements ont été fournis et M. Muderega a affirmé que les étapes déjà franchies sont satisfaisantes à la 3e année de la mise en œuvre du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, deuxième génération (CSLP II).

 

DSC07230Pamphile Muderega a d’abord précisé que la table ronde n’avait pas pour objectif de mobiliser les fonds additionnels et non plus de parler seulement des élections. Il a indiqué qu’elle avait comme objectifs d’une part, de faire le point entre le gouvernement du Burundi et ses partenaires sur les engagements déjà pris dans le cadre de la mise en œuvre du CSLP II ; d’autre part, de voir ensemble les actions qu’on veut mener après la fermeture du Bureau des Nations unies au Burundi (Bnub) et les étapes pour arriver à un autre programme qu’on exécutera après la mise en œuvre du CSLP II. L’autre objectif de la table ronde était de parler des élections et de son organisation, a ajouté le secrétaire permanent du CNCA.

La CNCA satisfaite de la mobilisation des ressources

M. Muderega a fait savoir qu’avant la conférence de Genève, le gouvernement du Burundi avait un besoin équivalent à 3,6 milliards USD pour mettre en œuvre le CSLP II. Il a en outre révélé qu’après Genève, des conférences sectorielles ont été organisées et il a été remarqué qu’il y avait un besoin de 6,7 milliards USD de leurs besoins et ceux observés au niveau régional. C’est ainsi que les besoins pour le Burundi sont passés de 6,7 milliards à 4,9 milliards USD, a précisé Pamphile Muderega.
Avec les engagements de 3 milliards USD promis par les bailleurs de fonds, le secrétaire permanant de la CNCA a indiqué qu’au 30 octobre 2014, les engagements déjà consentis par ces bailleurs s’élevaient à 2,619 milliards USD soit 87,3 %. M. Muderega a conclu que la CNCA est satisfaite au niveau de la mobilisation des ressources.
Rosine MUGISHA

 

DEUXIEME VICE-PRESIDENCE> Lancement officiel de la SNIF

Pour une inclusion financière effective et l’accès facile aux services et produits financiers

 

Le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri, a procédé au lancement officiel de la Stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF) le lundi 15 décembre 2014. Cette stratégie permettra l’accroissement d’un accès permanent de la majorité de la population burundaise adulte aux services et produits financiers formels, de qualité et adaptés à leurs besoins.

 

DSC07502Dans son discours, le Deuxième vice-président de la République a fait savoir que la SNIF a été adoptée par le gouvernement du Burundi le 18 novembre 2014. Sa genèse, dit-il, se situe dans les récentes études sur l’inclusion financière. Une enquête a été par la suite commanditée par la Banque de la République du Burundi. Les études ont révélé que 12,5% de la population adulte ont un compte dans le secteur financier formel, 14% épargnent dans le secteur financier informel et plus de 50% vivent au-delà de 8 km du point de service financier le plus proche, a déclaré M. Rufyikiri.

Les hommes sont plus nombreux que les femmes à posséder un compte bancaire

Quant au taux de possession d’un compte, il est cinq fois plus élevé en zone urbaine qu’en zone rurale et varie selon les catégories socio-économiques. Gervais Rufyikiri indique ensuite que les hommes sont plus nombreux que les femmes à posséder un compte bancaire. Les personnes âgées entre 18 et 29 ans sont deux fois moins nombreuses que celles âgées de plus de 30 ans à posséder un compte bancaire.
Le Deuxième vice-président de la République a également annoncé que ce taux de possession du compte bancaire est de 85% chez les salariés de l’Etat, 52,1% chez ceux du secteur privé, 30,1% chez les commerçants et 5,3% chez l’exploitant agricole. C’est donc, dit-il, dans l’optique d’améliorer ces indicateurs que la SNIF vient d’être adoptée par le gouvernement du Burundi. M. Rufyikiri fait remarquer que la SNIF s’inscrit dans la droite ligne de la Vision 2025 et du CSLPII.

Plusieurs activités sont prévues pour la mise en œuvre de la SNIF

Le Deuxième vice-président de la République indique que dans le cadre de la mise en œuvre de la SNIF, il est prévue 57 activités à mettre en œuvre à l’échelle de 6 ans à partir de 2015.
Il s’agit principalement de l’éducation financière et la protection des consommateurs des services et produits financiers, de la promotion du crédit rural de masse par des groupes avec caution solidaire. Il sera également question de développer le crédit agricole, la bonification du taux d’intérêt du crédit rural et les garanties de prêts agricoles. Le Deuxième vice-président de la République a fait savoir que le coût de la SNIF s’élève à 36,7milliards dont 37,8% représentant la part de l’Etat du Burundi et 62,2% représentant la part de l’aide au développement.
AMEDEE HABIMANA

 
Ouvrir