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Economie, Sciences, Education/formation

Burundi> La croissance économique de 1962-2012

Volatile et instable

 

Le rapport sur le Développement humain dont le thème est « Croissance économique, promotion des innovations et emploi des jeunes » rendu public le vendredi 20 février 2015 conjointement par le gouvernement du Burundi et le Programme des Nations unies pour le développement montre clairement l’évolution de la croissance économique du Burundi. Elle a subi des périodes d’instabilités caractérisées surtout par la volatilité budgétaire.

 

Le rapport sur le Développement humain au Burundi laisse constater que l’une des caractéristiques de la croissance économique du Burundi est qu’elle est volatile et instable notamment au cours de la première phase (par rapport à l’indépendance du pays). Cette instabilité s’explique à la fois par des chocs d’offre et de demande. Le rapport explique l’origine des chocs d’offre par la forte dépendance de l’économie à l’agriculture utilisant des outils rudimentaires peu diversifiés et dont la composante vivrière est faiblement commercialisée.
La volatilité de la croissance, poursuit le rapport sur le développement humain, est également affectée par la variabilité de la production d’un seul produit d’exportation, à savoir le café. En 1964, le Burundi se trouvait dans une situation telle qu’une mauvaise récolte de café que le pays n’arrivait pas à régler le minimum d’importations indispensables. Et le pays était incapable de faire face aux dépenses ordinaires en l’absence d’aide étrangère de caractère massif sur laquelle rien ne permettait de compter. Quant à la demande, le rapport indique qu’il s’agit essentiellement des variations des prix des matières premières sur les marchés internationaux.

De 1964-2012, la guerre a handicapé l’évolution de la production du café

Selon le rapport sur le Développement humain, le constat est que les variations de la production du café se reflètent sur l’évolution de la croissance. Elles sont dues dans un premier temps aux aléas climatiques, puis à la combinaison des effets de la guerre et au vieillissement des cultures.
Depuis la fin de la guerre, indique le rapport, le pays éprouve, malgré la volonté gouvernementale, des difficultés pour atteindre le niveau de production de 1980 où la production a frôlé les cinquante mille tonnes. Le PIB par tête évoluant et après une relative stabilité jusqu’en 1972, il va augmenter jusqu’en 1991, avant d’enregistrer un repli à partir de 1993 jusqu’en 2003. Depuis 2003 jusqu’en 2013, l’on enregistre une légère progression.
Durant la période de 1964-2012, l’appui à l’agro-industrie a été marginalisé. D’où la faible performance de la contribution du secteur secondaire au PIB et en même temps sa faible contribution à la création d’emplois.
AMEDEE HABIMANA

 

COMMUNE URBAINE DE KANYOSHA >Ecole fondamentale

Les enseignants sont en général disponibles mais non qualifiés

 

Depuis l’introduction des écoles fondamentales dans le programme d’enseignement primaire et secondaire, certaines écoles de la Mairie de Bujumbura enregistrent une certaine insuffisance des enseignants, mais des directeurs s’arrangent pour remédier à ce problème. Beaucoup d’établissements sont encore en besoin des enseignants pour certains cours mais également des enseignants qui sont qualifiés.

 

DSC 0525Dans un entretien accordé au journal « Le Renouveau », le mercredi 11 mars 2015, Juvénal Hakizimana, directeur de l’école fondamentale Kanyosha I a fait savoir que depuis son ouverture, cette école fondamentale a rencontré beaucoup de problèmes, en particulier celui de la disponibilité des enseignants qualifiés. «Mais pour le moment, ce problème est déjà résolu même si des petits manquements s’observent quelque part », a dit le directeur. Il a indiqué que d’une manière générale, il y a une évolution positive en tenant compte de son début, c’est-à-dire à l’année scolaire 2013-2014.
M. Hakizimana a affirmé que sur son établissement, les enseignants sont disponibles et tout les cours sont bien dispensés sauf le cours de musique qui n’a pas encore trouvé d’enseignant. « Et même si on n’a pas d’enseignant qui donne ce cours de musique, je me sacrifie moi-même pour le dispenser aux élèves en attendant de trouver la solution à ce problème », a ajouté M. Hakizimana. Ce dernier a signalé qu’on s’arrange parce que les enseignants disponibles ne sont pas qualifiés dans le domaine.
M. Hakizimana a terminé en demandant au gouvernement et en particulier aux autorités ayant l’enseignement primaire et secondaire dans leurs attributions d’organiser des formations de recyclage à l’intention de ces enseignants et d’en engager d’autres ayant la qualification requise dans les diverses matières.

Ndayiragije Avit (Stagiaire)

 

Commerce>Vendeurs ambulants

Les vendeurs sans adresse connue pratiquent quelquefois l’escroquerie

 

Dans les rues de la capitale, il y a des gens qui se lèvent tôt le matin comme s’ils se rendaient à un poste d’attache connu. Cependant, ils ont en tête qu’ils doivent faire quelque chose pour avoir de l’argent. Certains vendent des objets divers, d’autres sont là, attendent celui qui viendrait de l’on ne sait où pour lui escroquer d’une façon ou d’une autre.

 

DSC06004Devant les magasins à la jonction de la chaussée prince Louis Rwagasore et l’avenue de la mission, et autour de l’ancien marché central, des mouvements de gens sont intenses du matin au soir. Cependant, certaines gens restent à ces endroits comme si c’était leur lieu de travail mais sans pouvoir dire ce qu’ils font réellement. D’autres vendent des articles divers, les téléphones mobiles d’occasion, les accessoires de téléphone, les ceintures et autres.

Les escrocs s’infiltrent parmi les passants

Parmi les gens qui passent la journée à ces endroits, il y en a qui prétendent faciliter les clients à tout trouver. Cependant, si quelqu’un leur prête oreille et manifeste la confiance, leur jeu commence. « Je suis revendeur de téléphone mobile à l’intérieur du pays, quand je suis venu chercher les téléphones à revendre, j’ai rencontré quelqu’un, il m’a montré une marque de téléphone et a promis de me les donner à un bas prix. Comme je n’avais pas assez d’argent, j’ai emprunté chez un ami pour compléter. L’escroc est donc revenu avec un carton rempli des boîtes qui emballent les téléphones de la marque convenue. Sans se douter de quelque chose, je lui ai donné la totalité de la somme pour ces téléphones. Ce n’est que quand je suis arrivé dans le quartier avant de monter que j’ai découvert que j’avais été victime d’une escroquerie », a témoigné Didace Nimpagaritse. En effet, raconte-t-il, il a montré à son ami les téléphones qu’il venait d’acheter. Ce dernier a ouvert le petit emballage de la marque convenue, malheureusement, ils ont ensemble constaté que le contenu n’était pas de vrais téléphones, mais « de simples jouets». D’autres sources indiquent qu’elles ont été victimes d’escrocs qui vendent des objets ornementaux et des bijoux. Ces derniers font semblant de livrer un objet précieux mais te disent qu’il faut traiter cette affaire secrètement. Ce n’est qu’après son départ que tu constates que l’objet n’a pas les qualités qu’on en espérait. Richard Hakizimana pleure encore l’argent dont il a lui-même fait cadeau aux escrocs dans l’espoir qu’il venait d’acheter dix grammes d’or alors que c’était un simple caillou doré.

Alfred Nimbona

 

Pénurie de carburant> Son impact

Tous les secteurs de la vie sont affectés

 

La pénurie de carburant dans la ville de Bujumbura affecte tous les secteurs de la vie. Dans certaines stations où le carburant est encore disponible, les conducteurs de véhicules font une longue file d’attente afin d’être servis. Par conséquent, les prix des autres produits sont revus partout à la hausse.

 

La pénurie du carburant a un impact négatif sur le bien-être de la population urbaine. Tous les secteurs de la vie font face à des difficultés liées à cette pénurie. Cela se remarque dans la hausse du prix du transport vers l’intérieur du pays ainsi que la hausse des prix des denrées alimentaires. Les prix du transport en commun vers l’intérieur du pays sont revus à la hausse. Mais cette hausse a été décidée par les transporteurs eux-mêmes. Ils révèlent que comme il y a pénurie de carburant dans tout le pays, un transporteur peut passer toute la journée sans rien faire.
Un taximan qui assure le transport Jenda-Bujumbura a fait savoir qu’en général tous les transporteurs ont dû augmenter le prix du transport. Ce n’est pas pour gagner plus, mais pour ne pas perdre. Le prix a été augmenté entre 500 FBu et 1 000 FBu.
Comme cela a été constaté au marché de Ngagara le lundi 16 mars 2015, les prix des denrées alimentaires, entre autres, la pomme de terre, la banane verte et le haricot sont revus à la hausse. Un commerçant grossiste de pomme de terre a fait savoir que chaque fois qu’il y a pénurie de carburant, les prix des denrées alimentaires sont revus à la hausse. En fixant les prix, les commerçants tiennent compte du prix d’approvisionnement y compris le prix de transport.
L’autre denrée qui est devenue chère suite à la pénurie de carburant est le charbon. Un sac moyen de charbon qui s’achetait à 25 000 FBu s’achète aujourd’hui à 35 000 FBu. Tous nos interlocuteurs demandent aux autorités habilitées de revoir la structure du prix des carburants afin d’éliminer tous les problèmes qui causent la pénurie de ce produit.
Lucie Ngoyagoye

 

 
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