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Economie, Sciences, Education/formation

CNCA> Conférence de presse

Sur le rapport de suivi des engagements des conférences de Genève et sectorielles

 

Le secrétaire permanent du Comité national de coordination des aides (CNCA), Pamphile Muderega, a tenu une conférence de presse, le mercredi 17 décembre 2014, pour apporter un éclaircissement sur les incompréhensions apportées par certains analystes sur le rapport produit par la CNCA à la veille de la table ronde des bailleurs de fonds. Les informations sur le rapport de suivi des engagements de Genève ont été diffusées par certains médias. De ce fait, les éclaircissements ont été fournis et M. Muderega a affirmé que les étapes déjà franchies sont satisfaisantes à la 3e année de la mise en œuvre du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, deuxième génération (CSLP II).

 

DSC07230Pamphile Muderega a d’abord précisé que la table ronde n’avait pas pour objectif de mobiliser les fonds additionnels et non plus de parler seulement des élections. Il a indiqué qu’elle avait comme objectifs d’une part, de faire le point entre le gouvernement du Burundi et ses partenaires sur les engagements déjà pris dans le cadre de la mise en œuvre du CSLP II ; d’autre part, de voir ensemble les actions qu’on veut mener après la fermeture du Bureau des Nations unies au Burundi (Bnub) et les étapes pour arriver à un autre programme qu’on exécutera après la mise en œuvre du CSLP II. L’autre objectif de la table ronde était de parler des élections et de son organisation, a ajouté le secrétaire permanent du CNCA.

La CNCA satisfaite de la mobilisation des ressources

M. Muderega a fait savoir qu’avant la conférence de Genève, le gouvernement du Burundi avait un besoin équivalent à 3,6 milliards USD pour mettre en œuvre le CSLP II. Il a en outre révélé qu’après Genève, des conférences sectorielles ont été organisées et il a été remarqué qu’il y avait un besoin de 6,7 milliards USD de leurs besoins et ceux observés au niveau régional. C’est ainsi que les besoins pour le Burundi sont passés de 6,7 milliards à 4,9 milliards USD, a précisé Pamphile Muderega.
Avec les engagements de 3 milliards USD promis par les bailleurs de fonds, le secrétaire permanant de la CNCA a indiqué qu’au 30 octobre 2014, les engagements déjà consentis par ces bailleurs s’élevaient à 2,619 milliards USD soit 87,3 %. M. Muderega a conclu que la CNCA est satisfaite au niveau de la mobilisation des ressources.
Rosine MUGISHA

 

DEUXIEME VICE-PRESIDENCE> Lancement officiel de la SNIF

Pour une inclusion financière effective et l’accès facile aux services et produits financiers

 

Le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri, a procédé au lancement officiel de la Stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF) le lundi 15 décembre 2014. Cette stratégie permettra l’accroissement d’un accès permanent de la majorité de la population burundaise adulte aux services et produits financiers formels, de qualité et adaptés à leurs besoins.

 

DSC07502Dans son discours, le Deuxième vice-président de la République a fait savoir que la SNIF a été adoptée par le gouvernement du Burundi le 18 novembre 2014. Sa genèse, dit-il, se situe dans les récentes études sur l’inclusion financière. Une enquête a été par la suite commanditée par la Banque de la République du Burundi. Les études ont révélé que 12,5% de la population adulte ont un compte dans le secteur financier formel, 14% épargnent dans le secteur financier informel et plus de 50% vivent au-delà de 8 km du point de service financier le plus proche, a déclaré M. Rufyikiri.

Les hommes sont plus nombreux que les femmes à posséder un compte bancaire

Quant au taux de possession d’un compte, il est cinq fois plus élevé en zone urbaine qu’en zone rurale et varie selon les catégories socio-économiques. Gervais Rufyikiri indique ensuite que les hommes sont plus nombreux que les femmes à posséder un compte bancaire. Les personnes âgées entre 18 et 29 ans sont deux fois moins nombreuses que celles âgées de plus de 30 ans à posséder un compte bancaire.
Le Deuxième vice-président de la République a également annoncé que ce taux de possession du compte bancaire est de 85% chez les salariés de l’Etat, 52,1% chez ceux du secteur privé, 30,1% chez les commerçants et 5,3% chez l’exploitant agricole. C’est donc, dit-il, dans l’optique d’améliorer ces indicateurs que la SNIF vient d’être adoptée par le gouvernement du Burundi. M. Rufyikiri fait remarquer que la SNIF s’inscrit dans la droite ligne de la Vision 2025 et du CSLPII.

Plusieurs activités sont prévues pour la mise en œuvre de la SNIF

Le Deuxième vice-président de la République indique que dans le cadre de la mise en œuvre de la SNIF, il est prévue 57 activités à mettre en œuvre à l’échelle de 6 ans à partir de 2015.
Il s’agit principalement de l’éducation financière et la protection des consommateurs des services et produits financiers, de la promotion du crédit rural de masse par des groupes avec caution solidaire. Il sera également question de développer le crédit agricole, la bonification du taux d’intérêt du crédit rural et les garanties de prêts agricoles. Le Deuxième vice-président de la République a fait savoir que le coût de la SNIF s’élève à 36,7milliards dont 37,8% représentant la part de l’Etat du Burundi et 62,2% représentant la part de l’aide au développement.
AMEDEE HABIMANA

 

BRB> Conférence de presse du comité de politique monétaire

Présentation du rapport du troisième trimestre 2014 et les perspectives financières

 

Le gouverneur de la BRB (Banque de la République du Burundi) a animé une conférence de presse le mardi 16 décembre 2014. Il était question de présenter le rapport de politique monétaire du troisième trimestre 2014 et la déclaration de politique monétaire. L’intervention de la BRB sur le marché interbancaire des devises a permis d’appuyer les banques dans le financement des importations et d’éviter de fortes fluctuations du taux de change.

 

DSC 0030Jean Ciza, gouverneur de la BRB, a fait savoir que la conjoncture économique internationale au troisième trimestre 2014 a été marquée par une reprise de la croissance après la morosité observée au cours du premier semestre. Concernant la conjoncture économique et financière nationale, il a indiqué que le taux de croissance de l’économie burundaise est projeté à 4,8% en 2014 contre 4,7% en 2013 en liaison avec la progression des secteurs secondaire et tertiaire. Du côté de la demande intérieure, les investissements privés devraient s’accélérer en 2014 par rapport à 2013. L’inflation enregistrée au cours des neuf premiers mois de 2014 a été, en moyenne, de 4,6%, et les prévisions montrent qu’elle s’établira en dessous de 5% en annuelle, alors qu’elle était de 7,9% en 2013.
S’agissant des comptes extérieurs, Jean Ciza a dit que la balance des paiements au troisième trimestre 2014 s’est caractérisée par un besoin de financement plus important que celui du deuxième trimestre en raison de la détérioration du compte courant. Toutefois, il a annoncé que les réserves officielles de change ont progressé de 6,6% à fin septembre 2014 par rapport à juin 2014 et couvrent 4,4 mois d’importations.

Certaines mesures sont envisagées pour mettre en œuvre la politique monétaire

Selon M. Ciza, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique monétaire, la BRB continuera à surveiller le marché monétaire pour réguler la liquidité bancaire. Elle veillera aussi au respect du plafond des avances à l’Etat dans les limites légales avec l’objectif de les ramener à zéro en 2016.
La BRB interviendra sur le marché de changes pour limiter la volatilité du taux de change tout en privilégiant les mécanismes du marché dans la détermination du taux de change.
La Banque centrale continuera à suivre de près l’évolution des indicateurs macroéconomiques, dont l’inflation et les taux d’intérêt, afin de conduire des opérations monétaires permettant d’assurer un rythme de croissance de la masse monétaire nécessaire pour le financement de l’économie.
AMEDEE HABIMANA

 

 

ISTEEBU> Célébration de son cinquantenaire

Créer une école de statistique et d’économie appliquée est une priorité

 

L’Isteebu (Institut des statistiques et d’études économiques du Burundi) célèbre son jubilée d’or au moment où il projette la création d’une Ecole de statistique et d’économie appliquée. Le thème choisi est « 50 ans de production et de diffusion des données statistiques pour le renforcement de la gestion responsable axée sur les résultats et la promotion de l’obligation de rendre compte ». Le ministre des Finances et de la planification du développement économique, Tabu Abdallah Manirakiza, qui a procédé au l’ouverture solennelle des activités a indiqué que les pouvoirs publics ont institué l’Isteebu comme organe central de coordination technique de tout le système statistique national.

 

DSC 1240Dans son discours de circonstance, le directeur général de l’Isteebu Nicolas Ndayishimiye a fait savoir que les réalisations de l’Isteebu sont satisfaisantes et concernent plusieurs secteurs de la vie nationale. Ainsi a-t-il dit, plusieurs enquêtes ont été réalisées et, ces dernières années, beaucoup d’entre elles ont été publiées. Les principales sont l’enquête démographique et de santé du Burundi de 2010 ; l’enquête pour le suivi et l’évaluation de l’impact de l’appui au système de remboursement du paquet minimum des services de santé au Burundi de 2009 et 2012 ; l’enquête sur les investissements directs étrangers au Burundi de 2012,etc.
Le directeur général de l’Isteebu a fait savoir que, dans les perspectives de son institut, figure la création d’une Ecole de statistique et d’économie appliquée (ESEA) qui aura une vocation régionale. Ledit projet a déjà été analysé par le Comité technique de l’information statistique après une mission conjointe d’Isteebu-Université du Burundi à l’Ecole nationale de la statistique et d’économie appliquée d’Abijan, en Côte d’Ivoire.

Le gouvernement du Burundi compte appuyer l’Isteebu dans la création d’une école spécialisée

Le ministre des Finances et de la planification du développement économique Tabu Abdallah Manirakiza a répondu aux soucis du directeur général de l’Isteebu. Il a dit que des efforts seront consentis pour que les dotations budgétaires à la statistique soient plus consistantes qu’avant, aux fins de permettre à tout le système statistique de remplir sa mission sans oublier l’ouverture d’un Centre de formation et de perfectionnement statistiques. Le ministre Manirakiza a remercié les partenaires techniques et financiers de l’Isteebu. Il s’agit entre autres des agences des Nations unies, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne, de la Coopération britannique, de la Coopération canadienne, etc.
Plusieurs activités sont organisées par l’Isteebu au cours de cette semaine du 15 au 18 décembre 2014. Des journées portes ouvertes et des ateliers de renforcement des capacités des agents et cadres de l’Isteebu seront organisés.

Amédée Habimana

 
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