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Economie, Sciences, Education/formation

Entretien> Cinquantenaire de l’Isteebu

Organe central de la statistique au Burundi

 

En marge des activités organisées par l’Isteebu (Institut des statistiques et d’études économiques du Burundi) à l’occasion de la célébration de son cinquantenaire, la rédaction du Renouveau a approché le directeur général de cette institution. Il a parlé de l’organisation, des grandes réalisations effectuées par l’Isteebu et des perspectives d’avenir.

 

DSC 0814Nicolas Ndayishimiye, directeur général de l’Isteebu, rappelle les circonstances de création de l’institut en 1964. A l’époque, il y avait un décret du 11 mars 1948 autorisant le gouvernement de la colonie du Rwanda-Urundi à procéder à des investigations statistiques et créant le Conseil supérieur des statistiques de la colonie. C’est en 1964 que l’arrêté royal N° 001/566 du 18 décembre 1964 crée l’Institut rundi de la statistique (Irustat) qui deviendra le Service national des études et des statistiques (SNES) en 1980, puis l’Isteebu en 1990 comme organe central de la statistique au Burundi. Le directeur général de l’Isteebu précise qu’au début cet institut comptait 4 personnes comme employés et actuellement, au moment où il souffle ses 50 bougies, il totalise 191 employés dont 74 femmes. Et avec la décentralisation de ses services, l’Isteebu a des agents dans toutes les provinces du pays.

Des enquêtes de grandes envergures réalisées

A la question de savoir les grandes réalisations de l’Isteebu, M. Ndayishimiye indique que beaucoup d’activités importantes pour le pays ont été réalisées par l’Isteebu depuis sa création. Mais, ajoute-t-il, il importe de revenir sur certaines enquêtes de grande envergure au cours de ces dernières années. Ainsi, il y a l’Enquête démographique et de santé de 2010 ; l’Enquête nationale agricole du Burundi pour la campagne agricole 2011-2012 et l’Enquête nationale de couverture vaccinale au Burundi de 2012. Il ajoute aussi l’Enquête sur les indicateurs du paludisme au Burundi de 2012 ; l’Enquête sur les investissements directs étrangers au Burundi de 2013 et l’Enquête sur les conditions de vie des ménages, la main d’œuvre, la protection sociale et la nutrition au Burundi de 2013-2014. S’agissant des publications, l’Isteebu en publie chaque année une dizaine et cette année, il importe de souligner la publication des comptes nationaux par le Conseil national de l’information statistique (Snis) qui a eu lieu le 12 août 2014 concernant l’année 2011.

Les perspectives d’avenir demandent le soutien additionnel du gouvernement

S’agissant des perspectives d’avenir, Nicolas Ndayishimiye fait savoir que son institut assurera la coordination du système statistique à travers les réunions des organes statutaires, la coordination du groupe sectoriel statistique et l’appui aux services statistiques ministériels. L’Isteebu continuera à renforcer les capacités humaines avec la mise en œuvre du plan de formation continue du personnel des organismes statistiques. M. Ndayishimiye fait un clin d’œil à tous les responsables des institutions qui utilisent ou commanditent des enquêtes qu’une nouvelle méthodologie sera fonctionnelle à partir de 2015. Il s’agit, explique t-il, du développement des méthodologies, des canevas et des outils de collecte pour tous les domaines de la vie de la nation. A ce titre, il annonce que désormais, à partir de 2015, seules les enquêtes programmées dans la Snds (Stratégie nationale de développement statistique) seront autorisées et les autres n’auront pas de visa d’enquête.
Le directeur général de l’Isteebu annonce enfin que dans les perspectives d’avenir, son institut est en train de préparer un recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage qui aura lieu en 2016.
Amédée HABIMANA

 

UNIVERSITE ESPOIR D’AFRIQUE> Remise de diplômes

Ils sont au nombre de six cent vingt diplômés

 

L’Université espoir d’Afrique a procédé à la remise de diplômes aux lauréats de la 10e promotion le vendredi 19 décembre 2014. Cette année 2014, les lauréats sont au nombre de six cent vingt. Ils sont formés dans 15 programmes pour le cycle de licence et doctorat, 3 programmes d’ingéniorat et 4 pour le cycle de mastère. Les cérémonies de remise étaient rehaussées par la présence de l’assistant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Libérat Bunguza.

 

DSC 1570Le recteur de l’Université espoir d’Afrique,Gerald Bates, a informé que cette institution délivre des diplômes à six cent vingt lauréats qui constituent la 10e promotion.
M. Bates a souligné que parmi les lauréats de cette promotion, il y a les différents niveaux : la licence, le mastère, l’ingéniorat et le doctorat. Cette université sort la toute première promotion qui va grader en physiothérapie. Le recteur de l’Université espoir d’Afrique estime que c’est une grande contribution pour le pays compte tenu du manque de personnel qualifié dans ce domaine. M. Bates a affirmé que les diplômes délivrés sont le résultat des efforts des personnes qui se sont donné corps et âme en préparant et dispensant des cours, en faisant valider les programmes, en rassurant des services administratifs et d’appui. Il a remercié tout un chacun pour avoir accompli un travail qui était le siens et spécialement les différents hôpitaux qui ont contribué à des moments professionnels à l’encadrement et à la formation des lauréats aspirant au doctorat en médecine ainsi que les infirmiers.

Préconiser un enseignement supérieur chrétien de qualité

Le recteur de l’Université espoir d’Afrique a fait savoir que les lauréats ont été formés à travers les programmes validés conformément à la loi et dans le cadre des missions que l’université s’est assignée, à savoir transformer les étudiants pour les services professionnels dans le but de glorifier Dieu et servir l’Humanité. Cette action est inspirée par la philosophie de l’université qui préconise la production d’un enseignement supérieur chrétien de qualité conduisant les étudiants vers l’intégration de la foi et de l’apprentissage de développement de dynamique humain. Cette dynamique inclut pour l’étudiant de pouvoir réfléchir, de pouvoir vivre et de pouvoir faire. Tout est rendu dans un milieu bilingue, multinational et multiculturel qui prépare les sortants dans le monde extérieur. M. Bates a révélé que les candidats que l’université envoie aux services respectifs du pays sont bien assez formés pour répondre aux différentes missions dans cette philosophie. L’université s’atèle à accomplir sa mission et à atteindre ses objectifs dans le cadre de cette vision. Pour cela, elle fait tout son possible pour se doter des moyens nécessaires afin d’y arriver.
Ezéchiel MISIGARO

 

Commerce des services> Formation de la langue anglaise

La langue anglaise permet de bien s’intégrer dans la Communauté est-africaine

 

L’association «Burundi coalition of services industries» (BCSI) mène des actions pour faciliter l’intégration des Burundais dans la Communauté est-africaine et le développement. Ainsi, cette association a initié un programme de formation de la langue anglaise qui est utilisée dans divers domaines de la région est africaine.

 

DSCO 0306L’association BCSI vient de terminer une session de formation de la langue anglaise pendant quatre mois et a remis des certificats à une trentaine d’hommes et de femmes de tous âges en commune Bubanza, dans la province de Bubanza. Ce genre d’activité se réalise dans les provinces de Bujumbura, Gitega, Ngozi et Bubanza.
Selon Guillaume Nkeshimana, président de cette association, l’idée de la créer est née de l’intention d’aider ceux qui pratiquent différents métiers pour mieux les valoriser. Ainsi, l’association souhaite outiller les Burundais de langues utilisées dans la communauté pour pouvoir bien communiquer et développer ces métiers. Avec le peu de moyens que l’association utilise, elle compte pénétrer jusque dans les communes. L’apprentissage de langues s’avère important pour bien faire les affaires. « Il arrive qu’on voyage en Tanzanie, en Ouganda ou ailleurs, la connaissance de la langue permet de faire ce dont on veut faire sans difficulté », dit M Nkeshimana. Il interpelle le gouvernement et d’autres partenaires à appuyer les initiatives des associations de formation linguistique pour faciliter l’intégration des Burundais dans la communauté.

La langue permet de bien faire son travail

Les lauréats viennent de différents secteurs publics et privés. Selon le responsable de formation Anglebert Niyoyitungira, la participation est encore faible. Emmanuel Mabona de la province de Bubanza estime que l’apprentissage intéresse tout le monde qui en sent l’intérêt. Agé de soixante- dix ans, ce retraité trouve d’actualité la langue anglaise. Il appelle la population à apprendre les langues pour bien faire son travail. « La langue est un outil qui connecte les gens et qui les unit », dit M. Mabona. Frédérique Basogombe indique que la langue est toujours nécessaire dans la vie. Elle appelle d’autres femmes à se réveiller pour apprendre les langues surtout l’Anglais, pour avancer avec le temps. Elle apprécie les initiatives d’aider la population à apprendre cette langue tant utilisée dans cette communauté.

Alfred Nimbona

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Séance plénière

Le projet de loi de règlement et compte rendu budgétaires de la République du Burundi pour l’exercice 2013 adopté

 

Les députés burundais ont analysé et adopté le jeudi 18 décembre 2014, deux projets de loi. Il s’agit du projet de loi de règlement et compte rendu budgétaire de la république du Burundi pour l’exercice 2013 et celui portant ratification par la république du Burundi de la Charte de la renaissance culturelle africaine. Ces deux projets de loi ont été adoptés à l’unanimité par les députés présents à cette séance plénière.

 

DSC 1722Dans sa présentation, le ministre des Finances et de la planification du développement économique, Tabou Abdala Manirakiza a d’abord indiqué que le projet de loi de règlement et compte rendu budgétaire soumis à l’Assemblée nationale pour approbation se réfère à l’article 56 de la loi n°1/35 du 4 décembre 2008 relative aux finances publiques.
Il a alors précisé que le budget révisé de l’exercice 2013 a été exécuté tant en recettes qu’en dépenses conformément aux prescrits de la loi n°1/13 du 30 juillet 2013 portant fixation du budget général révisé de la république du Burundi pour l’exercice 2013. Celui-ci a été préparé dans un contexte économique caractérisé par le taux de croissance de 4,7% et le taux d’inflation de 7,8%, a précisé M. Manirakiza avant d’ajouter que les ressources nationales et les dons prévus pour la loi du 30 juillet 2013 totalisent un montant de 1 314 041 367 492 FBu (répartis en recettes fiscales et celles non fiscales, les dons et les produits exceptionnels).
Tabou Abdala Manirakiza a aussi fait savoir que les réalisations en matière de recettes hors exonérations pour l’exercice 2013 sont de 1 017 915 651 562 FBu (dont les recettes fiscales hors exonérations, les recettes non fiscales, les dons, les produits exceptionnels et les produits financiers), soit un taux de réalisation des recettes totales hors exonérations de 78,5% par rapport aux prévisions. Il a par la suite indiqué que le montant des exonérations pour les chèques délivrés aux contribuables par le département de la comptabilité publique et du trésor s’élève à 56 573 641 349FBu.
Le ministre en charge des finances a enfin rappelé qu’au niveau des charges, la loi n°1/13 du 30 juillet 2013 les a fixées à un montant de 1 368 916 204 934 FBu et que les réalisations des charges sont de 1 154 098 987 230 FBu répartis en dépenses courantes et celles en capital et prêt nets.


La Charte de la renaissance culturelle africaine ouverte à tous les Etas de l’UA

Concernant la charte de la renaissance culturelle africaine, Adolphe Rukenkanya, ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, a indiqué que ladite charte adoptée en janvier 2006 a été ouverte à tous les Etats membres de l’Union africaine. Elle remplace alors la charte culturelle africaine de l’Organisation de l’unité africaine de 1976, a fait savoir M. Rukenkanya.
Au vu de l’esprit du contenu de la charte, le ministre Rukenkanya a révélé que sa ratification par le Burundi représenterait un grand intérêt pour le développement et l’épanouissement du secteur culturel. Ainsi, outre qu’elle offre un cadre de la mise en œuvre de la Politique culturelle nationale, M. Rukenkanya a précisé que cette charte favorisera la prise en compte de la dimension culturelle dans le processus du développement national et constitue un tremplin pour l’ouverture et l’intégration du Burundi dans les ensembles régionaux et internationaux.
Les deux projets de loi ont été adoptés. Le premier a été adopté par 87 députés sur 88, y compris les procurations et le deuxième par 91députés sur 91, y compris les procurations.
ROSINE MUGISHA

 
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