Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

NGOZI > Association des motards

Les heures de service sont limitées

 

L’Association des motards de Ngozi a été créée en 2006 avec 200 membres. Actuellement, elle a 700 affiliés. Aboubacar Mpemumugongo, président de cette association dans une interview qu’il a accordée au Renouveau a parlé des avantages d’être membre de l’association et des obstacles à leur travail notamment les heures de service.

 

DSC 1282Selon le président de l’Association des motards de Ngozi, il y a plusieurs avantages à être en association avec les autres. « Par exemple, si un membre de notre association fait un accident de roulage et qu’il a une mutuelle de santé, nous lui payons toutes les factures de soins de santé ou la moitié de ces factures s’il n’en a pas. Si un motard meurt, l’association se charge des funérailles et s’il y a vol de moto, l’association se charge des frais de la recherche, etc.», a indiqué M. Mpemumugongo. Il a expliqué que ces moyens sont collectés grâce aux cotisations des membres.

La situation économique de l’association est bonne

Aboubacar Mpemumugongo a souligné que la situation économique de leur association est bonne. Il a expliqué qu’elle dispose de trois motos qui, non seulement versent des paiements au compte de l’association mais aussi facilite l’évacuation des victimes en cas d’accident. « Nous venons également d’acheter notre propre véhicule. Ainsi, en plus du déplacement des victimes des accidents à long distance, nous pouvons, grâce à ce nouveau moyen de déplacement, amener à l’hôpital les épouses de nos membres qui vont accoucher.», a-t-il dit.
Notre interlocuteur a fait savoir que les difficultés que les motards de Ngozi rencontrent sont notamment liées aux heures de travail très limitées. « Nous avons entendu que dans les autres pays, les moyens de transport sont opérationnels 24 h sur 24; il ne nous est permis de travailler que jusqu’à 20 h. Les motards ont la volonté et pourraient s’auto développer mais, l’administration nous bloque sur ce point. La paix et la sécurité sont recouvertes, pendant la nuit, il y a des gens qui ont besoin de déplacement et étant donné que c’est une ville où les autres moyens de déplacement ne sont pas assez développés, pourquoi ne pas revoir à la hausse notre horaire de travail ?», a-t-il suggéré.
Un autre problème qu’il a relevé est relatif à l’octroi des documents d’identification. « Les document d’identification sont très chers et certains de ces documents ne sont octroyés qu’à Bujumbura. Par conséquent, il y a des motards qui ne peuvent pas se procurer les documents exigés et travaillent clandestinement se cachant à la police.», a-t-il dit. Il a salué le fait que les motos soient autorisées à circuler partout dans la ville de Ngozi.

Les motards demandent l’accès au crédit

Le président de l’association des motards de Ngozi a précisé que comme tous les Burundais, les membres de cette association sont invités à contribuer aux travaux de développement du pays. « Quand il y a un stade, une école ou tout autre infrastructure publique en construction, nous sensibilisons les membres à y participer. Nous avons également contribué en offrant des matériaux de construction, notamment le ciment.», a-t-il dit.
Aboubacar Mpemumugongo a indiqué que les relations entre les motards et les policiers ne sont pas particulièrement mauvaises. « La conduite qu’ils nous exigent est légale à quelques exceptions près mais, comme je l’ai ci-haut mentionné, les moyens nous font défaut pour y faire face.», a-t-il mentionné. Il a demandé au gouvernement à penser à un mécanisme permettant aux motards d’avoir accès au crédit.
Grâce-Divine Gahimbare

 

UNIVERSITE DU BURUNDI> Reprise des cours

Les étudiants ont massivement répondu à l’appel

 

Après deux semaines de grève, les étudiants de l’Université du Burundi (UB) ont pris la décision de reprendre les cours. Le mouvement de grève trouve l’origine dans une confrontation qui a eu lieu entre les candidats officiers de l’Institut supérieur des cadres militaires (Iscam) et les étudiants de l’UB.

 

DSC00989Les étudiants de l’Université du Burundi ont repris les activités académiques le lundi 5 janvier 2015. Le Renouveau l’a constaté le mardi 6 janvier 2015 lors de la reprise proprement dite des cours.
Lors du passage aux différents campus de l’Université du Burundi, à savoir le campus Mutanga et le campus Rohero, l’observation a été que les étudiants ont répondu massivement à l’appel. Le vice-président de la Fraternité des étudiants de Rumuri, Emmanuel Nduwimana, a mentionné que la décision de reprendre les activités a été prise lors d’une réunion des représentants des étudiants tenue le samedi 3 janvier 2015. Cette reprise des cours est provisoire, selon lui, car ils attendent les décisions des autorités compétentes. Une commission composée de onze personnes a été mise en place pour s’enquérir de la question. Cependant, ladite commission est déclarée incompétente par les étudiants de l’UB. Selon M. Nduwimana, cela est expliqué par la composition de la commission du fait qu’un des membres est des candidats officiers de Iscam soupçonnés avoir participé aux confrontations entre les étudiants de l’UB et ceux de l’Iscam. Cela a engendré la démission d’un représentant des étudiants de l’UB de la dite commission.
Les étudiants de l’Université du Burundi avaient entamé le mouvement de grève, le lundi 22 décembre 2014. Ce mouvement de grève trouve l`origine à une confrontation qui a eu lieu le vendredi 19 décembre 2014 à l’UB au campus Rohero, entre les candidats de l’Iscam et les étudiants de l’UB. Les étudiants de l’UB ont refusé à un candidat officier de l’Iscam qui était en train de faire l’intégration (baptême) de nouveaux étudiants de l’UB, ce qui ne lui était pas permis selon les règles de l’intégration.

ERIC MBAZUMUTIMA
AVIT NDAYIRAGIJE (Stagiaire)

 

 

 

Ministère des Transports, des travaux publics et de l’équipement> Conférence de presse

Un bilan annuel d’activités de 2014 évalué à 90%

 

La ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement a organisé une conférence de presse dans l’après-midi du lundi 5 janvier 2015. L’objectif était de présenter un bilan annuel d’activités de 2014, mais aussi des perspectives pour 2015. Plusieurs routes ont été réhabilitées, d’autres construites de façon moderne. Des infrastructures publiques comme les écoles, les hôpitaux, les marchés, etc. ont été construites.

 

DSC 2584Virginie Ciza, ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement se dit satisfaite des résultats annuels de son ministère. Dans le secteur routier, sans toutefois être exhaustive, elle a fait savoir que les travaux d’aménagement et de bitumage ont été achevés sur les routes RN 19 : Cankuzo-Muyinga (60 km), la RN 9 : Bubanza-Ndora (39 km) dont le premier lot a été réceptionné au mois de septembre. Il s’agit également de la RN 3 sur le tronçon Mugina-Mabanda-Nyanza-Lac (45 km) et de la RN15 Ngozi-Nyangungu phase I.
Mme Ciza a indiqué d’autres travaux d’aménagement et de bitumage des routes en cours de réalisation. C’est notamment la réparation des points critiques de la RN1: Bujumbura-Bugarama, la RN15 dans sa 2ème phase : Nyangungu-Gitega (50km) et la RN 5 : Bujumbura-Nyamitanga. Des routes sont dans la phase de démarrage, dit-elle. Il s’agit de la RN18 : Nyakararo-Gitega (56 km) et la RN13 : Makebuko-Butaganzwa (22 km).
Dans le secteur du bâtiment, la ministre Ciza souligne la réhabilitation des résidences des gouverneurs de province de Muyinga et de Muramvya ainsi que le gite d’accueil de Gitega. Le suivi de l’étude technique du projet de construction du stade moderne à Maramvya se trouve parmi les projets qui ont attiré l’attention du ministère a-t-elle ajouté.

Des innovations dans le secteur des transports : un chemin de fer bientôt au Burundi

Virginie Ciza indique que dans le cadre des projets de chemin de fer, les réunions techniques en rapport avec la validation des études détaillées d’ingénierie sont terminées et le rapport final a été validé. Ainsi, la ligne Dar-Es-Salaam-Isaka-Kigali-Gitega est projetée pour bientôt, a-t-elle déclaré.Sur ce, la ministre a dit ses remerciements aux partenaires techniques et financiers du projet. Il s’agit de la Banque africaine de développement, de l’Union Européenne, du Fonds saoudien, du Fonds koweitien et d’autres sans lesquels plusieurs de ces réalisations n’auraient pas été.
Enfin, que le ministère des Transports, des travaux publics et de l’équipement a continué à mettre en œuvre la politique Charroi zéro du gouvernement du Burundi, et la ministre Ciza assure que cette politique sera poursuivie en 2015.
Amédée Habimana
 

 

 

OBR> Communiqué de presse

Une diminution des recettes de 1,1%

 

Les résultats provisoires de la collecte des recettes montrent que l’OBR (Office burundais des recettes) a collecté 63,5 milliards de FBu en décembre 2014. Ce montant est à 0,7 milliard de FBu de moins par rapport aux prévisions établies pour ce mois, soit une diminution de 1,1%.

 

L’OBR a donc collecté 653,8 milliards de FBu au cours de l’année 2014. Les résultats montrent que la collecte des recettes de 2014 dépasse les prévisions de 4,5 milliards de FBu, soit une augmentation de 0,7%. Comparativement à une collecte de 559,5 milliards de FBu réalisée en 2013, il y a une augmentation d’année en année de 92,2 milliards de FBu, soit une augmentation de 16,8% en termes nominaux pour une année entière.
Pour la troisième fois de l’histoire du Burundi, et la troisième année de suite, les recettes ont dépassé 500 milliards de FBu. En 2014, ce jalon était déjà atteint dès le mois d’octobre.
L’OBR réitère son engagement à continuer sa mission de sécuriser les recettes pour la relance de l’économie burundaise et améliorer le climat des affaires au Burundi.

 
Ouvrir