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Economie, Sciences, Education/formation

ETS KAMENGE> La vie des élèves internes

L’école ne peut pas loger tous les élèves suite au surnombre

 

L’Ecole technique secondaire de Kamenge (ETS) est une école à régime d’internat en mairie de Bujumbura. Comme l’école est aussi technique, elle est convoitée par beaucoup d’élèves.

 

Alphonse Nahimana, le préfet des études, a dit qu’au cours de cette année scolaire 2014-2015, cet établissement a accueilli autour de 2800 élèves et plus de 2300 sont des internes. Même si un nombre important d’élèves sont des externes les élèves internes sont aussi nombreux par rapport aux places disponibles dans dortoirs.
Jean Bosco Ndayishimiye, directeur d’internat à l’ETS Kamenge a indiqué à la rédaction du quotidien Le Renouveau que la vie des élèves internes est tellement difficile surtout en ce qui concerne leur logement et leur alimentation. Les éducateurs suivent de près l’éducation des élèves internes en collaboration avec leurs parents. M. Ndayishimiye a affirmé qu’aucun élève n’est autorisé de sortir sans avoir la permission. Cette autorité a dit qu’au premier trimestre, la quantité de la nourriture réservée aux élèves internes était insuffisante, mais a-t-il ajouté, au cours du deuxième trimestre la quantité a été augmentée. M.Ndayishimiye a signalé que le problème sérieux qui règne à cet établissement est la pénurie de l’eau potable. Il a dit qu’ils peuvent passer toute une journée sans eau potable.

Les élèves cohabitent comme des frères et sœurs

Le directeur d’internat à l’ETS Kamenge a informé que les élèves de cet établissement se considèrent comme des enfants qui vivent chez-eux et qui forment une famille. Ils sont solidaires. Il a demandé aux élèves d’éviter tout ce qui peut les distraire surtout dans cette période des élections.
Jean Bosco Nduwayezu (Stagiaire)

 

PENURIE DU CARBURANT>Ses conséquences sur la vie socio-économique

Plusieurs activités en souffrent et les pertes sont énormes

 

Depuis deux semaines, le carburant fait défaut au Burundi. Des longues files d’attente s’observent sur les rares stations-services qui continuent à le distribuer. Aux différents services, les employés arrivent très en retard et ne sont pas compris nécessairement par leurs chefs hiérarchiques si ces derniers ont eu le privilège d’arriver à temps.

 

Dans les différents services que la rédaction du Renouveau a visités dans l’avant-midi du lundi 23 mars 2015, les employés et leurs employeurs s’indignaient de la pénurie du carburant.Une des conséquences, c’est la paralysie partielle du travail causée par des retards exagérés, voire des absences liées au manque de déplacement.
A un organe de presse visité à 8h30 dans la capitale Bujumbura, certains journalistes n’étaient pas encore au service. Ils attendent les bus dans leurs quartiers alors que la réunion de rédaction commence à 8 heures précises, ont déclaré les journalistes rencontrés sur place.
Dans certaines structures de soins telles que CMC Solis, l’Hôpital Clinique Prince Louis Rwagasore, les sentinelles ont révélé que parmi les employés, il y en a qui sont arrivés au service à 9 heures. Même des responsables sont en retard ou appelle vers 8 heures pour que l’hôpital se charge de leur déplacement. Dr Janvier Nihorimbere, médecin conseil de la Mutualité Solis, a fait savoir que tous les employés sont arrivés en retard ce lundi, lui aussi a eu le privilège d’arriver à l’heure puisqu’il lui restait encore un peu de carburant. Mais il a déclaré que sa voiture va rester garée au service jusqu’à ce qu’il trouve du carburant qu’il amènera dans un bidon.

Les conséquences plutôt économiques sont énormes

Les interlocuteurs du journal Le Renouveau ont laissé entendre que s’il n’y a pas de solution à la pénurie du carburant, des conséquences seront très graves économiquement. Ils ont évoqué d’abord les kiosques de la Gare du Sud de Musaga qui ont pris feu à la suite d’une dispute entre deux motards au sujet de 20 litres d’essence que l’un, affolé par la pénurie du carburant a pris l’option de le verser dans le feu qui a consumé plus six boutiques.
Un propriétaire de véhicule a dit que faute de carburant dans les stations, il est obligé de l’acheter au marché noir par bidon où un litre coûte entre 3 000 et 4 000 FBu. Les taxis motards, eux, affirment qu’ils vont bientôt cesser de vivre dans la capitale Bujumbura si rien ne change.
La pénurie du carburant s’observe ici au Burundi depuis plus de dix jours et la ministre du Commerce dans ses attributions a déclaré que c’est à cause du déficit de devises en dollars que les importateurs utilisent pour payer leurs fournisseurs.
AMEDEE HABIMANA

 

PERSISTANCE DE LA PENURIE DU CARBURANT> Impact sur le transport

Des retards sur les lieux de travail paralysent plusieurs activités

 

Depuis presque deux semaines, le pays est confronté à une pénurie du carburant. On observe d’un côté de longues files de véhicules sur les stations. De l’autre côté, on observe une grande foule sur les arrêts-bus en attente de bus. Et des retards sur les lieux de travail paralysent plusieurs activités.

 

DSC05824La persistance de la pénurie de carburant paralyse les activités dans tous les secteurs de la vie du pays. Les fonctionnaires de l’Etat ou ceux du secteur privé arrivent tard sur les lieux de travail à cause du manque de bus. Un chauffeur d’un véhicule de transport qui s’est entretenu avec le journal Le Renouveau a révélé que son véhicule vient de passer trois jours à la station sans être servi en carburant. Le problème est qu’il n’y a pas d’espoir de sortir de cette situation vu la délicatesse de la question, déplore-t-il.

Des spéculations ne manquent pas

Les spéculations ne manquent pas dans la vente du carburant car il y a ceux qui le trouvent sur le marché noir. Les chauffeurs de bus qui assurent le transport en commun inter urbain disent qu’ils travaillent à perte. Car, à leur niveau ils n’ont pas le droit de fixer le du ticket de bus. C’est-à-dire que le prix reste le même alors qu’ils se sont approvisionnés en carburant à des prix plus élevés. Par contre, un taxi qui se prenait à 5 000 FBu, est aujourd’hui à avant 7 000 FBu et même plus. Cela montre que les taximen trouvent des compensations lorsqu’ils se sont approvisionnés sur le marché noir. C’est la même chose pour les bus qui effectuent le transport à l’intérieur du pays. Ils fixent les prix suivant la situation.
Pour ceux qui prennent ces bus, ils se lamentent comme quoi ils ne trouvent pas de bus. « Les bus qui sont parvenus à s’approvisionner en carburant préfèrent effectuer de petits trajets. C’est-à-dire qu’il y a des endroits où les bus n’arrivent pas. Pour dire que les clients doivent parcourir de longs trajets pour prendre le bus, s’ils parviennent à le trouver». Les chauffeurs et leurs clients demandent au gouvernement de faire tout son possible pour sortir de cette situation très pénible.

FIDES NDEREYIMANA

 

Municipalité de Bujumbura> L’importance des petits marchés

Ils facilitent l’approvisionnement urbain

 

Situés parfois le long des routes, des clôtures de certaines maisons, derrière les marchés er les écoles, les petits marchés sont devenus de plus en plus nombreux. On y trouve tout ce dont on a besoin pour l’alimentation (fruits, légumes, poissons séchés, huile de palme, pomme de terre...).

 

DSC 5506Ces petits marchés, sont faits de baraques, des tentes, des tables ou des stands, où des vendeurs étalent leurs marchandises à l’extérieur, à l’air libre de manière assez anarchique. Les femmes sont plus nombreux à ériger des stands, et sont spécialisées dans les produits périssables: bananes, manioc, tomates …
Tous les vivres y sont vendus, ils sont étalés en désordre et les vendeurs n'arrivent pas parfois à s'entendre sur le partage des places.
« La place revient à la vendeuse qui est arrivée la première et le lendemain il n’est pas certain qu'on va encore étaler les marchandises sur la même place », a indiqué une vendeuse de tomates.
Et souvent, les jalousies ne manquent pas de se manifester entre les vendeuses sous prétexte que l’une a plus de clients que l’autre.
En plus du fait qu’on y trouve presque tout, les petits marchés sont très importants pour les citadins car, il y est vendu un ensemble de produits qui permet à un client d’éviter de faire plusieurs courses en ville.

Les petits marchés arrangent les usagers

Certains habitants de la ville interrogés saluent cette initiative des petits commerçants car, selon eux, cela leur facilite de s’approvisionner en denrées alimentaires à n’importe quel heure et dans l’immédiat.
Un travailleur domestique rencontré souligne le fait que le petit marché situé près de chez lui facilite ses activités du quotidien, en évitant de faire un long trajet jusqu’au marché de Musaga.
Soulignons qu’aux alentours de ces petits marchés se trouvent des tas de saletés qui entourent les aliments vendus par les commerçants et qui ne sont évacués qu’après plusieurs revendications des vendeurs auprès des autorités locales.
Chanelle Irabaruta
(STAGIAIRE)

 
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