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Economie, Sciences, Education/formation

PREMIERES ANNEES DU FONDAMENTAL> Les activités après la révision des programmes

Elles avancent bien malgré quelques manquements

 

Les activités scolaires vont bon train dans les premières années du fondamental à l’Ecofo Stella Matutina après la révision du système éducatif dans l’enseignement fondamental. Comme le début de chaque nouveauté  est toujours difficile, le manque de certains matériels scolaires du nouveau système dans ces premières années entrave les activités scolaires. 

 

Dans un entretien accordé au quotidien d’information « Le Renouveau », le jeudi 26 septembre 2019, Béâtrice Niyoyankunze, une enseignante de la première année du fondamental à l’Ecofo Stella Matutina, fait savoir que les activités vont bon train malgré quelques manquements.Selon Mme Niyoyankunze, la révision  des programmes dans le système éducatif burundais vient au moment opportun. Elle précise que l’ajout de l’anglais et du kiswahili dans l’enseignement fondamental présentait une gêne aussi bien  pour les enseignants que pour les élèves. « La plupart des enseignants avaient des difficultés lors de l’enseignement de l’anglais et du kiswahili. Il y avait également un problème d’interférence des langues chez les élèves»,   ajoute-t-elle. Mme Niyoyankunze informe qu’à présent, le kirundi est privilégié dans les premières années. Le français sera enseigné au cours du deuxième trimestre. Cela est d’une importance capitale du fait que les enfants avanceront dans les classes supérieures avec une bonne maîtrise de leur langue maternelle.

Le manque du matériel entrave les activités scolaires

Mme Niyoyankunze informe qu’ils éprouvent des difficultés liées au manque du matériel  scolaire en rapport avec l’enseignement du nouveau système qui vient de débuter cette année-ci dans les premières années du fondamental.  La directrice de l’Ecofo Stella Matutina, Marie-Claire Inamahoro, indique que le matériel sera disponible d’ici quelques jours. Elle fait savoir qu’en collaboration avec  la Direction communale de l’enseignement, l’école a fait recours aux photocopies de la matière à enseigner en attendant la disponibilité du matériel didactique adéquat. Mme Niyoyankunze signale également que l’ajout de trente cinq lettres de l’alphabet qui étaient enseignés en deuxième dans le cours du kirundi rendra difficile la maîtrise de l’ alphabet pour les enfants des premières années. Même la plupart des élèves de la deuxième année ne parvenaient pas à le maîtriser facilement.La directrice de l’Ecofo Stella Matutina appelle les enseignants, surtout ceux de la première année, de relire chaque fois les nouveaux matériels. Les directeurs, quant à eux, doivent assurer un suivi régulier afin que ce nouveau système donne des meilleurs résultats.

Julien Nzambimana (Stagiaire)

 

UJEAD> Sa contribution dans l’autodéveloppement des jeunes

Trois cent cinquante-deux jeunes sont déjà formés sur la fabrication des savons depuis 2016

 

IMG 4321L’Union des  jeunes engagés pour   l’auto développement (UJEAD) Burundi bw’ejo est une association agréée par le ministère de l’intérieur, il y a 4 ans.  Comme le signale son représentant légal Vianney Saïdi Baseka,  cette association apporte une grande contribution dans l’autodéveloppement des jeunes, partout où elle a ses agences. La fabrication des savons est l’un des métiers exercés au sein de cette association. 

 

UJEAD Burundi bw’ejo a ses agences dans les provinces de Bujumbura, Kirundo, Muyinga, Ngozi et Muramvya comme l’a signalé M. Baseka lors d’un entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, le jeudi 26 septembre 2019. Il fait savoir qu’il est bachelier en langues et littératures anglaises de l’Université du Burundi. M. Baseka fait savoir aussi qu’en collaboration avec ses collègues, ils ont pensé  à créer cette association dans l’objectif de lutter contre le chômage chez les jeunes en créant leurs propres emplois. Il poursuit en disant qu’après sa création, l’UJEAD a été ouvert à tout le monde le désirant, instruit ou non instruit. «Mettant ensemble nos connaissances, nous avons trouvé la fabrication des savons comme une première activité à développer »,  signale M. Baseka. Notre interlocuteur a expliqué que malgré son diplôme universitaire dans le domaine de l’Anglais, il exerce aujourd’hui  le métier nécessitant plus la chimie qu’il a apprise en 10e année. Ayant eu la chance de suivre des formations en Tanzanie et au Kenya sur la fabrication des savons, M. Baseka a commencé le projet de partager ces connaissances aux membres de l’UJEAD. « Nous fabriquions des savons solides destinés au lavage, et nous venons d’introduire une sorte de savon traitant les maladies de la peau. Nous envisageons aussi la fabrication des savons liquides», précise notre interlocuteur. Il a ajouté que trois cent cinquante- deux (352) jeunes sont déjà formés depuis 2016.En plus de cette formation, l’UJEAD donne aussi à ses membres de petits emprunts remboursables sur une période de trois mois avec un taux d’intérêt de 10%. M. Baseka fait savoir que d’autres projets vont commencer au sein de l’UJEAD, et rappelle aux jeunes chômeurs que les portes sont ouvertes pour user de leurs connaissances afin de créer des activités  génératrices de revenus. Il demande aussi à l’Etat de soutenir ces jeunes qui tentent différents métiers pour leur auto développement.

Eric Sabumukama

 

SOCIETE> Les jardins potagers

Ils jouent un rôle important dans l’économie des ménages

 

potagerLes jardins de fleurs sont aujourd’hui remplacés par des jardins potagers. Dans certaines parcelles de la capitale Bujumbura, les pots, jadis de fleurs, sont aujourd’hui remplis de légumes comme les amarantes, les aubergines, les tomates, l’oignons,  et autres. A part que ces plantes participent à la valorisation du sol, elles aident aussi à réduire certaines dépenses quotidiennes auxquelles font face les ménages. 

 

Les jardins potagers peuvent être installés à n’importe quel endroit de sa parcelle. Que ce soit à l’entrée de la parcelle, dans la cour ou derrière la maison, s’ils peuvent être bien entretenus, ce sont de petits jardins faciles à cultiver et à suivre puisqu’ils sont dans nos ménages.De nos jours, les ménages à Bujumbura ont tendance à remplacer les pots de fleurs par des pots pouvant contenir ces petits jardins potagers. Bien qu’ils soient entretenus sur de petites surfaces, ces jardins sont très productifs. Avec un petit coup de main et de la volonté, les tomates, les amarantes, les aubergines issus de ces jardins peuvent subvenir non seulement aux besoins en nutrition mais participer énormément à l’économie des ménages. Jean Paul Simbavimbere est père de famille. Il a compris l’importance de ces jardins potagers. Pour lui, ces dépenses qu’on appelle « petites » sont ainsi couvertes par la présence de ces jardins. Notre interlocuteur indique que, parfois, on ne se rend même pas compte des prix en vigueur au marché. Cela parce qu’on ne se présente que rarement au marché pour acheter ces denrées qu’on a déjà dans nos petits jardins potagers chez soi. L’argent qui était alloué à acheter ces légumes peut servir à d’autres besoins des ménages, ce qui est un avantage pour beaucoup de ménages dans la capitale. Ces jardins ne dépendent pas de saisons ou du climat. M. Simbavimbere indique qu’à tout moment, on peut s’approvisionner en ces jardins potagers au lieu de toujours courir sur les marchés et s’inquiéter sur la saison des tomates ou des oignons. Ceux qui ont compris l’importance de ces jardins potagers se sont mis hors des lourdes dépenses quotidiennes. Ainsi, le stress diminue et on peut penser à aller de l’avant. 

Blandine Niyongere

 

PROVINCE DE BURURI > Situation socio-économique

Quelques routes sont sollicitées pour renforcer le développement

 

Selon le gouverneur de la province de Bururi, la paix et la sécurité règne sur toute l’étendue de la province et les activités de  développement en sont le résultat. La construction de quelques routes reliant cette province aux autres localités renforcerait davantage le développement.  

 

Le gouverneur de la province de Bururi, Frédéric Niyonzima a indiqué que la paix et la sécurité qui règnent dans cette province est le fruit d’une bonne collaboration de la quadrilogie formée par l’administration, la population, le corps de sécurité et la justice. Il a indiqué que l’administration locale continue de sensibiliser la population à la consolidation de la paix et la sécurité et surtout à garder le calme durant cette période pré-électorale. La population est également sensibilisée à travailler en coopérative , car l’Union fait la force, a-t-il expliqué. Il a encouragé ceux qui ont déjà répondu à cette politique des coopératives. Il a invité les associations partenaires au développement  à collaborer avec ces coopératives de la population.   M. Niyonzima a fait savoir qu’après le passage du Flambeau de la paix, 13e édition, la pluviosité a été bonne pour le semis. Toutefois, il a indiqué que dans le domaine agricole, le seul défi est que l’engrais n’est pas assez suffisant. Il s’est réjoui que la consommation des boissons prohibées ait été combattue et a demandé à l’administration locale de rester vigilante pour que le phénomène ne reprenne pas. Il a ajouté que l’indigence n’a jamais été tolérée dans ladite province et qu’il en sera toujours ainsi. A ce sujet, il a interpelé les ménages qui ont été indemnisés pour concéder leurs terres à la réalisation du projet de construction des centrales hydroélectriques de Jiji et de Murembwe de bien utiliser cette indemnisation afin de ne pas tomber dans la bassesse. Son souhait est que cette production de l’énergie électrique incite  à la réalisation de différentes activités de développement pour le bien-être de la population.

Différentes réalisations de l’année 2019 seront inaugurées

Selon lui, la construction de la route Matana-Jiji-Murembwe renforcerait cet acquis en énergie électrique. Il a mentionné que l’autorité provinciale a déjà formulé la demande auprès du ministère en charge de l’environnement pour que les collines de Kibimbi et Inanzegwe fassent partie des réserves naturelles. Il a rappelé que le voeu le plus ardent de la population est que les routes nationales RN16 et RN17 soient réhabilitées afin de favoriser l’échange des biens et services entre les provinces de Gitega, Makamba et Bururi. Il s’est réjoui que différentes infrastructures aient été réalisées au cours de l’année 2019 et qu’elles seront prochainement inaugurées. 

Grâce-Divine Gahimbare

 
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