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Economie, Sciences, Education/formation

SCOLARISATION> Causes de l’échec scolaire en milieu rural

Les facteurs sociaux variés entrent en jeu

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien « Le Renouveau » le vendredi 28 juin 2019, le préfet des Etudes du Lycée communal de Remero Eric Ngendakumana, a fait savoir que les facteurs sociaux pouvant causer l’échec scolaire en milieu rural  sont variés. Il a cité entre autres l’instabilité familiale, la densité du tissu familial, la délinquance juvénile et le faible niveau de scolarisation des parents. 

 

M. Ngendakumana a dit que l’instabilité familiale est une grande menace à la réussite scolaire de l’enfant. En effet, selon M. Ngendakumana, l’enfant  monoparental ou dont les parents sont en situation de séparation aura du mal à assimiler la leçon ou à la garder en mémoire suite à la déconcentration causée par le manque d’affection. Il a ajouté que si les charges de la famille sont gérées par un seul parent, celui-ci se consacrera sur les activités de survie dans les champs mettant ainsi en péril l’affection envers l’enfant. M. Ngendakumana a expliqué que quand les parents vivent des querelles répétitives, ils peuvent entraîner des troubles psychologiques chez  l’enfant. Parlant de la densité du tissu familial, M. Ngendakumana a fait savoir que plus le nombre d’enfants augmente, plus la tâche d’encadrement de ces derniers à la fois à l’école et dans la société devient difficile. «Nous sommes tous satisfaits de la gratuité d’enseignement, mais comme le gouvernement ne cesse de le rappeler, nous devons faire attention à la démographie galopante pour éviter les conséquences y relatives», a-t-il précisé. M. Ngendakumana n’a pas oublié de parler de la délinquance juvénile et la négligence de certains parents ayant un faible niveau de scolarisation moyenne.  A l’instar de la ville, M. Ngendakumana a ajouté que les élèves de la campagne à un certain âge de l’adolescence ont tendance à se comporter bizarrement. Ils commencent à négliger l’école  par des absences non justifiées et par l’adoption d’un comportement de sous-estimation aux éducateurs  tout comme aux parents. C’est à ce point qu’ils commencent à perdre la concentration  surla leçon. Parlant du bien fondé d’être instruit par certains parents ayant une scolarisation moyenne, M. Ngendakumana a fait remarquer  que certains parents ne contrôlent même pas les résultats scolaires de leurs enfants. Par contre, ils leur exigent de faire des travaux ménagers et champêtres sans tenir compte du temps de révision pour l’enfant de la matière enseignée. C’est ainsi que l’enfant échoue non pas parce qu’il est bête mais parce que il manque du temps pour la révision. 

Fiacre NIMBONA (stagiaire)

 

COMMERCE> Le miel

Les demandes sont très nombreuses

 

Le miel est aujourd’hui une substance utilisée par beaucoup de gens comme un remède à certaines maladies et grâce à son importance pour le corps humain. C’est pour cette raison qu’il a un grand marché aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays étant donné qu’il est sollicité par beaucoup de gens. Ce qui apporte aux apiculteurs et aux commerçants du miel un grand profit. 

 

Dans un entretien du 25 juin 2019 avec Donatien Nshimirimana, un commerçant du miel en zone Rohero, il dit qu’il en tire profit. Il y a même ceux qui viennent le chercher chez lui pour le revendre dans les autres marchés et ailleurs.M. Nshimirimana a fait savoir qu’il achète le miel aux apiculteurs de l’intérieur du pays du fait que l’élevage des abeilles y est prolifique. Pour arriver à collecter cette substance, il a cherché des personnes à l’intérieur du pays qui l’aident à collecter le miel auprès des apiculteurs afin de le transporter à Bujumbura. Selon M. Nshimirimana, les clients sont nombreux. Les uns viennent chercher une petite quantité  à utiliser  à  la maison à raison de 6 500FBu le kg. Les autres sont des commerçants qui viennent acheter par bidon pour ensuite  vendre au détail au marché. «Les demandes sont très nombreuses. J’ai engagé beaucoup de gens qui m’aident à collecter le miel à l’intérieur du pays et ceux qui m’aident à le vendre. Il y a ceux qui l’exportent à même des clients qui, ensuite, l’exportent à l’étranger», dit-il.M. Nshimirimana a indiqué que le miel est beaucoup plus sollicité grâce à son importance en nutriments. Il est aussi utilisé comme remède contre certaines maladies. Quelques personnes  aussi disent qu’il y a des médicaments qu’on associe au miel. Selon M. Nshimirimana, la couleur du miel diffère d’une région à une autre et aussi selon la manière qu’un apiculteur utilise au moment de la récolte. La couleur du miel dépend aussi de la flore locale, source de vie pour la ruche et de la coloration des fleurs là où les abeilles ont puisé du nectar.M. Nshimirimana lance un appel au ministère en charge de l’agriculture et de l’élevage de multiplier des formations en faveur des apiculteurs en vue d’une apiculture moderne et d’un entretien des ruches. Ce qui leur permettra d’augmenter la production du miel dans le pays.                                                                                   

Julien NZAMBIMANA(Stagiaire)

 

ZONE NGAGARA>Entrepreneuriat

Vers une réussite

 

IMG 0007Cinq membres de la coopérative Sangwe ont bénéficié du travail rémunéré  dans ses projets . L’un d’eux qui va bientôt se marier  bénéficiera de la gratuité de la salle de réception appartenant à cette coopérative. 

 

« A huit mois d’activités, nous avons passé de 4 à 22 porcs parmi lesquels deux vont mettre au bas d’ici peu de temps», tels sont les propos de  Donatien Nshimirimana, président de la coopérative Sangwe dans la zone urbaine de Ngagara dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau le lundi 10 juin 2019. Dans ses propos, M. Nshimirimana a précisé que les activités d’auto-développement sont en état d’avancement satisfaisant du fait que les projets en cours produisent déjà des fruits. Il a signalé, entre autres, les projets d’élevage de porcs et de poules, la culture de la patate douce, du maïs, du riz, sans oublier le restourant bar annexé à une salle pouvant servir lors des réunions et des fêtes.  « Au départ, le terrain était inexploité, il y avait des buissons ici et là et certaines gens s’en servaient soit pour se soulager ou s’y abriter après les actes de banditisme. Nous avons  conjugué nos efforts et transformé le terrain en champs de cultures variées dont la patate douce, le riz, le maïs et autres», a-t-il précisé. Concernant les avantages déjà enregistrés, M. Nshimirimana a fait savoir que cinq membres de la dite coopérative ont bénéficié du travail rémunéré  dans ses projets. L’un d’eux qui va bientôt se marier  bénéficiera de la gratuité de la salle de réception appartenant à cette coopérative. Il a aussi signalé qu’en cas d’événements malheureux ou concernant l’un des membres, la coopérative offre un soutien financier.  Selon M. Nshimirimana, à part les projets d’agriculture, d’élevage et du restaurant en cours d’activité,  la coopérative dont il est président va continuer à créer d’autres projets. Dans les jours à venir, une entreprise de transformation agro-alimentaire et des jus (Etaj) en sigle va bientôt ouvrir ses portes. Une commission chargée de l’élaboration du plan a été établie et les études vont être clôturées. M. Nshimirimana a indiqué que cette entreprise comptera 40 employés qui s’occuperont de la fabrication des savons de la production des jus, de la pâtisserie et boulangerie. 

FIACRE NIMBONA (stagiaire)

 

SOCIETE > Célébration de la journée internationale du lait

La vision est d’augmenter la production du lait

 

IMG 2311Le Burundi s’est joint aux pays du monde entier pour célébrer la Journée mondiale du lait le 28 juin 2019. Cette journée  a été marquée par plusieurs activités.  

 

Visite des comptoirs du lait et dégustation des produits laitiers sont quelques activités qui ont marqué la célébration de la Journée internationale du lait en mairie de Bujumbura. Une équipe de visiteurs conduite par le secrétaire permanent au ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élévage a effectué une visite guidée de Natura, une des usines laitières. Grâce à cette visite, on a constaté que le lait purement naturel est produit dans notre pays. Dans le but de donner à la population accès à ce produit, un système de tanks de lait a été installé dans différents coins de la ville.Le secrétaire  permanent au ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élévage, Emmanuel Ndorimana, a dans son mot de circonstance, cité quelques avantages liés à la production du lait constaté chez les agriculteurs et éleveurs burundais. Il a notamment cité la bonne santé, la lutte contre la faim et la pauvreté car en vendant le produit laitier, ils peuvent subvenir à d’autres besoins. Selon lui, grâce aux efforts du gouvernement et ses partenaires, la production du lait  est satisfaisante et permet la fabrication de différents produits incontournables dans l’alimentation, d’où le thème retenu pour cette journée est « l’importance du lait dans le cadre d’une alimentation saine et équilibré ».

Le gouvernement du Burundi est conscient de l’importance du lait 

M. Ndorimana a souligné que le gouvernement du Burundi a saisi le sens de cette journée qui appelle les gouvernements à prendre conscience de l’importance du lait afin d’initier des politiques visant à soutenir le secteur laitier. Il a fait savoir que les pilitiques initiés par le gouvernement du Burundi allant dans cette perspective sont, notamment, la chaîne de solidarité communautaire, la lutte contre la consanguinité, l’insémination artificielle, etc. Il a encouragé les personnes qui ont investi dans le secteur.La journée a été également marquée par des présentations et des échanges en vue de renforcer le secteur laitier et augmenter la production du lait.

GRACE-DIVINE GAHIMBARE

 
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