Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

CNC> Formation des journalistes ou techniciens de l’information

Pour renforcer  le professionnalisme et le sens  de responsabilité sociale

 

DSC 4526Dans la poursuite des activités de la semaine dédiée à la régulation  des médias burundais, organisée du 13 au 17 novembre 2017, le Conseil national de la communication (CNC),  a organisé,  le mardi 14 novembre 2017, un séminaire de formation  pour les journalistes ou techniciens de l’information  sur l’éthique et la déontologie professionnelle ainsi que sur le respect de la législation en matière de presse et  communication.  C’était pour renforcer le professionnalisme et le sens  de responsabilité sociale à l’endroit des  journalistes.

 

Dans son mot de bienvenue, le président du CNC, Ramadhan Karenga a indiqué que toutes ces activités ont été organisées dans le cadre du double anniversaire, 25ème anniversaire du CNC  et 10ème anniversaire de la promulgation de loi organique sur la presse et la communication. M. Karenga  a ajouté que cet atelier est aussi concentré sur la réflexion des professionnels des médias sur le code d’éthique et le respect des textes réglementaires afin de renforcer le professionnalisme, le sens de responsabilité sociale et surtout  la conformité des journalistes ou techniciens de l’information et des médias en général au code d’éthique et aux textes en vigueur sur la presse.Il a également précisé que les éclairages que les conférenciers vont apporter au cours de cette formation  aideront les participants à repenser le paysage médiatique burundais dans  son ensemble, contribuer à trouver la meilleure réglementation possible susceptible de préserver le pluralisme des idées   et de comment dépenser, maintenir la diversité et en même temps créer les conditions de l’émergence  de grands médias.

« Moderniser le paysage médiatique au Burundi »

M. Karenga a en plus informé que toutes les activités qui sont prévues au cours de cette semaine dédiée à la régulation des médias burundais sont organisées au moment où les différentes  instances de l’Etat sont en train de réviser les différents  textes  de loi portant composition, organisation et fonctionnement du CNC. «Tout cela se fait dans le but de moderniser le paysage médiatique au Burundi. Alors, nous demandons à tous les bénéficiaires des contenus médiatiques en général et aux journalistes en particulier de respecter les règles de presse et communication en vigueur tout en diffusant des informations bien équilibrées et traitées », a insisté le président du CNC.
Avit Ndayiragije

 

MINISTERE EN CHARGE DE L’EDUCATION> Restitution du rapport d’évaluation

Pour diffuser les résultats de ce rapport

 

IMG 201828Le ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique  a organisé, le mardi 14 novembre 2017, un atelier  de restitution du rapport d’évaluation de la mise en œuvre de la Réforme de l’enseignement fondamental,  4ème cycle. L’objectif était de diffuser  les résultats de ce rapport. 

 

Selon le directeur général du Bureau pédagogique, Chantal Bajinyura, après trois ans de la mise en œuvre de la Réforme  de l’enseignement fondamental, 4ème cycle, le ministère en charge de l’éducation a jugé bon d’évaluer l’étape déjà franchie, c’est-à-dire évaluer la réforme et sa qualité afin de rassurer les partenaires. C’est pourquoi le ministère en charge de l’éducation a commandité une étude d’évaluation de la mise en œuvre de la Réforme du quatrième cycle du fondamental. Elle a indiqué que c’est une évaluation basée sur les évidences car chacun faisait ses commentaires de son côté.Mme Barajinyura a indiqué qu’après la réalisation de ce rapport, le consultant  l’a envoyé au niveau du ministère en charge de l’éducation et ce ministère a constaté qu’il est nécessaire de partager les résultats de cette étude avec les autres partenaires de l’éducation.Dans cet atelier, Mme Barajinyura a précisé que le ministère en chargé de l’éducation a associé tous les partenaires du système éducatif en commençant par les services déconcentrés car ce sont eux qui sont responsables, et ils ont un grand apport dans la mise en œuvre de cette réforme.Aussi, les enseignants à travers leurs syndicats ainsi que les représentants des parents des élèves étaient invités dans l’évaluation de ce rapport. Elle a souligné qu’il y a également  d’autres ministères qui ont participé dans la mise en œuvre de cette réforme. Mme Barajinyura  a révélé qu’avec ce rapport, l’expert a fourni une série de recommandations qui pourront guider dans l’amélioration et dans la continuité de la mise en œuvre de cette réforme. Et les participants vont compléter les recommandations de l’expert en tant que partenaires d’exécution.

Fidès Ndereyimana

 

MARCHE DE MUSENYI> Entretien avec des commerçants d’huile de palme

Sur les avantages qu’ils en tirent

 

IMG 016La rédaction du quotidien Le Renouveau s’est entretenue le dimanche 29 octobre 2017, avec des commerçants d’huile de palme au marché de Musenyi  sur les avantages qu’ils tirent de leur métier. Mais le manque d’hygiène s’observe chez certains commerçants. 

 

Des commerçants d’huile de palme du marché de Musenyi, affirment que ce métier leur procure beaucoup d’avantages. Ils  disent que durant les trois mois de fin d’année, ce produit est en abondance grâce à la saison pluvieuse qui favorise la maturité des fruits. Ces commerçants  font savoir qu’en ce moment ils s’approvisionnent à bons prix et  vendent, eux aussi à des prix favorables. Cela n’empêche pas qu’ils y trouvent un profit car ils ont beaucoup de clients. L’huile de Musenyi est de bonne qualité. Ils révèlent en plus que ces clients proviennent de différentes provinces surtout de Bujumbura et de Kayanza. Aux clients de ces provinces s’ajoutent la plupart des commerçants des marchés périphériques de  Musenyi. Puisque le marché se tient tous les jours, même les samedis et les dimanches, ils trouvent des clients qui viennent se détendre au bistrot de Musenyi. Quelques fois, les clients viennent nombreux et certains commerçants vident leurs stocks rapidement.Pour en savoir plus sur ce qui est en rapport avec les prix, ces commerçants disent qu’une bouteille d’huile de palme coûte mille francs (1 000 FBu). Un petit bidon de cinq litres coûte sept mille francs (7 000 FBu) et un bidon de vingt litres coûte trente-trois mille francs (33 000 FBu).Ces commerçants déclarent aussi que même s’ils paient les taxes et les magasins de stockage,  le gain ne manque pas.  Ce gain obtenu les aident beaucoup, surtout les veuves qui n’ont pas d’autres moyens pour vivre. Ces dernières prennent en charge leurs familles sans aucun problème et sans tendre la main aux personnes qui ne peuvent pas les assister. 

Chez certains commerçants, le manque d’hygiène s’observe

Des irrégularités ne manquent pas. Le manque d’hygiène s’observe chez certains commerçants. Il y a des commerçants qui n’ont pas de serviettes pour enlever les taches d’huile qui se versent sur les bidons de leurs clients. Pour les enlever, certaines femmes utilisent les pagnes qu’elles portent.  Les bouteilles et les gobelets utilisés restent dans un bassin ou dans un seau non couvert contenant de l’huile. Et si un commerçant termine de servir l’huile à un client, il prend ses mains et les essuie avec les habits qu’il porte. 
Evelyne Habonimana

 

ENTRETIEN> Fonctionnement des clubs scolaires

«Sans les moyens, il est impossible d’engager ces clubs»

 

DSC01485Les clubs scolaires sont d’un grand intérêt dans le cursus de formation mais leur continuité demande la motivation des élèves et des enseignants sous les frais de l’école avec une petite contribution des parents. C’est ce qui ressort d’un entretien avec le responsable chargé du parascolaire au lycée du Saint Esprit.  

 

Selon Gilbert Nduwayo chargé de la discipline et du parascolaire au lycée du Saint Esprit, la place des clubs scolaires dans le cursus de formations des élèves est d’accompagner le savoir qu’ils ont à travers les livres et la classe. « Pour compléter, on a pensé aux clubs où les élèves peuvent mettre en pratique le savoir qu’ils ont? eu en classe. C’est pourquoi il y a le club de science par exemple où on fait tout un montage qu’on ne peut pas faire nécessairement en classe. Nous n’avons que quelques minutes en classe pour la culture, c’est pour cela qu’on a pensé qu’il fallait donner du poids à ces clubs. Il faut donc motiver les élèves, leur montrer qu’ils ont intérêt à participer à ces clubs et que ce n’est pas quelque chose qui est là pour leur faire perdre du temps. Nous veillons à la motivation des élèves chaque année parce que les élèves doivent comprendre qu’il y a quelque chose à gagner grâce aux clubs», a-t-il dit.

L’objectif ne serait pas atteint sans le concours des encadreurs 

Il a fait savoir qu’il faut aussi motiver les professeurs, leur dire qu’il faut motiver les élèves car, s’ils les laissent seuls, ils vont laisser tomber. « Les professeurs sont responsables des clubs, ils coordonnent et orientent les idées des élèves. Les objectifs des clubs scolaires ne peuvent pas être atteints sans le concours des encadreurs. Nous devons beaucoup travailler. La direction de l’école est très impliquée pour motiver les enseignants», a-t-il expliqué. Il a souligné qu’il y a aussi la question des moyens. « Sans les moyens, il est impossible d’engager les clubs parce qu’ils exigent du temps supplémentaires. Il y a des clubs qui demandent beaucoup de moyens. Il n’y a que l’école qui finance», a-t-il dit. Il a donné l’exemple du club environnement où quand les élèves doivent se déplacer pour faire la visite et voir comment la rivière Ntahangwa menace ses rives, c’est l’école qui doit assurer le voyage. « S’il faut habiller les différents groupes de danse et les tambourinaires, cela demande de l’argent. Dans le temps, nous faisions fessions recours aux banques et aux gents de bonne volonté même à titre individuel pour demander des sponsors mais, aujourd’hui nous trouvons difficilement de sponsor pour ce genre d’activité. Nous avons alors pensé qu’il faut que le parent donne une petite contribution», a fait savoir M. Nduwayo.

Le temps investi aujourd’hui est compté

A cette école, les contributions varient. « Au premier trimestre, il n’y a pas beaucoup d’activités mais, au 2e et 3e trimestre, il faut par exemple une pièce de théâtre, une visite, etc. et le parent doit accompagner ces activités. C’est quelque chose qui rentre dans le projet éducatif du lycée pour aider le jeune à grandir d’une façon équilibrée», a expliqué le chargé du parascolaire au lycée du Saint Esprit. Il a souligné que lorsque les clubs scolaires étaient encore financés au niveau de l’éducation nationale, ces clubs fonctionnaient mieux qu’actuellement. « Les professeurs pouvaient trouver  du temps, la vie était encore relativement facile. Il y avait encore plusieurs écoles à système d’internat donc, les élèves pouvaient avoir facilement du temps. Le temps pour les élèves externes est très limité. Le temps qu’on investit aujourd’hui est compté, il y a très peu d’écoles qui peuvent organiser un temps supplémentaire parce que, cela  coûte cher aussi aux parents», a-t-il mentionné.           

Grâce-Divine Gahimbare

 
Ouvrir